"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 7 juin 2013

Le théâtre ordurier des bien-pensants…



Fait divers de castagne entre tarés qui se ressemblent et se la jouent. Plus la faute à pas de chance… Pourquoi Delanoë a-t-il fait planter ce poteau à la con justement là sur ce trottoir ? Et le principe de précaution, bordel ! Quelle bonne occase pour déglutir un communiqué outragé ! Un de plus ! Bergé pond sa merde, Valls en fait des tartines, NKM y va de son bouquet de fleur et Hidalgo mouille sa culotte en dépit de sa ménopause… On n’instrumentalise pas, on s’indigne, nuance ; padamalgam… On n’en espérait pas tant ! C’est vrai, quoi : Malik Oussékine ça commençait à faire réchauffé ; c’est bon de temps en temps de renouveler le stock. Clément est mort, bêtement dans la fleur de l’âge. C’est con mais de quoi se plaindrait-il ? Il est désormais un héros, un martyr, on va donner son nom à une impasse… Au lieu d’aller pointer à Pôle Emploi ou de finir sa vie comme attaché de 1° classe dans un quelconque ministère des droits indéfinis… Au moins, il "sert"…      

Qu’en dire de plus ? Juste ça :

Obscurité

"…
J'ouvre la fenêtre mais la nuit pue la mort et la haine. Une haine créée et entretenue par un système dont on peut percevoir le ricanement au travers du souffle aiguë du vent. Un rire entêtant et macabre qui se réjouit de nouvelles jeunes vies brisées sur l'autel d'une guérilla qui ne sert au final que les intérêts des conseils d'administration et des dynasties bancaires. Et toutes les bonnes âmes, excitées par l'odeur du sang, de sonner l'hallali, d'exiger des têtes, des procès, des « mises en pièces »... Il est bien loin leur sourcilleux refus des « amalgames », leur digne et précautionneux respect de la « présomption d'innocence » et leur goût si prononcé pour les « circonstances atténuantes »... Ca crache, ça postillonne, ça vomit! Le cadavre encore tiède ne les intéresse qu'à mesure qu'il sert leurs vils intérêts et permet d'entretenir la sourde guerre civile chargée de les débarrasser des quelques cœurs encore rebelles qui refusent la soumission et l'avilissement.
Alors que tant de jeunes français sont morts, dans l'indifférence et le silence absolus, poignardés pour une cigarette, tabassés à mort, lynchés, poussés au suicide, la république prétendument égalitaire s'épanche dans une belle union braillarde et outragée pour instrumentaliser le tragique décès de l'un de ses petits soldats, manipulé comme tant d'autres. D'ailleurs, l'hommage dithyrambique et unanime rendu par tous les corps constitués, les institutions et les médias, à la victime ouvrira peut-être les yeux de certains jeunes égarés dans le même camp qu'elle, car il semble difficile, après cela, de continuer à se prétendre et se croire les ennemis jurés et redoutés de l'Etat et du système.

La moiteur de la nuit devient étrangement glaciale, les frissons se mêlent à la transpiration. Ce soir, les salauds ont encore marqué des points et leur joug écrase un peu plus l'horizon..."

A moy que chault ! 6 juin 2013


jeudi 6 juin 2013

Emplois d’avenir et autres privilèges…



Ce n’était que pure méchanceté de ma part quand je disais que Dépassé 1° restait terré dans son bunker et n’allait plus à la rencontre des Fwançais. Que nenni ! Maintenant que le Conseil constitutionnel a confirmé la victoire de l’amour sur la haine (et que les CRS sont un peu plus dispos) il peut sortir et ne s’en prive pas. Ainsi donc, il est allé cette semaine faire un tour à Valence après un saut à Annonay pour faire plaisir à cette petite merde d’Olivier Dussopt (ici, §1, 2° partie) Puis il est allé à Marseille inaugurer un musée à défaut d’une usine exportatrice. Ce fut pour lui l’occasion de reparler des emplois d’avenir, ce qui ne nous surprendra pas dans les allées d’un musée (). Il est vrai que cette formule de parkings sociaux d’emplois aidés réservés aux plus inaptes défavorisés fait flop tarde à monter en puissance.

En conséquence, après avoir appelé les collectivités locales à "se saisir pleinement" du dispositif, Moi-Président  a annoncé l’élargissement des emplois d’avenir au secteur privé… On notera que des instructions en ce sens ont déjà été données par certaines préfectures, ouvrant cette possibilité à tous les secteurs marchands à l’exception expresse de celui… des banques et assurances…

Il est certain que les collectivités locales se font tirer l’oreille et que les associations n’utilisent la formule que lorsqu’elles obtiennent des subventions supplémentaires pour couvrir la part de masse salariale laissée à l’employeur… Et quand l’Elysée annonce 25.000 contrats signés à fin mai, le ministère du travail… refuse de donner un chiffre… Or il faut, n’est-ce pas, atteindre l’objectif annoncé de 150.000 emplois d’avenir en 2013 ! Il y va de la crédibilité (^^) du… Président.

Moi-président gronde donc les collectivités locales et redécouvre l’existence du secteur marchand, des fois que…
Mais qui se pose la question préalable à deux balles :
"- Est-ce que le segment de population sans emploi qui est ciblé en veut ?? Est-ce qu’il en demande ??"

Rappelons que l’essentiel de l’enveloppe est destiné aux "jeunes sans qualifications", avec une priorité aux zones urbaines sensibles… Or, que constate-t-on ?
- Seuls des départements comme le Cantal, la Haute-Vienne ou la Haute-Loire ont dépassé 50% de leur objectif annuel dès la fin avril.
- En revanche, les Zones Urbaines Sensibles sont très en "retard". Et le département bon dernier est… la Seine-St-Denis ! Avec moins de 6% de l’objectif à atteindre… Avec pourtant infiniment moins de jeunes éligibles, le Lot-et-Garonne a signé autant de contrats que le "9-3" ! Les Bouches-du-Rhône et le Rhône sont aussi de mauvais élèves…

Du coup, nozélites stigmatisent les collectivités et les missions locales qui ne font aucun effort.
Curieusement, ces attardés keynésiens appliquent à l’emploi une politique de l’offre totalement déconnectée de la demande !
Là où est la vraie misère, dans les départements ruraux de la Fwance profonde, la demande répond. Alors que dans les quartiers gavés de subventions, d’assistanat et d’économie souterraine, la demande n’a pas faim de ces emplois bouffons qui ne sont pas compétitifs   
 
Mais on n’en parle pas, hein ? Et Dépassé 1° a profité de son passage à Marseille pour en rajouter une couche ; et comme il en tient une couche, une sacrée couche : Pour tenter d’élargir le recours aux emplois aidés, il se propose d’expérimenter "les emplois francs". Kéksékça ? Vous n’ignorez rien des Zones franches Urbaines où les entreprises qui s’y installent et embauchent des habitants de la zone bénéficient d’un tas d’avantages. Eh bien, avec les emplois francs, les jeunes habitant des quartiers défavorisés pourront être recrutés hors de ces quartiers, c’est-à-dire n’importe où par n’importe qui, avec les mêmes avantages que s'ils l’étaient par une entreprise installée dans une zone franche…
Çaveudirkoi ? – Ça veut dire que le fait d’être ressortissant de tel quartier, d’être attaché à la terre de tel fief féodal, donne à un individu un statut personnel, un privilège intuitu personæ dérogatoire au droit commun, et que c’est normal au sein de la Ripoublik une et indivisible, "Liberté-Elgébété-Bergé", garante de l’égalité-et-faites-gaffe-à-ce-que-vous-dites…  

Dansons la carmagnole…

mercredi 5 juin 2013

Moi aussi j’ai des preuves physiologiques !



Sa Surface (un peu) vieillie au grand air du rainbow warrior, du sang contaminé et de la vente d’œuvres d’art, Sa Surface Laurent Fabius, donc, a des preuves physiologiques de ce qu’il avance ! Oui m’sieurs-dames. Des preuves avérées et irréfutables. Oui des preuves physiologiques, c’est-à-dire sans doute des échantillons de tissus humains prélevés, n’est-ce pas, avec toutes les précautions d’usage sur la "scène de crime". Cela par des tenants d’une des parties au conflit qui les ont remis à des journalistes du Monde. Et cela dans des conditions de rigueur méthodologique et de sécurisation scientifique des échantillons allant de soi pour des journalistes opérant dans la clandestinité en pleine zone de combats…    
Laurent Fabius, le Colin Powell de Bush Hollande… Cébien
Dire qu’il faut en arriver à lire la prose de certains trotskos sur le sujet et sur le torchon de Pierre Bergé…

Pierre Bergé, justement… Ça me ramène aux riches heures franco-fwançaises, à la victoire taubiresque "de l’amour sur la haine", aux dramaturgies de Valls qui nous GAVent, à la réécriture de la Genèse par Dieu le Fils Peillon, toussa…    

Et mes preuves physiologiques à moi, bordel ? Elles sont pas avérées et irréfutables ?


mardi 4 juin 2013

Mais oui, mais c’est bien sûr !



Ce matin sur Fwance-Cul, dans sa chronique portant sur les allocations familiales, Brice Couturier - que l’on a connu mieux inspiré – a trouvé à nous placer, évoquant la famille :

"La droite conservatrice aurait dû comprendre que le ralliement du monde homosexuel à cette ‘institution’ était une bonne chose pour la conforter…"

Mais oui, mais c’est bien sûr ! Joie ! Merci, Brice ! Comment n’y avions-nous pas pensé !

lundi 3 juin 2013

Mon genre ? Qu’est-c’tu lui veux à mon genre ?



Si les magistrats du siège sont surchargés d’affaires, notamment en matière criminelle et correctionnelle, qu’il s’agisse d’atteintes aux personnes ou aux biens, les procureurs le sont forcément aussi en amont. Mais toutes ces incivilités ne sont jamais que les ridicules excédents de contrariétés qui dépassent du tapis où l’on repousse chaque jour consciencieusement la poussière de la Fwance orange mécanique… Il y a plus important :
Ce qui compte, c’est de "lutter contre les violences et les discriminations".

Deux cents procureurs et substituts ont donc été convoqués à Paris pour entendre leur ministre leur faire un discours. Mais ce n’est pas tout : Ces deux cents braves dont les bureaux débordent de dossiers en instance ont été tenus par leur patronne de partir dans la foulée en stage à l’ENM à Bordeaux pour y suivre un séminaire de deux jours sur les suites de la nouvelle loi sur le mariage. On fera l’appel…
[On notera que le TGV, trois nuits d’hôtel et autres frais de déplacement pour 200 fonctionnaires de catégorie A déboulant de la France entière est moins onéreux qu’un AR de Taubira à Bordeaux. Cébien. Oui, sûrement, compte tenu des 400 CRS à déplacer, sinon pour sa sécurité, du moins pour son confort auditif…]

Le thème de ce séminaire est explicite : "Ce progrès dans l'égalité des droits ne fera pas, à lui seul, reculer du jour au lendemain les expressions de peur, de rejet, d'intolérance, et de violence vis-à-vis de la différence relative à l'orientation sexuelle et à l'identité de genre qui continuent de se manifester dans la société française"
La Chancellerie annonce d’ailleurs une circulaire "consacrée à la réponse pénale aux violences commises à raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre" et des formations spécifiques pour les magistrats sur ces questions… C’est fou ce que ça va vite, maintenant, pour pondre les circulaires d’application des nouvelles lois… et même des futures !

Car "l’identité du genre", kéksékça ? C’est sans doute une notion devenue mainstream dans le jargon médiatique, dans la logorrhée absconse des bonzes de l’Educ’-Nat’ et dans la bouillie verbale de Peillon, mais ce concept n’apparaît nulle part en droit français ; dans aucun texte…
Et ça n’a rien à voir avec l'orientation sexuelle ! Derrière la notion d’orientation sexuelle, il y a seulement, et rien en plus ni en moins, la préférence en matière de partenaires et d’actes qui assure la satisfaction de ma libido et de ses pulsions. Point barre…
L'identité de genre, en revanche, c'est l'idée que le fait d'être un homme ou une femme ne serait qu'un “sentiment d'appartenance" Point barre… Et, du coup, le sentiment éventuel de n’être ni l’un ni l’autre ; et, pourquoi pas, d’être éventuellement autre chose…
L’arsenal pénal existe et est parfaitement opérationnel pour réprimer les discriminations du fait de l’orientation sexuelle, gna gna, etc.
En ajoutant subrepticement, hors intervention du législateur, dans des instructions hiérarchiques : "…ou de l'identité de genre", on ouvre de façon délibérée aux tapissiers en mur des cons la possibilité, si ce n’est l’ardente obligation, d’étendre le domaine de la lutte en interprétant et en réprimant à leur gré toute présomption de discrimination d’une idée et d’un sentiment d’appartenance
Dès lors, par exemple, le simple fait de lever par reflexe inconscient un sourcil interrogateur en présence accidentelle d’un quidam en train de copuler dans la rue avec un tuyau d’échappement ne serait-il pas la preuve pénalement recevable d’une discrimination à l’égard de l’idée que le dit quidam se fait de lui-même ?       

Bon. Moi, par les temps qui courent, je me sens de plus en plus souvent et outrageusement discriminé pour mes idées et mes divers sentiments d’appartenance. C’est hors sujet ; oui, je sais…