"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

Affichage des articles dont le libellé est Bergé. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bergé. Afficher tous les articles

vendredi 8 septembre 2017

Epitaphe à la va-comme-j’te-pousse…



Bon. Il a clamsé le mec, ce qui arrive à tout le monde, même souvent avant 87 balais. Surprise ! Moi qui suis encore dans mes montagnes, il a fallu que je descende de façon imprévue au village et que l’autoradio soit resté branché sur France Info pour apprendre la nouvelle dont j’aurais pu tout ignorer jusqu’à dimanche soir au moins. Rendez-vous compte !

Donc Pierre Bergé est mort. Voilà une bonne nouvelle. Attention ! Ne me faites pas un procès d’intention. Bonne, disais-je, car l’importance de cet évènement, ajouté à l’ouragan Irma et au médoc pour la tyroïde, va permettre – et permet déjà – de tirer à la ligne en brodant sur le thème, y compris en donnant l’occasion à quelques chevaux de retour des arts-et-lettres, de la fripe chic, du sociétal et de la politique de reparaître fugacement dans le PAF en postillonnant dans un micro. Et c’est une bonne nouvelle dans la mesure où ça renvoie pour quelques jours dans les profondeurs des petites annonces, faits divers et souchiens écrasés, tout ce qui fâche comme le chômage, l’insécurité, l’immigration, l’Europe, les réformes structurelles, toussa
Ce soir au 20H, vous saurez tout de lui, sa vie, son œuvre… Encore que… Son parcours commercial et de couple bourgeois avec Yves Saint-Laurent et sa lutte contre le sida seront glorifiés comme son mécénat. On mettra probablement moins l’accent sur son rôle de bailleur de fonds du PS et de SOS Racisme, thèmes qui ne sont plus trop porteurs ; ainsi va la vie.

A part ça, perso, il m’a fait mentir en ne vivant pas aussi vieux que son double Paul Gerbé, personnage d’un mien feuilleton publié ici en vingt épisodes en octobre 2013. Mais je ne lui en veux pas…

Au final qu’en dire ? Je ne m’étends pas et n’en rajoute pas. J’adresse mes protocolaires condoléances à Madison Cox, son veuf selon la loi et, maintenant que sa viande est froide, j’attends le décès de Georges Soros auprès duquel, en matière de nuisance, Pierre Bergé n’était qu’un petit garçon en culotte courte.    

lundi 3 octobre 2016

Zola à toutes les sauces…



Or donc, François Hollande s’est rendu hier à Médan, charmante bourgade de 1.400 habitants du côté d’Orgeval. Petite sortie dominicale avec, évidemment, tout l’accompagnement que ça implique. Mais poukoidonc ?

Figurez-vous que c’est à Médan que se trouve la Maison d’Emile Zola. C’est important, vous savez.
Acquise en 1878 par l’écrivain qui appréciait cette demeure en raison de sa proximité avec Paris (et sa maîtresse), il y vécut jusqu’à sa mort en 1902 et y écrivit une bonne part de son œuvre (lors de l’affaire Dreyfus, son exil en Angleterre façon Victor Hugo n’a pas duré 10 mois…) Elle est devenue en 1984 un Musée bénéficiant du label "Musées de France et Maisons des Illustres". Depuis, les subventionnaires probablement cacochymes de la "Société littéraire des amis d’Emile Zola" y organisent chaque premier dimanche d’octobre, tenez-vous bien, un :
"Pèlerinage littéraire"…

Cet année, donc, à J-112 du premier tour de la "primaire à gauche", entre une réception en l’honneur du Président du CIO et un entretien avec celui de la République du Mali, notre Président a jugé nécessaire de se rendre personnellement à ce pèlerinage annuel.
Très franchement, c’était pleinement justifié !
En effet, son grand ami, que dis-je, le plus respectable de nos concitoyens, Pierre Bergé donc, président de la structure subventionnaire gestionnaire des lieux, a entrepris depuis 2011 la restauration de la Maison Zola en y ajoutant dans ses murs la création d’un musée Alfred-Dreyfus. Après quatre ans de travaux, c’était enfin l’inauguration dimanche.

Pourquoi meubler en vous parlant de ça ? Pour deux raisons très différentes.

La deuxième, c’est que j’ai eu la faiblesse de parcourir le discours pédalonautique prononcé à cette occasion.
Ce que j’en ai retenu, c’est tout d’abord, à chaque détour, la pommade passée à ce "cher Pierre Bergé" sans qui rien n’eut été possible et grâce à qui tout le reste… Comme une crainte qu’il quitte le navire… Et ensuite la longue partie - essentielle - consacrée à l’affaire Dreyfus et aux enseignements à en tirer pour l’avenir… et les mois qui viennent. Toussa sans omettre de rappeler, bien sûr, que "les intolérants et les haineux" étaient encore venus troubler l’entrée d’Emile au Panthéon… La thématique de la campagne qui vient est désormais bien sur les rails, d’autant plus qui ne reste rien d’autre en magasin…

La première, c’est que je me suis attardé à regarder la photo de la maison. Zola l’avait achetée grâce aux revenus qu’il avait tiré de la vente de son roman l’Assommoir publié l’année précédente. Les gains suivront, suffisamment conséquents pour lui permettre d’engager de gros travaux puisqu’il l’avait alors agrandie en y ajoutant les deux tours, l’octogonale et la carrée qu’il appella respectivement Germinal et Nana
D’où l’idée qui m’a traversé l’esprit : L’Assommoir, Nana et Germinal… C’est donc sur l’exploitation intellectuelle de la misère, des ravages de l’alcool, de l’humiliation, de la soumission aux putains, etc., bref sur le sang du peuple et des sans dents, que Zola avait établi son aisance bourgeoise.
Et, "quelque part", j’sais-pas-pourquoi, ça me rappelle les intellectuels et aux autorités morales d’aujourd’hui. 


mercredi 5 juin 2013

Moi aussi j’ai des preuves physiologiques !



Sa Surface (un peu) vieillie au grand air du rainbow warrior, du sang contaminé et de la vente d’œuvres d’art, Sa Surface Laurent Fabius, donc, a des preuves physiologiques de ce qu’il avance ! Oui m’sieurs-dames. Des preuves avérées et irréfutables. Oui des preuves physiologiques, c’est-à-dire sans doute des échantillons de tissus humains prélevés, n’est-ce pas, avec toutes les précautions d’usage sur la "scène de crime". Cela par des tenants d’une des parties au conflit qui les ont remis à des journalistes du Monde. Et cela dans des conditions de rigueur méthodologique et de sécurisation scientifique des échantillons allant de soi pour des journalistes opérant dans la clandestinité en pleine zone de combats…    
Laurent Fabius, le Colin Powell de Bush Hollande… Cébien
Dire qu’il faut en arriver à lire la prose de certains trotskos sur le sujet et sur le torchon de Pierre Bergé…

Pierre Bergé, justement… Ça me ramène aux riches heures franco-fwançaises, à la victoire taubiresque "de l’amour sur la haine", aux dramaturgies de Valls qui nous GAVent, à la réécriture de la Genèse par Dieu le Fils Peillon, toussa…    

Et mes preuves physiologiques à moi, bordel ? Elles sont pas avérées et irréfutables ?