"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

mardi 14 août 2012

"Mis en cause dans leur intégrité"…

Les "plumes" du Président Normal™ sont de plus en plus nulles [x]. Il est vrai qu’ils ont probablement quelques circonstances atténuantes : Rien que des petits marquis sortis des moulinettes de Philippe Meirieu puis de Richard Descoings, qu’on a recruté à la va-vite au vu de leur expérience acquise rue de Solferino autour de la machine à café… Mais l’à-peu-près et l’inculture grammaticale n’expliquent pas tout. Si le robinet de leur prose déverse à jet continu une eau sans saveur, désespérément tiède et qui se teinte souvent de ridicule, celle-ci prend à l’occasion un goût particulièrement odieux.

- Dans sa rubrique "Faits divers", Reuters fait état d’un "climat tendu" à Amiens depuis "des heurts entre des habitants et la police à la suite d’un contrôle routier jugé abusif par certains riverains alors que les proches d’un jeune de 20 ans décédé dans un accident de moto se recueillaient à proximité. Cette intervention policière fait d'ailleurs l'objet d'une enquête administrative diligentée par la préfecture."…
- Dimanche soir, le quartier était "relativement calme" (tout juste une centaine de jeunes harcelant la police, seules quelques poubelles brûlaient…) Il a toutefois "retrouvé son calme" que vers 3h… après l’intervention d’équipes de la BAC venus des départements voisins, de CRS parisiens et d’un hélicoptère de gendarmerie…
- Côté matériel, les dégâts se limitent à un centre de loisirs, une école maternelle et une salle de sport incendiés outre une soixantaine de poubelles et une vingtaine de véhicules. Le maire (PS) évalue les dommages à guère plus d’un million d’euros…
- Côté humain, outre trois automobilistes violemment tabassés pour leur voler leurs voitures, seize policiers ont été blessés par des tirs de chevrotine ou de mortiers, dont trois assez sérieusement...
- Il n’y a pas eu d’interpellations…

Bien sûr, Manuel Valls s’est rendu sur place cet après-midi avec blalbla, etc.

Et bien sûr, le Président Normal™ a lancé l’appel de Brégançon :
"L'Etat mobilisera tous ses moyens pour mettre fin à ces violences", blabla, etc.
Mais, surtout, il a ajouté une phrase condamnant le fait que
 "plusieurs policiers aient été mis en cause dans leur intégrité"

Quoi ça veut dire ça, une fois ?

S’agit-il de condamner le fait d’agresser physiquement (voire létalement) des flics dans l’exercice de leur fonction ?

Ou s’agit-il d’excuser les trublions et leurs violences, celles-ci pouvant trouver leur origine dans une mise en cause de l’intégrité professionnelle des policiers, suspects par postulat ?

Les "plumes" de l’aquasemoulopédaleur en chef ne sont peut-être pas aussi nulles que ça : elles ont compris la pensée du chef et arrivent mieux que tous leurs prédécesseurs à tout dire sans rien dire tout en disant sans se mouiller ce qui ne veut rien dire et en murmurant entre leurs dents : speranza che dura…   

[x]. A ce propos, prenez le temps de lire le discours du Président de la République aux obsèques du dernier (en date) des soldats français mort au combat en Afghanistan. Discours intégral relu et passé au crible du fond et de la forme par Christian Combaz. C’est ICI

lundi 13 août 2012

Politique du chiffre et prime à la casse…


Bon. Les ouacances en famille cébien, mais faudrait quand même que je me soucie un peu de la Fwance…

Entre deux éloges funèbres, la recherche obstinée d’une solution pour la Syrie et une séance photo spontanée pour Paris-Match, le Président Normal ™ s’active. Quant à son gouvernement, vous le croyez en vacance(s) ? Meuh non ! Il réfléchit et prépare la rentrée. On ne s’en rend pas bien compte mais les médias sont là pour nous rassurer en nous faisant chaque jour écouter la différence. Tenez par exemple : Valls n’est pas Guéant, les Roms sont toujours les Roms mais ce n’est pas pareil ; on n’expulse plus, on évacue, on ne conduit plus dans des camps, on héberge…[x] Surtout, on a enterré la politique du chiffre, y a qu’à voir les dépenses budgétaires… Cébien.

Et malgré toussa, on en est déjà à 54% de mécontents, vous vous rendez compte ! Cela voudrait dire qu’au terme des premiers 5% de son parcours il aurait déjà déçu 11% de ses groupies… Ça va être dur de tenir la distance…

Que pourrions-nous faire pour lui ? Il lui faut faire feu de tout bois et les idées innovantes ne se trouvent pas forcément dans le programme de la rue de Solferino mais parfois dans la relecture de vieux albums de famille…   

La recherche obstinée du redressement productif ne doit pas négliger le gisement de croissance que représente l’industrie franchouillarde du jouet !

Or, en cette période de crise, on peut craindre, à l’approche de Noël, un fléchissement de la demande de jouets bien-de-chez-nous en général et du Jura en particulier.

Je suggère donc l’institution d’une prime à la casse pour les jouets antérieurs à mai 1981.
Cette mesure présenterait de multiples avantages :

- Elle s’inscrit farpaîtement dans la certitude idéothéologique que la consommation intérieure est le moteur idéal de la croissance (et que compétitivité est un gros mot) Il suffira de la nommer prime au redressement ludique pour éviter des comparaisons douteuses comme sait les faire le Figaro…
- Elle sera à la fois un signal fort des pouvoirs publics en faveur du pouvoir d’achat des classes dites laborieuses, une réponse adaptée aux récriminations des associations familiales et aux éventuelles revendications patronales d’aide à l’emploi dans le Jura (et le Sri-Lanka)
- Surtout, surtout, cette prime à la casse montrerait que le gouvernement agit. Mais sans que ça coûte un rond au budget de l’Etat !
En effet, quel est l’acuraba utilisant encore quotidiennement des jouets toujours opérationnels au bout de trente-neuf ans qui serait prêt à s’en séparer pour acheter du plastoc d’obsolescence programmée ?  

 
NB : Ceci n’est pas une publicité pour Fischer Price, d’autant que la qualité du matos a suivi la même pente régressive que celle de l’électro-ménager en général et germanique en particulier…

[x] : Ça n’a rien à voir, mais cette histoire de Roms à Lille et autre lieux me rappelle ÇA C’est curieux comme certains sont devenus très "pondérés"…  

samedi 11 août 2012

Le petit monde de Dante…


Monsieur Dante est un petit garçon dont nous avons déjà parlé ici. Monsieur Dante est fier de ses quatre ans, huit mois et cætera…

Hier, dans l’aile du "château" domaine réservé du maître de séant, où l’on n’entre pas - en principe - sans permission, Dante fouinais dans les rayonnages de bandes dessinées où s’entassent en désordre à peu près tout et n’importe quoi :

"- Je peux lire le livre avec la baleine ?"
" ?? "
"- Oui, le livre de la baleine, avec aussi les ciseaux…"
" ?? – Montre-voir…"
"- Ben celui-là, quoi…" :    



mercredi 8 août 2012

Ping Water War


"Du chaos à la beauté du monde" sera le thème de la prochaine Biennale d’Art Contemporain de Lyon en 2013.
Bien que le commissaire de la BAC2013 ne soit pas encore désigné, il semble acquis que la capitale des Gaules exposera l’an prochain – probablement à La Sucrière - plusieurs installations inédites du jeune Aquiliù Faroukami-Sturp. C’est la valeur montante de l’art du XXI° siècle, retenez son nom. Si sa cote sur le marché de l’Art était encore confidentielle l’an dernier (26.000 € pour son Hermaphrodia mécanisée format bonzaï), elle est en train de flamber…
Dorénavant, sa cote commence à tutoyer celles des plus grands tels que Carlos Amorales, Christian Boltanski, Daniel Buren, André Cadere, Nan Goldin, Jenny Holzer, Roni Horn, Zilvinas Kempinas, Barbara Kruger, Vik Muniz, Diogo Pimentao, Robert Ryman, Richard Serra, Andres Serrano, Niele Toroni ou Salla Tÿkka…  

De passage hier à Zurich, j’ai pu admirer sa Ping Water War dans le columbarium paysagé des jardins de la fondation Kulbutkian. [photo]

Surtout, j’ai pu lire dans le catalogue de la Fondation un article de présentation de l’œuvre, commis par le grand critique et historien de l’art contemporain Karl Gunnar Seeleundkoten. Et je n’ai pas voulu vous en priver :
__

Aquiliù Faroukami-Sturp  présente sa "guerre de l’eau" dans la banalité prosaïque d’un humble récipient ordinaire, indispensable objet voué à désaltérer la terre mais détourné de sa noble fonction, ravalé au rang de sinistre réceptacle temporaire pour débris de l’industrie humaine n’ayant d’autre espérance que la déchetterie. Comme si souvent dans son œuvre, on retrouve là sa manière de représenter les grands défis de ce temps et d’exprimer l’angoisse ontologique suscitée par la crainte de la pénurie et la déchirure des conflits. On repense notamment à sa "Stérile ensemencée" ou à son magistral "Cronos penché sur le berceau de Zeus" où sa créativité a si harmonieusement su marier le polystyrène et la mousse à raser dans une construction qui nous interpelle au niveau du vécu le plus enfoui dans le cortex rachidien de notre pré-humanité.
L’arrosoir, déesse-mère, symbole de l’eau nourricière, de la corne d’abondance tant rêvée tout au long des heures les plus sombres de notre Histoire, trône sur un socle de vieux bois meurtri, desséché, cadavre résiduel d’une société révolue qui a mangé son blé en herbe deux millénaires durant sous la férule conjuguée de la férocité gréco-romaine et de la bonne conscience judéo-chrétienne. Désormais épuisé et vidé de tout contenu vital, l’arrosoir dresse encore son bec verseur en une ultime érection désespérée dont ne sort plus rien de fécond.
Il n’est désormais plus source de vie mais décharge, poubelle, déversoir pour des déchets dont ne voudraient même pas les malheureux Roms stigmatisés, contraints pour survivre d’emprunter du cuivre à Réseaux Ferrés de France. Déchets qui feraient tant la joie des petits chiffonniers du Caire ou des morts vivants de Calcutta mais que la société de consommation occidentale leur refuse, sa repentance étant encore insuffisante pour qu’elle consente à supporter le coût du fret…
Et que nous disent ces déchets, symboliques de l’angoisse du temps présent ? Ces ferrailles sont-elles vaniteusement dressées vers "un ciel où rien ne luit" ? Ou expriment-elles le foisonnement inquiétant des cris des peuples déshydratés ? Cris tellement moins médiatisés que l’image encore arrogante des ferrailles fumantes du 11 septembre ! 
Le choix des matériaux ne doit rien au hasard : Il ne s’agit pas, comme Aquiliù Faroukami-Sturp  l’avait déjà si souvent mis à l’honneur, de restes de machines ayant contribué à libérer la femme : lave-vaisselle, aspirateur, polisseur d’ongles ou fer à friser. Non ! Il n’a utilisé que les épaves dérisoires issues du désossage volontaire d’une table de ping-pong d’un modèle produit en série, de surcroît métallique pour "résister au temps". Quel objet peut mieux illustrer l’inutilité "humanitaire" et la puérilité ludique des besoins d’une société saturée de divertissements ? A cet instant de la contemplation, on prend conscience  de la créativité exceptionnelle de cet artiste aux inspirations polyculturelles les plus planétaires : Les tiges d’aluminium dressées en désordre prophétisent à l’évidence le "chaos de la soif" qui se profile. Et leur teinte acier exprime toute la volonté, farouche mais désordonnée, des peuples émergents ; peuples encore condamnés à se contenter du maigre filet boueux d’eau bactériophile que pollue l’urine de chèvres faméliques aux mamelles efflanquées ; eau stagnante d’oueds asséchés par la voracité gaspillante d’affameurs soucieux d’alimenter en eau potable les pédiluves de leurs piscines de bord de mer et les stations de lavage de leurs 4x4 rutilants aux pare-buffles aussi chromés que criminellement insecticides au regard de la biodiversité. Toutes ces tiges métalliques se dressent vers le ciel. Sauf une. Celle-là est semblable aux autres, de même nature, pauvre parmi les pauvres ; mais, avec son extrémité encore garnie d’un morceau de bakélite noire, elle évoque le canon d’un fusil d’assaut. Nous avons là le symbole du dernier rempart du monde ancien : ces mercenaires, par nécessité de survie, à la solde des Assad, Milošević ou, demain encore, d’autres stipendiés de la finance libérale. Cette tige-là pique du nez ; son renoncement annonce à n’en pas douter la fin prochaine du mur d’argent…
On notera aussi la présence de deux petites roues restées accrochées, çà et là sur les tiges. Elles nous rappellent l’éprouvante nécessité pour les peuples privés de sources – et de ressources – de partir, de quitter leurs terres, à leur corps défendant, en pauvres immigrés discriminés, tels les Roms contraints à l’errance par la férocité de minorités de nantis.
Toutefois, au milieu de ce foisonnement de ferrailles, un fer se distingue du lot : seul de son espèce, il se distingue par sa couleur, par la peinture, c’est-à-dire le "masque" dont il s’affuble, ou peut-être le cosmétique dont il se pare vaniteusement. Mais surtout par sa verticalité maintenue au milieu du désordre, par sa rigidité – peut-être sa psychorigidité – tel le pharisien dans la synagogue… Cette barre orange qui tranche sur l’ensemble incarne ce monde ancien, imbu de sa supériorité et toujours debout. Mais il ne se tient encore droit que grâce à l’enchevêtrement désordonné des autres tubes. Lorsque ceux-ci se seront enfin réunis en un ensemble organisé, l’heure de sa chute viendra…  
Nous n’aurons pas l’outrecuidance de tenter d’approfondir plus avant toutes les pistes de réflexions et les intenses émotions esthétiques que peut nous procurer cette œuvre prophétique d’une valeur exceptionnelle. Il est sûr que les futurs historiens de l’Art de ce siècle n’en épuiseront pas la matière avant longtemps.

Il n’est pas douteux, en effet, qu’avec Ping Water War, Aquiliù Faroukami-Sturp nous donne à voir une œuvre qui porte l’expression du néo figuratif contemporain à un niveau jusqu’alors inégalé et qui fera date. Nous n’en attendions pas moins d’un artiste aussi sensible qui bénéficie de la richesse multiculturelle exceptionnelle de ses origines. Elevé par une mère adoptive Italienne, psychosociologue spécialiste de l’art étrusque et fille d’immigré Libyen, ainsi que par la compagne de celle-ci, Géorgienne militante de la fierté lesbienne d’origine Tchétchène, il a légitimement cultivé la fierté de sa négritude sub-saharienne dont il sait user avec intelligence et un sens inné de la créativité commerciale et médiatique.
__

Que dire de plus ? Juste une chose : Je me suis laissé dire qu’Aquiliù serait en négociation avec Mgr Barbarin pour exposer sa "Mise au tombeau de l’Espérance" dans le chœur de la primatiale Saint Jean pendant la Biennale (les vieux schnocks de la Fondation de Fourvière l’ayant refusée dans la basilique) Il s’agit d’une installation où un luminaire rouge de présence du Saint Sacrement d’un modèle sulpicien courant en laiton est suspendu par un fil au-dessus d’une cuvette de toilette chimique avec une paire de ciseaux dans une boîte du genre "en cas d’urgence brisez la vitre". Tout reposera ensuite sur le savoir-faire de son attaché de presse pour activer deux naïfs de Civitas sans que ça lui coûte un rond et valoriser leur action dans les médias. On en attend un triplement immédiat de la cote de Faroukami-Sturp sur le marché… Je dis ça, je dis rien...

dimanche 5 août 2012

Plomberie numérique… (?)


? - C’est n’importe quoi mais c’est le titre…

Puisque je parlais récemment d’innovation, revenons à une expérience aussi courte que décevante : C’était durant l’été 2009.
Alors à la fois jeune veuf et retraité à l’insu de mon plein gré (les deux "à l’insu…") je m’étais trouvé par désœuvrement un job de commercial pour distribuer un produit plein d’avenir. L’échec relatif de l’opération fut moins dû à mon inexpérience de vendeur qu’au casting du clip de promotion du produit et, notamment, à la débilité même pas naturelle des deux figurants recrutés à la sauvette à l’entrée d’un bal du samedi soir à Pellouailles les Vignes.

Je vous invite à visionner le clip incriminé que vous avez sans doute déjà vu tant sa distribution commerciale avait été coûteuse en son temps. Son seul intérêt est évidemment d’introduire le petit texte qui suit, retrouvé sur un disque dur d’archives : C’est le courriel que j’avais envoyé à mes prospects après divers retours assez vexants ; je vous le livre sans y rien changer. Bon, ce n’est jamais qu’histoire de meubler en ces temps de ouacances…

Cliquez sur l’image :

 
"Je reviens sur cette extraordinaire invention qu’est l’USBWine prochainement distribué par "Télé-Achat", dont j’ai voulu faire profiter ma parentèle et mes amis dès que j’en ai eu connaissance (seulement les plus chers, faudrait pas exagérer, tout de même !), tellement ce dispositif risque de changer la face du Monde…
Eh bien, figurez-vous qu’un des dits amis a eu le front de me répondre : "…j'attends que tu te fasses piéger pour ne pas en acheter un. Merci quand même du tuyau." Ces propos dignes de St Thomas méritent une réponse immédiate que je m’empresse d’écrire sous la forme d’un "mel ouvert" adressé à tous :

Cher ami, tu as à la fois tort et raison !

1° - Tu as tort car ça fonctionne !! Si, si ! J’ai acheté le bidule et j’avoue que c’est assez surprenant. En fait, c’est tout simple. C’est l’application bestiale de la découverte faite récemment dans le laboratoire de physique fondamentale de l’Université de Salamanque (dir. Porfirio Bolero y Calamares) par les professeurs Topolino, Calys et Tryphon T. Il s’agit d’obtenir une déstructuration moléculaire des substances aqueuses dégradées en impulsions électriques binaires suivant un processus réversible. Rien de plus simple ; Pacôme de Champignac et même Archimède en avaient déjà soupçonné la faisabilité.

2° - Mais tu as aussi raison car, sans être vraiment une arnaque (sauf, sans doute, pour les consommateurs indécrottablement rationnels, du moins ceux qui sont affligés d’un pathologique esprit de sérieux…), la pub est assez "borderline" au regard de la déontologie du BVP et pourrait même, qui sait, justifier des poursuites par la HALDE (vu que de ce côté-là on peut s’attendre à tout…)
a) En effet, la pub ne précise pas qu’une fois le bidule acheté, il faut quand-même aussi payer le vin (en ligne par carte VISA, majoré au gré de ta banque de la commission de change de l’€ en dollars de Palombie) et que le prix est de 40 à 55 % plus cher que chez ton caviste. En plus, c’est toi qui fournis la bouteille comme le papier et la colle de l’étiquette et pour le bouchon tu te débrouilles (t’as donc intérêt à la vider illico, ce qui n’est jamais un problème, je sais, d’autant que la boubou n’a pas besoin de reposer après le transport. Mais fais gaffe car ça craint, surtout pour les blancs et rosés : çà sort "chambré", c’est à dire donc à la température de ton PC…)
b) Et puis, contrairement à ce qui est dit, toutes les productions vinicoles ne sont pas référencées en raison de la technicité assez complexe mise en œuvre lors de "l’expédition". Certes, çà se comprend mais c’est assez frustrant. En effet, les domaines référencés doivent disposer du dispositif amont : une espèce de boîte de Pandore (de nos jours ça ressemble à un gros frigo en dépit des progrès de la miniaturisation) qui transmute le vin en ions électriques (l’horreur), avec un tuyau souple à l’entrée et un câble à la sortie. Et ça coûte un max’ à l’investissement. En revanche, l’opération inverse ne nécessite qu’un vulgaire contacteur et deux bouts de ficelle (pardon, de laiton) logés dans le robinet soudé à une banale clef USB d’1 Giga made in China, le tout revenant à 0,18 € pièce… In fine, çà marge grave pour USBWine et on ne peut pas le leur reprocher…
c) Ensuite, le téléchargement n’est pas plus long que pour un fichier JPG de cent millions de pixels et si l’ergonomie à l’arrivée n’est pas plus problématique qu’avec une "poche" de 3 litres (avec l’emmerdement de la mise en place du robinet en moins et pas d’emballage perdu à fourguer, merci c’est "durable"), la lenteur du débit au robinet est exaspérante. Il faut compter en moyenne 28 minutes pour tirer une bouteille de 75 cl Et c’est une moyenne ! Pour un Saint Julien Château Gruau-Larose 1947 (ouais, on en trouve encore…)  comptez 55’ ; et plus de 20’ pour un rosé Provence médium mais seulement 12’ pour un rosé "européen" assemblé blanc-rouge (pas terrible mais normal : où est le bleu ?), voire encore moins pour un blanc sec made in China…
d) Enfin et surtout, il y a des pertes en ligne du fait du transfert opéré, notamment quand votre "terminal" est alimenté par WIFI : Les sucres et les tanins passent mal sur le WEB (seul avantage : les copeaux de bois des amerloques pas du tout…), le vin manque de jambe et de rondeur, quant aux arômes de fruits rouge soumis à la moulinette USBWine, ils subissent des outrages comparables à ceux d’un programme de Mélenchon laborieusement recopié par Ségolène…

"Pour conclure, je dirai simplement que tout cela m’a convaincu d’une chose : il est urgent, dans l’intérêt de la sérénité des peuples, d’obtenir que l’insipide inscription légale soit remplacée par :

« À consommer sans modération pour développer l’imagination »

Le Plouc-em’ 2009

vendredi 3 août 2012

La gueule de la pub, ici et là…


Métro de Moscou :
 "Le Pays a besoin de vos records."
"Chaque minute 3 enfants naissent en Russie"

- Qu’est-ce que c’est que ce relent pétainiste ?
- Et le respect des quotas ? Où sont les quotas ?

Métro de Paris :