"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 5 septembre 2014

Impros et paniques, pataugeoires et pédalos…



Improvisations à tous les étages, hésitations à tous les paliers, chewing-gums sur tous les paillassons, fuites au plafond, l’ascenseur et la minuterie en dérangement, attention au chien, la concierge n’est pas dans l’escalier, madame passera payer…
C’est la copropriété Fwance. Il n’y a pas d’escalier B…

La journée d’hier s’est ajoutée aux précédentes ; et elle en a ajouté plus que la veille et probablement moins que demain vu le trend de la courbe…

Plus personne n’ose descendre à la cave… Là où c’est qu’il y a la machine

La machine est maintenant si déréglée qu’on ne peut plus l’arrêter. Il est vrai qu’on n’a pas prévu d’y mettre un boîtier jaune avec le gros poussoir rouge imposé par le Code du travail. Non seulement on ne peut pas l’arrêter mais elle s’emballe et tourne de plus en plus vite. Elle est maintenant en train de se déglinguer, définitivement : D’heure en heure, elle projette de plus en plus de morceaux épars de sa propre mécanique. Il n’y a plus rien à faire : juste essayer de se mettre à l’abri pour ne pas recevoir un écrou ou un rivet dans la gueule en attendant la fin des dégâts ; en attendant qu’elle finisse par cesser de tourner, qu’elle finisse de s’auto-consumer et qu’elle implose en éjectant dans une ultime rotation le dernier morceau de ferraille de son axe central…

Prenez l’exemple du Commerce extérieur. Une fonction de la machine sans doute plus secondaire que la réussite éducative, l’égalité des territoires ou des genres si l’on en juge au serrage des boulons :

- D’abord, on avait sans doute pensé, à juste titre, qu’un secrétaire d’Etat suffisait puisqu’on n’a doté le poste que lors du complètement du ministère après les législatives.
- Ben non. On a élevé ça au rang de ministère. Pourquoi ? Pour y recaser Nicole Bricq qui était depuis 1 mois et 2 jours ministre de l’Ecologie mais s’y était montrée… peu coopérative avec les grands pétroliers…
Les rivets ont tenu 1 an 9 mois 10 jrs.
- La jugeant trop autonome, le mécano en a ensuite profité pour rétrograder le poste en secrétaire d’Etat comme d’hab’. Il a remplacé la pièce en vissant Fleur Pellerin à la place de Nicole. Après avoir fait tourner les PME, l’innovation et l’économie numérique at avant de servir ultérieurement de pompe pour la Kultur, Fleur ça le fera…
Les rivets ont tenu 4 mois et 27 jours.
- La transmission Filippetti faisant de l’huile, le mécano a profité du démontage imposé par le décentrage du Montebourg pour monter à la place, vite fait, un Thévenoud de nouvelle génération.
Les rivets ont tenu 9 jours.

Les derniers rivets qui maintiennent ensemble les éléments du bloc moteur de la machine (y compris la cravate et les souliers) ne tiendront pas jusqu’à la date de son échéance programmée : encore 2 ans 8 mois…  

Quoi qu’il en soit, les dégâts provoqués par l’éprouvante agonie de cette machine augmentent chaque jour de façon désormais exponentielle.

Y a quelqu’un pour débrancher l’alimentation ?   
  

jeudi 4 septembre 2014

LGBT, le laid, le lard et la graisse…



Le plus jouissif (euh… non) c’est que ces taré(e)s ont généralement un penchant quasi pathologique pour les régimes végétariens, végétaliens, aliens ?, carburent au quinoa diététique et allient chez les femelles (ou supposées telles) une haine féroce pour les OGM (pas seulement) et une appétence boulimique pour les progestatifs de synthèse…

Ceci expliquant mal cela. Surtout chez les Ritals…

De quoi je cause ?

Plutôt portés vers les bénitiers, certains m’ont mis aujourd’hui sous les yeux avec épouvante une affiche d’où la municipalité de Turin a prudemment fait retirer son logo (mais sans doute pas sa subvention)
La "chose" en question m’a évidemment rappelé un vieux billet publié ici il y a longtemps. Motivé par une vision aussi poétique que celle d’aujourd’hui, c’était une méditation sur le thème : "Le laid est-il de lard ?"…

Et aujourd’hui encore, je me trouve confronté au même dilemme : pour vous en parler il faut que je vous montre… Or, je ne veux pas afficher "ça" sur mon blog. Je tiens à y accueillir mes visiteurs comme chez moi. Et je ne mettrai pas "ça" chez moi…

Un, euh, beau dessin valant mieux qu’un long discours, je vous invite à aller voir ICI l’affiche d’aujourd’hui, puis celle ayant suscité ma méditation de 2010…    

Et je m’abstiendrai d’anticiper sur vos commentaires nauséabonds…

mercredi 3 septembre 2014

Fraternité, où ça ?



Je lisais hier, je ne sais plus où, une interview d’Hervé Mariton. Il est vrai que je suis (du verbe suivre) d’un œil ce député UMP de la Drôme depuis sa participation active au staff de Charles Million au management du Conseil régional Rhône-Alpes de 1994 à 98. Ce fut à la fois un laboratoire et le terrain d’application de bouleversements des routines et d’innovations efficaces finalement étouffés par la pusillanimité et le souci de tranquillité de nombre d’élus dits de drouâte… Certes, je n’ai pas toujours apprécié certaines de ses positions "atlantistes" ultérieures mais ce type, "de droite" assumé, brasse souvent des idées intéressantes et les différents clans qui se disputent la boutique n’ont pas eu tort de s’entendre sur son nom comme responsable du "pôle projet"…
Ceci-dit, je m’interroge comme d’autres sur l’idée qui lui a pris d’annoncer sa candidature à la présidence de ce foutoir…

Mais je m’égare et on s’en fout. Si j’en parle, c’est parce qu’au cours de cette interview il raconte comment il a coutume de répondre à des publics de scolaires quand on lui pose la question classique : "- Quelle différence entre la droite et la gauche ?"
Il s’attache alors à commenter la devise "Liberté, égalité, fraternité"… Il leur dit qu’elle est commune à l’ensemble des Français, mais que, au bout du compte et tout bien réfléchi, l’homme de gauche préfèrera toujours l’égalité à la liberté et l’homme de droite la liberté à l’égalité…
Et de conclure, lyrique : "Fort heureusement les deux auront la fraternité en partage"…

Ouais…

Qui dit fraternité dit quelque part existence d’une "fratrie". Il n’y a que dans le conceptuel judéo-chrétien que nous sommes tous frères puisqu’issus d’un même père… Ici-bas, aussi loin que l’on puisse remonter dans l’espace et dans le temps, on ne trouve que la fraternité par le sang, la fraternité née du vécu et des épreuves partagées d’une communauté pour préserver son identité, la fraternité issue d’affinités électives, des fraternités nées dans les tranchées, etc. Bref toutes sortes de hermanedades nées d’un sentiment d’appartenance à quelque chose que l’on a en commun et à laquelle on tient…    

La fraternité vraiment vécue se traduit dans tous les petits gestes du quotidien, par la main tendue et le "coup de main" gratuit, par le bienestar ensemble, par le clin d’œil complice, on se comprend…
Bon. Regardez autour de vous…

La fraternité, aussi, se ritualise autour d’un symbole qui va de soi pour la fratrie. Sous une forme ou une autre, pour les familles comme pour les nations, ça revient toujours à peu près à la même chose que dans mon petit clan perso : Se sentir unis en banquetant ferme autour du souvenir et de l’enseignement de la Mama…   Alors ? Tous frères autour de la Gueuse ? Autour de Marianne symbolisée par une bimbo Biélorusse format timbre-poste ? Autour de la carte Vitale ?

Après trente-cinq ans de regroupement familial et de mise au rancart pêle-mêle de toutes les enluminures, de Bouvines à Valmy ; dans ce brouet de repentance, de relativisme, de communautarisme,  d’hermaphrodisme obligatoire, de vivre-ensemble™ à coup de "clivant" méthodiquement prémédité et de rêve métissé dans l’éternel futur, il nous reste heureusement la fraternité en partage !  

Putain ! La chance qu’on a ! 

mardi 2 septembre 2014

De l’Etat et de ce qu’on met dedans…


Ah le poids des dépenses publiques ! "Chez nous", il absorbe dorénavant 57% du Produit Intérieur Brut. Il y a bien dix ans qu’a été allègrement franchie la barre des 50% qui est encore aujourd’hui la moyenne chez tous nos voisins européens ; et la petite bébête continue de grimper, grimper…

Bon. Une fois qu’on a dit ça, on n’a rien dit de la nature de la dépense publique. A la louche, il y a là-dedans deux grandes catégories de dépenses : celles qui relèvent de ce qu’on appelle les missions régaliennes de l’Etat et… le reste.
- Dans le régalien, on trouve tout ce qui relève de la Défense, la Police, la Justice et la Diplomatie…
- Dans le reste, d’une part, il y a tout un inventaire à la Prévert de monopoles, combinats, offices de tutelles, etc., qui vont des hôpitaux et des écoles à l’administration des Monnaies et Médailles et à l’Institut du Monde Arabe…Bien sûr, il y a là-dedans une fraction (très petites fraction…) des dépenses qui relèvent de fait aujourd’hui du quasi-régalien : On n’est plus sous Louis XIV et la collectivité doit logiquement garder un œil pour la cohérence d’ensemble sur certains domaines, qu’il s’agisse de normes sanitaires ou de ce que je qualifierais de "Voierie-Réseaux-Divers" (réseaux d’infrastructures, routier, ferroviaire, d’énergie, de flux numérique, régulation aérienne…) Mais entre contrôler et faire soi-même il y a de la marge…
Et d’autre part, il y a l’Etat Providence qui, comme Maman, fait lui-même à la place de ses chers petits, que ce soit soigner, enseigner, ramasser les poubelles, définir la hauteur des appuis de fenêtres…
Enfin, il y a les transferts sociaux, l’énorme essoreuse à salade qui ventile les sous au titre de ce qu’on appelle le modèle social français (dont je n’ai pas trouvé la définition se réduisant à aucune autre et je m’en excuse)…

Pourquoi vous causer de toussa que vous savez déjà ?   

A cause de la répartition de cette foutue dépense publique entre le régalien et le reste. Et de son évolution :
- En 1960, dépense publique à 35,0% du PIB : 6,5%   pour le régalien et 29,5% pour le reste.    
- En 1990, dépense publique à 49.5% du PIB : 4,5%   pour le régalien et 45,0% pour le reste.
- Aujourd’hui, on en est à 57% du PIB : 2,8%* pour le régalien et 54,2% pour le reste

* Ces 2,8% se décomposant ainsi : 1,6% pour la Défense, 0,7% pour la Police, 0,3% pour la Justice et 0,2% pour la Diplomatie…

Pour ce qui est du reste, il est incontestable que la majeure partie de son contenu pourrait, le cas échéant, relever d’opérateurs privés et, dans bien des cas, avec une meilleure efficacité et qualité du service rendu.
En revanche, qui pourrait imaginer un pays qui resterait un Etat de droit en n’étant doté que d’armées privées, de polices ou milices privées, de justice privée et d’une diplomatie confiée au pas forcément moins disant sur appel d’offre à quelque ONG ou société de services ? (bon, ok, c’est déjà le cas sans que je sache trop si c’est à Goldman Sachs ou au Département d’Etat…)

C’est formidable ! Le dépérissement de l’Etat dont les vieilles barbes Marx et Engels avaient rêvé dans leurs divagations les plus folles, le modèle social français™, avec son vivre ensemble™ et son rêve métissé d’un éternel futur© est en voie de le réaliser !
Au rythme de régression de la part du PIB consacré au régalien observé de trente ans en trente ans, dans une génération, disons en 2045, on ne consacrera plus que moins de 1% du PIB au régalien. Tout juste de quoi entretenir les ors, les bagnoles de fonction et gardes du corps d’une potiche quelconque conservée pour "avoir l’air de…". L’Etat - de droit ou pas - aura enfin disparu !
Et, la nature ayant horreur du vide, il y aura quoi à la place ?  Peut-être quelque chose comme une sorte de multinationale humanitaire croyant naïvement gérer sur le papier des distributions symboliques de rations de survie à la tête du client et la reconnaissance, au titre du fait accompli, des droits de prédation que se seront appropriées des mafias locales…

L’avenir est serein…