"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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samedi 15 octobre 2016

Le mémoriel à guichet fermé…



Les attentats se suivent et se ressemblent.
- lls ne se différentient que par le plus ou moins grand "professionnalisme" de leurs auteurs et du niveau "numérique" des pertes humaines occasionnées de ce fait.
- Qu’ils soient le fait de Français ou d’étrangers, de "déséquilibrés" ou de "fanatiques", de bricoleurs amateurs ou de commandos entraînés, de "dealers" ou de "réfugiés", etc., ils ont tous la même raison d’être : Ils sont motorisés par la haine de la face de craie en général et du chrétien en particulier, ces derniers englobant pêle-mêle aux yeux de leurs auteurs les chrétiens, les juifs, les bouddhistes, les musulmans non-pratiquants, les agnostiques, les athées… (et les végétaliens, ne les oublions pas) Rien ne distingue ces attentats les uns des autres car tous visent le même objectif stratégique : Imposer à la planète entière l’Islam dans sa dimension millénaire d’impérialisme colonialiste totalitaire, en commençant par les maillons faibles dont nous sommes…  
- Ils se suivent et se ressemblent tellement, qu’il n’est plus nécessaire (dit-on) et surtout qu’il n’est pas décent d’en nommer l’origine et la raison d’être…

En revanche, les commémorations des attentats se suivent et ne se ressemblent pas !
- Bien sûr, il a fallu le temps de se réveiller. Toulouse et Montauban relevaient encore du fait-divers atroce qui ne justifiait pas encore d’en faire une pendule pour quelques enfants juifs et trois militaires.
- Puis on a eu droit à l’immense barnum du je-suis-Charlie. Son nom-même traduit trahit bien que ce n’est pas le martyre de quelques épiciers juifs et policiers qui aurait pu déclencher une telle hystérie-dans-le-calme. Seule la mort de quelques dessinateurs et pisse-copies faisant leur beurre de vulgarité et de scatologie pouvait susciter une telle ferveur populaire où chacun a pu brandir son cierge crayon en carton dans une sorte de nouvelle fête de la fédération de 1790, prélude à l’enfantement de la Terreur…
- Et puis, l’habitude aidant, en dépit du changement significatif du format des pertes, la commémoration de la défaite (nous sommes en guerre, ne l’oublions pas) du Bataclan a été plus, euh… calibrée. Il est vrai que le lieu retenu - la cour des Invalides – ne se prêtait guère au genre de foutoir concocté en janvier par les spécialistes de l’évènementiel que nous rémunérons à l’Elysée…

- Aujourd’hui, ce fut le tour de la commémoration du massacre de Nice le 14 juillet dernier. Bon. Cette fois-ci, la cérémonie avait lieu en plein air et non plus dans l’espace clos quoique vaste des Invalides. D’autre part, dans cette ville chère à ma nostalgie, le lieu retenu se prêtait parfaitement à la chose. Espace de parc modérément boisé propre à accueillir en nombre les acurabas niçois, il présente le frein naturel avantageux en période d’état d’urgence de n’avoir qu’un seul accès voiture en sens unique (+ un escalier) et d’être aisément délimité et sécurisé.
Quoi qu’il en soit, l’accès "au château" (il n’y en a pas, sinon le cimetière des vielles familles locales) ne s’est faite aujourd’hui que "sur invitation" ; seules les "personnalités" et les familles des victimes ont pu rejoindre la presse, les gardes républicains dépêchés à grand frais de Paris et les enfants des écoles triés sur le volet pour venir déposer les fleurs…
Les communicants régisseurs du spectacle ont bien fait les choses. Commémoration pour commémoration, pour la prochaine, qu’à Dieu ne plaise, il restera toujours la cour de l’Elysée ; on pourra même fermer la porte…  

Quant à la foule des niçois, si attachés à leur Prom’ devenue "scène de crime" une nuit de fête, elle a suivi ça à la télé…  


vendredi 22 juillet 2016

Koh-Story & Love-Lanta des banlieues…



Y en a marre ! Oui, y en a marre. Depuis huit jours, les "JT", "reportages", "enquêtes" et pseudo débats "d’experts" qui meublent à toutes heures la télé comme les articles qui tirent à la ligne sur les sites dits d’info nous saoulent jusqu’à plus soif sur tout ce qu’il faut savoir de l’auteur du carnage de Nice. Non seulement on nous rabâche son prénom et on s’étend avec gourmandise sur son patronyme à tiroir en évitant les fautes de prononciation, mais on nous sature de détails sur sa personne, son parcours, son caractère, ses loisirs, ses goûts libidineux, ses proches, ses voisins, ses fréquentations, ses soucis, sa vie, son œuvre… On s’interroge sur ses motivations, sur les causes psychologiques de sa dérive, etc. Nous ne devons rien ignorer de lui…
Limite, on n’en a pas fait autant pour Michael Jackson ou Lady Diana Spencer ! Alors même que la fin brutale du héros a mis les paparazzis au chômage (et nous fait échapper pour une fois à l’habituel suffixe "-présumé" systématiquement accolé à la fonction du héros dans le film)

Certes, curieusement, s’agissant des origines et des apparentes appartenances culturelles (restons prudents) des individus de ce genre, certains tabous commencent timidement à s’estomper bien qu’on soit encore très-très loin du compte… Et il est aussi légitime que nécessaire que le vulgum franchouillard prêt-à-être-consommé sache à qui il a à faire et qu’on ne lui présente pas des rottweilers habillés en caniches châtrés pour préserver la vie privée… Certes, aussi, l’acuraba, électeur de ceux qui le laissent désarmé sous l’édredon du "monopole de la violence légitime", est en droit de connaître les conclusions de l’enquête et les enseignements à en tirer. Mais il n’a pas à être inondé, noyé, par un salmigondis d’hypothèses, de micros-trottoirs, d’interviews d’experts médiatiques et de détails sur le choix de ses caleçons et ses pizzas préférée…

Depuis huit jours, le temps d’antenne et la pagination écrite des sites d’info internet consacrés à cet individu atteint un volume jamais vu jusqu’alors, y compris dans le cas de Merah ou des tueurs de janvier et novembre dernier !
Et toussa, comme il faut bien meubler, en dispersant l’attention de l’auditeur sur des détails futiles, voire grotesques, qui relativisent ou occultent carrément ce qui est essentiel quant aux mobiles et causes première des actes criminels perpétrés par le sujet. De plus, toutes ces digressions people (il ne faisait pas le Ramadan, il aimait danser la salsa…) le rendent plus humain, "comme nous", donc, pour certains sinon pour beaucoup, un modèle à suivre comme fut un temps Zidane…

Certes, il y a là les effets de la concurrence hystérique entre des "rédactions" courant après l’audience en ne disposant que de ressources humaines élevées dans l’éternel présent sans souci d’avenir et totalement déculturées.  Faute d’avoir quelque chose à dire, les "médias" s’en donnent d’autant plus à cœur joie qu’il n’existe plus aucune autorité régalienne souhaitant maintenir un semblant de quelque chose ressemblant, sinon à une autorité morale, au moins à la common decency chère à Michéa. D’ailleurs, le voudrait-elle qu’elle en serait incapable…
Mais ça ne suffit pas à expliquer cette brusque accélération dans le n’importe quoi. Vient s’y ajouter une évidente fébrilité qui découle à n’en pas douter d’un sentiment de panique chez ces prébendiers subventionnaires d’un système à l’agonie.
Et, pour couronner le tout, cette logorrhée est un magnifique écran de fumée qui densifie opportunément le petit nuage de brume inconsistante, confortable sofa supportant pour quelque temps encore le ludion pédalonautique.   

samedi 16 juillet 2016

Est-il ou n’est-il pas ? Grave question !



L’Etat Islamique confirme par un communiqué que "l’auteur de l’opération menée à Nice (France) est bien un de ses soldats ayant agi conformément aux consignes qui lui ont été données"… Bon.

Qu’entend-t-on chez nous ? :

- « Est-ce une revendication opportuniste ou une confirmation ? » 
- « L'enquête continue avec une question centrale : Mohamed Lahouaiet Bouhlel est-il un djihadiste proche de l'Etat islamique ? »
- « Aucun document lié à l'Islam n'a été retrouvé chez lui... »
- « Pour le moment, seuls le mode opératoire utilisé par cet homme et la revendication permettent de faire un lien entre le tueur et l'organisation terroriste islamiste. L’homme serait plutôt un déséquilibré qui se serait inspiré de la propagande de Daech et de sa folie meurtrière sans entretenir aucun lien avec cette organisation... »
- « L'enquête s'attelle à comprendre les motivations de ce Tunisien résidant à Nice… »
- « D'après nos informations, rien, pour le moment, ne permet de déterminer avec certitude que l'homme est lié "d'une manière ou d'une autre" [Manuel Valls sur France2] à la mouvance islamiste et à l'organisation Etat Islamique. "Au contraire même." »
- « Les premières investigations montrent pour l'instant que Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne présente pas du tout le profil d'un homme radicalisé. Violent, décrit par ses voisins comme impulsif, il a été condamné une fois en mars 2016 pour une altercation à la suite d’un accident de la circulation. Séparé de sa femme et de ses trois enfants, il est décrit comme dépressif et instable. Aucune trace de sa radicalisation dans aucun témoignage ni dans les fichiers spécialisés des services de renseignements français. »
- « Des liens avec des hommes proches de la mouvance islamiste de Nice ont pu être établis, mais les enquêteurs ne savent pas encore de quelle nature sont ces contacts. Et ils semblent pour certains très anciens. »
- « Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeuneuve a affirmé [toujours sur France2] : "- Rien ne permet de lier l'attaque de Nice avec l'islam. Nous verrons si l'enquête le déterminera" » …

De qui se moque-t-on ? Si Manu-la-mâchoire ou je ne sais qui d’autre s’est laissé aller à dire un jour que nous étions en guerre, ce n’est qu’un à-peu-près qui lui a échappé. Car nous ne sommes pas en guerre ; nous, nous sommes avant tout en paix. Il est vrai – et c’est contrariant – que d’autres nous font la guerre. Mais c’est leur problème… D’ailleurs, on ne sait pas trop bien qui ça peut être…
- D’abord, on ne veut sait pas les désigner autrement que par leur stratégie, leurs tactiques et leurs méthodes de combat : Elles visent à terroriser de l’intérieur les populations civiles pour qu’elles finissent par se terrer chacun chez soi, chacun pour soi, et par se soumettre par force de l’habitude. Ce ne sont là que des moyens, au même titre que les bombardements aériens, les chars, etc… Ce ne sont que des outils qui pourraient être utilisés par n’importe qui. En les qualifiant de terroristes, en les désignant simplement par les outils qu’ils utilisent, on évite de se demander qui ils sont…
- Ensuite, il ne s’agit pas d’une guerre classique avec front, uniformes, etc. que nos aïeux savaient faire, ni même d’une guerre asymétrique à laquelle nos pères avaient dû s’adapter. On ne sait pas, ou ne veut pas, discriminer qui est qui sur un théâtre des opérations sans limites, officiellement de paix, d’amour et d’eau fraîche, où chaque fantassin actif ou potentiel de l’ennemi est non seulement comme un poisson dans l’eau mais aussi juridiquement, citoyennement, moralement et humainement mon égal, mon semblable…    
- Nous n’avons donc à faire qu’à des terroristes, pas à de vrais ennemis. Du fait de leur violence et de l’ampleur des pertes humaines qu’ils occasionnent, il y a certes une différence de degré par rapports à ce que nous avions autrefois connu avec les nihilistes du XIX° siècle, les Ravachol et autres "ennemis publics" genre Mesrine ou Brigade Rouge. Mais, mettez-vous bien ça dans la tête, il n’y a pas de différence de nature…
- Nous ne pouvons donc nous opposer à cette guerre que nous font ces terroristes que par des opérations de police menées dans le strict respect de nos lois de temps de paix, des sommations légales, du code de procédure pénal, des témoignages contradictoires, des droits de la défense, toussa… Et le soi-disant état d'urgence n'est que de la poudre aux yeux.

Heureusement que Lahouaiej-machin a été tué. On en aurait sûrement rien appris compte tenu des seules méthodes d’interrogatoire que notre droit pour temps de paix autorise. Et ça en fait un de moins à nourrir et maintenir en bonne santé dans nos prisons.
Quant à ce qui est de mettre la main sur ses éventuels complices, contacts, réseaux, etc., que ce soit avec ou sans lui, les services de renseignements feront ce qu’ils pourront compte tenu du Procureur, de la chambre d’accusation, de la CEDH…

L’avenir n’est pas serein…