"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mercredi 30 novembre 2016

Ah ! Folle jeunesse !



Hier, donc, en ces temps chargés, le ludion présidentiel et pédalonautique a pris deux heures de son après-midi pour honorer de sa présence le lancement du plan "Bien-être et santé des jeunes".

Comme l’indiquait expressément la lettre de mission de septembre dernier, il s’agissait de poser un acte, vite-fait, dans le cadre des engagements de mandat pris en 2012 avant de rendre les clefs. Le professeur Marie-Rose Moro (55 ans, psychiatre et psy-etc. à l’Université et à Cochin) et Jean-Louis Brison (64 ans, ci-devant directeur académique de l’Educ’-Nat’ du 9-3) ont donc pondu sur un coin de table en moins de deux mois un beau rapport qui, comme souvent, devrait finir dans un tiroir.
Bien entendu, ce fut l’occasion de convoquer hier à l’Elysée une petite centaine de guignols pour deux tables rondes sur les dits travaux en présence de quatre ministres de corvée : La divine Najat de l'Éducation nationale (et de l'Enseignement supérieur et la Recherche, n’oublions pas),  la Marisol des Affaires sociales et de la Santé (et de la prévention du SIDA, n’oublions pas), La Rossignol des Familles, de l’Enfance (et des Droits des femmes, n’oublions pas) et du Kanner, ministre comme-de-juste de la Ville et de la Jeunesse (et des Sports, n’oublions pas).
Rapport qui a ensuite été solennellement remis au Pédalonaute qui a conclu par un discours de mobilisation de 22 minutes qui contribuera, n’en doutons pas, à l’apothéose de son mandat.

Mais pourkoidonc je vous cause de ça ? Pour rien, pour meubler… Euh, si ! C’est juste que j’ai trouvé que, sur la photo de famille, les comédiens alignés sur la scène comme des poireaux chez Auchan, sans doute pour attendre les "bis", illustrent farpaîtement le titre de la pièce s’étalant sur le rideau du théâtre…  

vendredi 23 septembre 2016

Que du bonheur !



- Nous savions déjà par la voix autorisée de Michel Sapin que l’objectif de déficit ramené à 3% sera atteint en 2017 ! À voir marcher comme je dis…
- Nous venons aussi de l’apprendre, grâce à Marisol Touraine :
"En 2017, le trou de la Sécu aura disparu ! "
Enfin, c’est le gros titre de la presse aux ordres, toujours plus royaliste que le roi. Notre Marisol a été, me semble-t-il un peu plus floue tellement elle insistait en se félicitant que le déficit de l’année prochaine ne sera que de l’épaisseur du trait… Et que rien n’impose aujourd’hui une nouvelle réforme des retraites… Et pour ce qui est du trou de la Sécu, mettons-le dans le même paquet-cadeau. Et tant pis si ce trou n’a plus rien à voir avec l’équilibre ou non de son budget annuel, planqué qu’il est, recyclé-titrisé en dette obligataire pharaonique à des taux d’intérêt qui finiront forcément à passer de zéro à quelque chose ; toussa c’est bestialement une approche comptable, hein ! Alors ne mégotons pas notre plaisir…

Eh bien, cépatout :

Le Pédalonaute l’avait promis, le Pédalonaute l’a fait ! Ah mais ! Quoi ? Ben l’engagement de créer 60.000 postes dans l’Education Nationale !

Oui madame, oui monsieur. Sachant qu’en cumulé 47.158 postes nouveaux ont été budgétés dans les quatre dernières lois de finance, le projet de budget pour 2017 en a programmé, tenez-vous bien, très exactement 12.842 ! Faites le compte. Engagement tenu ! exulte la divine Najat.

Bon. Jetons un peu un œil sur ces 60.000 postes présents ou… à venir. 54.000 sont affectés à l’enseignement primaire et secondaire général (1.000 à l’enseignement agricole qui ne relève pas de l’Educ’Nat’ et 5.000 à l’enseignement supérieur) Sur le lot, qui est (ou sera) "au front" face aux élèves ? Si on enlève les postes expressément dédiés aux "personnels médico-sociaux" et "missions administratives", restent 53.000. Enlevons aussi, même s’ils sont nécessaires, les recrutements spécifiquement dédiés à l’aide aux handicapés car, face aux défis qui sont les nôtres aujourd’hui pour l’éducation de masse, ils ont un rôle marginal dans l’infanterie, reine des batailles. Restent 48.800… Sachant en outre que sur le total il y a plus de 2.000 postes réservés au recrutement "d’assistants d’éducation", allez ! ne mégotons pas, disons que nous aurons (aurions) créé environ 46 ou 47.000 postes d’enseignants en primaire et secondaire. Bon.
Outre-mer inclus, il y a environ 63.900 établissements publics, écoles, collèges et lycées, toutes tailles confondues. Le raisonnement est débile mais il donne une idée : Ça fait en moyenne 0,7 enseignant de rab’ par établissement. Sachant en outre que, s’agissant de recrutements récents, près d’un tiers des "postes" en question ne seraient tenus qu’à mi-temps par des stagiaires en formation en alternance. Ce qui est d’ailleurs normal et heureux : N’oublions pas que les recrutements se font nécessairement dans une population elle-même formée par l’Educ’Nat’ ces dernières décennies et que, dans les académies, garnir les promotions nécessite parfois d’admettre aux concours des candidats avec 4/20 de moyenne…

Un mot sur l’enseignement supérieur qui bénéficie de 5.000 postes. Ils se traduisent évidemment en euros dans les lois de finance. Sauf que… Sauf que là, depuis les lois d’autonomie des Universités, les budgets sont fongibles. Les sous servent prioritairement à boucher les trous et bien des postes publiés restent sur le papier…

Je ne jette pas la pierre à nos a-gouvernants qui font avec ce qu’on a…

Mais j’adore cette façon de nous prendre pour des cons. Après quatre ans à enfiler les conneries puis à attendre l’alignement des planètes en se tordant les doigts de perplexité, on ne trouve que des approches comptables de ce niveau pour nous faire avaler que Mou-président a tenu ses engagements !

Et pas 59.999 ou 60.001 hein ! Non ! 60.000,00 !! Pan dans la cible !

vendredi 20 mai 2016

Le Paquet neutre, symbole du changement…



Or donc nous y voilà. Dès ce jour, les fabricants de clopes ne peuvent livrer leurs produits en France que sous emballage "neutres". Le produit qui est dedans, lui, n’est évidemment toujours pas neutre, mais l’emballage le sera dorénavant. N’est-ce pas l’essentiel ?
Nous avons là une avancée remarquable, comparable à celle obtenu dans l’inversion de la courbe bien connue où le changement intervient enfin maintenant grâce à l’emballage aux statistiques… Il s’agit là d’une réforme essentielle pour consolider l’espérance de vie de la France. Cette neutralisation du carton demandait tellement de courage qu’on n’avait pas pris le risque de l’inclure dans le discours du Bourget. Mais cette réforme indispensable, eh bien, on a finalement eu le courage de la faire ! C’est un signe prometteur pour la réussite de cette fin du mandat !
C’est aussi une avancée tout à la fois dans le domaine de l’égalité réelle et dans celui de la libre concurrence non faussée, domaines où il y a, je sais, encore quelques bricoles à régler mais ça viendra. En effet, en matière de neutralité des emballages, les fabricants de clopes sont dorénavant sur le même pied que les cartels mexicains. Ne me dites pas que ce n’est pas un progrès.

Cependant, quelles que soient les performances de la gestion à flux tendus en amont des détaillants, comme le refroidissement du canon, l’épuisement des stocks d’anciens conditionnements prendra un certain temps. Je me suis donc dévoué pour vous présenter en avant-première le nouvel emballage commun aux casques gaulois et cow-boys Marlboro. Bon, je crois que je suis un peu trop en avance. Encore que… Au prochain stade qui ne manquera pas d’advenir dans l’extension-du-domaine-de-la-lutte-sur-la-voie-du-Progrès, je serai peut-être dans les clous, voire en retard…