"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"
"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.
mardi 16 février 2016
Bi-nationaux et super ego…
mardi 28 août 2012
Déboires d’ingérence…
Le devoir d’ingérence est une avancée formidable ! Enfin… Il le sera lorsqu’il s’appliquera dans nos villes et nos campagnes…
mercredi 28 décembre 2011
L’inconnue de Madame Gaspard…
(titre à la con qui ne parle qu’à moi, évidemment….)
Non, ce n’est pas le titre du prochain Brigade Mondaine. Quand j’étais môme, je ne saurais dire en quelle année, il y avait eu un important séisme à Madagascar. Les french doctors n’existaient pas encore et les ONG se limitaient alors à la Croix-Rouge (sans Croissant), au Secours Catholique et Secours Populaire. Bref, le bon temps où les choses étaient simples…
Par le bel après-midi d’un samedi sur le trottoir de la grand’rue commerçante, en binôme avec un pote, en uniforme de boy-scout en culottes courtes, le Plouc-em’ secouait son tronc sous le nez des passants en clamant à tue-tête et distinctement :
"- Pour les sinistrés de Madamgaspar ! M’sieurs-Dames ! Pour les sinistrés de Madamgaspar !"
Comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, les deux jeunes zigotos menaient en fait de leur propre chef une enquête anthropologique et sociologique sérieuse et documentée : Combien de temps faudra-t-il pour qu’une grande personne leur fasse aimablement remarquer qu’ils n’avaient que trop distraitement déchiffré la carte de géographie alors encore présente dans toute salle de classe bien tenue… Il était même prévu d’essayer de garder son sérieux et de demander alors à la grande personne si soucieuse de parfaire nos connaissance d’avoir l’amabilité de nous épeler le patronyme de la malheureuse île malgache…
Les passants étaient fort nombreux et au fil des heures les troncs s’alourdissaient très convenablement au bout des jeunes bras préadolescents. Toutefois, l’interpellation tant attendue, la remarque tant espérée ne vint jamais…
Qu’en conclure ? Que le passant lambda, l’acuraba générique donc, pense avoir compris l’essentiel et ne prête aucune attention aux détails forcément secondaires…
Manifestement, il se contente de réagir à un stimuli phonétique compacté pavlovien : Il a cru entendre "Madagascar" et Madagascar = catastrophe = besoin humanitaire = don = je donne = j’ai bonne conscience = …
Il n’a pas entendu "Madame Gaspard"… Entendre "les sinistré(e)s de Madame Gaspard" (+ ou -) = les filles de Madame Gaspard mises à la rue par Marthe Richard = besoin humanitaire = je me souviens de la petite Lola qui les avait si tendres = je donne pour qu’elle ne reste pas sans travail =… C’est pas tout à fait pareil…

Pourquoi je vous cause de ça aujourd’hui ?
Parce que Paul Emic a attiré mon attention sur un papier publié il y a un mois dans un journal de la Réunion et que je m’empresse de vous relayer ci-après pour ceux qui ne l’auraient pas déjà lu chez lui ou ailleurs :

[CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR AGRANDIR…]
- On se souviendra que l’excellent Ravalomanana fut élu président de Madagascar en 2002 lors d’un scrutin très contesté et tardivement reconnu par la communauté internationale après un coup de pouce très compréhensif des Etats-Unis. Affairiste confondant largement le budget de l’Etat et la caisse de ses entreprises, il finit par démissionner, en 2009 sous la pression populaire et lâché par l’armée, nous sans avoir tenté de se maintenir durant de longs mois et avoir fait tirer sur la foule... On notera que sa politique – intérieure comme étrangère – fut tout au long de ses mandats fortement connotée anti-française…
- Quant à Dame Joly, on notera que sur les quelque 70 lignes de contenu que lui consacre Wikipédia, 10 portent quand même sur la période de huit ans où elle s’était éloignée de la France. Sur le lot, il y a trois lignes denses pour traiter des dix mois qu’elle a passés à pondre un rapport sur la criminalité financière en Islande et évoquer par le menu les félicitations que ça lui a valu. En revanche, les trois pleines années qu’elle a passées auprès de Ravalomanana sont expédiées en une seule ligne se contentant de citer le titre de sa fonction de conseiller…
Mais c’est sans importance. L’acuraba lambda s’en tient au stimuli phonétique compacté pavlovien : Eva Jolie = mano pulite = lave plus blanc = chasse aux affreux = honnêteté foncière = …
Pourquoi la presse de révérence nous en dirait–elle plus (que rien) sur cette séquence de sa "bio" ? Faut pas embrouiller l’électeur, c’est déjà assez compliqué comme ça, n’est-ce pas ?
samedi 1 octobre 2011
Etat de guerre ? Mon cul ! – 2…
C’était le titre d’un billet beaucoup trop long et au préambule foutraque posté ici l’an dernier. Il me revient en mémoire à la lecture d’une dépêche Reuters ce matin :
Dans la série Refendeuse capillaire, turbomasturbation neuronale et sodomie diptèrophile, des experts juridiques américains s’interrogent sur la légalité de la récente élimination d'Anouar al Aoulaki, tué au Yémen par un drone de la CIA. Car l’intéressé, pour Yéménite qu’il fut, bénéficiait de la nationalité américaine ! Nos braves juristes s’inquiètent et s’indignent donc : "Quelque chose de très contestable du point de vue de notre propre constitution." - "Un programme dans lequel les citoyens américains peuvent être exécutés par leur propre gouvernement en dehors de tout processus légal sur la base de preuves tenues secrètes" - "Le gouvernement peut-il à tout moment tuer n'importe quel Américain dès lors qu’il affirme détenir des renseignements selon lesquels cette personne est un terroriste ? " - "On aurait dû chercher à arrêter al Aoulaki et le conduire devant un tribunal américain." Etc.
Imam d'origine américaine, Al Aoulaki vivait en Virginie et quitta les USA juste avant les attentats du 11 septembre. Chef des opérations extérieures d'Aqpa (Al Qaïda dans la péninsule arabique), Washington, lui attribue un rôle important dans des attentats visant des cibles américaines et des tentatives d’empoisonnement. On lui connaît aussi des échanges de courriels avec le militaire qui a tué 13 personnes sur la base de Fort Hood en 2009…
Ce qui amène le radoteur que je suis à revenir sur la notion de guerre…
Sur le papier, avec ce formalisme juridico-exégétique pseudo universitaire qui s’apparente de plus en plus à la lecture autorisée des hadith, ces braves juristes wasp-néocentrés ont parfaitement raison ! En effet, les USA ne sont pas en guerre ! La guerre implique que toute une communauté en affronte une autre par tout moyens, ayant la conviction forte que c’est nécessaire à ses intérêts sinon indispensable à sa propre survie et qu’elle ne peut attendre aucun secours d’un hypothétique arbitre acceptable pour les deux parties. Mais l’Amérique n’est pas en guerre ! Elle mène des opérations, certes lourdes, mais qui ne sont que des opérations de police conduites en référence à un droit interne de temps de paix. Et la grande masse de ses ressortissants ne s’estime pas directement concernée… Pourquoi l’estimerait-elle puisqu’on ne le lui montre pas ?
Cette dépêche le confirme : On ne sait plus désigner l’ennemi…
Ce dernier est toujours une puissance, certes, mais celle-ci n’étant plus forcément adossée à une nation, un peuple, une entité étatique structurée, on sort des catégories apprises à l’école par les générations encore aux manettes formatées par les idéaux démocratiques. La guerre au terrorisme, ça veut dire quoi ? S’il ne faut pas faire d’amalgame, il ne faut surtout pas non plus stigmatiser des personnes, des communautés ou des comportements précisément ciblés.
Et dans ce contexte, la notion de citoyenneté des individus (celle de nationalité n’étant plus pertinente) n’a plus aucun rôle à jouer…
Alors on cause de l’axe du mal, ce qui ne mange pas de pain. Et faute d’oser appeler un chat un chat, non seulement on envoie le GI de base se faire tuer sans vraiment oser dire pourquoi, mais on lui laisse mordiller les chevilles par quelque nerd juridicostressé qui est dans son bon droit. Or, les droits individuels primant tout, de fait sinon en droit, il n’est pas douteux que calmer les inquiétudes existentielles du nerd sus évoqué soit probablement plus important aujourd’hui aux yeux des zélites, donc des médias, donc de l’acuraba lambda, que de réduire l’ennemi…