"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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dimanche 7 août 2016

Pardon pour ce moment…


A entendre nombre de ses homélies récentes, le Pape Bergoglio, énième successeur de Simon fils de Jonas et, à ce titre, pontif du Patron ici-bas, cherche à nous persuader que les fins dernières du "Royaume-qui-n’est-pas-de-ce-monde" doivent se vivre ic et nunc sur terre… 
On ne peut donc reprocher aux prélats et curés de base de notre Sainte Eglise d’être plus papistes que le Pape et d’en rajouter des couches depuis que l’égorgement du Père Hamel a fait faire "un pas considérable dans le rapprochement entre religions" [ça doit être vrai puisque c’est Le Monde qui l’écrit]

C’est ainsi que dans l’émotion du moment, l’Eglise a ouvert les portes de ses églises, et célébré ses saints Mystères en journées porte-ouverte en réservant les premiers rangs de ses fauteuils d’orchestre aux invités.

Comme le veut l’usage dans certaines occasions, il y avait bien sûr la brochette de guignols des corps constitués, franc-macs et/ou déculturés, venant là par obligation électoralistes de se montrer à chaque mort d’évêque. On sent que c’est pour eux une corvée d’autant plus gênante que, ignorant tout du rituel, ils se montrent empotés aux yeux des habitués, lesquels sont aussi des électeurs, ne l’oublions pas.
Je me souviens d’une "messe des échevins" dans la cathédrale bondée d’une grande métropole : Protocolairement (et vicieusement) placé au premier rang, le maire (socialo, of course) n’ayant que l’autel devant lui et tous les yeux derrière, n’osant se retourner, jetais latéralement des regards désespérés vers ses premiers adjoints aussi ignorants que lui de la gestuelle et des moments assis-debout… Le plus jouissif fut le moment new-age de la "Paix du Christ"…
Les communistes d’autrefois, eux au moins, avaient encore de la culture. Je me souviens à ce propos, dans une ville moyenne, de la messe d’obsèques du président de la chambre de commerce : Le maire communiste et son premier adjoint, tous deux farouches militants athées, étaient bien sûr venus et ont montré qu’ils savaient parfaitement "se tenir". Mais, à la fois par cohérence avec leurs convictions et respect de l’assistance confite dans ses "mômeries", ils se sont levés et sont partis après l’homélie clôturant la liturgie de la Parole, avant le Credo et la liturgie eucharistique. J’aime les gens cohérents. Et l’on n’est jamais cohérent quand on ne sait même pas de quoi on cause…
Mais je m’égare…   

Surtout, on a pu voir cette fois-ci au premier rang des fidèles toute la richesse et le renouvellement que nous apportent les barbes avec bonnets et caquettes ostensiblement vissés sur les crânes lors de la Consécration. On me raconte que certaines paroisses ont trouvé super cool de programmer des lectures en arabe… Il faudra qu’on m’explique pourquoi.
A Notre-Dame de Paris, Mgr le cardinal Vingt-Trois a réussi à produire une homélie sur le martyre du Père Hamel sans articuler le moindre son pouvant laisser entendre le mot Islam… On saluera la performance. Vingt-Trois n’a pas irrité le Neuf-Trois…

"Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés"…
Mouais…

Heureusement, à Notre-Dame, Mgr Vingt-Trois a ensuite passé le micro à Mgr Lebrun dont le Père Hamel était l’un des prêtres.
Sans évoquer l’Islam, mais parlant des deux assassins, il n’a pas "prié pour eux", mais s’est adressé directement à Dieu en lui disant :
"Si Tu le veux et parce que Tu le peux, sauve-les."
Eh bien ça, ça me va ! Oui, théologiquement ça me va !
Je me souviens avoir participé autrefois à un débat dans un groupe d’échange spirituel sur ce foutu problème du Pardon. ¨Pour moi, disais-je alors, on doit certes pardonner quand on peut mais on n’est pas tenu d’oublier. Quand on peut… Et qui suis-je pour m’arroger le droit de pardonner ?
"Qui peut remettre les péchés sinon Dieu seul ?" [Marc. II.7]
Bref, quand le pardon est trop compliqué, j’envoie le dossier se traiter à l’échelon hiérarchique supérieur. Je ne suis pas le Christ que je sache ! Qu’Il se débrouille et Dieu reconnaîtra les siens… 



vendredi 10 avril 2015

Couvrez ! Couvrez ce saint que je ne saurais voir !



Je n’avais pas évoqué ici l’affaire de la éRrATéPée et de sa pudibonderie de Tartuffe laïc ; d’autres l’ayant très bien fait. Tout ce que je souhaite, c’est que la Chredo ne lui lâche pas le mollet et je ne peux que ricaner de voir le concert outragé des vierges sages du Gouvernement et du Péèsse contraintes de joindre leurs voix à l’indignation générale… Bon

Mais deux choses m’amènent à venir sur le sujet.

- La première, c’est d’avoir lu ce matin le touitt commis vendredi dernier par Diego López Garrido. Vous ne connaissez pas ce type ? – C’est pas grave. Diego López Garrido est depuis trente ans une figure de la gauche espagnole. Secrétaire d’Etat du gouvernement Zapatero jusqu’en 2011, il est depuis porte-parole du PSOE à la chambre des députés pour les questions de Défense. Oui, de défense :

(La tuerie au Kenya a un message : il y a une guerre des religions. Mais ce n’est pas un crime contre les chrétiens. C’est [un crime] contre l’humanité)

Mettez juste le mot Kényan à la place du mot chrétien qui lui donnerait des aphtes dans la bouche et ce serait du pur Hollande. Et examinez la subtilité :
Tout d’abord, il y a une guerre de religions. C’est une guerre, donc pas quelque chose d’unilatéral comme une persécution religieuse. Et pour faire la guerre, il faut forcément être deux, deux entités qui se font la guerre. Donc deux ennemis qui se battent entre eux. Et si c’est manifestement une guerre d’agression, dire qu’il y a guerre, ça veut dire qu’on se bat, donc forcément que l’agressé ne se laisse pas faire, donc qu’on tue des deux côtés…  
Ensuite, comme c’est une guerre de religions, il n’y a pas de crime contre les chrétiens en particulier puisqu’ils sont inclus de fait dans les belligérants ! Allez ! Pour calmer le jeu médiatique, disons que c’est un crime contre l’humanité comme toutes les guerres…    

- La deuxième nouvelle, c’est que l’Elysée maintient son candidat au poste d’ambassadeur de la France auprès du Saint-Siège…
Il faut savoir que les usages diplomatiques veulent qu’un nouvel ambassadeur d’un pays A dans un pays B soit agréé par ce dernier préalablement à sa prise de fonction. Je n’ai pas connaissance d’exception à cet usage. S’agissant du Vatican, celui-ci se montre légitimement très susceptible en la matière quand il prend l’envie à un pays de vieille tradition chrétienne, a fortiori à la fille aînée de l’Eglise, de lui envoyer un athée féroce, un homo affiché, un multi-concubin notoire ou je-ne-sais quel franc-mac pilier du Grand-Orient…
Quand un nom lui est proposé, le Vatican confirme le plus souvent son accord au bout de trois à six semaines. S’il ne lui convient pas, il ne notifie pas son refus (c’est ça la diplomatie…) mais reste aux abonnés absents. Au bout de trois mois de silence, le pays demandeur a compris et propose quelqu’un d’autre…
Pour la France, ça s’est déjà produit en 2007 (je ne sais pas si c’était déjà Sarko ou encore Chirac) Paris avait proposé un diplomate connu pour son homosexualité La demande était restée sans réponse. La France avait compris et proposé quelqu’un d’autre. Tout ceci se réglant toujours de façon feutrée dans l’arrière-boutique, diplomatie exige…
   Le 5 janvier dernier, la France a proposé M. Laurent Stefanini, chef du protocole au Quai d’Orsay, lequel, célibataire et catholique, ne cache pas son homosexualité… Silence radio du Vatican depuis maintenant plus de trois mois… On avait sans doute dû penser pouvoir tenter le coup avec le nouveau pape François.
Mais voilà, était-ce pour forcer la main ?, sûr de lui et dominateur l’exécutif a annoncé dès fin janvier dans la presse que l’agrément était acquis ! Et voilà que, interrogé hier par l’AFP, l’Elysée soi-même fait savoir que "Laurent Stefanini est l'un de nos meilleurs diplomates, c'est la raison de sa nomination. Nous attendons la réponse à la demande d'agrément. Le choix pour ce poste de M. Stefanini résulte à la fois d'un souhait du président de la République et d'une décision du Conseil des ministres" Point barre…    
    Bref, après l’annonce dans la presse et la déclaration d’hier, le Vatican est fondé à voir là une provocation. Et il est manifeste que le gouvernement pédalonautique veut contraindre le Vatican à expliciter formellement sons refus contrairement à tous les usages pour pouvoir stigmatiser les catholiques… Quand on n’a plus rien dans sa boîte à outils et que ça ne marche pas avec Poutine ou Bachar on trouve ce qu’on peut pour rouler des (petites) mécaniques…

- Ah oui ! Encore autre chose : Un extrait d’une interview par le quotidien La Croix  de Régis Debray qui m’a appris un détail du "11 janvier" que j’ignorais :
« J’ai surtout été frappé que cette grande manifestation d’hommage à la laïcité se soit achevée dans une synagogue. Et que dans ce lieu de culte se soit tenue une sorte de meeting politique. J’ai trouvé curieux cette concession au communautarisme. Dans la rue, le Président de la République, avec un signe religieux ostentatoire sur le crâne, patientait en attendant le chef d’un gouvernement étranger [d’Israël]. Par définition un Président n’attend pas. Dans un lieu de culte en France, qui est donc un territoire français, on l’attend mais pas l’inverse. Quand un Président de la République porte une kippa et non un chapeau, on peut dire qu’il fait une sérieuse entorse à la laïcité républicaine. Ce sont là des détails protocolaires, mais qui montrent que nos gouvernants ne sont pas très sérieux dans leur pratique de la laïcité. »  




jeudi 17 avril 2014

Gerson. Au secours ! La pieuvre est parmi nous !



C’est vrai : c’est écrit dans le journal !

Ça, Coco, ça mérite de tirer à la ligne ! C’est autre chose que la rumeur ABCD, etc.
En général, sur Google actualité, Yahoo actualité et autres synthétiseur de l’info-en-continu-que-c’est-important, ce genre de fait-divers ne reste pas en tête de gondole plus de trente-six heures. Là, c’est suffisamment grave pour y être encore au bout de quatre jours avec toutes les chaînes télé sur le pont pour traiter le sujet…

Rendez-vous compte ! Ça se serait c’est passé dans le groupe scolaire Gerson. Un établissement catholique privé du 16e arrondissement, qui dit mieux !
Bref, le ministère de l'éducation par la voix du ministre Benoît Hamon soi-même a fait savoir que cet établissement accusé de dérives "intégristes" sera soumis à une inspection et qu’on allait voir ce qu’on allait voir. La Mairie de Paris en frétille et réclame l'ouverture d'une enquête administrative en dénonçant « une guerre idéologique d'un autre temps » imposée aux élèves de ce groupe scolaire…

Je ne connais pas cette boîte parisienne dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Et je précise que, perso, j’ai fait toute ma scolarité "dans le Public" (mais ce n’était pas hier…) ; tous mes enfants dans le "privé catholique sous contrat" ; et que, à ce jour, mes petits-enfants sont harmonieusement répartis entre du "privé hors contrat", du "public" tenant à peu près la route et du "privé sous contrat"…
Pourtant, là, la coupe déborde. Elle déborde des déjections produites par la masturbation hystérique des  journalistes. Et, plus précisément de soi-disant journalistes ne sachant pour justifier leurs salaires qu’exploiter jusqu’à l’os en racontant n’importe quoi un petit fait non avéré dans un domaine où ils n’en connaissent pas plus que leurs naïfs lecteurs, c’est-à-dire rien…

L’utilisation de l’émotionnel savamment téléguidé par une idéologie officielle usée jusqu’à la corde pour désinformer et reformater le peuple à sa main atteint un stade que c’en est à vomir.

Que dire du cas d’espèce ? Rien d’autre que vous inviter à aller lire le papier de Pascal-Emmanuel Gobry publié aujourd’hui sur Atlantico. C’est un peu long mais tout est dit.