"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 24 décembre 2012

Noël au balcon…



Pour que les gens d’ici puissent continuer à vivre ici, il faut bien que dans les grands moments il y en ait aussi beaucoup d’ailleurs (mais pas de n’importe où…)

En ce 24 décembre, on se croirait à Pâques ! Grand soleil et + 10°C en une nuit pour accueillir l’Enfant (laissez-Le vivre) !
Ce matin, donc, je descends chercher du pain à la boulangerie près de l’église. Il n’était pas encore dix heures et déjà près d’une demi-heure de queue sur le trottoir ! (si celle du centre-village était plus sympa…mais bon.)
En poireautant au soleil, j’imaginais un agent d’influence de l’Empire du Bien cosmétiqué en touriste, un type avec une tronche-bien-de-chez-nous, genre Jean-Vincent Placé par exemple, en train de prendre des photos pour illustrer la triste pénurie et le rationnement en vigueur dans la désespérance occidentale… La longue file d’attente, compacte et disciplinée évidemment photographiée de dos pour occulter les visages bien nourris et réjouis. C’eut-été là une bonne action de publier ça dans la presse de Corée du Nord pour consoler ses lecteurs. C’est Noël pour eux aussi, ne l’oublions pas… Ou alors dans Libé pour convaincre son lectorat qu’il faut encore laisser du temps au temps et à ce pauvre Jean-Marc Ayrault pour redresser cinq ans d’effroyable catastrophe sarkozyste…
Retour enfin sur mes terres avec une dizaine de pains arrachés à l’aimable boulangère. C’est à peine suffisant et il faudra que j’y retourne assez vite. Par esprit citoyen de solidarité, je me suis en effet abstenu de faire ce que j’avais dit à ceux qui étaient derrière moi dans la queue : "- Ce n’est pas la peine que vous attendiez, je vais prendre tout ce qui reste…"

Retour sur mes terres ? Certes, mais en faisant encore la queue derrière des pare-chocs d’origines variées jusqu’à la hauteur du front de neige. Et m’y faire encore aimablement arrêter par un brave préposé en gilet jaune voulant absolument me faire tourner là : "- Tous les parkings plus haut sont complets, M’sieur ; et après c’est un cul de sac…" Et il a fallu qu’une fois encore je dise à ce brave jeune homme saisonnier : "- Je n’habite pas en banlieue, mon bon. J’habite 6666 chemin de Là-Haut et j’essaie de rentrer chez moi !"…

Maintenant, il nous faut préparer la descente de ce soir à l’Eglise. Enorme foutoir en perspective avec décuplement des effectifs habituels mais ce sera l’Eucharistie quand même…
Et puis la prépa de demain : le plus petit santon tant attendu enfin dans sa mangeoire ; les dix mômes au milieu d’un océan de papier-cadeaux déchirés à la hâte au pied de la crèche et du sapin ; les neufs adultes se prenant les pieds dans les chaussures de chacun en allant de l’un à l’autre se claquer la bise ; Marthe qui gardera un œil en cuisine mais en profitera autant que Marie ; les repas des plus petits ; l’apéro pas comme d’habitude ; la table de Noël avec l’argenterie ; le café et les pousse-cafés…
Puis on passera très vite aux préparatifs du surlendemain…
Entre-temps, Mr Dante, déjà parfois évoqué ici, du haut de ses cinq ans tout neufs, aura eu l’occasion de redire à son moniteur de ski : "- Pousses-toi de là, faut que je descende schuss…"
Le surlendemain, donc, on baptisera le dixième… Chez-nous, avec ses autres grands-parents et sa marraine ayant traversés la France pour être avec nous. Chez nous, entouré par tout le Clan réuni ; y compris ses deux déjà cousin(e)s encore au chaud dans les ventres de leurs mères…

C’est Noël. Et moi je me dis que je suis le plus heureux des hommes et que j’emmerde le monde entier…
 Joyeux Noël à tous.         



samedi 22 décembre 2012

Les idiots utiles de la Charia…

Oui, je sais ; cette photo prise lors de la manif de défense-du-mariage-pour-tous, vous l’avez déjà vue cent fois via la réacosphère ou les autres sites soutenant la haine homophobe
On ne cherchera pas à savoir pourquoi elle a été totalement ignorée par la grande presse qui faisait pourtant feu de tout bois pour donner de l’importance à la chose, mais bon…

Elle parle d’elle-même. Et elle avait failli m’inspirer ! En effet, je m’étais mis dans la tête d’écrire comme devoir de vacances la biographie du type hilare qui est derrière avec son parapluie**, incarnation fascinante de l’egobody lambda : son pédigrée, ses diplômes, son job, son loft à Montmartre, son caniche, ses restaus, le bar à vin de ses after, ses rollers du vendredi, ses "amis" Fesse-Bouc, sa fiche sur Viadeo, ses potes, ses twitts, son jogging, la marque de ses pompes et la référence de ses capsules Nespresso préférées, son mépris pour les Rollex et son budget Durex, son quinoa et ses sushis bio, son panier moyen chez Dailymonop’, sa vie, son œuvre… Mais j’ai finalement eu mieux à faire et si je vous ressors encore cette photo ici, c’est pour une autre raison.

Je viens de réaliser qui est l’auteur de l’affiche jaune. Qui s’est paluché de la concevoir, d’en choisir le slogan, d’en réaliser le graphisme, de la faire imprimer sur carton fort pour servir de pancarte dans une manif, de raquer le pognon nécessaire pour toussa et de la distribuer aux manifestants…
Ce qui, ce sont les Panthères roses, assoc’ aussi groupusculaire qu’hyperactive de la galaxie LGBT. Certes, je préfère l’autre avec sa queue sympa et son air de flegme étonné ; mais j’ai quand-même voulu me rancarder un chouïa sur ces panthères-là, "gouines, trans et pédés en lutte contre l’ordre moral, le patriarcat, le sexisme, le racisme, le tout sécuritaire et les régressions sociales" (reprenez votre respiration)

J’étais déjà convaincu de l’aveuglement de ce genre d’hystérohédonistes totalitaires haineux et subventionnaires, mais je pensais naïvement qu’ils faisaient intelligemment le job. Intelligemment, c’est-à-dire en veillant à pérenniser dans la durée ce qui assure leurs fins de mois de  permanents associatifs reconnus, respectés, subventionnés, voire craints… Ben non.
J’apprends en effet que ces sectateurs du jouir-sans-entraves-parce-que-je-le-vau-bien dont le fonds de commerce consiste notamment à éradiquer l’ordre moral, le patriarcat et le sexisme, se sont rapprochés des Indigènes de la République et de certaines officines musulmanes au nom de la lutte contre l’islamophobie…

Pour paraphraser Albert Einstein, je dirai que ce qui différencie la connerie de l’intelligence, c’est que l’intelligence a ses limites…

Je trouve ça absolument jouissif.

** (pour ce qui est de l’humanoïde dont la main aide le môme à garder l’affiche érigée, je n’aurais pas osé ; il y a peut-être parfois des enfants qui passent par ici…)   




jeudi 20 décembre 2012

Quant aux référents féminins, ils les trouveront…



Je lisais ces jours-ci sur je ne sais quel site (Yahoo-actualités, je crois) le témoignage à faire pleurer Margot d’un couple gay plus heureux tu peux pas et on les comprend. Excellent sujet journalistique, illustration idéale des avantages de la gestation pour autrui et du bonheur qu’elle promet à tous et a chacun lorsque l’obscurantisme aura été vaincu.
Nos deux zigues, quadragénaires boboïdes en couple depuis quinze ans ont réussi leur projet. Et carton plein s’il vous plaît !
Pour un sacré paquet de thunes et deux crédits à la consommation (sic) accessibles à deux hauts revenus parisiens sans enfants, nos deux braves homos exemplaires ont obtenu satisfaction. Il leur fallait :
1° choisir sur catalogue parmi deux cent profils une donneuse d’ovules qui leur ressemble… Ce fut une étudiante en médecine…
2° faire féconder chacune des deux ovules de la donneuse, l’une par la semence du parent 1, l’autre par celle du parent 2, histoire qu’ils soient tous les deux vraiment pères…
3° trouver par une agence une mère porteuse différente de la donneuse pour ces deux embryons, afin de mettre une distance émotionnelle, celle-ci n’étant pas la mère biologique… Laquelle porteuse trouvée, mariée et déjà mère, a bien expliqué à ses propres filles (qui ont trouvé ça tout à fait normal) qu’elle rendait service et ne leur préparait pas des petits frères… Que c’est beau !
- Et les deux embryons se sont bien implantés ! il n’y a de la chance que pour les cocus pédés ! Qu’est-ce que vous attendez ? Et ce furent un garçon et une fille !
- On fit des tests ADN pour savoir qui était l’enfant de qui…
4° Enfin, immatriculer les deux mômes à l’état civil du Wisconsin avec comme mère la mère porteuse et à chacun son père. Drôles d’extraits d’actes de naissance avec deux naissances le même jour à la même heure de la même mère avec des pères différents… Mais bon… Puis passeports et retour à Paris…

Que c’est beau ! Ils sont aux anges et les deux mioches, à la fois jumeaux et demi-frère et demi-sœur, ont maintenant 18 mois.

Pourquoi vous raconter ici ce merveilleux conte de fée bien réel, que l’on ne peut que souhaiter à toutes les tafioles en souffrance de désir d’enfants ?   

Parce que j’ai adoré cette phrase des deux "pères" :    

« Quant aux référents féminins, ils les trouveront auprès de la nounou et de la maîtresse. »

mercredi 19 décembre 2012

Eutha quoi ?



Je ne suis pas allé à la manif de cet après-midi à Lyon.

A tout prendre, diversité pour diversité, au mâle à chapeau, je préfère la femelle la plus à droite sur les photos…

Créée en urgence mi-juillet dernier par décret présidentiel de Dépassé 1° (le changement c’est maintenant), la Commission Sicard a rendu hier son rapport sur "l’assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité", lequel conclue comme on s’y attendait à la nécessité de mieux faire droit aux attentes et espérances des citoyens à l'égard de la fin de vie en suggérant un recours facilité à une sédation terminale. Comme les choses sont bien dites ! Sans pour autant pouvoir ravir à Bernard Kouchner la palme qu’il détient depuis 2008 avec son "droit à quitter doucement la vie"…

A l’instar de ce qu’il se fait déjà en Belgique, Pays-Bas et autres lieux, la Sécu, les caisses de retraite, les héritiers, autres ayant-droits et demandeurs en liste d’attente pour logements sociaux attendent impatiemment la traduction législative des préconisations du rapport. Lesquelles seront ensuite complétées par la sédationinitiale et la boucle sera bouclée…

A d’autres, pourtant, est refusé de quitter doucement leur vie
Cet après-midi à Lyon, un rassemblement était prévu devant le parc de la Tête d'Or pour exiger le respect de la vie pour Baby et Népal. Il s’agit de deux éléphantes de quarante balais mises là en pension par le cirque Pinder. Elles sont atteintes de tuberculose, laquelle est contagieuse de l'animal à l'homme. Bien qu’elles ne soient pas en phase terminale et ne nécessitent pas d’onéreux soins palliatifs, la préfecture a demandé il y a huit jours qu’on procède à leur abattage. Non seulement un recours a été déposé par Pinder devant le tribunal qui devait  examiner ça ce matin en urgence, mais… j’apprends que le ministre de l’agriculture soi-même avait bloqué dans la nuit de dimanche à lundi un arrêté qui prévoyant leur euthanasie…
C’est vrai que toussa est prioritaire et bien plus important que la Politique Agricole Commune et l’avenir de la filière porcine en France Fwance…

Mais c’est vrai, aussi, qu’il s’agit-là d’euthanasie. Et l’euthanasie, à lire le rapport Sicard n’est mentionné nulle part. Pour les petits d’hommes, il ne s’agit que de sédation terminale… Et puis, les pachydermes sont des espècesprotégées