"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 7 septembre 2017

Méditations diverses et sur le stock…



Ça y est ! L’été est fini. C’est la rentrée et mon castel a retrouvé son calme. La semaine dernière m’a donc occupé à… finir de mettre de l’ordre et à en terminer avec quelques queues de lessives… Ce que faisant, tout en ramassant çà et là quelques (rares) jouets ou BD oubliés sous les lits, j’ai eu une pensée compatissante pour mes enfants qui connaissent à leur tour les affres du tragique de la vie : Comment faire bouillir la marmite pour les siens et, justement les siens, comment manager l’éducation de ceux qu’ils laisseront après eux dans ce monde de dingues. A fortiori quand le stock à faire grandir est, comment dire… étoffé ; Car aucun n’a oublié l’adage cher à leur grand-mère : "On est jamais assez nombreux !"
A chacun son tour, me direz-vous (et moi, hein, j’ai déjà donné !).
Mais bon. Au cours de ces deux mois d’été, en les regardant vivre, j’ai plusieurs fois pensé qu’ils doivent désormais mieux comprendre ce que j’avais dû leur dire un jour : "- Il faudrait que les enfants ne naissent pas avant d’avoir vingt-trois ans et leur propre studio"…  
Mais je m’égare…

L’été est fini, disais-je. Bien que devant rentrer sans délai dans mon douar de cantonnement pour diverses contraintes, je reste scotché ici par la grâce (hum) d’artisans pour qui, comme disais Talleyrand (je crois) il n’y a jamais d’urgence mais seulement des gens pressés. Dans un sens, ce n’est pas pour me déplaire de profiter des lieux une fois vidés de leurs estivants. C’est ainsi que j’ai profité du calme revenu pour faire tranquillement en voiture un long tour du "pays", de ses hameaux et de ses multiples chemins en culs de sacs. Et cela sans autre raison que d’aller voir ce qui avait changé, notamment dans les quartiers et "écarts" où j’ai rarement l’occasion de passer. Initialement entreprise par la curiosité que motivait une brusque prolifération de panneaux de permis de construire, ma promenade a progressivement fait dériver ma réflexion : "- Tiens ! Là c’était les G. Ils sont morts et les enfants, trop nombreux n’ont pu garder et ont dû vendre" ; "- Ici, les L. sont morts et c’est revenu au plus intéressé des héritiers qui n’est pas le plus intéressant…" ; "- Ah ! Chez les F. (morts l’hiver dernier) on est en train de lotir…" ; "- Et là, C., devenu trop vieux ne vient plus et c’est en vente." : etc.
J’évoquais ça cet après-midi avec une amie de passage qui ne comprenait pas que je puisse m’attarder à de telles considérations moroses sur des choses passées qui ne revivront plus.
Et j’ai aussi repensé à cette conversation loufoque de la semaine dernière au téléphone avec une sorte de courtier (courtière ?) qui voulait absolument m’embarquer dans je-ne-sais quelle opération financière : "- Arrêtez de gaspiller vos heures et les miennes avec ! Je ne suis plus en phase de capacité d’autofinancement positive à générer du cash ! Seulement en phase de maintien de l’acquis autant que faire se peut… "

Ajouté à ce précédent coup de fil, la conversation d’aujourd’hui m’a mieux fait comprendre mon vieillissement : Quand la vie sociale a été définitivement amputée de sa dimension professionnelle, quand on a raccroché les gants de l’associatif, bourbier politique compris, quand on n’est plus utile qu’aux siens, quand, surtout, on a perdu sa moitié et l’obligation de faire au moins le minimum syndical mondain auquel elle avait droit ; et quand, en plus, taciturne comme je suis, les routines mondaines genre bridge m’ont toujours donné des boutons, il ne reste que les amis et relations désintéressées. C’est-à-dire, le plus souvent, des relations maintenues et entretenues par l’existence antérieures de choses et de complicités vécues ensemble.

Et évidemment, au fil du temps qui passe la mortalité fait chaque année des trous dans le stock.
Et tout aussi évidemment, la disparition des composantes de la vie sociale évoquées ci-dessus aidant, on ne se préoccupe plus de renouveler le stock 

mardi 5 septembre 2017

Ça plonge mais on n’est pas rendu…



Quand on voit les perspectives qu’ouvrent la décrépitude de la maison de retraite PS, la dérive stalinienne de la ligue de vertu France Insoumise, la mise inéluctable en sommeil du fonds de commerce FN et l’éclatement annoncé du consortium LR ; quand on ajoute à ça le système électoral en vigueur qui n’est pas près de changer, on se dit que notre cyborg-président n’a pas trop de souci à se faire pour son avenir. Ni pour sa réélection dans quatre ans, même si sa courbe de popularité en viendrait à chercher du gaz de schiste plus profondément encore que Sarkozy et le Pédalonaute…

Cela m’incite à relayer ici - légèrement contracté – un texte de Pascal Célérié publié hier sur Boulevard Voltaire :    
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« Après les enquêtes qui avaient montré une chute de 24 points de la popularité de M. Macron durant les deux mois d’été, un sondage confirme cette baisse : seuls 30 % (-6) des Français sont satisfaits de son action. Et la tendance est identique pour le Premier ministre. Dans ces conditions, les interrogations des éditorialistes vont bon train sur leur capacité à mener des réformes importantes et sur la réalité de leur socle politique.
Mais – une fois n’est pas coutume – il faudrait donner raison à Alain Duhamel contre Eric Zemmour quand il reconnaît que le Président « a perdu durablement la bataille de l’opinion, mais pas la bataille politique ». En effet, ce reflux général de popularité masque des détails qui montrent qu’au contraire, il est en train de la gagner !

De fait, cet effondrement n’est que le retour normal à l’étiage de son socle du premier tour après une élection à 66 % contre Marine Le Pen. Et c’est à ce niveau qu’il faut regarder comment se comportent les électeurs centristes "et de droite et de gauche" qui sont ses meilleurs soutiens. Et là, surprise : pas d’effondrement, mais une consolidation, voire une hausse. Certes, M. Macron perd 8 points chez les sympathisants PS et EELV, mais il y est tout de même populaire à 39 %. Chez les sympathisants du centre, il peut encore compter 75 % d’opinions favorables mais – et c’est là le plus intéressant – il connaît un regain de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (45 %, + 6 points). Chez les sympathisants LR, il ne perd qu’un point, avec 46 % d’opinions favorables, ce qui est considérable. Chez les centristes, il remonte même de 7 points, à 84 %. Et chez les sympathisants PS et Verts, il gagne 2 points à 43 %.

Le pari initial d'Emmanuel Macron d’occuper tout le centre politique est gagné, avec une symétrie quasi parfaite, et le duo qu’il forme avec M. Philippe leur permet de tenir cet équilibre et de solidifier un socle central que l’on aurait pu croire fragile. Les secousses de l’été n’ont pas eu d’impact véritable sur cette base acquise au macronisme. Et c’est logique car, pour une fois, et quoi qu’on en pense par ailleurs, ce Président fait, une fois élu, la politique de sa base électorale et ne la trahit pas. Contrairement à Chirac, à Sarkozy et à Hollande. Macron et son électorat ont une qualité : la cohérence.

Alors, l’effondrement ? Il se produit évidemment aux deux extrêmes : 12 % à l’extrême gauche et 9 % à l’extrême droite (-5 points). Mais rien d’étonnant ni d’inquiétant pour M. Macron. Au contraire.
On peut même aller jusqu’à avancer que son impopularité aux deux extrêmes est son meilleur allié. Car le spectre d’un mélenchonisme et d’un Front national durablement élevés, chacun autour des 20 %, solidifiera automatiquement sa base et empêchera de facto toute autre majorité. Avec les divisions de LR et l’échec du rêve philippotiste de réunir les deux extrêmes, ce quadripartisme qui a assuré son élection au printemps 2017 risque de perdurer et de lui ouvrir un avenir politique bien plus souriant que ce que disent les sondages du moment.

Quant à sa phrase du Louvre, (« Je ferai tout, durant les cinq années qui viennent, pour qu’ils n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes »), il faut en faire une lecture mitterrandienne. M. Macron, pour gagner sa bataille politique, fait et fera évidemment tout pour que mélenchonnistes et frontistes aient toujours de bonnes raisons de le rester. Quatre mois après, le pari est déjà gagné. »
Pascal Célérié
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Dès que les délabrements que j’évoque en introduction seront advenus (et ça ne va pas tarder), tout ce qui (et tous ceux qui) ne sera pas absorbé (ou raccroché comme supplétif docile) au parti godillot-macroniste sera qualifié "d’extrêmes" et traité en conséquence par les médias, donc sans plus aucun débat possible... D’où une instauration de fait (et en douceur ?) de la dictature de fait d’un parti unique, simple courroie de transmission d’un autocrate, lui-même factotum de divers intérêts supranationaux. Cétautomatik…      

samedi 2 septembre 2017

Oh ! La jolie carte postale pour marquer la fin des vacances !



Je ne sais pas où le cliché a été pris. On m’a dit que c’est à Calais mais j’en doute. Les cognes qui assistent aux agapes, les mains dans les poches, portent des bérets et non des calots "bonnets de police" comme les nôtres. Je dirais des Ritals, sans doute. Mais France, Italie ou autre pays européen, la question n’est pas là…

Les convives, donc. Ce ne sont pas des braves entassés dans les HLM du 9-3 qui profitent des derniers beaux jours pour piqueniquer à la campagne ; non.
Ce sont manifestement des envahisseurs, immigrants clandestins, sans papiers, migrants, des réfugiés. La preuve, c’est que ce ne sont pas des familles, rien que des hommes avec tout juste deux femmes voilées ignorées par leurs compagnons. Il ne s’agit donc pas d’un de ces moments où on fait la pause, où on se retrouve avec convivialité.

Alors, c’est quoi ? Des malheureux sans domicile ni rien de fixe, chassés de partout et qui se sont posés là pour souffler faute de savoir où aller…  C’est ça n’est-ce pas ?
Ben non ; on voit bien qu’ils s’emmerdent à cent sous de l’heure comme de braves cégétistes occupant l’outil de travail. Sauf que nos gars du syndicat, eux, en profiteraient pour lever le coude à la bière et saucissonner gaillardement, cervelas et jambon beurre…

C’est donc une occupation. Non pas d’un hall de gare, mais d’un cimetière.

Voilà sans doute une nouvelle "extension du domaine de la lutte" qui a de l’avenir. Près de Vintimille, par exemple, une grande assemblée de prière pour l’Aïd a réuni les migrants devant l’entrée du cimetière. Ils la feront sans doute dedans la prochaine fois…

C’est une façon de tester à petits pas comment aller toujours plus loin dans l’occupation de l’espace en général et notamment des espaces symboliques de notre culture…

Comme l’autorité public ne réagit plus quand une bande de gothiques va se saouler la gueule dans un cimetière, sous prétexte qu’il n’y a pas de dégradation ou de nuisance sonore, pourquoi voudriez-vous qu’on empêche des muzz d’aller fumer la chicha, adossé à la croix, les fesses sur la longue litanie des chers disparus de votre famille ? Y a pas d’raison

Dans les carrés musulmans, j’sais pas…