Noël sera
toujours Noël, disais-je hier. Oui da. Mais nos fêtes seront-t-elle toujours
tout à fait les mêmes sans Alexandre Vassilievitch ?
"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"
"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.
mercredi 24 décembre 2014
mardi 23 décembre 2014
Noël au balcon…
Hier,
j’ai refusé aux mômes de remettre en service le robinet extérieur (vidangé, toussa…) et de leur brancher le tuyau d’arrosage pour qu’ils
puissent jouer à s’arroser à poil dans le jardin…
Pourquoi
cette petite cruauté de ma part ? Tout au plus une tentative désespérée d’un
vieux schnock pour entretenir la fiction que nous étions un 22 décembre à
1300 m d’altitude au nord du 45° parallèle de l’hémisphère nord [1]. Et que dans cette hypothèse, ce sont des choses
qui ne se font pas !
D’ailleurs,
l’horloge biologique de mes copines (euh…)
les taupes ne ment pas : Après s’être
fait laver les pieds, elles s’activent dès l’aube pour tracer leur mon Chemin
de Croix, prélude à Sa leur Résurrection après-demain. Bref, ce n’est
pas Noël, c’est Pâques.
Oui,
grâce aux efforts conjugués du GIEC et de la Laïcité crèchophobe, on nous a shunté Noël pour aller direct à Pâques.
C’est déjà ça. Ça fait plaisir à la libre
pensée et on s’occupera l’an prochain de virer Pâques. Enfin, c’est ce qu’ils croient… Mais à part eux, vous remarquerez qu’ils n’ont
réussi à convaincre que les taupes qui, comme chacun sait, sont quasiment
aveugles et vachement bas de front…
Car
en dépit du GIEC et du la Libre Pensée, Noël restera toujours Noël. Et Noël est
là.
D’ailleurs,
même le Pédalonaute sacrifie malgré lui à la Tradition en jouant au Père Noël
pour une fournée de mômes judicieusement choisis pour leurs joues colorées dans
la cour de l’Elysée et sous la pluie. Même qu’il a lui-même appuyé sur le
bouton pour illuminer le sapin. Une première inédite depuis l’institution de
cette sauterie annuelle par la Présidence de la République. Un de ces
journalopes pas toujours bien inspirés n’a en effet pas manqué de relever que
ça ne s’était jamais vu, lancer l’illumination du sapin ayant jusqu’alors
toujours été un privilège réservé à la première
dame… C’est à ce genre de détail qu’on constate que le changement est
toujours maintenant… Peut-être est-ce aussi plus parlant encore que la mortalité ministérielle et de cabinet comme
symbole de la solitude du pédaleur de fond. Mais je m’égare…
Noël
est là. Et la crèche n’a jamais été autant là que cette année. Que les vieilles
barbes et autres connards en soient remerciés ! Oui, remerciés. Vous m’excuserez
mais je n’ai rien trouvé d’autre pour manifester un peu de charité chrétienne à
ces guignols en cette période de joie et de bonne volonté pour la Paix sur Terre…
En
ces jours célébrant l’Incarnation, passez tous des petits moments de bonheur et
de paix sereine en famille. Et entourez ceux qui seront dans la solitude, cela
vous sera rendu.
Un
enfant nous est né. Laissez-le vivre ! Joyeux Noël à tous.
( [1] : Aujourd'hui, "que" 14,8°C à 13h à l'ombre sur la terrasse...)
dimanche 21 décembre 2014
Heureusement qu’il lui reste les bleus (1)
(1) cinquante nuances de bleu...
Tout frétillant de son "regain de
popularité" (sans une once de populisme mais
proche du peuple, hein ?), le Pédalonaute continue son bonhomme de business plan, c’est-à-dire
son petit commerce de proximité.
Entre deux permanences d’élu local (oui, d’élu local ; la Fwance n’est-elle pas
qu’une subdivision administrative, quelque chose comme le 59° Etat des USA ?), en sa qualité de
Président de la République qui-n’en-est-pas-moins-homme-comme-vous-et-moi, le
Pédalonaute a organisé hier soir une projection de cinéma à l’Elysée. C’est
loin d’être la première fois qu’il programme discrètement et hors agenda de
telles séances privées avec des invités. Après-tout, c’était samedi aprèm’ et
il a bien le droit de s’offrir cela. Le repos dominical hebdomadaire est
un dwoit-acquis-pour-tous, n’est-ce
pas ?
Mais cette fois-ci - comme c’est curieux - la
presse en a été informée au préalable, et avec force détails. Car voyez-vous,
il ne s’agissait pas pour lui de revoir Bambi ou l’Exorciste dans l’intimité
avec Julie et Jouyet, mais de se faire projeter un documentaire. Et pas n’importe
quel documentaire : Ça s’appelle «Foot et immigration, 100 ans d’histoire
commune» Oui Madame, oui Monsieur, un documentaire coréalisé par Éric Cantona, dis donc.
Et pour l’occasion, le chef de l’Etat avait invité la "grande famille
du foot" : Ce cher Éric, évidemment, ses frères Joël et Jean-Marie
Cantona, Basile Boli et ses frangins, Luis Fernandez, etc. On était même allé
chercher Smaïl Zidane, le pépé papa de Zizou à défaut d’avoir pu faire venir le
fiston et nombre d’autres blacks-beurs qui avait d’autres choses plus
intéressantes à foutre ce soir-là… Smaïl, on a sûrement dû lui payer le taxi et
l’avion AR depuis La Castellane (c’était d’ailleurs la moindre des choses)
Faut dire qu’il ne s’agissait pas d’un épisode de "Plus belle la Vie"
ou d’une fiction américaine, non. C’était non seulement un "documentaire",
mais une contribution essentielle à la connaissance de l’histoire de notre pays :
La voix professorale d’Éric Cantona y raconte "ce que l’immigration a apporté au football français."
C’est important, vous savez…
Comme nous l’ont justement rappelé les dépêches
des agences dès fois qu’on ne l’ait pas remarqué : Cette
projection se situe ainsi en droite ligne avec le discours prononcé lundi par
le chef de l’Etat, lors de l’inauguration du musée de l’Immigration à Paris. "Il faut
rendre aux immigrés la place qui leur revient dans le récit national"
qu’il a dit le Pwésident… "Y compris
donc dans l’histoire sportive du pays et notamment celle du football alors que
le racisme est toujours présent dans les stades, y compris en France. A haut et
à plus faible niveau." Il ne faudrait pas l’oublier…
Pour remplir son "format" vidéo, notre Cantona national a bâti
son truc en suivant les histoires de Raymond Kopa, Michel Platini, Jean Tigana,
Basile Boli et Zinedine Zidane. Ce devait être très beau et de nature à faire
pleurer Margot dans les chaumières.
Je n’étais pas invité à la projection mais c’était inutile. Je ne l’ai pas
vue mais c’est tout vu et je suis
tout à fait capable de vous en parler :
- Ma première remarque porte sur la notion "chance pour la France". Qu’ils soient nés en France comme
Zidane, au Mali et en Côte d’Ivoire comme Tigana et Boli, tous sont issus de
douars ruraux sans écoles ni eau courante mais tous ont fait toute leur scolarité
en France depuis la maternelle puis ont tous été repérés et formés par des
sélectionneurs et entraîneurs bien-de-chez-nous. On pourrait donc parfaitement inverser
la formule issue des divagations masturbatoires de Bernard Stasi et considérer
que la France est une "Chance pour Zidane", "Chance pour Boli",
etc. A même titre que "Chance pour Najat" ("pour Diallo", "pour Merah",
etc.)
- Ma seconde remarque concerne cette impérieuse nécessité de remonter jusqu’au
déluge. Les réalisateurs sont donc allés chercher Kopa et Platini ! Nés en
France de pères nés en France, ils ont chacun l’un de leurs deux grands-pères qui
étaient arrivés en France à l’âge de vingt ans comme travailleurs et bon
chrétiens, l’un de Pologne et l’autre d’Italie. Maipoukoidonc ?
D’un côté, il est interdit d’établir des "statistiques ethniques",
tous sont égaux, tous sont de bon fwançais comme les autres, etc.
Et d’un autre, on s’escagasse aujourd’hui
à mettre en lumière les origines de certains,
véritables preuves de noblesse. Comme autrefois on l’on se vantait d’afficher quatre
quartiers de descendants de pure lignée en remontant jusqu’aux Francs ou
Normand !
C’est désormais nécessaire pour être admis à la Cour et aux chasses royales
républicaines.
Pas d’amalgame ! Pas de discrimination ! Mais il importe de bien
enfoncer dans le crâne des roturiers, vilains et autres laboureurs du Quercy qu’il
ne faut pas mélanger les torchons et les serviettes, les manants fils de
manants et la nouvelle noblesse admise au petit lever du monarque temporaire !
Soyons sûr que le bon peuple sera très prochainement convié à s’esbaudir
devant ce "documentaire" pédagogique.
D’ailleurs, les président et délégué général du Festival de Cannes étaient aussi
conviés à la projection d’hier soir. La palme du documentaire 2015 est déjà en
vue…
jeudi 18 décembre 2014
L’élu de proximité…
Je
remarquais vendredi dernier que le Pédalonaute ne causait dorénavant plus d'économie, de fiscalité, de croissance
et d’emploi. Que Valls et Macron s’en débrouillent. Il ne prend plus la parole
que pour causer de vivre-ensemble, de
confiance et de sociétal. C’est son
changement de pied annuel ; ou alors semestriel ; mensuel ? On
est passé de mon ennemi c’est la finance à nos amis du patronat, de la fin des
privilèges aux chauffeurs de taxi, de la courbe à plus rien…
A la Maison blanche, au 10 Downing street, au Kremlin, au
Bundeskanzlei de Berlin, même au Quirinal, on sait tenir son rang. A l’Elysée
aussi…
Dorénavant, à l’Elysée, à l’instar du conseiller général
de Bellac ou du maire de La Souterraine, Sa Normalitude le Pwésident de la
Wépoublik aura sa permanence pour recevoir ses
électeurs-administrés-usagers-assujettis-ayant-dwoits, pour leur donner un
conseil pour faire avancer un dossier, leur promettre un emploi à la mairie
pour le petit ou leur trouver un EHPAD pour la mémé, voire les consoler.
Oui Madame, oui Monsieur, yavaipadraison. C'est le
chef de l'Etat lui-même qui a eu cette idée. C’est fou ce qu’il y a encore dans
sa caisse à outil pour redresser la courge. Pendant que les réformes
structurelles accouchent de rognures d’ongles, que l’Europe part en couilles,
que le Traité transatlantique suit son bonhomme de chemin, qu’on s’amuse aux
collages et coloriages sur la carte et qu’on invente des obsèques républicains, le Pwésident reçoit à sa
permanence, bien décidé de franchir un
pas supplémentaire dans son travail de proximité avec les
Français [quel était
le précédent ?]
Vendredi dernier, donc, François II Pédalonaute a reçu "dans le bureau même du chef de l’Etat"
[rendez-vous
compte !] cinq premiers
solliciteurs, hors agenda, hors médias et chacun pendant près d’une demi-heure :
Un patron de PME, une bibliothécaire,
un retraité, un chômeur et un commerçant... Des guignols sélectionnés selon des
critères inconnus (pas de
parité !) par la directrice de cabinet parmi
les centaines ou milliers de demandes de rendez-vous reçues chaque jour au
courrier...
A ceux venant de province, l’Elysée a payé les billets de train. Et,
forcément, il faudra un suivi, donc
adjoindre à la fameuse permanence un secrétariat spécifique, une cellule d’assistance
psychologique, une antenne de Pôle-emploi, toussa.
Et le service de presse de l’Elysée nous dit avec fierté que cette "permanence"
sera renouvelée tout au long de l’année 2015, la prochaine courant janvier. Le
pwésident pourra ainsi leur expliquer les
yeux dans les yeux le sens de sa politique, comme peut le faire Ducon dans sa
permanence d'élu local…
Que c’est beau !
Je ne sais pas comment ce type arrive à trouver chaque
semaine, et chaque fois plus énorme, un truc nouveau pour faire se rouler par
terre de rire les dirigeants du monde entier.
Je rasais déjà les murs en me déplaçant à l’étranger. Même
intra-Schengen, comme on risque toujours de devoir quelquefois montrer ses
papiers, je ne vais plus oser sortir. Mon reste de fierté nationale s’y oppose
sans qu’on ait besoin de rétablir le contrôle des changes. Ou alors l’EIIL ?
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