"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mercredi 18 octobre 2017

Aumônes aux intermittents de la musique…



Hier matin, dès avant "dissipation des brumes matinales", m’étant acheminé d’une pantoufle lasse vers la cuisine pour le rituel du petit dej’, sacrement oh combien essentiel conditionnant l’humeur à venir de la journée, j’avais comme d’habitude allumé le poste… Avant même l’arrêt du toasteur et le sifflement de la bouilloire, j’avant pigé. Et c’est sans surprise que j’ai accueilli l’interruption du programme par la formule devenue classique, toujours prononcée d’une même voix égale par la même gente dame depuis des années : "- En raison d’un appel à la grève par plusieurs organisations syndicales portant sur les difficultés budgétaires et la défense de l’emploi à Radio France, nous ne sommes pas en mesure de diffuser l'intégralité de nos programmes habituels. Nous vous prions de nous en excuser." Et la play list réembraya aussi sec…

Sans surprise, disais-je ; je l’attendais… En effet, dès l’enchaînement sur le deuxième morceau du fond sonore, j’avais compris que radiofrance (n’oubliez pas les minuscules, svp) était en grève. En effet, il y a dans leur play-list grévicole un je-ne-sais-quoi de parfum, d’ambiance, de climat qui ne trompe pas. S’y enchaînent sans intermèdes des séquence musicales parfois bien laborieuses entrelardées de voix de chanteurs inintelligibles aussi inconnus que pleins de bouillie dans la bouche. Avec souvent un petit côté musique d’ambiance pour kermesse paroissiale dont ne voudraient pas les supermarchés pour sonoriser leurs rayons.

M’est alors venue hier matin ce qui me paraît une évidence : La composition de la play-list en question relève des bonnes œuvres du service public au profit des déshérités. Pour combler les blancs de leur vacance, les stations de Radio-France pourraient certes nous donner un pot-pourri de succès et autres tubes de l’année plébiscités par les auditeurs et ça ne leur coûterait pas plus cher. Mais ce serait trop simple.
N’oublions pas que si les droits de diffusions payés à la SACEM (Sté des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique) par les discothèques et bals populaires sont au forfait et répartis aux ayants droits au vu de sondages, ce n’est pas le cas des gros diffuseurs. De même que les organisateurs de concerts et spectacles, les cinémas, les producteurs de CD & DVD et les sites de téléchargements, les télés et les radios doivent fournir à la SACEM la liste détaillée des œuvres diffusées, laquelle SACEM répercute les droits d’auteur qui leurs sont dus à chacun de ses quelque 150.000 sociétaires…

Bref, au vu de ce qu’on sert à nos oreilles dans ces circonstances, je ne peux pas m’empêcher de penser que les jours de grève chez Radio-France sont pain béni pour les gagne-petit et traîne-misère mais néanmoins petits copains du milieu musical. En effet, leurs œuvres n’ont sans doute guère d’autres occasions d’être proposées imposées à nos oreilles…  

jeudi 19 mai 2016

Des bienfaits de la grève…



On néglige trop les bienfaits que peuvent procurer les grèves, notamment dans ce qu’il est convenu d’appeler les services publics.
Ce matin au petit-dej’, avant même la pleine dissipation de mes brumes matinales, je réfléchissais au petit avantage que je trouve aux "arrêts-de-travail-de-certaines-catégories-de-personnel" chez France-Cul" : Être parfois exonéré de la jactance récurrente de certains… Ce n’est hélas pas toujours le cas mais lorsque ça l’est, ça me fait des vacances… On se contente de peu.   

Mais d’autres y trouvent sûrement leur compte dans tous les cas et j’ai réalisé ça ce matin : Je pense notamment à certains auteurs-compositeurs-interprètes de diverses chansons et/ou morceaux de bruitage meuhzik dont les recettes de droits d’auteur via la SACEM doivent dépendre essentiellement de leur présence dans les play-lists de Radio-France les jours de grève…  

dimanche 29 mars 2015

Hollande, sévices audiovisuels publics...



Je m’interrogeais sur le surprenant désintérêt de l’acuraba générique face à la situation de Radio-France. Rendez-vous compte : Le bidule est hors service depuis dix jours. Fond musical permanent entrelardé d’heure en heure par un "ding-dong – par suite de….etc." France Inter, France Bleu, France Cul’, France Musique, le Mouv', Fip, etc. Bon, ça nous fait des vacances. Et quand je dis "je m’interroge", on se comprend, hein ?
Il n’en demeure pas moins que la radio d’Etat, celle de la Fwance, la parole citoyenne, est muette depuis dix jours et que cela ne suscite chez l’usager (et contribuable) strictement aucune réaction (sinon un haussement d’épaule indifférent si vous vous en étonnez…)
Bref, que la Radio de service public existe ou n’existe pas, ça ne fait aucune différence !

Pourquoi ? J’ai trouvé !!

Nous avons les communiqués de l’Elysée ! Grâce au Pédalonaute, les nouvelles importantes nous arrivent toutes chaudes en exclusivité (parfois même avant qu’elles soient vérifiées…)

Le Pwésident de la Rrrééépublique veille personnellement à nous tenir informé ; la chance qu’on a. C’est ainsi qu’hier soir il a tenu à nous annoncer lui-même avant quiconque du décès d’un quatrième Fwançais des suites de ses blessures lors de l’action terroriste islamique l’attentat perpétré il y a dix jours dans un musée en Tunisie. Il n’a pas manqué à cette occasion de "faire part de sa profonde tristesse après le décès à Tunis de Mme Huguette Dupeu qui avait été grièvement blessée

Perso, j’exprime évidemment ma compassion navrée à ses proches, mais elle a quand-même de la chance : Si elle s’était fait violer et dépecer par un récidiviste dans quelque pavillon miteux de Romorantin, je ne pense pas qu’elle aurait eu droit à un communiqué de la Présidence de la République. Mais je m’égare.

Bref, cette news tombe à pic pour relancer le "sujet" avant la participation en personne de notre Président à la "marche contre le terrorisme" d’aujourd’hui à Tunis, bras-dessus-bras-dessous avec son homologue local, Mahmoud Abbas, Matteo Renzi, Federica Mogherini, le reste de la sauce et le peuple tunisien… Ça confirme sa place incontournable sur la scène internationale ; et son courage aussi, neuf complices des tueurs ayant été flingués en Tunisie ce jour-même. Donc on va pouvoir meubler que je vous dis pas. S’il y avait un petit incident sans gravité, ça ferait bien dans le tableau. Ajouté au "- Ouvre cette foutue porte !" qui sature les écrans ça pourrait peut-être faire oublier les élections départementales ! Croisons les doigts…

Mais je m’égare encore. Radio-France, donc. On en fait quoi ?

Hier, de passage à Paris, je suis allé présenter mon projet de plan de sauvetage aux autorités compétentes. Sans grand succès et je m’en étonne. Surtout, au déjeuner, l’ami Corto (toujours indécrottablement abonné au hamburger) s’est esclaffé devant ma proposition de racheter Radio-France pour un euro symbolique. Je ne comprends pas pourquoi, d’autant que j’ai l’assurance que le Crédit Lyonnais me ferait l’avance de trésorerie nécessaire !
C’est pourtant simple : Mon plan prévoit de licencier 98,7% du personnel (oui, il doit bien y avoir 1,3% d’hôtesses d’accueil et de femmes de ménage qui n’ont pas démérité) Les indemnités de licenciement seraient couvertes par la vente au détail du matos et de tous les bâtiments. Le cas échéant, si ça ne suffit pas, l’Etat-Macron aurait mauvaise grâce de ne pas faire face compte tenu des colossales économies à en attendre pour lui. Chaque année pleine, sur la base des prévisions 2015, il économiserait 602 millions d’euros (+ 20 millions d’euros de déficit à couvrir en fin d’année) sans compter les 90 millions d’euros d’investissements prévus qui n’auraient plus lieu d’être… Et toussa, sans être obligé de supprimer la redevance. La "contribution à l’audiovisuel public" deviendrait la "contribution à l’audiovisuel" tout court pour lutter contre la fracture numérique ou quelque chose de ce genre…

Il y a longtemps, dans je ne sais plus quelle multinationale, on suspendait de temps en temps la diffusion d’un listing ou rapport statistique interne périodique et on observait ce qui se passait. Si personne ne réagissait, tchak ! On supprimait définitivement l’édition du document en cause (et le coût de son élaboration)…
Laissons encore quelques jours de grève, histoire de voir si l’usager se décide à réagir. Si non, dans la situation pré-grecque que nous vivons, maintenant que la mission d’information est dévolue à la Présidence de la République, jvoipapourkoi on se priverait de ça.

Elle n’est pas belle mon idée ?