"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

dimanche 11 décembre 2011

Les Normands sont à la peine…

Titre à la con, oui je sais… Il y a des jours comme ça…


On ne compatira jamais assez, paraît-il, à l’angoisse qu’éprouve le bloggeur les jours sans : L’épouvante que lui procure le fait de ne pas tenir le rythme quotidien de publication d’un contenu, seule garantie, sinon d’une audience, du maintien de ses stats


Du haut de leurs collines, certains éprouvent le besoin de s’excuser auprès de leur large public ; ça fait toujours un billet...

Un autre, pourtant mieux sédimenté dans le paysage dont il s’agit, nous gratifie d’un aloès en laissant le lecteur sur sa faim quant au contenu du verre qu’il va remplir à la cuisine…


Dans ce genre de situation, le moindre mal est peut-être encore d’envoyer des cartes postales.

Celle-là n’a pas été prise au détour d’un chemin creux dans le bocage normand mais ça viendra peut-être. Je l’aime bien et ça meuble


Ce sera mon devoir de vacance^^…

vendredi 9 décembre 2011

Ce n’est plus qu’une question de voyelle…

J’avoue sans la moindre honte, voire même avec un peu de vanité provocatrice, ne pas me préoccuper des petits symboles d’identité visuelle qui agrémentent les emballages sur les rayons alimentaires de mes fournisseurs habituels. Je veux notamment parler des labels suivants :

Mais grâce à la lecture distraite et apériodique de La Terre, cette excellente et confidentielle publication encore hebdomadaire du Parti Communiste pour la défense résiduelle du monde rural, je découvre avec retard ce que tout acuraba bien né devrait savoir, nul n’étant sensé ignorer la loi :

Donc, j’apprends que depuis le 1er janvier 2009 l’agriculture biologique relève d’un nouveau règlement européen. Et depuis le 1° juillet 2010 (en principe), pour garantir que le contenu des produits est conforme aux nouvelles normes en vigueur, le contenant se doit d’arborer un nouveau logo européen en lieu et place du logo national AB. Woui madame, woui monsieur.

Ce règlement (et ce logo qui va avec) s’applique à tous les pays de l’Union européenne. On notera qu’il garantit mieux qu’avant que le produit est bien bio, certes, mais aussi qu’il autorise dorénavant légalement plus de non-bio dans le bio… Forcément…

Bon, bien que vous sachiez sûrement ça depuis bientôt deux ans, faut quand même que je vous le montre :

Glissement progressif du désir inconscient…

Glissement progressif de mon délire, sûrement…

Eurobio donc. Il vous reste encore à revoir un peu vos voyelles. Et à forcez aussi un peu plus le fond d’écran vers l’émeraude, siouplait. C’est presque ça. Allez, encore un effort…

Mais rassurez-vous, pour Eurabia on attendra encore un peu. D’ailleurs, l’Indien vous le dira, je souffre de psychoses…

jeudi 8 décembre 2011

8 décembre – Les lumières de la ville (II)

Le 8 décembre, la flemme et mes coronaires aidant, je ne monte plus à Fourvière avec la procession. Mais je me force à aller faire un tour en ville le soir après la messe. Pénible navigation, disons-le, parmi la foule débile que les autocaristes déversent dans ce barnum pour la plus grande joie des commerçants, tour-opérateurs, vendeurs à la sauvette et autres pickpockets.

Pourquoi m’imposer ce pensum, me direz-vous ? Certes, certains des sons & lumières offerts certaines années se révèlent parfois être des performances techniques, voire artistiques, qui méritent un détour. Mais est-ce suffisant pour se farcir d’épuisantes traversées de forêts compactes d’imbéciles sans le secours de la machette ? Non.


Mais voilà. Avant d’aller à la messe, j’allume en me brûlant les doigts chacun des lumignons qui garnissent en batterie mes fenêtres de façade. Et en sortant de chez moi, déjà bousculé par la foule, je prends le temps de me retourner et de lever les yeux pour vérifier l’alignement serré des petites flammes, souffle fragile, en espérant que le vent restera compréhensif encore quelques heures. Et si je fais ensuite un tour en ville, c’est plus pour les bords de fenêtres que pour les installations du cirque. Un besoin de me convaincre que je ne suis pas seul ; pas encore…


Lumières de la ville.


Vieux d’à peine 160 ans, le rite annuel des petits lumignons sur les fenêtres se pratique encore malgré modernoeud, malgré tout. Ce rituel à date fixe est quand même un peu une corvée mais c’est un geste libre auquel n’oblige plus aucune contrainte sociale. C’est un geste individuel de chacun mais ce n’est pas un geste individualiste. C’est un geste librement consenti de participation à une tradition, d’appartenance à une communauté, même si pour beaucoup le sens en est perdu, même si ce geste n’exprime que l’adhésion à un folklore. Ben oui, comme son nom l’indique, le folklore est quelque part l’histoire d’un peuple…

Illuminer ses fenêtres, c’est participer à la vie collective d’une communauté qui est la mienne ou à laquelle j’ai adhéré, à laquelle je me sens relié. Et si le sens vrai de la fête me parle par surcroît, tant mieux pour moi, tant mieux pour les miens et peut-être pour les autres…

Il y a beaucoup de fenêtres éteintes aujourd’hui, comme borgnes, comme aveugles, comme mortes…

Il y en a quand même aussi encore beaucoup d’autres qui sont vivantes, qui ne doivent rien à la robotique électrique, qui osent leur petite flamme fragile et précaire au risque du grand air, au risque de la Vie, en fumant leur gaz de combustion de stéarine et de paraffine (et si ça emmerde Efa Choly, c’est tant mieux…)

Petites lumières de la ville en réponse, en louange, à la vraie lumière, lumière sur la ville de Marie protectrice…


Lumières dans la ville.


Et puis il y a la "fête"… La fête des Lumières. Peu de rapport, semble-t-il, avec les Lumières que le monde nous envie. Plutôt une résurgence inconsciente sous une forme post-moderne ou néo-primitive d’un culte païen autrefois rendu au Dieu Soleil et qui nous revient dégradé en vénération de l’éclairage


A l’instar des solennités chrétiennes qui ont su détourner l’habitus saisonnier et autres solstices des barbares fraîchement convertis, les nouveaux barbares font de même aujourd’hui. Les petites lumières de la dévotion populaire qui ne se comprend plus se sont donc recyclées en fête des lumières génériques du temps présent sans souci d’avenir ; effet d’aubaine garanti !

Cette évolution astucieusement marchandisée de ce temps fort est d’ailleurs assez emblématique de l’évolution sociétale observée depuis la vulgarisation et la systématisation à faible (?) coût de l’éclairage public et privé.

Il suffit de repenser à ces films en noir et blanc du milieu du siècle dernier avec leurs flaques d’eau sur le pavé où se reflète chichement la lueur de réverbères plantés de loin en loin et de guingois pour réaliser à quel point il fait maintenant jour la nuit… Les modes de vie ont suivi : Les terrasses de café saturées jusqu’à point d’heure, les cinoches ont des séances qui débutent à minuit, les nuits blanches, etc. Et le matin, rien n’ouvre avant dix heures (ici les magasins du Vieux Campeur n’ouvrent même qu’à onze heures !)… La fête des lumières se coule donc tout naturellement dans les draps de ce décalage horaire que ne connaissent pas les poules.

Et le festif y trouve son compte. Le festif et aussi le créatif en général et subventionné en particulier…


Bien entendu, le business est managé et coordonné par les édiles en charge de l’événementiel. C’est un événement (mais pas un "événement de crédit") bien que ce soit un non-événement comme un "heureux événement" puisque sa date et son contenu sont précisément connus, mais bon… Et de nos jours, qui dit événement et créatif dit forcément aussi installations, performances ; enfin, vous voyez…


En plus, il y a un programme de 32 pages en couleur largement diffusé aux quatre millions de chalands attendus. Il décrit par le menu les soixante-dix sous-événements officiels sans compter les animations périphériques…

Les mots les plus fréquemment utilisés dans la brochure sont, par ordre décroissant : ludique, led, onirique, interactif et festif.


Ainsi, au détour des places et des parvis, on sait qu’on pourra rencontrer une installation plastique contemplative ou des morceaux d’intestin grêle verdâtres et luminescents de 20 mètres de haut qualifiés d’algues au balancement naturel et hypnotique… On profitera ça et là d’une transe nocturne ou d’un flipper extra-large pour toucher l’extra-balle, d’un envol immobile de papiers ou de poissons dans une voiture XXL… Là, rétro-éclairées par des centaines de leds, il y aura 3 000 fleurs en bouteilles de plastique usagées. Elles émettent un langage universel de paix qui sensibilise sur la préservation de l’environnement à travers l’art [ça nous vient de Singapour…] Ailleurs, ce sera une superbe installation, symbole d’une Europe proche des citoyens, innovante, solidaire et moteur d’un développement économique durable : Le public y déambule, les pieds dans l’eau virtuelle et la tête dans les étoiles du drapeau européen


Enfin, à l’orée d’une nouvelle destinée, un ancien hôpital s’éclaire et pulse lentement sur un rythme organique à l’instar d’un voyant d’ordinateur (…) sensible aux différents marqueurs socio-économiques influant sur la vie des habitants (…) telle une veilleuse de Lyon. Chacun peut se connecter à ce City Pulse sur Internet et rester en phase avec le sommeil de sa ville.


Où est la Lumière ? Ces installations ne sont que des réverbères qui distribuent à l’acuraba maintenu sous perfusion de divertissement une dose exceptionnelle (c’est jour de fête) de coupe-faim virtuel aux excipients plus cosmétiqués que d’habitude…

mercredi 7 décembre 2011

8 décembre – Les lumières de la ville (I)

Lyon – capitale des Gaules.


Célébration votive de l’Immaculée Conception…

Animation festive de l’Emasculée Transmission…

[de gauche à droite, des fois que vous auriez des doutes]

lundi 5 décembre 2011

Se choisir un président…

Depuis que notre ripouxblik s’est doté d’un n° 5 comme Chanel mais avec d’autres parfums, passé le temps de son président inaugural (et de son commis à la prose qui lui a assez honorablement succédé) la question qui s’est posée de façon récurrente tous les sept ans (puis cinq pour faire moderne) a été et reste toujours la suivante :

"- Sur quel critère choisir le président ?"


Je ne parle évidemment pas du rituel de consécration de ce choix, avec sa liturgie spécifique, ses boîtes à compteur, ses listes d’émargement et ses cabines d’essayage dont l’indispensable rideau vous prouve s’il en était besoin que remplir son devoir citoyen est quelque chose d’aussi impudique que d’aller aux chiottes. Consécration qui, vous le savez bien, s’achève en apothéose célébrée à 20 heures par l’ouverture du tabernacle et l’ostension par les célébrants de son contenu validé par les acurabas. Ite missa est… Enfin presque…


Non, je veux parler des vraies raisons pouvant motiver le choix du président qu’on se donne ; enfin, que certains nous donnent et que beaucoup auront cru se donner…


Que l’individu nous plaise ou non, qu’on l’encense ou qu’il nous insupporte, en dehors de tout a priori affectif ou moral, le président en question doit réunir un certain nombre de conditions préalables permettant pour le moins de supposer qu’il sera en mesure de faire le job en ne décevant pas plus de – disons 80 % - des acurabas.


Pour schématiser, tenons-nous en à cinq grandes conditions :


A : Le vouloir absolument et organiser sa vie à cette seule fin, quitte à tuer tous ses "amis"…

B : Etre capable de présenter au bon peuple un projet tenant à peu près debout, c’est à dire a priori crédible, c’est à dire qui ne soit pas hors sol et capable de susciter l’adhésion...

C : Donner à la fois l’impression d’y croire et celle, qu’en plus de le vouloir, on est vraiment prêt à bosser en mouillant la chemise…

D : Donner l’impression d’être capable de rassembler et de rassurer en digne mandataire de Big Mother…

E : Enfin, éviter "quelque part" de paraître banalement et faute de mieux normal


Jusqu’à présent, du moins lors de leur accession à la fonction, chacun avec sa personnalité et plus ou moins de bonheur, nos présidents ont tous répondu à ces conditions objectives initiales.

Ce fut bien le cas de tous, quel que soit leur bord. Or, aujourd’hui où la question se repose, il y a un je-ne-sais-quoi qui m’interpelle au niveau du vécu et me fait faire du souci pour nos amis degauche. En effet: depuis que leur tonton leur a bouffé l’héritage, je sens comme un bug dans leur logiciel de sélection. Reprenons les cinq critères ci-dessus :


A : Lionel Jospin

B : Ségolène Royal

C : Dominique Strauss-Kahn

D : Eva Joly

E : François Hollande…


Autre chose ? - Non, rien...

dimanche 4 décembre 2011

"Tu seras toujours seul face à la racaille…"

A ceux qui ne passeraient pas habituellement chez Ilys, je conseille vivement la lecture du texte publié ce jour par Lounès sous le titre Face à la racaille.

Inspiré par l’initiative de Pacte de l’Institut Pour la Justice qui a suscité l’émotion et l’indignation de certains, Lounès nous propose une étude du phénomène qu’on ne peut hélas pas qualifier de définitive

C’est … Et c’est à lire jusqu’au bout…

vendredi 2 décembre 2011

Paris sur scène…

Fêter l’entrée en chrétienté d’un neuvième fruit de ma lignée et, profitant de cette réunion plénière du clan, fêter l’annonce de l’arrivée prochaine d’une dixième version du produit, voilà qui justifiait que je "monte" à Paris en dépit de ma réticence habituelle à la chose. Sans recourir à l’eau baptismale plus que nécessaire, la fête fut fort convenablement arrosée et je ne vous en conterai rien.

Toutefois, figurez-vous que, chose exceptionnelle, j’ai profité de l’occasion pour traîner quelques jours en ces lieux où je limite habituellement mes passages à des week-ends très "chargés", voire à de simples traversées souterraines et essoufflées entre les gares de Lyon et de Montparnasse…

Bref, je vous ai ramené quelques cartes postales achetées au vol et légendées par le Persan débarquant en ambassade que je suis en quelque sorte à Paris :



CIRCUIT COURT…

Big Mother a le souci de la proximité. Elle va au devant de chacun
pour simplifier la tâche et faciliter la vie à tous ses petits

et aux acteurs des grandes filières économiques…


PARIS SUR CRISE :

Quelques observations épistolaires d’un mien ami Persan de passage hier sur "les Champs"…

On voit bien que le réchauffement climatique est une réalité. Les malheureux horticulteurs et pépiniéristes de ce pauvre pays en sont réduits à utiliser des tiges de fil de fer et des boules de Noël en plastoc pour tenter d’agrémenter des bassins remplis d’eaux usées croupissantes. La sécheresse doit être terrible dans les déserts en friche de la Beauce et de la Normandie…

En ces temps de rigueur, ça serre le cœur de voir ces tristes files d’attente d’acurabas étiolés aux cabas vides. Serrant frileusement leurs tickets de rationnement dans leurs mains livides, c’est dans l’espoir d’obtenir quelques pauvres hardes pour se protéger du froid qu’ils piétinent et avancent timidement sous les injonctions aux accents monomotapiens de vigiles impassibles…

En ces temps restriction, c’est plus triste encore de voir tous ces hommes désœuvrés, jeunes encore ou dans la force de l’âge, contraints d’attendre des heures aux portes de palais aux grilles de bronze et d’or. Peut-être obtiendront-ils ainsi au moins la toque ou la casaque de l’écurie d’un nabab dont j’écorche le nom (Abercombine et Fripe, je crois) Car il leur faut absolument porter la livrée aux armes d’icelui, puisque sans cela ils ne sont rien…

Mais en ces temps de chômage, tout n’est pas perdu : J’ai eu la vision fugace de deux héroïnes du XXI° siècle diplômées des meilleures madrasas de Pôlemploi se rendant vaillamment à un entretien d’embauche chez dame Nature…

Tout n’est pas perdu, disais-je, car en dépit de la misère sus-évoquée, grâce notamment aux actions pertinentes de Big Mother, il suffit de devenir Parisien pour se voir ouvrir en grand toutes les portes de l’Europe (ses portes et aussi ses placards, ses chambres à coucher, ses tiroirs et ses tirelires)

J’observe que beaucoup s’y emploient et je suis fier de voir qu’une compagnie de boutres volants du golfe persique en est le sponsor.

En revanche, je trouve curieux le choix du mannequin retenu pour illustrer cette réclame. Il ne correspond pas du tout à ce qui me semble être le segment de clientèle le plus intéressé et le plus recherché…


Mais bon, à chacun son second degré…