"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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vendredi 17 janvier 2020

Vous aimiez Tintin au Congo ?


Au secours !

Rentrez les gosses ! Que fait la police ? Où est la milice ?

Oui, M’sieurs-Dames euh… Vous et Vous !
Comment peut-on tolérer ça ! Rendez-vous compte !
Comment peut-on proposer au chaland de telles horreurs ?

Et n’allez pas croire (connaissant ses penchants putrides) que le Ploukèm est allé dénicher ça en fouillant parmi les rats dans des cartons poussiéreux ou vieilles malles moisies au fond de l’arrière-boutique de quelque chiffonnier nostalgique des ZeurLéPluSombreDeNotrHistoir…
- Non ! L’après-midi était ensoleillée et je me baguenaudais sur le quai des bouquinistes quand l’étal d’un de ces honnêtes marchands attira mon regard distrait. Il y avait là, alignées comme à la parade, des piles de vieux magazines illustrés aux couleurs vives s’offrant sans retenue aux yeux des passants (et à leurs porte-monnaie que l’on sait parfois d’une concupiscence perverse…)
Et il n’était même pas en-dessous ! Le pervers lubrique et fascistoïde n’avait même pas à chercher dans la pile, non ! L’horreur était au-dessus ! À la vue des enfants :

daté juin 1921. C'était même pas encore "les années trente" !

mercredi 18 octobre 2017

Aumônes aux intermittents de la musique…



Hier matin, dès avant "dissipation des brumes matinales", m’étant acheminé d’une pantoufle lasse vers la cuisine pour le rituel du petit dej’, sacrement oh combien essentiel conditionnant l’humeur à venir de la journée, j’avais comme d’habitude allumé le poste… Avant même l’arrêt du toasteur et le sifflement de la bouilloire, j’avant pigé. Et c’est sans surprise que j’ai accueilli l’interruption du programme par la formule devenue classique, toujours prononcée d’une même voix égale par la même gente dame depuis des années : "- En raison d’un appel à la grève par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi à Radio France, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l'intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser." Et la play list réembraya aussi sec…

Sans surprise, disais-je ; je l’attendais… En effet, dès l’enchaînement sur le deuxième morceau du fond sonore, j’avais compris que radiofrance (n’oubliez pas les minuscules, svp) était en grève. En effet, il y a dans leur play-list grévicole un je-ne-sais-quoi de parfum, d’ambiance, de climat qui ne trompe pas. S’y enchaînent sans intermèdes des séquence musicales parfois bien laborieuses entrelardées de voix de chanteurs inintelligibles aussi inconnus que pleins de bouillie dans la bouche. Avec souvent un petit côté musique d’ambiance pour kermesse paroissiale dont ne voudraient pas les supermarchés pour sonoriser leurs rayons.

M’est alors venue hier matin ce qui me paraît une évidence : La composition de la play-list en question relève des bonnes œuvres du service public au profit des déshérités. Pour combler les blancs de leur vacance, les stations de Radio-France pourraient certes nous donner un pot-pourri de succès et autres tubes de l’année plébiscités par les auditeurs et ça ne leur coûterait pas plus cher. Mais ce serait trop simple.
N’oublions pas que si les droits de diffusions payés à la SACEM (Sté des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) par les discothèques et bals populaires sont au forfait et répartis aux ayants droits au vu de sondages, ce n’est pas le cas des gros diffuseurs. De même que les organisateurs de concerts et spectacles, les cinémas, les producteurs de CD & DVD et les sites de téléchargements, les télés et les radios doivent fournir à la SACEM la liste détaillée des œuvres diffusées, laquelle SACEM répercute les droits d’auteur qui leurs sont dus à chacun de ses quelque 150.000 sociétaires…

Bref, au vu de ce qu’on sert à nos oreilles dans ces circonstances, je ne peux pas m’empêcher de penser que les jours de grève chez Radio-France sont pain béni pour les gagne-petit et traîne-misère mais néanmoins petits copains du milieu musical. En effet, leurs œuvres n’ont sans doute guère d’autres occasions d’être proposées imposées à nos oreilles…  

vendredi 22 septembre 2017

Psychédélisation…



Je n’en veux pas aux guignols de l’agence de com’ qui ont pondu cette affiche. Ils n’ont fait que répondre à la demande du client qui n’est généralement pas trop regardant sur les juteuses factures de ce genre de fournisseurs. D’autant moins regardant, je suppose, puisque c’est le Parisien qui paie*. Mais là n’est pas le sujet.

Je ne sais qui a validé le choix de l’affiche proposée par ces frétillants jeunes gens. Que ce soit Charlotte Laubard, "responsable du département des arts visuels à la Haute école d’art et de design de Genève" choisie cette année pour manager le truc, Bruno Julliard ou Mère Idalgo soi-même, je ne suis pas surpris. Nous savons depuis longtemps que tout ce petit monde a renoncé à carburer au LSD passé de mode, mais qu’on ne se refait pas et que ça fume plus que la moquette, au propre et/ou au figuré.

Quoi qu’il en soit, que c’est beau ! Pour le graphisme, on ne s’est pas foulé. Je suis sûr que ça t’interpelle au niveau du vécu, tu vois : C’est la nuit, hein. La ligne rose du soleil qui va se lever à l’est, hein, quelle trouvaille ! On retrouve le néon de la brasserie ou de la boîte de nuit que tu distingues vaguement dans la brume alcoolisée de ta dernière conso… Et à part ça, un grand aplat dégradé bleu de nuit, un grand vide, donc, exprime à merveille, n’en doutons pas, le thème retenu cette année : "Faire œuvre commune".
En précisant, des fois qu’on ait pas compris, qu’il s’agit de :
"célébrer le collectif en ces temps de repli sur soi et de crispation identitaire".

Le présumé grand effort intellectuel et cérébral fourni au terme d’un épuisant brainstorming pour frapper les esprits, retenir le chaland, appâter le prospect, enchanter le commanditaire, toussa, c’est évidemment le texte de l’annonce. Là non plus aucune surprise. Dyslexie et Psychédélisme sont des valeurs citoyennes et culturelles communes aux célébrations votives si nécessaires an divertissement de l’homofestivus boboïde. Et il n’y a que lui qui compte, n’est-ce pas ?

* (budget prévisionnel de la Nuit Blanche : 1,6 M€ de la Ville + 1 M€ attendu des sponsors)