"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 17 août 2013

En attente estivale de libération…



En sirotant mon café sur ma terrasse, j’ai trouvé que le parfum du breuvage et le goût de ma clope comme  le panorama de neige, de rocher et de ciel bleu m’apportaient tout à coup un je-ne-sais-quoi de contentement satisfait que je n’éprouve pas tous les jours.
J’étais en effet en train de prendre connaissance des chiffres de l’OJD en ce qui concerne la diffusion de la presse écrite depuis le début de l’année…

On ne se privera sans doute pas d’invoquer la crise avec ses effets négatifs sur les budgets des annonceurs et le pouvoir d’achat des lecteurs. Sans doute s’étendra-t-on moins sur les hypothèses de lassitude des lecteurs devant - selon le cas - la connerie, la débilité, la suffisance jargonnesque, l’incontinence bisounoursienne, l’hystérie modernoeude et la totale déconnection du réel qui dominent dans les rédactions. Au demeurant, ce n’est pas la joie :

Passons sur la presse people. Closer, Voici, Public, Gala et VSD  enregistrent tous au 1° trimestre 2013 des chutes d’au moins 10%. La lumpenjet-set a du plomb dans l’aile et je m’en fous…

Pour ce même 1° trimestre du côté des news magazines, seul Valeurs Actuelles progresse vraiment (+9,4%). Si le Nouvel Obs affiche +1,7%, Le Point, L’Express, etc. font tous moins quelque chose…    

Surtout, les chiffres OJD de diffusion de la presse quotidienne nationale pour la période de janvier à mai 2013 font penser à quelque chose comme la Bérézina ou le désastre de Pavie. Mais chut…

- Bien sûr, le développement des versions numériques des journaux est réel avec une progression moyenne supérieure à 35% sur la période. Ouais… A ceci près que cela rapporte beaucoup moins que l’édition papier, tant en produit de la vente qu’en recettes publicitaires ; et que ça ne représente suivant les titres que… 1 à 10% de la diffusion totale.
- Bien sûr, la vente par abonnement se maintient et augmente même très légèrement, mais principalement grâce au recours plus fréquent au portage qui est largement subventionné.
- En revanche, c’est la cata pour les ventes au numéro en kiosque : Si La Croix se maintient bien, Le Figaro fait - 6%, Aujourd’hui en France-Le Parisien -12%, Le Monde… - 18%...
- Pire ! Les "ventes aux tiers" représentent plus de la moitié des ventes au numéro pour Le Monde et leur sont équivalentes pour Le Figaro ! Les "ventes aux tiers", cékoiça ? Ben ce sont les exemplaires livrés gratos ou à prix coûtant qui sont mis gracieusement à votre disposition dans les avions, les halls d’hôtels, etc.

Bien sûr, aucun lien n’est à envisager entre cette situation économiquement de plus en plus critique et le monde de Gnagna hors sol où les rédactions sont censées explorer le réel…

Je vous ai gardé pour le pousse-café et sa longueur en bouche le cas de notre cher Libération. Et là, je me contenterai de vous copier-coller sans y rien changer ce qu’écrivais l’OJIM le 10 juillet dernier :  

" Le journal est en train de disparaître des points de ventes. Le numérique se porte bien (+39%) mais ne représente que 10% de la diffusion. La vente au numéro s’effondre, moins 32% sur la période janvier/mai et moins 44% sur le seul mois de mai. Les remous internes à la rédaction, les unes militantes n’ont guère encouragé les ventes. A ce rythme Libération va se transformer en quotidien vendu dans les 5ème et 6ème arrondissements de Paris, le reste sur internet ou remis gracieusement chez les coiffeurs à la mode. En mai les ventes aux tiers (gratuites pour le lecteur) se sont montées à 28000 exemplaires contre 36000 exemplaires vendus en kiosque. Et chaque numéro est subventionné à hauteur de près de 30%. Les bobos parisiens ont du souci à se faire."

5 commentaires:

  1. les journaux traditionnels sont à la ramasse. On donne peu cher de la survie à court terme (moins de 2 ans) de Libération, du Monde et du Figaro.

    Les blogs ne reprennent les articles des journaux traditionnels que pour s'en moquer. L'objectivité des informations publiées par la presse est systématiquement remise en cause (à juste titre ?).

    Enfin, la peur du système est palpable à la censure impitoyable qu'il exerce, par le biais de ses journalistes salariés, à l’émergence de tous ces nouveaux fronts.

    Car, enfin, si nous avions des journaux indépendants ou des newsmagazines libres, ne croyez-vous pas qu'ils devraient faire leur Une de ce cri du peuple français ?

    Quid de Soral en première page du "Point" ?
    Quid de Chauprade en Une de Libération ?
    Quid de Jovanovic en Une de "Marianne" ?
    Quid d'Olivier Berruyer en Une de "VSD" ?
    Quid de Laurent Ozon au journal de France 2 ?
    Quid de Dieudonné au journal de TF1 ?
    Quid de Chouard en Une du "Figaro" ?
    Quid de Delamarche en Une de "Valeurs Actuelles" ?

    Quid surtout d'une enquête solide sur tous les acteurs de ce renouveau français ?

    RIEN
    RIEN
    RIEN

    Le système a peur d’évoquer ce sujet, y compris pour le démonter, car il sait que 10, 20 ou 30% des lecteurs/spectateurs iront quand même voir les sites et ... changeront d'opinion sur "l'Axe du Mal" !

    http://letapesuivante.blogspot.fr/

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  2. "Libération" va disparaître comme a disparu en son temps "Le Matin de Paris" sous Mitterand. Quand un journal est militant à ce point, il ne vend que s'il est dans l'opposition, car la confrontation au réel (et l'obligation de tresser des lauriers à un gouvernement qu'il a appelé de ses voeux) lui est fatale puisque ça ne marche pas (l'idéologie économique ou sociale de gauche ne s'accorde guère avec la réalité et manger son chapeau continuellement ne peut que dégoûter les lecteurs).

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  3. les lacunes évoquées par les questions du commentaire anonyme sont heureusement comblées par les blogs mais qui n'ont pas encore l'influence suffisante pour achever la presse écrite.Le plus tôt sera le mieux!

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  4. Bonjour à toutes et à tous,

    Comme je voudrais bien partager votre optimisme sur cette "presse" et ses journaleux à la solde ! Hélas, la réalité est toute autre ! Pour faire court, ce n'est plus le citoyen lambda qui se lève le matin pour acheter son journal et son croissant qui fait vivre ce pseudo-quatrième pouvoir, devenu aujourd'hui un alimentaire de la politique, tout comme celle et ceux qui en font, droite et gauche toutes extrêmes confondues ! Qui fait vivre ou survivre ces tartuffes de la désinfo et de la propagande ?
    1- Les subventions de l'Etat : http://www.observatoiredessubventions.com/2012/subventions-a-la-presse/

    2 - La commande publique (Abonnements de l'Etat, Régions, Départements, Communes, toutes sortes de collectivités inter-machin, associations, syndicats et autres officines....

    3 - Tout ça bien entendu à l'inssu du plein gré du CON-tribuable que nous sommes !

    4 - Pour répondre à claribelle sur une éventuelle disparition de libé, ce torchon que beaucoup utilise accessoirement dans les toilettes pour essuyer la cuvette, je n'en suis pas très sûr, compte tenu des 3 énoncés ci-dessus ! Aux dernières nouvelles, le "Démeuré Nicols" semble avoir senti le vent mauvais, puisqu'il est pressenti semble t-il sur anal+ !

    5 - Merci d'être indulgent avec mon politiquement et socialistement incorrect.



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  5. kobus van cleef19/08/2013 19:00

    Demain je prends l'avion
    Y aura-t-il libe dedans ?
    Le mieux pour eux serait une grève qui achève le moribond
    On les verra demander que''l'État prenne ses responsabilités''comme lors de la mort récente des échos ou de France soir
    Un appel à la galtouze sans dignité
    Mais enfin, leur prose n'en avait pas non plus

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