"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

Affichage des articles dont le libellé est conseil général. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conseil général. Afficher tous les articles

vendredi 19 avril 2013

Le gang reste ouvert pendant les travaux...



 
De Cahuzac à Kucheida, de Dallongeville à DSKâ, chacun dans son genre, de  
Jean-Philippe "Harlem" Désir dans la rubrique "on oublie ça, voyons !" à Sylvie Andrieux au chapitre des petits arrangements électoraux aux frais du budget, ça suffit ! La cour est pleine !

Pendant que les nains de jardin se scandalisent des "violences" d’un bas peuple à poussettes et jupes plissées dont on se demande de quel droit il sort de sa niche ; pendant que leur patron, qui ne déambule plus chez les bouseux, bien au chaud dans les ors de son salon comme un crapaud ventripotent au fond de son trou, nous sermonne, "- Tss Tss, c’est pas bien, vous n’êtes pas exemplaires…" ; pendant toussa, les affaires continuent…

Oui, les déclarations de patrimoine ; ça occupe le bas-peuple, cébien. Mais faudrait pas déconner quand même ! Les petits arrangements continuent dans le bouge glauque de la gauche irréprochable ; y a pas de raison puisqu’on est légitimes !

Donc, le 29 mars dernier, lors du vote du budget du Conseil général des Bouches-du-Rhône, la majorité PS a voté la prise en charge par la collectivité… des frais juridiques pour la défense au pénal de son Président, son excellence Jean-Noël Guérini.

Faut dire que, mis en examen depuis déjà 18 mois pour "complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité", "prise illégale d'intérêts", "trafic d'influence" et "association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence et recel de trafic"… (reprenez votre respiration), notre Jean-Michel vient de se voir rallonger la sauce le 5 mars dernier du chef de "détournement de fonds publics" qui manquait encore au palmarès…
Voilà comment la majorité socialiste du Conseil Général d’un département gangréné jusqu’à l’os utilise les deniers du contribuable, même en période d’exemplarité du changement.
Faut dire aussi que les municipales se profilent, puis les cantonales. Et le Parrain papa Guérini, il sait beaucoup de choses. Et les services des nervis de son frangin seront plus utiles pour remplir les urnes que les vapeurs de ces cons d’électeurs de base…  
Le budget est voté. Et comme le président du CESE pour la loi Taubira, après avoir téléphoné à Valls, le préfet des Bouches-du-Rhône répondra aux 43.000 marseillais ayant déjà signé une pétition dénonçant ce scandale que ce n’est pas de sa compétence… On en restera là. Tout baigne.

Pendant ce temps-là, la presse regarde évidemment ailleurs. Cébien. Elle nous parle de transparence, de moraline, des émois psychologiques de Cahuzac et, chic alors, des ennuis de Sarko, Fillon et Lagarde. Ça meuble pendant que le chômage augmente, qu’on ne change rien et qu’on tabasse les jeunes gens qui osent prétendre qu’ils sont nés d’un homme et d’une femme, ces cons. Tout baigne

Non !

Ah ! Taubira !   Taubira ! Taubira !
Les socialocrates à la lanterne !

jeudi 31 janvier 2013

L’Avenir est contractuel…



Ce matin au petit-dej’, de retour dans mon douar d’élection et histoire de rester tuned avec les news locales des clochers environnants, j’écoutais distraitement le fond sonore aimablement fourni par une radio régionaliste.

L’interviouvée était, cette fois-ci, - d’après la voix - une charmante dame que je suppose déjà dans la force de l’âge. Ça causait d’une initiative a priori assez sympathique visant à rapprocher les ruraux de la culture. Mais là ne se situait pas pour moi la pointe du sujet. Ce que j’en ai retenu, ce qui a brusquement fait remonter mon café dans mes fosses nasales, c’est autre chose. C’est le ton et la manière avec lesquels l’intéressée elle-même a décliné sa qualité qui justifie son expertise ; bref, a précisé sa profession et, quelque part, son statut social :
- Elle est "programmatrice artistique en milieu rural"
(Muray, où es-tu ?)

Juste après cette séquence, j’ai eu droit au journal. Au journal local, je précise.

Et la "Une" était d’importance, mes enfants ! Figurez-vous que yesterday le Conseil général de Haute-Savoie a signé en grande pompe devant la presse ses trois premiers Contrats d’Avenir !
Trois djeûnes "peu ou pas qualifiés" ont donc été embauchés. Deux d’entre eux iront travailler dans les collèges où ils n’auront antérieurement rien foutu (au mieux) ou dont ils se souviendront peut être s’être fait virer. Quant au troisième, c’était plus flou ; sans doute n’a-t-on pas trop osé nous dire ce qu’on allait pouvoir lui faire faire…
Il paraît que le Conseil général a acté l’ardente obligation d’en trouver 400 comme ça pour le Département…
Ça fera toujours 400 chômeurs de moins et jamais que 100 masses salariales ponctionnées sur nos impôts locaux (et 300 sur nos contributions à l’IRPP, mais ça cétotomatique, effet d’aubaine pour les élus locaux)…

Grâce à nous, tous ces braves djeûnes auront non seulement un emploi, mais aussi un titre : "Agent d’ambiance" pour les plus autonomes (sic), "Assistant de…" pour les autres…

Depuis les Ateliers de charité de l’Ancien Régime et les Ateliers Nationaux de la révolution de 1848 (qui n’ont duré que… quatre mois), on n’a rien inventé et, pourtant, on a faite de gros progrès :
En 1848, les bénéficiaires de ces parkings sociaux devaient embaucher à 6h30’ pour partir au chantier de terrassement, n’en étaient libérés qu’à 18h et étaient soumis à 2 appels par jour avec retenue ou suppression de salaire aux absents. Le bagne de Cayenne, quoi ! Que dis-je ! Konzentrationslager !
Heureusement, aujourd’hui il y a de gros besoins de plantons dans les Musées et d’hôtesses d’accueil partout… (ici)
C’est indispensable pour le redressement productif !  


mercredi 5 décembre 2012

Parité de mes deux…



J’y croyais pas ! Des connasses ont dû en rêver, Dépassé, son 1° sinistre & C° l’ont fait ! Faut bien qu’ils s’occupent.

Je résume : A compter du renouvellement de 2015 des conseils généraux, les acurabas électeurs seront appelés à élire deux conseillers généraux pour leur canton sur le même bulletin de vote. Pas un conseiller et un suppléant, non, deux conseillers généraux de plein exercice pour la même circonscription. Seules les candidatures de paires constituées d’un homme et d'une femme seront valides. Les trans ne pourront même pas râler devant ce manque de reconnaissance de leur identité puisque rien ne devrait empêcher, ce serait discriminatoire, la candidature d’un homme en binôme avec un(e) trans se pensant femelle ou d’un(e) trans se pensant homme avec une femme. On ne se simplifie pas le bordel mais il ne devrait pas y avoir de contentieux sur ce point… Najat Vallaud-Belkacem a salué là une réforme permettant un "grand pas vers la parité" Cébien
Encore que… "- Cela voudrait dire qu'on ne peut faire élire une femme qu'en élisant un homme" a dénoncé la députée socialo présidente de la Délégation aux droits des femmes…  

Pour ce qui est d’un grand pas vers la simplification de l’empilement administratif territorial, on repassera. A défaut d’arriver à supprimer un échelon, le précédent horrifique pouvoir sarkoziste avait fini par obtenir au forceps la création du Conseiller Territorial, pis-aller à la fois conseiller général et conseiller régional. Tout ça passe évidemment aux oubliettes mais on garde quand-même la mesure transitoire de durée réduite du mandat des élus en 2012, ce qui permettra d’introduire les fameux binômes en 2015…

Alors, évidemment, il n’est pas question de passer de 4030 conseillers à 8060 ! (non, je n’ai pas oublié Mayotte) Donc, le ministère de l’Intérieur va plancher d’ici-là sur le redécoupage-regroupement des cantons dont le nombre devrait rester inchangé. Je lui souhaite bien du courage…
Ça ne devrait donc théoriquement pas entraîner d’augmentation des coûts de fonctionnement des  assemblées départementales. Vous croyez ça ? - On glisse sur le fait que les Conseillers généraux perçoivent une indemnité qui est fonction du nombre d’habitants du canton qu’ils représentent. Ça va de 1501 à 2526 € par mois. On aura globalement le même nombre d’élus et le même nombre de cantons mais ceux-ci auront tous – en moyenne - doublé de population !

Du côté politicien, il est évident que la nécessité de monter les binômes en question va nous donner des occasions de rigoler (parfois jaune) Bien sûr, on peut bisounoursement penser que, dans un canton élargi, Ducon d’ici et Duchnock d’à côté, chacun ancien maître chez lui, vont faire ticket commun pour garder leurs places dès lors qu’ils voient les choses à peu près pareil pour la gestion du département. Ouais. On va probablement surtout voir s’appliquer l’adage : "- Pas d’attelage avec moi pour mettre en selle le futur Brutus qui va me faire de l’ombre"… Quelle est la greluche (ou le pignouf) qui va faire l’affaire ?
Couplé avec le non cumul des mandats à la sauce Jospin, ça présentera deux avantages :
- 1° Favoriser l’augmentation du nombre de petits élus de terrain qui devront tout à la "tête de binôme" et permettre de placer les copains.
- 2° Contribuer à dégrader la qualité globale du personnel politique. Après tout, quand on voit que l’Educ’ Nat’ existe toujours, on se dit que du côté des élus du peuple y a encore de la marge…