"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 1 avril 2019

Transparence…


S’il y a une chose que l’on ne peut pas reprocher au système Macron, c’est son souci de redonner un peu de transparence à ses méthodes d’action. Un début de glasnost quoi !

Mme Sibeth Ndiaye vient d’être promue Secrétaire d’Etat avec la fonction oh combien visible, de porte-parole du Gouvernement. C’est donc désormais elle qui fera aux journalistes le compte-rendu hebdomadaire du Conseil des ministres ; et pas seulement…  

Il est vrai que Mme Sibeth Ndiaye coche toutes les cases permettant (en Fwance) d’accéder aux plus hautes destinées :

- D’abord, cette dame de 39 balais a non seulement la chance d’être femme, d’être Sénégalaise d’un beau black qui sied à son teint, mais aussi celle d’être née dans la soie plutôt que dans le coton : Naissance, enfance et adolescence dans le quartier de Dakar où se concentrent les instruments du pouvoir, des affaires et de la vie mondaine. Papa était député et bras droit d’Abdoulaye Wade pour son parti. Maman a été présidente du Conseil constitutionnel du Sénégal…
- En France depuis ses années lycée, elle a étudié la philo puis préparé un master en "économie publique et protection sociale" (diplômée à 28 ans) et, surtout, elle a rentabilisé ses années d’études :
- Elle a milité activement à l’UNEF (of course), ce qui lui a permis de siéger durant cinq ans au Conseil d’administration de la MNEF… Et c’est parti :
- A 23 ans, adhésion au PS "en réaction au 21 avril" ; à 29 ans, chef du service presse du Pdt du Conseil général du 9-3 (Bartolone) ; à 30 ans, nommée par Martine Aubry secrétaire nationale du PS pour la petite enfance ; à 31 ans, chargée de mission presse et communication au cabinet du ministre du "redressement productif". Là se situe le coup de bol : Quand Montebourg est viré, débarque Macron qui… se la garde et l’intégrera à son "premier cercle" !
- Quand le Cyborg entre à l’Elysée, elle devient conseillère presse pour les affaires nationales auprès du chargé de la communication du Château… On notera que, durant tout son parcours antérieur jusqu’aux cabinets de Bercy inclus, elle n’était que Sénégalaise. Ce n’est qu’à 38 ans, un an avant d’intégrer les services de l’Elysée, qu’elle a opportunément acquis la (double) nationalité par naturalisation. Pour vaquer dans les allées des plus hauts sommets de l’Etat, dans ce pays territoire au fond de sauce encore indécrottablement franchouille, ça fait quand-même mieux dans le tableau…
- Depuis, elle verrouille… C’est sa grande spécialité. C’est elle qui, malgré l'opposition de l'association de la presse présidentielle, a déménagé la salle de presse de l'Élysée, ouverte à tous les vents depuis Giscard ; elle qui choisit les journalistes accrédités pour les déplacements ; elle qui tance et menace les rédactions quand un article ne convient pas… ; et elle, bien sûr, qui a pris le dessus sur l’inexistant guignol de Cour Bruno Roger-Petit…

On se souvient des remous suscités par son SMS adressé à un journaliste au sujet du décès de Simone Veil : « - Yes, la meuf est dead » Elle affirme que c’est un faux. Peut-être mais bon. C’est quand-même un petit bijou, une phrase ciselée par une communicante de métier pour atteindre la cible, c’est-à-dire, tout à la fois, faire le buzz et être comprise par l’ensemble du panel de prospects : l’adverbe d’accroche et le complément d’objet direct sont en anglais, l’article défini du sujet et le verbe sont en français, et le sujet, enfin, est en verlan-banlieue…  Bref, une phrase exprimée dans un sabir magnifique, novlangue véhiculaire, néo-vernaculaire, apte à répondre (??) aux vœux des gilets jaunes en proposant un langage commun aux zélites et aux sans-dents de toutes origines !
Mais je m’égare…

La voilà donc secrétaire d’État et porte-parole du Gouvernement. Et revoilà mon titre : transparence ! Oui, sa nomination vient nous montrer que la Macronie ne veut rien nous cacher !

- D’abord, parmi d’autres, cette nomination nous confirme, après l’inexistence du Parlement, l’inexistence du Gouvernement dans le "nouveau monde". Désormais, la responsabilité de l’exécutif vis-à-vis de la représentation élue est une fiction validée : le mode de désignation des ministres confirme officiellement, s’il en était encore besoin, que le Gouvernement n’est plus qu’un service administratif de collaborateurs nommés et révoqués par le Cyborg et placés sous son autorité directe. L’inutilité du poste de Premier Ministre, simple commis de bureau évanescent, est désormais actée, sinon en droit du moins en fait…

- Ensuite et surtout, en nommant "porte-parole du Gouvernement" une personne, à la fois femme, "diverse" et Française "de papier", qui a déclaré : "- Pour protéger le Président, j’assume parfaitement de mentir. ", la Macronie a décidé de ne plus rien nous cacher quant à ses objectifs !   
  

mardi 9 octobre 2018

Savoir c‘qu’on veut… si on peut…


Savoir c‘qu’on veut… si on peut…

Et toussa en même temps !

Dur… 

 Comme disait Josiane : "- C’est au pied du mur qu’on voit le maçon." (sans cédille)


mercredi 3 octobre 2018

Ministres d’Etat au nouveau monde…



Le "nouveau monde" où se noient les restes de La Méduse la " start-up’ France" ressemble de plus en plus à l’ancien ; preuve, une fois encore, de l’éternelle vérité formulée par Guiseppe Tomasi di Lampedusa il y a déjà soixante ans : "- Il faut que tout change pour que rien ne change…"

L’actuel pédalage dans la semoule du Cyborg-Président et de ses nains de jardin met en lumière, un peu plus aujourd’hui qu’hier et sûrement moins que demain, à quel point son "nouveau monde" n’était qu’un décor de théâtre en carton aux chatoyantes couleurs masquant aux acurabas de base le recyclage des prébendiers du "vieux monde".

Ministres d’Etat… Que ce soit sous la défunte IV° République aux 28 gouvernements en 22 ans ou la V°, le titre de "Ministres d’Etat" - sans rapport avec le portefeuille en charge – était octroyé aux membres du gouvernement représentatifs des forces politiques qui le soutenait. Un symbole, une garantie parlementaire politicienne…

Ayant décroché le Mickey par effraction dans les conditions que l’on sait, notre Cyborg-Président s’est dépêché, "à l’ancienne", d’attribuer le hochet honorifique aux trois guignols les plus représentatifs des forces citoyennes ayant été en première ligne pour guider vers la victoire la vague irrépressible, le tsunami des braves couillons-mais-électeurs… Bien encadrés par les helpers stipendiés vu-qu’il-faut-quand-même-pas-déconner…

Bref. Trois ministres d’Etat judicieusement choisis : Hulot – Bayrou (qui s’en souvient ?) – Collomb :
- La société civile (enfin, dans sa version bobo-écolo-affairiste…)
- Le centre (le truc qu’on sait pas où c’est mais qui peut toujours servir…)
- La gauche "raisonnable" (celle dont les réseaux peuvent être encore utiles…)
J’ai coché toutes les cases ? J’ai bon ?

Tous les trois ont donc rendu leurs tabliers…  En cochant aussi toutes les cases des motifs. On a déjà oublié Bayrou éjecté sans recyclage (cf. Ferrand ?) pour des histoires de finances de Partis (as usual) Et après les caprices de post-adolescent et le manque de savoir-vivre d’un Hulot, voilà maintenant avec Collomb un départ vraiment conflictuel laissant le Cyborg à poil et se tordant les mains sans pouvoir le cacher, sinon en singeant des mamours avec quelque rappeur ou racaille de rencontre. On se croirait à la sortie d’une pissotière. L’autre au moins avait un casque et un scooter…

Tiens ! L’autre, justement. Dieu sait qu’il y avait pris peine ! Et pourtant, avec cette nouvelle défection de poids, je sens que le Cyborg vient de le doubler au score ! Malgré Leonarda…