"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mardi 5 septembre 2017

Ça plonge mais on n’est pas rendu…



Quand on voit les perspectives qu’ouvrent la décrépitude de la maison de retraite PS, la dérive stalinienne de la ligue de vertu France Insoumise, la mise inéluctable en sommeil du fonds de commerce FN et l’éclatement annoncé du consortium LR ; quand on ajoute à ça le système électoral en vigueur qui n’est pas près de changer, on se dit que notre cyborg-président n’a pas trop de souci à se faire pour son avenir. Ni pour sa réélection dans quatre ans, même si sa courbe de popularité en viendrait à chercher du gaz de schiste plus profondément encore que Sarkozy et le Pédalonaute…

Cela m’incite à relayer ici - légèrement contracté – un texte de Pascal Célérié publié hier sur Boulevard Voltaire :    
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« Après les enquêtes qui avaient montré une chute de 24 points de la popularité de M. Macron durant les deux mois d’été, un sondage confirme cette baisse : seuls 30 % (-6) des Français sont satisfaits de son action. Et la tendance est identique pour le Premier ministre. Dans ces conditions, les interrogations des éditorialistes vont bon train sur leur capacité à mener des réformes importantes et sur la réalité de leur socle politique.
Mais – une fois n’est pas coutume – il faudrait donner raison à Alain Duhamel contre Eric Zemmour quand il reconnaît que le Président « a perdu durablement la bataille de l’opinion, mais pas la bataille politique ». En effet, ce reflux général de popularité masque des détails qui montrent qu’au contraire, il est en train de la gagner !

De fait, cet effondrement n’est que le retour normal à l’étiage de son socle du premier tour après une élection à 66 % contre Marine Le Pen. Et c’est à ce niveau qu’il faut regarder comment se comportent les électeurs centristes "et de droite et de gauche" qui sont ses meilleurs soutiens. Et là, surprise : pas d’effondrement, mais une consolidation, voire une hausse. Certes, M. Macron perd 8 points chez les sympathisants PS et EELV, mais il y est tout de même populaire à 39 %. Chez les sympathisants du centre, il peut encore compter 75 % d’opinions favorables mais – et c’est là le plus intéressant – il connaît un regain de popularité auprès des sympathisants Les Républicains (45 %, + 6 points). Chez les sympathisants LR, il ne perd qu’un point, avec 46 % d’opinions favorables, ce qui est considérable. Chez les centristes, il remonte même de 7 points, à 84 %. Et chez les sympathisants PS et Verts, il gagne 2 points à 43 %.

Le pari initial d'Emmanuel Macron d’occuper tout le centre politique est gagné, avec une symétrie quasi parfaite, et le duo qu’il forme avec M. Philippe leur permet de tenir cet équilibre et de solidifier un socle central que l’on aurait pu croire fragile. Les secousses de l’été n’ont pas eu d’impact véritable sur cette base acquise au macronisme. Et c’est logique car, pour une fois, et quoi qu’on en pense par ailleurs, ce Président fait, une fois élu, la politique de sa base électorale et ne la trahit pas. Contrairement à Chirac, à Sarkozy et à Hollande. Macron et son électorat ont une qualité : la cohérence.

Alors, l’effondrement ? Il se produit évidemment aux deux extrêmes : 12 % à l’extrême gauche et 9 % à l’extrême droite (-5 points). Mais rien d’étonnant ni d’inquiétant pour M. Macron. Au contraire.
On peut même aller jusqu’à avancer que son impopularité aux deux extrêmes est son meilleur allié. Car le spectre d’un mélenchonisme et d’un Front national durablement élevés, chacun autour des 20 %, solidifiera automatiquement sa base et empêchera de facto toute autre majorité. Avec les divisions de LR et l’échec du rêve philippotiste de réunir les deux extrêmes, ce quadripartisme qui a assuré son élection au printemps 2017 risque de perdurer et de lui ouvrir un avenir politique bien plus souriant que ce que disent les sondages du moment.

Quant à sa phrase du Louvre, (« Je ferai tout, durant les cinq années qui viennent, pour qu’ils n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes »), il faut en faire une lecture mitterrandienne. M. Macron, pour gagner sa bataille politique, fait et fera évidemment tout pour que mélenchonnistes et frontistes aient toujours de bonnes raisons de le rester. Quatre mois après, le pari est déjà gagné. »
Pascal Célérié
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Dès que les délabrements que j’évoque en introduction seront advenus (et ça ne va pas tarder), tout ce qui (et tous ceux qui) ne sera pas absorbé (ou raccroché comme supplétif docile) au parti godillot-macroniste sera qualifié "d’extrêmes" et traité en conséquence par les médias, donc sans plus aucun débat possible... D’où une instauration de fait (et en douceur ?) de la dictature de fait d’un parti unique, simple courroie de transmission d’un autocrate, lui-même factotum de divers intérêts supranationaux. Cétautomatik…      

samedi 10 juin 2017

Dilemme dans l’isoloir : analyse d’un cas concret…



Bon. Demain faudra y aller… Le résultat "global" (je n’ai pas dit mondial) est déjà connu… dit-on. Bien sûr, qu’elles soient encore jeunottes ou déjà bien blettes, les têtes coiffées du nouveau Parti Unique qui-vient-de-sortir bénéficient du naïf engouement des acurabas. Lesquels, tellement exaspérés par les sortants, ne voient pas qu’ils marchent dans un système de "candidats officiels" d’un genre et d’une ampleur qu’on n’avait plus vu depuis le second Empire. Toutefois, ce résultat global ne sera que l’addition de 577 résultats locaux issus pour la plupart de vrais foutoirs. Ce qui se passe dans les plus emblématiques (Valls, NKM, Najat, etc.) nous est narré avec gourmandise mais, au point où nous en sommes, je m’en fous. C’est à peu près partout pareil, chez moi comme ailleurs. Prenons donc le mien comme exemple :

Circonscription urbaine assez banale sans aucune tête d’affiche de pointure plus que locale, mélange de bourgeoisie centre-ville, de boboïsme et d’alternatif, globalement nettement à gauche… Le député sortant, PS, adjoint de Collomb à la mairie, ne se représente pas après deux mandats. 19 candidatures déclarées, le maximum constaté dans le département. 

Commençons par ceux qui peuvent espérer figurer au second tour :
- H., Candidat En marche ! ci-devant PS de la bande à Collomb.
- Une candidate de gauche-gauche qui sera soit E., une inconnue de la France insoumise de Mélenchon soit N. "divers gauche solidaire", maire d’arrondissement bien implantée, soutenue par le PC, Benoît Hamon et le Parti Pirate… Le PS ayant disparu des écrans radars.
- L., candidate Les Républicains.

Ajoutons ensuite ceux qui sont susceptibles de faire leurs 5% :
- D., lui aussi maire d’arrondissement bien implanté, candidat avec l’étiquette UDI.
- Eventuellement (mais rien n’est moins sûr ici) le candidat du FN, voire celui de EELV…

Pour compléter le panier, nous avons des candidats de Debout la France, du PCD de Poisson, de l’UPR d’Asselineau, du SIEL, de Lutte Ouvrière, d’un parti "animaliste" ainsi que 6 divers, divers gauche, écolos, décroissants ou indéterminés dont 4 n’ont pas diffusé de professions de foi…

Je fais quoi, moi là-dedans ?
Analysons. Bien sûr, vu qu’on se connaît (^^), je ne perdrai pas mon temps à vous expliquer pourquoi je ne voterai en aucun cas pour ceux que je n’évoquerai plus ci-dessous !

- L. tout d’abord : Une blonde élégante qui se dit réaliste, moderne et innovante. Elue locale d’opposition depuis huit ans dont je n’ai découvert l’existence qu’en 2016 quand elle a commencé à se faire voir dans la perspective de demain. Pas un mot de sa part, même entre les lignes, ni sur l’immigration ni sur l’éducation… La parfaite LR propre sur elle comme on les aime à Bordeaux. Voter pour elle offrirait comme seul espoir d’éviter un duel de second tour entre la gauche-gauche et le Parti Unique au profit d’un duel Parti Unique contre Parti Unique ! L’affaire étant jouée d’avance, ne reste donc que le vote de "conviction" en essayant autant que faire se peut que ce soit un vote un tout petit peu "utile"…
- D’autre part, autant par conviction que par souci d’utilité, il est exclu pour moi, ici et cette fois-ci, de voter FN. Cela relèverait désormais de l’acharnement thérapeutique ; laissons faire la nature…
- Reste le cas de D. C’est un type bien que j’aie pu observer de près durant la magnifique campagne des municipales aux côtés de Charles Million en 2001. Il y avait emporté son arrondissement et l’a gardé depuis. C’est un homme aux fondamentaux solides. Ostracisé comme milloniste par l’UMP, il a certes intégré l’UDI, mais pour garder son indépendance. N’oublions pas, en effet, que ce sigle n’est qu’un syndicat de notables à l’image de l’UDF d’avant Bayrou. J’avoue avoir été très tenté de voter pour lui, et pas seulement par nostalgie d’ancien combattant. Mais je ne le ferai pas.

En effet, sous l’effet conjugué de l’air du temps et de l’abstention (règle des 12,5% des inscrits) il ne sera en aucun cas au second tour. Ma voix en sa faveur aura alors servi à quoi ? – Uniquement et seulement à renforcer le poids statistique de l’UDI. C’est-à-dire, pratiquement, à conforter le poids relatif de "la ligne Lagarde" et il n’en est pas question !

Alors quoi ?

Eh bien j’ai décidé de glisser dans l’urne le bulletin du candidat PCD par envie de rendre service. Avec l’espoir ténu que ça les aidera à faire 1% des voix dans au moins cinquante circonscriptions pour bénéficier eux aussi du financement public des partis…
Et au second tour j’ai bien l’intention d’accroître le score des abstentionnistes…

Il n’y a rien d’autre à dire sur le sujet…

vendredi 12 mai 2017

Pour en finir avec le FN…



Le texte ci-dessous est une tribune libre écrite par un "collectif anonyme" et publiée hier sur Breitzh-Info. Je vous le livre tel quel. Il n’engage pas le taulier de ce blog… Mais, en ces temps où tous les appareils politiques "as usual" explosent et se dispersent façon puzzle, la question se pose aussi pour le FN. Je pense que ce texte mérite d’être lu et peut nourrir la cogitation de nos neurones durant ce week-end où je vais délaisser le clavier.   
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« Pour en finir avec le FN »

« Le Front national est un mouvement politique qui stérilise depuis 45 ans les réactions vitales des Français de souche, face au Grand remplacement.
1 – En forçant, sous la contrainte logique de l’efficacité électorale, notre peuple envahi, violenté, colonisé, à l’autocensure, la domestication des émotions et à l’abandon de la résistance de terrain, le tout en vue d’échéances électorales qu’il a perdu avec méthode depuis 45 ans.
2 – En mélangeant à son programme anti-immigration des thèmes qui divisent (euro, retraites, nationalisme, autonomies régionales, etc.) qui rendent impossible le rassemblement d’une population qui ne s’accorde pas toujours sur les questions secondaires (économie, construction européenne, etc.) mais sur la claire conscience d’une colonisation de peuplement mortelle à brève échéance.
3 – En sabotant la production d’une élite politique organique par le tri méthodique des compétences sur la base du carriérisme, de la soumission ou de l’incompétence. Un parti qui a attiré puis éloigné, dégoûté ou rejeté des centaines de milliers de personnes et les meilleures volontés depuis 45 ans.
4 – En laissant le soin à une famille certes talentueuse, mais qui se défend mieux qu’elle ne gouverne, de décider du sort d’une civilisation et de rendre impossible (parce que le FN attire à lui les moyens, les médias et les militants) l’apparition d’un mouvement alternatif capable d’enrayer la colonisation de peuplement.
Après 45 années d’échec, la population française d’origine européenne s’affaiblit, les courbes démographiques rendent chaque années de plus en plus impossible l’arrêt du remplacement de population et le Front national lui-même adopte progressivement un point de vue "électoralement réaliste" sur cette question. Ce processus annonce déjà la suite. Il n’y aura bientôt plus de solution institutionnelle et électorale au remplacement de population faute d’une majorité pour la souhaiter, faute d’une majorité d’Européens en France.
Chaque année avec le Front national est une année perdue pour réagir, construire, bloquer l’invasion migratoire.

Le constat à en tirer est simple.
1 – Tout ce qui est susceptible de détruire ce mouvement, de saper sa légitimité, sa crédibilité et celle de ses dirigeants est souhaitable et ce, dès aujourd’hui.
2 – La disparition ou la minimisation de ce mouvement est la condition préalable à l’apparition de réponses politiques (électorales, militantes, solidaires) capables de porter un sursaut vital avant une mort annoncée irrémédiable si rien n’est fait.
3 – Chaque personne convaincue de ce constat doit cesser d’apporter toute contribution au Front national. Mais plus encore, il faut tenir ce mouvement pour l’adversaire prioritaire, non du fait de la bonne volonté de ses militants (qui ne mesurent pas encore son rôle néfaste) mais parce qu’il nous condamne collectivement à la disparition. Chaque personne convaincue de cela, doit tout faire pour en finir au plus vite avec ce mouvement, en respectant ses membres sincères qui croient contribuer à une cause juste. Tout doit être fait pour affaiblir le Front national. A vous d’imaginer ce qui y contribuera le plus et de le mettre en œuvre sans délais.
4 – Aucun des problèmes qui se posent à ce pays n’existe en comparaison de celui du remplacement de sa population. Aucun des sujets annexes qui peuvent intéresser les uns et les autres ne doit être considéré comme une raison suffisante pour perdre de vue l’insurrection politique contre la colonisation et le grand remplacement.

À ces conditions, un nouveau mouvement peut apparaître et réussir en quelques années ce que le Front national n’a pas réussi à réaliser depuis 45 ans. Cela sans négliger aucun des rapports de forces nécessaires à la libération et à l’occupation. Il se constitue déjà, mais son avènement dépendra de la disparition ou de l’affaiblissement préalable du Front national, quel que soit le nom que celui-ci choisira de se donner dans les mois à venir, sous la pression des affaires judiciaires qui le poursuivent. N’oubliez pas que Macron et Trump n’existaient pas politiquement voici trois ans.

Ce texte n’est pas signé car il est l’expression d’une vision collective. Il est un virus que vous devez répandre, partager par tous moyens à votre convenance. Il n’est pas une plateforme de discussions inutiles. Il contient une analyse simple et claire et des consignes que vous devez appliquer dès aujourd’hui, si vous les partagez, si vous voulez vivre. Depuis 45 ans, ce parti a eu sa chance, Finissons-en avec le Front national.
Maintenant ! »
« Collectif pour en finir avec le Front national »