"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mercredi 31 août 2016

Un seul être nous manque et rien n’est dépeuplé…



La grande pignolade de la semaine est donc la démission d’Emmanuel Macron ; faut croire puisque tous la cour des médias en est pleine… Macron par-ci, Macron par-là… Ducon commente et Duchnock s’interroge… Et ça tire à la ligne… Ce matin : "Premier conseil des ministres sans Macron", "Hollande préside le premier conseil des ministres de l’après-Macron", rendez-vous compte !
Alors que ça se reniflait plié de chez plié ! C’est une "surprise" aussi inattendue que l’annonce par Sarko de sa candidature à la candidature. Le seul suspense résiduel tenait à la date, l’heure et la manière…

La manière reflète d’ailleurs l’égo surdimensionné du type et son total mépris pour le bon peuple : Il annonce sa démission un soir par communiqué sans en donner la raison (puisque "elle va de soi"…) alors qu’il donnait le matin-même en sa qualité de ministre une conférence de presse très… professionnelle dans le registre tout-va-bien…
C’est du mauvais théâtre. Il y a même un pisse-copie qui a titré : "Hollande pleure, Valls rit"… Peut-on être aussi con !

L’enfant gâté prend donc la mer en laissant 500.000 chômeurs de plus qu’à son entrée en fonction. Il va nous faire une jolie campagne présidentielle numérique financée par la City où il traitera de tout sauf de ce qui intéresse et angoisse les Français. On va lui trouver ses 500 parrainages…
Car toussa table sur un sondage sérieux et récent sur ses qualités, compétences et aptitudes à gouverner : Il y obtient ses meilleurs scores chez les sympathisants… UDI et, dans une moindre mesure… LR !  
Le but du jeu est clair : Si Hollande réussit à se faire désigner ras-les-cheveux à la primaire socialo, pour le hisser à la 2° place au premier tour (loin) derrière la Madelon d’Hénin-Beaumont, le pion Macron doit essayer de faire passer Sarko (ou Juppé) en troisième position. Et on s’en reprendrait alors pour cinq ans…

Mais ce n’est pas de Macron dont je voulais vous entretenir. Car sa démission ne reflète rien du réel ; C’est seulement un de ces épisodes généralement sans suite du bricolage à la va-comme-ça-vient sans vision d’avenir et des combines politiciennes puériles qui résument l’agir d’un Exécutif réduit à commenter les faits divers.  

Non ! L’évènement que je veux retenir, c’est la démission de George Pau-Langevin !

George quitte le navire "pour raison personnelle" ! Rendez-vous compte ! Si l’on écarte les incontournables comme Sapin, Le Foll, Touraine, etc. et la divine Najat, George est l’exemple parfait de la continuité de l’action gouvernementale dans l’inaction. Un symbole, un totem. Je commençais même à me demander si on n’allait pas l’embaumer comme Lénine (ou l’empailler) pour la placer dans une vitrine dans le hall d’entrée de son ministère ! Je me demandais même si ce n’était pas déjà fait… Ben non puisqu’elle vient de causer !
Car George Pau-Langevin soi-même faisait partie du gouvernement sans discontinuité depuis juin 2012 ! Même Taubira n’a pas eu la même longévité ! Et, malgré tout, il n’y a pas que ceux qui ne lisent que l’Equipe ou ne regardent que Fort Boyard qui n’en ont jamais entendu parler !   
Femme, afro-antillaise, trois ans présidente du MRAP, recasée dans la foulée pendant onze ans à la direction d’une agence nationale et légiond’honneurisée on ne sait trop pourquoi (allez lire son CV sur Wiki-sa-race !), c’était à n’en pas douter l’incarnation parfaite du changement c’est… maintenant ! Ils ne pouvaient donc pas s’en passer ! Il l’a leur fallait ! Ils ont même inventé pour elle une sinécure aussi grotesque que vide, celle d’un secrétariat d’Etat à la "réussite éducative" ! Quand Valls a remplacé Ayrault, le ridicule de l’intitulé comme l’inexistence de son bilan l’ont propulsée au rang de ministre "des outre-mer". Là, hormis avoir grogné sans suites contre le statut de Saint-Pierre-et-Miquelon, elle a eu pour seul mérite d’apposer sa signature avec sa copine de "l’égalité réelle" (autre pignolade) sur un projet de loi sûrement coûteux dont on ne verra pas la sortie…

Bref, George nous était indispensable ! Et on ne s’en est même pas rendu compte ! Personne ne sait qui c’était ! Personne dans aucune rédaction, pas même au Monde, n’a distrait cinq minutes de son temps pour rédiger une notice nécrologique rappelant tous les services qu’elle a rendu à la Nation République !

Par son inaction gouvernementale comme par ses idées, George personnifiait dans son être, en une synthèse lumineuse, toute la transparente vacuité du Hollandisme. L’absence de rond dans l’eau, l’absence de la moindre ride à la surface des flots à l’annonce de son départ en est la preuve irréfutable !   

  

dimanche 22 mai 2016

Restons groupés !



Sur l’autoroute A2017 (km Ø à Tulle), depuis qu’on avance,  ça bouchonne et ça n’avance plus vraiment sans qu’on comprenne pourquoi. Les pompes à essence se font rares. On avait pourtant bien avancé depuis que nous sommes partis pour les vacances, il y a 4 km ans de ça… On a fait tous les arrêts-pipi qu’il fallait. Dès le départ, on était un peu serré dans la bagnole. Mais ça va mieux maintenant, enfin je crois. Beaucoup ont voulu descendre en route, Arnaud, Christiane et les autres. C’est bien dommage. Ils ont dû trouver de la place dans d’autres voitures et on ne sait pas trop s’ils sont maintenant derrière nous… ou devant. Ce qui serait vexant. Bien sûr, il y en a quelques-uns à qui on a dû demander de débarquer parce qu’ils ne sentaient pas très bon. Tout le monde peut se tromper. Mais on les a toujours déposés avec discrétion sur des aires de repos pouvant leur convenir ; on n’est pas des brutes… Il y a eu des auto-stoppeurs qu’on aurait bien voulu garder comme la petite Leonarda ; mais à l’impossible nul n’est tenu et je m’efforce de ne plus y penser…
En revanche, à un arrêt où on a vérifié l’huile, on a pris un autostoppeur nommé Emmanuel. On lui a proposé de monter vu comme il était beau gosse. Je me demande si on a bien fait… Et puis l’autre là, comment s’appelle-t-elle déjà ? Oui, Myriam. Elle n’y connaît rien en moteur mais si on tombe en panne on pourra toujours dire que c’est de sa faute.
Il y a aussi tous ces passagers dont j’oublie les noms que j’ai embarqués, parfois dès le départ, pour faire plaisir, comme George par exemple. Ils ne servent à rien mais au moins ils ne causent pas…
Heureusement, j’ai encore quelques potes à bord, sans compter Manu qui est à la place du mort et fronce les sourcils chaque fois que je freine ou accélère. Pourtant, je ne fais que me caler sur le pare-chocs de la bagnole que j’ai devant moi, que voulez-vous que je fasse d’autre ?  Suffit que je la suive. En général c’est une grosse berline allemande. Mais comme la file de gauche roule plus vite et que je ne réagis pas toujours assez vite, il y en a parfois d’autres qui s’intercalent entre nous ; un amerloque, un Turc… Mais cépagrave puisque ça n’avance plus…       

On avait prévu une remorque pour pouvoir emmener avec nous quelques sales mômes qui voulaient écouter leurs propres CD de musique pendant la route. On ne pouvait pas les laisser aller n’importe où, n’est-ce pas ? Eh bien la remorque s’est esplartchée sur le macadam suite à un dos d’âne mal négocié. Ce doit être la faute à Myriam, mais bon. On a alors récupéré dans la voiture ceux de la remorque qui en étaient tombés sans franchir la ligne blanche. Ils mettent un peu de verdure sur les banquettes et ce n’est pas plus mal. Heureusement, on annonce du brouillard et il devrait faire nuit quand on passera devant la sortie N-D des Landes. De toutes façons, cépagrave puisque ça n’avance plus…  

Bientôt ça va rouler mieux.   

   

vendredi 12 février 2016

Mâles et femelles encore une fois…



 Voici donc ce qui devrait être, suppose-t-on, le gouvernement de combat pour la dernière ligne droite. Le truc super-blindé à chenilles tout-terrain avec quatorze mois d’autonomie en carburant et tourelle de tir tous azimuts. Avec un équipage de choc en état d’urgence pour vous torcher en six mois l’inversion de la courge du chômage ; le défi de l’immigration de masse ; la menace de l’impérialisme islamiste ; la crise bancaire, celles de l’euro et de l’Europe ; rectifier les conneries faites à l’international de l’Ukraine à la Syrie, de l’Iran à la Lybie… Et, bien sûr, entre deux, torcher les réformes annoncées comme celle du Code du Travail…
Toussa, en six mois. Oui, j’ai dit six mois seulement. Car aucune vraie réforme qui ne soit pas que du bruit avec sa bouche ne peut se faire par simple décret vite-fait sans passage au Parlement. Déjà, le démarrage du job va être freiné par le bourbier en cours de la réforme constitutionnelle inutile et à la con. Puis, dès la rentrée de septembre, tout le travail législatif sera absorbé par la préparation du budget 2017, oh combien délicat pour le window dressing des sortants. Ensuite, toussa se mettra en off en vue des présidentielles…

Autant dire que les déclarations d’hier soir du Pédalonaute (que je n’ai pas écouté) sur la poursuite des réformes, hein, c’est nous prendre encore et toujours pour des cons.

Mais revenons au gouvernement. Ça ne mérite plus que je me paluche naïvement d’en faire une analyse exhaustive comme en 2012. Si besoin, consultez Corto. Bon, quoi de neuf ?
D’abord, on passe de 32 à 38 guignols vu qu’il y a du boulot. On notera le maintien liturgique de cette sacro-sainte parité qui n’a certes pas besoin d’être désaccentcirconflexée mais dont on s’étonne qu’elle n’ait pas déjà été surconstitutionnalisée.
- L’arrivée de Jean-Marc Ayrault au quai d’Orsay appelle plusieurs observations. D’abord, qu’on n’a plus grand monde de présentable en magasin. Ensuite que le signal qu’on entend donner est qu’on va plutôt adopter un profil bas à l’international, plus raisonnablement prévisible. Enfin que, quoi qu’il arrive, on ne fera jamais de vagues vis-à-vis de l’Allemagne…
- Côté ouverture à l’universalité de la Fwance, on passe au gouvernement de 2 à 3 bi-citoyens marocains.
- Le départ de Fleur Pellerin, acté, dit-on, avec cette goujaterie coutumière au Pédalonaute, mérite qu’on s’y arrête. On avait là l’exemple parfait de la technicienne super dotée en QI, etc. dans sa partie mais totalement inculte dans les autres domaines de la vie. Tout à fait le genre, donc, qui convient aux milieux ministériels. Initialement recrutée pour l’économie numérique, cette fille a été balancée toute nue dans le marigot de la Kultur où elle ne pouvait que se faire piéger et faire conneries sur conneries. La preuve sublime nous en a été donné ce matin sur Fwance-Cul’ par la litanie dithyrambique de qualités que lui trouvait le chœur des pleureuses de la Réunion des Artistes Subventionnés. C’est la preuve aussi, mais on le savait déjà, qu’on se fout éperdument de l’adéquation minimale d’un ministre au contenu du poste, seule comptant l’équilibrage de la répartition des postes…
- J’écrivais l’autre jour au sujet de Badinter et du Code du Travail : "…que le gouvernement d’un pays développé n’ait trouvé à confier ce dossier qu’à une retraité de 88 balais sorti du formol pour l’occase me déclenche une Schadenfreude qui réchauffe autant mes vieux os qu’un single malt 18 ans d’âge." Autant dire que la nomination de Jean-Michel Baylet à l’aménagement du territoire, de la ruralité et des collectivités territoriales me fait le même effet et je l’en remercie. Voilà un patron de presse de 70 ans, longtemps "parrain" d’un département, déjà ministre il y a trente-deux ans et qui l’était encore il y a 22 ans et, surtout, qui a été battu aux deux dernières élections où il s’est présenté, qui reprend du service ! Il est vrai seul cacique du radicalisme cassoulet pouvant encore exercer quelque pouvoir de nuisance…
- On passera sur le retour des Verts au gouvernement. C’est toujours quinze mois d’indemnités et d’avantages en nature de pris. Jean-Vincent Placé a assez gigoté et agioté pour ça qu’on aurait peine à le lui refuser.
- Michel Sapin à la fois ministre des finances et des comptes publics (en direct). Ça sent son souci de maintenir Macron dans le pré carré bac à sable où on lui permet de jouer, histoire d’enfumer les milieux d’affaires…
- Jean-Yves Le Drian, vu le contexte, ne pouvait quitter la Défense et continuera d’enculer les Bretons. Un emploi fictif de plus à Rennes… Et Stéphane Le Foll continuera à subir son calvaire agricole.
- Il n’y a pas que Najat qui soit indéboulonnable. Totalement transparente, George Pau-Langevin est toujours là ; on l’oublie trop. C’est qu’elle a été "ministre déléguée à la réussite éducative" vous savez. Un portefeuille créé pour elle dès le 1° gouvernement Ayrault en 2012. De l’aveu même des médias bien-pensant, un portefeuille "dont le périmètre n’a jamais été précis." Et depuis 2014 les compétences de cette "guadeloupéenne de Paris" lui ont valu d’être promue "Ministre des Outre-Mer".
- Le reste, piétaille PS et conseillers élyséens, ne mérite pas d’être examiné de près. Ah si ! Quand même. J’ai adoré la création d’un "secrétariat d’Etat à la Biodiversité" et que le ministère du logement s’élargisse à l’habitat durable, forcément distinct du logement. Je salue la création d’un "secrétariat d’Etat d’aide aux victimes" qui, n’en doutons pas, est promis à un grand avenir. Enfin, comment ne pas se sentir mieux en apprenant que l’égalité dont se soucie le gouvernement est désormais l’égalité réelle…  






Les survivants de mai 2012