"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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vendredi 26 août 2016

Ziva dans le métro…



Foin de commentaires, déplorations, ricanements et bavasseries superflues sur les sujets du moment, sinon sur Le sujet du moment : burkini par ci, burkini par là. Valls soutient l’interdiction par les maires (pas par le gou’ewnement, hein…) mais "appelle au discernement" ; Valls versus Najat-la-divine… Et, pour couronner le tout, l’autre guignol pédalophile qui appelle à ne céder "ni à la provocation ni à la stigmatisation" ! Ça veut dire quoi cet enfilage de deux mots valises ? Ne pas céder, que je sache, c’est réagir, c’est refuser ! Et là, hein, refuser c’est forcément, "quelque part", stigmatiser le provocateur ! Alors quoi ? Après que tout son gouvernement et tout le landerneau agréé pour causer dans le poste se soient crêpés le chignon, contredit et ridiculisé, l’autre connard descend de son nuage pour dire cette phrase dont le ni-ni ne laisse comme seule porte de sortie "citoyenne" que : "regardez ailleurs et laissez pisser"…

Mais je m’égare… Foin de commentaires­-­de-l’actualité-qui-compte, disais-je.

Je voulais vous causer d’un drame survenue mercredi soir à Pantin. On se distrait comme on peut…

Un homme est mort accidentellement, chose qui arrive hélas trop souvent du fait de la sinistre faute à pas de chance (d’aucun diraient de bol…), laquelle ne devrait plus exister depuis la constitutionnalisation du principe de précaution et la recherche systématiques de responsabilité pénale en cas d’orage.

Oui, la faute à pas de chance ! Notre homme, qui n’a pas survécu en dépit des soins diligents du SAMU, voyageait fort civilement dans une rame de la ligne 5 du métropolitain parisien. Il était plus de 23h ; encore un peu tôt pour les retours de bamboches, mais heure de retour au logis avec fatigue et sentiment d’insécurité pour tant de modestes employées du commerce…

Dans cet environnement favorable à bien des égards, qu’il s’agisse de l’heure tardive comme de la certitude rassurante de se trouver à ce moment-là sous la juridiction du tribunal de Bobigny, notre homme jugea le moment propice pour tenter d’accroître ses revenus défiscalisés en procédant sur le champ à une opération aussi hautement spéculative qu’a priori sans risque.   
    
C’est donc à l’arrêt dans une station de la bonne ville de Pantin, au moment de la fermeture des portes, que notre homme arracha le sac d’une femme voyageant près de lui et sauta sur le quai.
Faute à pas de chance bol, la gonzesse était vivace. Elle réussit à sortir aussi de la rame et se mit à courser le malandrin en criant "au voleur !", chose qu’on n’entend d’ordinaire plus guère, tant les victimes de ce genre de larcin sont dorénavant conscientes du principe de précaution…
Paniqué par la réaction de la dame, l’escalier de sortie étant peut-être loin, voire, qui sait, encombré par quelques gros bras d’allure peu disposée au discernement padamalgamien, c’est confiant dans ses aptitudes de gymnastique que notre homme choisit de traverser les voies derrière la rame qui venait de repartir.

Las ! Une autre arrivait dans l’autre sens et la rencontre lui fut fatale !  

Pourquoi vous raconter cette navrante anecdote ? D’autant que l’identité du voleur de la malheureuse victime nous est toujours inconnue ?

Bêtement parce que, allez savoir pourquoi, le de cujus a choisi de réaliser son forfait se jeter sous un train à la station Raymond-Queneau ! Du coup, j’ai repensé à Zazie dans le métro… Sans doute était­-il arrivé à notre homme d’aller traîner comme Zazie aux puces de Saint-Ouen et dans bien d’autres lieux en quête d’opportunités. Mais, faute à pas de chance pour lui, le métro n’était pas en grève mercredi !  

- Oui, il arrive que le métro ne soit pas en grève comme durant le séjour de Zazie à Paris. Je m’interroge donc sur la part de responsabilité pénale des syndicats de la RATP dans la mort de ce pauvre homme…
- Je m’interroge aussi sur l’évidente responsabilité pénale de la dame qui s’est autorisée à poursuivre cet homme de sa vindicte en lui faisant courir des risques inconsidérés pour un simple vol de sac à main…
- Quant à la responsabilité de la RATP proprement dite, celle-ci est-elle minorée ou majorée selon que la rame meurtrière venait de République ou de Pablo-Picasso ?

C’est fou ce qu’on peut écrire comme connerie quand il n’y a rien à dire et que le rosé est bon…


mardi 19 juillet 2016

Les entours du Tour…



Bon. En ce moment, je suis infoutu d’écrire quoi que ce soit sur la situation de notre pauvre pays où l’impuissance avérée du gouvernement dans tous les domaines s’illustre par une suffisance totalement hors sol et des trépignements infantiles jamais relatés par les chroniqueurs depuis avant la guerre des Gaules….

Il faut vous dire que je me suis enfin replié sur les hauteurs de mon douar d’élection comme chaque année à pareille époque et que ceci explique peut-être en partie cela. Las ! Le pays d’ici bénéficie cette année du passage du Tour de France qui, comme chacun sait, contribue amplement à la cohésion du vivre-ensemble
Mais si ce n’était que le passage ! Jeudi, le truc va faire un contre la montre de Sallanches à Megève en passant par chez nous puis, vendredi, une étape Saint-Gervais-Albertville en repassant encore par chez nous. Et enfin, samedi, re-départ de Megève pour Morzine ! Autant vous dire que toutes les routes concernées vont être bouclées, y compris jeudi et vendredi celles nécessaires pour que, bon type avec mes pinces à vélo, je puisse ne serait-ce que faire quelques courses au supermarché Casino le plus proche… Et la livraison de vin que j’attends pour finir l’été (livrée sur palette…) est différée d’une semaine…
Et j’ai constaté dès hier que nos bords de routes sont déjà saturés de camping-cars en stationnement sauvage trois jours à l’avance…
Mais bon. Ayant su écouter attentivement les souvenirs de mes grands-parents qui ont connu d’autres temps, j’ai rentré de l’huile, du sucre et du café (et des clopes) pour tenir jusqu’à la Libération (du Tour seulement…)

Ceci-dit rien n’est simple. Ayant expédié sa tendre moitié en vacances dans son douar d’origine au pied des Highlands avec les enfants et son gros ventre de sept mois, le fiston dernier né a eu l’idée loufoque de venir céans avec un pote pour faire quelques courses en montagne. Etant précisé qu’il doit impérativement repartir vendredi en avion de Genève pour arriver juste à temps au mariage d’un cousin de Madame célébré dans ces nordiques contrées exotiques. Certes, il voyage léger, sa moitié ayant pris soin de lui emporter non seulement un costard et une chemise neuve mais surtout sa tenue des grandes occasions : kilt de laine plus-lourd-tu-meurs au tartan du clan, spencer, sporran incrusté d’argent, etc. De quoi remplir une malle-cabine…
Etant précisé surtout, esprit de clan exige, que l’absence du fiston à la noce serait considérée comme un casus belli, voire une cause de divorce…
Etant précisé encore que le fiston n’a nulle intention d’abréger sa course en montagne s’achevant vendredi…

Etant précisé enfin que tous les transports réguliers entre notre fond de vallée en cul de sac et l’aéroport de Genève s’annoncent modifiés, voire totalement désorganisés le vendredi en question. Sans compter les temps de parcours imprévisibles compte tenu des bouchons pour vidanger la vallée de son stock de camping-cars. Que je sache, Easy-jet n’attend pas…

Comme quoi, aussi super soit-elle à tous égards, on n’épouse pas une Ecossaise impunément…

Je vous laisse pour aller étudier avec le fiston le plan de bataille de vendredi soir. On occupe ses vacances comme on peut…

jeudi 20 août 2015

P’têt’ ben qu’oui…



- Mercredi 19 août – 21 h 10’ :
« Il y aura des baisses d’impôts si la croissance s’amplifie en 2016 »

- Jeudi 20 août – 10 h 24’ :
« Il y aura des baisses d’impôts quoi qu’il arrive en 2016 »
     10 h 25’ :
Euh…
«… pour en fixer l'ampleur, ça dépendra de la croissance que nous pourrons atteindre en 2016 »

1°- Que je sache, une "amplification de la croissance en 2016" ne peut se constater et se mesurer de manière fiable qu’au terme de la période considérée par rapport à une mesure faite à bases constantes en début de période. La première annonce implique donc que les baisses d’impôts évoquées résulteraient au plus tôt des dispositions actées par la loi de finance pour 2017, loi votée en fin d’année 2016, élaborée sur la base de l’éventuelle croissance constatée au mieux sur trois trimestres, voire le seul premier semestre de l’année… L’impact des dites baisses d’impôts sur l’activité des acteurs économiques et des ménages est donc reporté à 2017.
2°- La deuxième annonce faite avec fermeté le lendemain assure que les dites baisses d’impôts auront lieu en 2016… Çaveudirkoi ? Qu’elles seront effectives en 2016 ? Qu’elles seront votées fin 2016 ?    
3°- on en fixera l’ampleur (de la baisse) au vu de la croissance constatée en… 2016…

"Exemple exemplaire" du grand flou désorganisateur, de l’à-peu-près, du n’importe quoi, des hésitations et de la perplexité d’un Pédalonaute qui est comme un canard qui a trouvé un vélo… Mais aussi, hélas, exemplaire de la nuisance de son "pouvoir de jactance".

Vous ferez vos comptes, vous évaluerez la baisse prévisionnelle estimée des taux de l’IS, de l’IRPP, de la CSG et de la TIPP en 2016 2017 dans le cas d’un hypothétique doublement du taux de croissance du PIB (par ex. de 0,1 à 0,2 %) et vous développerez en deux parties, quatre sous-parties et autant de sous-sous-parties l’évidente corrélation entre cette action et l’objectif promis de réduction de l’instabilité fiscale. Vous avez deux heures. Je ramasserai les copies.

Vous pouvez aussi traiter ça à la manière d’un opéra-bouffe si vous le sentez mieux. A condition que vous respectiez bien le plan de construction comme à Sciences Po, il ne vous en sera pas tenu rigueur…