"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mercredi 1 mars 2017

Radio-Paris ment. Ici Sablé-sur-Sarthe…



Comme il fallait s’y attendre, depuis midi trente, c’est le chœur des indignés relayés à l’envie "dans le poste"… Gageons que nous en serons saturés ce soir au "vingt heures". Que ce soit sur TF1-Macron, France2-Hamon, BFMacronTV, etc.

- Bien sûr, devant la "sortie" comme-par-hasard par le Canard enchaîné de cette "anecdote" montée en mayonnaise qui n’était depuis longtemps plus d’actualité dans son cas et toujours répandue aujourd’hui chez les parlementaires (au moins jusqu’en janvier…), déstabilisé, en état de quasi sidération, Fillon a eu tort d’annoncer sur le champ qu’il renoncerait en cas de mise en examen. Le truc à donner les clefs à ceux qui veulent sa peau… On n’a pas fini de la lui ressortir celle-là ! Il ne respecte pas ses engagements ! A l’évidence, Macron, lui, n’a pas ce problème puisqu’il n’en prend aucun…
- Mais bien sûr aussi, il a parfaitement raison d’avoir changé d’avis devant les faits ! Et les faits sont patents : Le comportement du Parquet et tout l’environnement de cette affaire militent à nous convaincre qu’il s’agit d’une manœuvre organisée pour éliminer par tous les moyens le seul obstacle au maintien des sortants aux affaires ; que l’adversaire de Marine Le Pen au second tour soit Macron ou Hamon importe peu puisque l’un comme l’autre auront besoin des sortants pour gouverner (avec les sièges et les postes qui vont avec…) Et, au-delà du justiciable Fillon, cette manœuvre de l’Etat profond digne de la Maffia vise concrètement, avant tout à exclure purement et simplement du suffrage un pan entier et possiblement majoritaire des électeurs qui le gênent…  Il est donc de son devoir de tenir, de résister. Et quand je dis résister, c’est dans le sens de résistance au régime de Vichy…  
- Tous les autres candidats comme les membres du Gouvernement et même l’inaudible Pédalonaute entre la poire et le fromage Mickey et le Grand Orient ont pu se draper dans leur indignité en rappelant "l’indépendance de la Justice". Ils ont beau jeu de le rappeler et on peut espérer qu’ils ont raison (hum…)
Ils ont beau jeu car l’acuraba lambda ne fait pas la différence entre le Parquet et le juge du siège…  Et plus encore que les Parquets ordinaires, le fameux "Parquet National Financier" est non seulement par nature mais surtout par sa construction même et sa composition entièrement à la botte du Garde des sceaux, donc d’Urvoas, donc de Cazeneuve, donc de l’Elysée… Ayant pour raison d’être officielle une compétence exclusive sur "les affaires financières d’une grande complexité", après s’être saisi sur le champ avec gourmandise d’une info de journal satirique, il transmet aux juges d’instruction juste après le début du dépôt des… parrainages. Et trois jours après (soit quasiment dans l’heure compte tenu de l’encombrement des greffes) ces magistrats ont convoqué le suspect présumé pour lui notifier, le cas échéant, une mise en examen… Certes, c’est peut-être (oui, peut-être) par souci d’indépendance, que la convoc’ est prévue le 15 mars. Quinze jours de campagne pourrie d’avance par cet épée de Damoclès, donc. Mais aussi 48 h avant la clôture du dépôt des 500 parrainages valides pour… pouvoir se retourner, hein ?

Mais bon. Je m’égare car je voulais au départ seulement tailler un costume à un et un seul des personnages qui s’indignent depuis midi et demi : C’est Bruno Le Maire.
Car voyez-vous, cette incarnation du renouveau pour que demain soit comme aujourd’hui et qu’il-faudrait-pas-qu’on-l’oublie a tenu à faire savoir qu’il avait des principes. Oui, c’est une putain de news tu vois…
Bruno, donc, a fait savoir urbi et orbi par un touïtte avoir démissionné de ses fonctions auprès de François Fillon, au nom du "respect de la parole donnée". Toussa parce que ce dernier a renoncé à se retirer malgré ce qu’il avait promis en cas de mise en examen. Jacques de Guillebon a écrit que "la bourgeoisie a des principes mais pas de coutumes"… Je me demande si Bruno est fait pour faire de la politique…

Ah oui ! J’apprends aussi que l’UDI a annoncé suspendre sa participation à la campagne de Fillon. Hormis le fait que je ne sais pas trop si ce sera une grosse perte, cela ne me surprend pas. C’est farpaîtement dans la ligne de ce conglomérat échafaudé en son temps par Jean-Louis Borloo : Le premier de leurs fondamentaux a toujours résidé dans le coïtus interruptus…  

mardi 8 novembre 2016

Gouverner, c’est…



- Gouverner c’est être à côté de la plaque…

J’écoutais hier (oh ! distraitement) Bruno Le Maire obséquieusement interviouvé sur France-Cul’. La gonzesse de service l’interrogeait sur la crédibilité de sa candidature face au tandem Juppé-Sarko avec Fillon en embuscade. Notre Bruno qui-plaît-aux-dames c’est alors lancé dans le déroulé des preuves de sa crédibilité. Bien sûr, il ne s’est pas trop étendu sur le seul re-nouveau qui le différencie de Juppé, c’est-à-dire les mesures visant à virer du jeu quiconque a au moins un an de plus que lui. Non. La preuve de sa crédibilité se trouve dans les mille pages de son programme. Il est donc le meilleur… vu l’épaisseur du dossier... Et il s’est empressé de nous en détailler quelques bonnes feuilles, y compris dans l’accessoire technique, histoire de nous prouver qu’il a pensé à tout…
A cet égard, il est vrai, il ne se démarque pas vraiment de ses principaux concurrents dans l’incompréhension du rôle de Président de la République, mais il les surpasse tous jusqu’à la caricature !
Son "programme présidentiel" n’est même pas un programme de Premier ministre avant validation par une majorité parlementaire. C’est un gros classeur compilant toutes les circulaires d’application dont la signature relève de la compétence des hauts fonctionnaires directeurs des administrations centrales…
Un Président a pour mission de donner le cap – et puis de tenir le cap (j’y reviendrai) – et nous savons désormais qu’on peut confier le job à un obscure énarque conseiller de canton. Le résultat n’a certes pas été brillant mais cépagrave puisqu’il ne s’agit pas de gouverner mais d’être élu. Après on verra.  

- Gouverner c’est ne pas fâcher…

Mois d’une semaine après le démantèlement de la Jungle de Calais et la mise à l’abri de ses 10.000 résidents, bien des Centres d’Accueil et d’Orientation installés à la hâte avec tout le confort, les personnels et les sous nécessaires, ont vu avec surprise l’effectif de leurs occupants à titre gracieux fraîchement débarqués fondre à vue d’œil. 50%, voire 100% du cheptel accueilli avec flonflons et sous-préfet a parfois disparu au bout de vingt-quatre heures !
Aussi sec, Bernard Cazeneuve a rassuré les associations : "Des dispositifs de prise en charge des migrants qui reviendraient à Calais devront être activés par l'Etat"…

- Gouverner, c’est ne pas perdre la gueule…

Du moins de son vivant...
Lu dans le Parisien diversifié daté du 8 novembre 2066 :
« Suite à l’arrêt de la Cour de cassation relatif au 93° recours contre la construction de l’aéroport de Notre Dame des Landes, Térébenthine Duflos-Cantat, ministre de l’écologie durable et Kevin-Ibrahim Ducon, secrétaire d’Etat aux anciens combattants ont annoncé leur présence à l’inauguration de la stèle élevée à la mémoire de tous les zadistes morts dans leur lit avant d’avoir connu la fin du conflit »  

mardi 25 octobre 2016

Le Maire au top de la Soap Academy…



On a beaucoup glosé sur l’émission Ambition intime chez M6 où une "journaliste" convenablement carrossée fait chaque fois longuement "passer à confesse" un de nos pantins de l’estrade [1], tous avides de venir se déculotter devant nous, tant ces aliens d’un genre particulier ont besoin, quelque part, de ressembler à des humains…
Certains ont vivement critiqué ces petites pièces de théâtre en déplorant une piipôlisation outrancière du live-story politique. Mais ce n’est là que de la posture de Tartuffe ; car toulemonde en redemande et personne ne se serait senti obligé de s’en plaindre si le Cohen [celui qui est le tenancier des listes noires de l’audiovisuel] n’avait pas relevé le scandale : l’animatrice du truc avait trinqué "façon copines" avec Marine Le Pen…

Dans la même catégorie, Pujadas sur France2 tente de faire vivre une émission tardive sur le même thème avec Léa Salamé. Déjà, ça s’appelle L’émission politique, ce qui est quand-même plus érotofuge qu’Ambition intime quand il s’agit de retenir l’œil de l’acuraba feuilletant Télé7Jours pour meubler sa soirée. C’est certes là un handicap initial que les programmateurs s’emploient à compenser par le choix des interviouvés. Ceci-dit, il y a parfois de mauvaises pioches…
C’est ainsi que jeudi dernier l’invité était Bruno Le Maire et que l’émission a réalisé à cette occasion le pire score d’audience obtenu, toutes catégories d’émissions confondues, par la chaîne publique généraliste France2 depuis cinq ans !

Et pourtant ! Nous ne sommes pas naïfs et nous savons que ce genre d’émission est négociée en amont avec les communicants de l’invité, tout est millimétré, tant en ce qui concerne le scénario que la position des acteurs sur scène, les éclairages et les mouvements de caméra… Or, la manière de filmer (en direct) cette 4° émission était totalement différente des trois premières (Sarko, Montebourg, Juppé) Il est évident que cela n’a pu se faire qu’en accord avec les exigences de l’invité.

Nous savons que Le Maire fait feux de tous bois pour incarner le renouveau… Bon. Ayant jusqu’à maintenant été infoutu de nous présenter quoi que ce soit de nouveau pouvant nous laisser espérer un renouveau, il est désormais avéré que, pour lui, seule la forme pourra tenir lieu de fond !

Et pour ce qui est de la forme, quel genre de superficialité à sa portée reste-t-il au "gendre idéal" pour retenir l’attention de la ménagère de cinquante ans, de la bourgeoise délaissée et de la shampouineuse mal baisée ?

Allez lire l’analyse faite par Ingrid Riocreux de la prestation Léa-Bruno. Vous vous ferez ainsi une petite idée de l’épidermisation progressive des arguments politiques…

Ne nous soucions pas de l’avenir de Bruno Le Maire. Il pourra toujours faire danseur mondain.