"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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samedi 13 février 2016

Enfoncée, Léonarda !



Bien qu’on n’en parle plus, les bien-pensants qui comptent estimant malséant de tirer sur les certaines ambulances, je considérais, perso, que l’affaire Léonarda avait été le summum et le tournant majeur du quinquennat. Bref, le moment, l’illustration synthétique de ce qu’est Hollande, au-delà de son réel savoir-faire de bricoleur efficace en compromis, arrangements de couloir et petits meurtres entre amis : Un humanoïde tellement incapable de trancher et déconnecté de la vraie vie que les seules décisions qu’il lui arrive d’être obligé de prendre, contraint et forcé par la nécessité, toujours au pied du mur, il les prend sous l’emprise de la panique en oubliant même ses compétences de bricoleur.

L’affaire de la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, ajout superfétatoire à notre droit est venue carrément enfoncer Léonarda au score. N’ajoutant rien aux possibilités actuelles de déchoir quiconque, et même capable, au final, d’en réduire les possibilités, cette connerie majeure a un effet délétère beaucoup plus grave que sa propale faite au-dessus de nos lois à cette gamine érotofuge qui ne s'est pas gênée de l'envoyer paître avec mépris. Au lieu d’un Chef d’Etat, on aurait alors presque cru voir un vicelard pédophile écrivant à l’héroïne d’un fait-divers vue à la télé pour lui proposer des bonbons…   
Beaucoup plus grave, disais-je, car, avec ce projet de réforme constitutionnelle, il a entraîné toute la classe politique dans la spirale d’un trou noir qui va l’avaler sans en laisser un oignon ognon. Souhaitons qu’elle l’emporte aussi… Mais elle a déjà commencé à emporter aussi l’autorité publique et les Institutions qui, aussi imparfaites soient-elles, nous assurent encore à tous un minimum de repères dans la tempête qui vient…

Et comme il lui faut tous les jours en rajouter une couche, voilà qu’il baisse culotte devant les zadistes de Notre-Dame-des-Landes en proposant un référendum local interdit par nos lois en faisant fi des décisions de justice !

Il lui reste encore quatorze mois à meubler en donnant l’air d’en faire chaque jour encore plus. Que va-t-il encore nous inventer ? Peut-être que d’ici les premiers bourgeons de 2017 – ce qu’à Dieu ne plaise pour l’image de la France – ses plus proches collaborateurs, pour ménager leur avenir, en viendront-ils à le bâillonner et l’emballer sous camisole et Valium direction Saint-Anne pour surmenage. Mais vu qui sont les loustics en question, la chose me parait malheureusement improbable…   


jeudi 22 mai 2014

La dernière cartouche…



Soucieux d’aider les divers partis politiques fwançais comme le gouvernement à lutter contre l’abstention et de contribuer à un sursaut civique des acurabas, le Comité central du FOPOD s’est réuni avec lui-même et a décidé de casser sa tirelire pour financer une grande campagne d’affichage d’ici demain minuit…

lundi 6 janvier 2014

Snif…



Jetant un œil las sur les news de ce matin, je me suis dit "- Tiens ! Oualà un sujet pour meubler faute de mieux" et je vais appeler ça, euh… Pleurnicheries revendicatives ? Bof. Pourquoi pas Snif ? On sent qu’elle renifle, d’autant qu’elle ne pleure pas la bouche pleine… Va pour Snif. J’ai même pensé : Pas Sniff avec deux f vu que je n’en ai rien à sniffer… Bon ; on verra ça cet aprèm’. Puis je suis sorti, vu qu’il n’y a pas que le blog dans la vie et que j’suis pas une chaîne d’info en continu… Me voilà rentré et voilà que JacquesEtienne m’a piqué mon sujet ! Ben non, car en fait nos intentions respectives n’étaient pas de parler de la même chose. Je m’y colle donc aussi…

Notre Leonarda, donc, héroïne d’un peu plus qu’un jour, sans doute un temps nominée pour un accessit au titre de Femme de l’année, tente de revenir en énième semaine…
Car figurez-vous qu’elle découvre la dure réalité de la vie au Kosovo ! D’ailleurs, le pisse-copies nous assène qu’elle redécouvre, la pauvre, on notera la nuance. Qu’elle n’y ait auparavant jamais mis les pieds et qu’elle soit née en Italie est sans importance puisqu’elle est réfugiée du Kosovo, n’est-ce pas ? Faudrait pas l’oublier et le journalope connaît la consigne.

Donc, la pauvre broie du noir en dépit de la fièvre du samedi soir à Mitrovica. La maison n’est pas bien chauffée. Et puis la bouffe, hein ? On en a touché quand on est arrivés et depuis plus rien. On n’a plus mangé depuis trois jours sauf le bébé qui a du lait de sa mère. Paraît qu’on touchera que dans deux mois ! C’est quoi ce bordel ? En Fwance, c’était pas comme ça ! Les enfants n’ont pas envie d'aller à l'école (en Fwance c’était pas pareil), on dort et on regarde la télé (en Fwance c’était pas pareil)
"- Ici, c'est pas la vie en rose comme en France ! Si vous n'avez pas d'argent, il n y a pas de Restos du cœur, pas de Sécu pour vous soigner"… Et la chute : " C'est simple : On va tous se tuer."
C’est plus poignant que Pauvre Rutebeuf chanté par Cora Vaucaire ou Tous les garçons et les filles par Françoise Hardy, sans remonter aux Roses blanches par Berthe Sylva…

Mais il y a pire : Elle "s'attriste du silence médiatique qui s'installe autour de son histoire " et "depuis que les journalistes sont partis, plus personne ne s'occupe de nous !"
Et c’est sur ça que notre ami Jacques a construit son billet.

Pour ma part, j’ai plutôt retenu que le retour de cette chère Leonarda - seulement dans le Figaro… pour l’instant - tombe comme de juste la veille du jour où le tribunal administratif doit de nouveau examiner la situation des Dibrani, lesquels réclament ni plus ni moins l'obtention d'un titre de séjour "vie privée et familiale"… Oui, M’sieurs-Dames. Le grand opéra baroque Leonarda qui a fait vallser les fauteuils d’orchestre cet automne n’est pas une œuvre en un acte. On en est déjà depuis quatre ans à près de   vingt actions en justice dans cette affaire. Toutes ces décisions de justice sans exception concluant à l’expulsion. Il a fallu quatre ans de procédures ; quatre ans de constats de non réelle scolarisation des enfants et d’absence de réelle volonté de s'intégrer dans la société française ; quatre années où ils ont pu profiter de la société de consommation autant que dormir devant la télé en attendant de toucher ce dont ils ont droit…
Quatre années ont été nécessaires pour enfin en arriver, on se demande comment on a pu oser, à rendre exécutoire et exécuter l’obligation de quitter le territoire signé par le Préfet de la République-dont-on-a-plein-la-bouche…
Quatre années passées à s’occuper de cette famille, des centaines d’heures de fonctionnaires penchés sur leur dossier, des paquets de milliers d’euros au prix de revient de l’heure travaillée, des kilos de paperasses administratives et sociales, les aides sociales, au logement, l’AME, le coût pour les restaus du cœur, etc. Sans compter le temps et les frais des humanitaires, bénévoles certes mais grâce aux subventions des contribuables. Il n’y a pas de comptabilité analytique pour toussa. Ils y avaient droit et comme on aime on ne compte pas. Ça s’appelle l’Etat de droit.

Vingt décisions de justice et… il y a encore des possibilités de recours ! (en Fwance même, après il y aura encore la Cour Européenne, faudra rajouter ça à la facture) Leur avocate va plaider demain que les enfants sont nés en Italie, donc qu’ils sont européens, et le dernier en Fwance, donc droit du sol et regroupement familial, toussa… Alors que toutes les démarches de la famille reposaient jusqu’ici sur le mensonge qu’ils étaient tous des ressortissants du Kosovo pour obtenir le droit d’asile. Mais c’est du passé. L’adage juridique "nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude", c’est seulement bon pour les justiciables bien-de-chez-nous. Bref, on va voir…

Ah oui ! Pendant ce temps-là, on réfléchit à établir une franchise annuelle proportionnelle aux revenus pour les remboursements de la Sécu à ses assujettis…

Plus con, tu meurs. On y est presque…