"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

samedi 12 mai 2018

FAD ! ? "France À Défendre"…


Heureusement qu’il y a Trump et l’Iran, Bruxelles-Merkel, Mélenchon-Ruffin, la Brigitte du Cyborg et les pauvres gosses du Congo pour meubler le devant de l’estrade. Et puis un chouïa d’Air-France et de SNCF qu’on ne peut quand même pas complètement pousser sous le tapis… Parce que pour le reste, hein, c’est torché ! On maîtrise ! Tout est sous contrôle et ya-plus-d’raison d’en causer :   

- NDDL ? C’est fini ! Ben oui : Il reste encore quelques dizaines d'hectares de parcelles sur les 1.250 ha de surfaces agricoles qui font l'objet de litiges entre paysans souhaitant récupérer l'usage de leurs terres et zadistes qui les occupent. Des conflits secondaires depuis l'opération d'expulsion sur le site (pass’que c’est fait figurez-vous) Comme elle cause Mme le Préfet de Loire-Atlantique : "- Des conflits d'usage et non de propriété (!?) entre personnes, représentant à peine 92 hectares. C'est peu de choses"…
            Pendant ce temps-là, les zadistes sont toujours là. Expulsés depuis deux mois, ils ont paraît-il jusqu’au 24 mai… dans un premier temps, pour fortifier le site trouver un arrangement…  Tout baigne et on n’en parle plus…

- Les black-blocs ? C’est réglé ! (jusqu’à la prochaine) Ils ont fait le job pour affoler le bourgeois et ridiculiser les syndicats. Et ils ont gentiment laissé prospérer la Fwance Insoumise qui doit absolument paraître comme la seule alternative politique résiduelle afin de pérenniser le pouvoir en place.
            Les troupes à Collomb ont donc attendu sans bouger qu’ils aient tout cassé et que les médias aient mis toussa dans leurs boîtes pour intervenir une fois les cagoulés envolés. Et on a ramassé suffisamment de couillons qui traînaient pour faire le chiffre de gardes à vue. Tout baigne et on n’en parle plus…

- Les Identitaires de Defend Europe ? On a fait cesser ce scandale ! Il a suffi de donner deux coups de fil aux préfets "hors cadre" en poste dans deux boîtes privées et de pondre une circulaire :
- Tous leurs comptes chez Tweeter et Facebook sont définitivement fermés.
- Et comme le procureur de Gap n’avait trouvé aucun motif de poursuite, le Directeur des affaires criminelles au Ministère a pondu une circulaire invitant les magistrats à poursuivre "les comportements hostiles à la circulation des migrants". Aussi sec, le pauvre Procureur de Gap a ouvert une enquête préliminaire pour "immixtion dans une fonction publique". Tout baigne et, là, on en reparlera…

Mais il y a encore pire :

- L’occupation des facs. C’est le silence radio le plus total !

Depuis une semaine, à la cité des examens d’Arcueil, à Tolbiac, à Nanterre, à Science Po et dans plusieurs facultés, des étudiants sont empêchés, par la violence, de passer leurs examens.
Une, deux ou trois années à bosser pour préparer leur avenir et être privé de la possibilité de passer leurs examens, par des groupuscules extrémistes barbares… C’est un acte de violence fasciste et criminel contre les personnes, contre la liberté.
Et plus encore que les abandons d’agriculteurs face aux zadistes et des citadins face aux Black-blocs, laisser empêcher les étudiants de conclure leur année d’étude dans l’indifférence et le silence-radio du système, c’est le paroxysme de la lâcheté du système, de la lâcheté absolue de nos "gouvernants"…

mercredi 9 mai 2018

Saturation… Migrons !



Chez Monsieur Amazon.fr, au rayons livres de langue française, sur une requête "migrants", on me propose dans les 1300 références… Sur les Sans-Domicile-Fixe bien-de-chez-nous, faut surtout chercher dans les romans…

Heureusement que sur les chaînes (sic) audio-avec-ou-sans-visuel de sévices public, alternant avec "migrants", il y a aussi beaucoup de "Macron" pour varier ; ça nous fait un peu des vacances… paraît-il.

Et comme on ne nous parle plus, ni de Notre-Dame-des-Landes ni des occupations d’Universités, c’est que toussa c’est terminé de chez terminé, hein ? D’ailleurs c’est maintenant le Festival de Cannes…

mercredi 2 mai 2018

Black-blocs, flics et brin de muguet…


Où sont les 1° mai d’antan ? Il est vrai que je parle d’un temps que les moins de ? ans ne peuvent pas connaître… Mais bon. Il fut un temps, figurez vous les jeunes, où l’on savait (plus ou moins) où on allait ou voulait aller et, surtout, où chacun savait (en général assez bien) qui il était… Il pouvait parfois s’en suivre des castagnes plus rudes que les violences d’aujourd’hui, mais ces échanges musclés se faisaient entre partisans adverses au risques et périls assumés par chacun et tout le monde y trouvait son compte. Rien à voir avec les débordements consistant à casser du mobilier urbain et incendier des boutiques en se scandalisant d’un retour qui vous pique parfois un peu les yeux…  

En ces temps révolus dont je cause, tout était beaucoup plus simple, y compris le 1° mai : La vente du muguet dans la rue était un quasi-monopole abandonné au PCF. Ç’était comme ça et au moins c’était clair, défiscalisé et profitable pour le parti des travailleurs… Aujourd’hui, allez savoir. Grâce aux bienfaits conjugués de la chute du mur, de l’ouverture à la concurrence, de la mondialisation, etc., qui peut dire qui des Roumains, des "migrants", des assocs’ subventionnaires, etc. s’engraisse de la vente de brins de muguet chourrés au cul du camion aux portes de Rungis ? Mais je m’égare.

Revenons aux défilés syndicaux. En ces temps-là, fallait que rien ne dépasse et les gros bras de la CGT y tenaient la main. C’était comme ça et rassurant pour le bourgeois comme pour le prolétaire. Que sont les gros bras de la CGT devenus ? Aujourd’hui, réduits à n’être plus que le prétexte de survie d’apparatchiks prébendiers du système, les syndicats sont aussi démunis et sans mains qu’une assemblée dominicale de vieux retraités cathos dont l’église serait envahie par Act Up et les Femen réunis…

Ah ! C’est vrai, les violences des "Black-blocs" ont été condamnées ! Cébien. Condamnées avec fermeté par le Sinistre de l’Intérieur, avec la plus grande fermeté par le Premier Ministre, puis avec une absolue fermeté par le Président himself. Rendez-vous compte ! Condamné avec-la-bouche comme d’hab’…

De cette folle journée d’hier, je retiens deux choses :

- La première, évidemment, c’est la déclaration de Mélenchon attribuant les exactions des Black-blocs à l’extrême-droite ! Non pas tant le propos lui-même vu l’état mental du locuteur, mais les réactions qu’il a provoquées. La plus signifiante est celle que j’ai entendu ce matin dans la bouche d’un chroniqueur de France Cul’. C’était sa chronique habituelle du matin et il avait sûrement dû préparer son papier en en pesant tous les mots. Evoquant la sortie de Mélenchon, il a dit en substance à peu près ceci :
"- Si les Blacks-blocs sont d’extrême-droite, comment qualifier les activistes de Defend Europe ?"
Le ton de sa voix ne laissant aucun doute quant à lesquels étaient les pires…

- La deuxième était plus une méditation de ma part faisant un parallèle entre les Black-blocs et les loups…
Les loups sont un problème dans mes montagnes. Et on ne peut pas le leur reprocher. Depuis la disparition des ours et grands félins en France, l’homme reste le seul prédateur du loup. Maintenant qu’il faut un arrêté préfectoral pour espérer pouvoir en tuer un, je ne vous fait pas un dessin : Pour le loup, la France, c’est Cocagne !
- Pareillement, le seul prédateur du Black-bloc c’est le flic. Lequel n’a comme crocs que le droit de faire pleurer et doit tout faire (principe de précaution) pour éviter le contact. Là aussi je ne vous fais pas un dessin…