"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 13 juillet 2012

Le "diagnostic partagé" sur le réel ne presse pas…

 Je ne sais plus où donner de la tête ! Vous allez me dire que moins j’en fais, moins j’ai envie d’en faire. C’est le lot du retraité, qui plus est de nature flemmarde, qui plus est… en vacance(s). Fort bien entouré, je n’ai même plus la contrainte quotidienne de me poser la question lancinante : "- Bon, qu’est-ce que je vais me faire à bouffer aujourd’hui ?", angoisse récurrente du poor lonesome widower. Bref, je suis débordé à force de ne rien faire…

D’un côté, aussi plouc soit-il, le réac conscient de ses responsabilités (ou non), enfin le réac tout court, c’est-à-dire vivant, voit s’accumuler les raisons de s’étouffer de rire, de tristesse,  d’écœurement ou de lassitude à défaut de grimper aux rideaux (il n’a plus l’âge) :
- La Bérézina hollandesque maquillée en victoire à Reims, le garçon normal (et nous avec) faisant dorénavant tapisserie et applaudissant la cuisine du nouvel axe Berlin-Rome-Madrid ;
- Le théâtre rituel chinois de la conférence sociale où les subventionnaires syndicaux, salariaux comme patronaux, tous attentifs à se partager la manne (de la formation professionnelle, par exemple) sont les seuls admis au dialogue social ;
- Le maître d’école-ministre Montebourg, inverse absolu sans la moindre vergogne du maître d’école-candidat Montebourg ;
- La leçon de chose de la belle Najat qui explique aux grands enfants débiles que nous sommes " - Ce qui sauvera la filière automobile, ce n'est pas de produire des voitures toujours moins chères, au détriment des salaires. C'est de produire des voitures de toujours meilleure qualité qui puissent se vendre mieux. C'est vers cela que nous voulons aller…" T’as trouvé ça toute seule, connasse ?
- Le gouvernement qui réfléchit à une hausse de la CSG…  
- La dernière en date : "- La contraception permet de sauver 250 000 vies dans le monde, c’est pas assez…" (j’y reviendrai)
- 9 morts, 4 disparus et 8 blessés sous le Mont-Maudit. Le parquet enquête vu que ça vaut bien Le Titanic (j’y reviendrai aussi…)
- etc.

Ouais, mais d’un autre côté – oh combien important - il y a aussi les pique-niques avec les mouflets, les apéros sur la terrasse, les brocantes et les vide-greniers avec les filles devenues femmes, les potes sur le parvis de l’Eglise à la sortie de la messe, et les longues tables à banqueter ferme, le vin, le soleil et la pluie…

Donc, même si j’ai coupé le sifflet à France-Cul’ le matin et suspendu le canard quotidien, je ne sais plus où donner de la tête… Si ! Je ne suis pas l’âne de Buridan ! Et si certains, du haut de leurs collines, s’inquiètent et s’excusent de ne pas toujours pondre un billet par jour, le Plouc-em’ sait bien que vous aussi vous profitez ou espérez des vacances…

Pourquoi je vous écris ça, moi ? - Ben, pour maintenir un peu le rythme. Ça fait toujours un billet…^^

lundi 9 juillet 2012

Les missions régaliennes de l’Empire du Bien…


En ces jours de commémoration du cinquantenaire de la réconciliation franco-allemande, der Französische Kanzlei continue de travailler…

Sous la houlette débonnaire de notre Normale Kanzler, nombre de nos ministres, notamment femelles, ont veillé sans délai, sinon à imprimer leur marque à leur domaine de présumée compétence, du moins à rappeler aux médias qu’ils (elles) existent.
Suffisamment teigneuse et incontournable pour exister et nuire sans se démarquer du Programme Normal, l’une se contentera de supprimer dans un souci d’économie les tribunaux pour sauvageons. Une autre, jugeant sans doute insuffisante la vitesse médiatique de sa motorisation trop exclusivement alimentée par son sex-appeal, enfourche Rossinante et attaque derechef les moulins de la prostitution…  Car il est urgent de se montrer, de se faire connaître… Certaines, en revanche, ont il est vrai tout intérêt à se contenter de signer les papiers qu’on leur présente pour garder leur place, c’est probablement le cas de cette pauvre Delphine Batho aux compétences ministérielles acquises de haute lutte dans les grèves lycéennes et les manifs sponsorisées par la main jaune de Fatma…

Au demeurant, il faut bien que chacune trouve une occasion de se jeter à l’eau ou, du moins, d’ouvrir enfin officiellement la bouche…

C’est ainsi que, en charge du Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, Madame Philippetti a consacré sa première sortie officielle à la cérémonie d’ouverture du 66° Festival d’Avignon. Le choix de cette manifestation est déjà tout un symbole quand on sait comment Archambault et Baudriller s’y prennent pour assurer la pérennité du bébé de Jean Vilar… Mais là n’est pas la question.
Tout l’intérêt de la chose tient dans le discours de la dame prenant la suite de Frédéric Mitterrand. Il s’agissait donc du premier discours construit de la ministre devant la presse, discours en quelque sorte inaugural de son mandat, visant à expliciter la ligne d’action et les objectifs concrets du gouvernement dans le domaine de la culture.

Tout pourrait se résumer en une seule des phrases prononcées :

"Moi, je considère vraiment que la culture fait partie du domaine régalien de l'Etat"

- Et d’enfoncer le clou : "Seul l'Etat a la puissance, la légitimité nécessaires pour pouvoir définir des critères applicables partout, c'est-à-dire une forme d'objectivité".
- "On a un Etat qui a été très affaibli pendant les dernières années, au niveau en tout cas de l'Etat culturel"
- Selon elle, l'Etat a, dans le domaine de la culture, "un effet de levier", "grâce notamment à la labellisation par le ministère d'événements ou de structures".
- "A travers le plan d'éducation artistique à l'école, je veux pouvoir faire rentrer davantage le spectacle vivant au sein des établissements scolaires,(…) et ainsi former les spectateurs de demain"…

Agrégée de lettres classiques et sortie de Normal Sup’, Madame Aurélie Philippetti connaît (en principe) le sens des mots.

Qu’est-ce que le domaine régalien de l’Etat ? - C’est "le domaine où l’Etat exerce un pouvoir exclusif que personne d’autre n’a le droit d’exercer sur son territoire, sinon par délégation explicite…"
Et que met-on dans ce domaine ? - Ce qu’on y met est variable et a évolué dans le temps entre l’époque médiévale, Adam Smith et les libéraux contemporains, certes. Mais le contenu n’a jamais subi que des variations à la marge autour de cinq notions, pas une de plus, pas une de moins : Assurer la sécurité extérieur ; Détenir la souveraineté monétaire ; Définir le Droit ; Dire ce qui est juste et… Maintenir l’ordre

Wenn ich höre über Kultur reden, ich… disait l’autre…  

1° note accessoire : Trois jours après la publication du rapport de la Cour des Comptes, Mme Filippetti s'est dite très heureuse d'avoir pu obtenir la reconstitution des crédits pour le spectacle vivant et le déblocage de 23,5 millions d'euros "qui marquent l'attachement du président de la République et du Premier ministre à la défense de la culture en France"

2° note accessoire : Mme Filippetti, a assisté samedi à la première du spectacle de Simon McBurney, "Le Maître et Marguerite" dans la cour d’honneur de la Cité des Papes. Je ne sais pas ce que vaut cette adaptation théâtrale de 3h30 du magistral roman de Boulgakov, mais je retiens les explications données par le metteur en scène dans Libération (comme de juste) : À la fin, Marguerite fait un vœu : libérer Frida de son cauchemar. Et c’est cet acte de compassion qui mène à la libération du Maître et qui permet aussi de libérer Ponce Pilate… Je traduis (ou alors je ne me souviens plus du bouquin) la lecture qu’en fait McBurney : c’est en libérant l’infanticide de sa culpabilité, qu’elle libère l’être aimé de la Vie et libère l’homme du système (Pilate) de sa culpabilité… Joie ! Et McBurney de conclure : "cela nous libère de notre façon de penser, nous qui croyons que rien n’existe en dehors de l'économie et ne voyons pas que c’est du totalitarisme" C’est vrai que ce dernier, nous ne le voyons pas. Merci de nous aider…

Quand j’entends parler de Kultur, je sors mon… quoi déjà ?

samedi 7 juillet 2012

Histoire de jet viril (sans aucun Vladimir…)

Bon. Juste une petite anecdote vécue arrivée comme un fait exprès ce jour- :

L’appartement est calme. Mademoiselle dernière en écrase du haut de son unique printemps en faisant les rêves qui font grandir les enfants… Fiers de leurs bientôt cinq et déjà trois ans, Dante* et Bastiane* (les prénoms ont été changés*) jouent gentiment dans leur chambre… La fille unique et préférée du Plouc-em’ s’active en sa cuisine. avec néanmoins une oreille en veille, attentive aux bruits divers (et surtout aux silences suspects) constituant le fond sonore habituel de tout maison bien tenue…

Cavalcade de petits pieds pressés sur le parquet, bruit de la porte des toilettes que l’on ouvre… Puis la petite voix de Dante, s’exprimant avec autorité :

"- Regarde, Bastiane, j’y arrive sans mettre les mains. Tu vois, c’est facile. T’es pas cap’ de faire pareil !"…

Intriguée, la mère se pointe aux chiottes. Le spectacle valait vraiment le coup :

Debout, slip baissé et reins cambrés, Monsieur Dante n’était pas vraiment planté devant la cuvette (lunette relevée, il sait vivre…) mais s’était placé sur le côté afin de permettre à Bastiane de s’approcher aux premières loges et de juger de près. Les bras écartés et les mains ouvertes, genre "rien dans les mains, rien dans les poches" pour bien montrer qu’il ne trichait pas, Dante n’omettait pas d’imprimer à ses hanches un léger mouvement de va et vient latéral qui n’était pas sans rappeler celui de certains diffuseurs à balancier utilisés pour arroser les pelouses… Outre le carrelage, au moins deux des trois murs du local s'en souviennent…
(Je dédie spécialement cette séquence à la Crevette, si soucieuse d’apprendre à ses hommes à viser…)

Bref, la relève est assurée pour lutter contre le totalitarisme de l’hermaphrodisme suédois…

On notera que les jours suivants, manifestement influencée par la propagande fraternelle, Mademoiselle Bastiane a cherché comment se distinguer, mais tout en conservant la spécificité de son genre vu qu’il ne faut quand même pas déconner… Pour ce faire, elle a trouvé un truc : grimper sur la cuvette pour s’y assoir à cheval… en faisant face au réservoir de la chasse…   
(Je suis sûr que Carine pourrait lui apprendre des trucs utiles…)

* Les prénoms ont été changés mais en veillant à ne pas stigmatiser les Vladimir. On n’est pas chez Dreyfus et Israelewicz ici.
Alors pourquoi Dante ? – En souvenir de Dante Alighieri Mattucci, héros lucide, cynique et revenu de tout sauf peut-être de l’essentiel, de "La Salamandre", roman sorti des chaînes de l’usine Morris West, qui m’est tombé sur les pieds hier en cherchant quelque chose sur les étagères poussiéreuses de mon douar d’élection…
Et pourquoi Bastiane ? – Une idée comme ça en pensant au fort Bastiani où Giovanni Drogo tuait le temps à défaut d’autre chose dans "Le désert des Tartares" de Dino Buzzati ; et donc en repensant aussi à ce connard de Marc -Edouard (ici)
Bref, c’est n’importe quoi et padamalgam.

jeudi 5 juillet 2012

Patrimoine et Paysages de la Fwance.


La corvée des cartes postales…

 Souvenir d’Eugène…

 …de Lyon sur Précaution…

 …de Paris sur Seine…

 …de Paris sur Delanoë…

 …de Marseille porte de l’Orient et qui le restera…

 …du Limousin et du Languedoc…

 …d’ici et de là…

mardi 3 juillet 2012

Brèves d’un matin côté tiroir-caisse…

Merci à Alistair pour le fond d’image…

Hier matin sur France-Cul’, l’experte de service bavassait sur le Rapport de la Cour des Comptes remis en grande pompe au Premier Ministre par son président, Didier Migaud, socialo bon teint évidemment nommé à ce poste par Sarko himself.
Rien de nouveau sous le soleil. Les années se suivent, on en cause trois minutes et puis, mission accomplie, les observations de la Cour vont prendre la poussière aux archives. Tout le monde a fait son job. Cébien :
- Le premier ministre a reçu ce qu’il avait commandé : Le pavé indiscutable qui va lui apprendre que c’est la cata, lui faire découvrir, épouvanté, la gabegie de ses prédécesseurs et surtout, ce qu’il attendait impatiemment, qui va lui permettre de dire tout à l’heure à ses électeurs qu’il est désolé mais ne peut ni appliquer le programme présidentiel ni, entre autre, revenir sur l’horrifique TVA sociale de Sarko :
- Quant à la Cour des Comptes, elle a fait son job de Cour des Comptes : Elle a passé au scanner les comptes clos et évalué les coups partis. Elle n’est pas là pour évaluer les projets, même déjà dans les tuyaux. Ce n’est pas son job.

La bavasseuse de France-Cul’, donc, c’est appesantie sur un ou deux trucs parlants et compréhensibles pour l’acuraba moyen. Normal, c’est son job. Elle a notamment lourdement insisté sur la Prime de Noël* au sujet duquel la Cour formule nombre de critiques et trouve le coût extravagant. Notre bavasseuse voit même là une illustration exemplaire des dérives de la gestion sarkozyste alors que son taux de base est de 152,45€ pour 2012 contre… 1000 FR en… 1998 sous Jospin.

C'est quoi cette prime ? C'est une aide supplémentaire versée d’office par la Caf aux bénéficiaires des minima sociaux. Sont concernés les allocataires du RSA (Revenu de Solidarité Active), à condition que le foyer ne dispose pas d'autres ressources (officielles) ; de l’ASS (Allocation de Solidarité Spécifique) ; de l’ATS (Allocation Temporaire de Solidarité) ; de l’AER (Allocation Équivalent Retraite) et les bénéficiaires de la PFRA (Prime forfaitaire de reprise d’activité)… Reprenez votre respiration.
Il paraît que c’est financièrement intenable.
Bon.
Et ça nous coûte combien ? – Celle de décembre 2011 avait coûté au total 360 millions d’€. Bon, d’accord, compte tenu de la paupérisation accrue, de la démographie des défavorisés et de l’accueil de l’autre, ça devrait passer à 450 millions en 2012 (+25% en un an !)… Sûr que le changement c’est maintenant va dire aux intéressés : On ferme ! 

Et la seule majoration de 25% de l’allocation de rentrée scolaire d’ores et déjà acquise, elle va nous coûter combien fin août ?  …+ 345 millions d’€

Le même matin, une dépêche Reuters m’apprend que  la ministre de la Santé et des Affaires sociales l’a confirmé : La promesse de François Hollande de supprimer le droit d'entrée à l'AME fera l'objet d'un texte de loi qui sera présenté dans les prochains jours. Il est vrai que cette franchise de 30 € avait été honteusement imposée en 2011 aux étrangers sans papiers bénéficiaires de l'Aide Médicale d'Etat (AME) Mise en place en 2000 par Jospin, l’AME devait coûter à l’époque 75 millions d’€. En 2011, elle a coûté 588 millions d’€ par le seul fait de l’accroissement du nombre de bénéficiaires. Ils étaient 220 000… D’un trait de plume, on va supprimer dans les prochains jours 6,6 millions d'€ de recettes… Les riches compenseront. Et puis "l’Allemagne paiera"… 

Et dès avant l’heure de l’apéro, un flash de la police parisienne évoque une affaire de reconnaissance frauduleuse de paternité. Les enquêteurs ont établi qu’entre 2002 et 2009, un homme de 47 ans avait reconnu 16 enfants nés en France de 15 mères différentes, toutes en situation irrégulière, permettant à ces dernières d’obtenir un titre de séjour. En échange de cette prodigalité il avait perçu des cadeaux dont la nature reste imprécise. La poursuite des investigations vient de mettre à jour deux autres reconnaissances frauduleuses par le même, celles de deux enfants issus de la même mère, portant à 18 le nombre d’enfants reconnus par ce père.

Le montant total des prestations sociales indûment versées aux mères s’élève à plus de 416 000 €. Mais rassurez-vous, ces 16 dames et leurs 18 rejetons n’auront plus à payer les 30 € pour continuer à bénéficier de la sécu à 100% sur tout…
 
* Au sujet de cette prime de Noël, je m’interroge sur la licéité de son nom qui est une sournoise atteinte à la laïcité et je m’étonne que certains n’aient pas relevé la grave insulte qu’elle représente pour la diversité qui gnagna, etc…