"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 5 novembre 2015

Demain, vous m’en mettrez trois…



J’adore les Unes de Libé !

- D’abord, il y a désormais tous les jours un titre choc qui n’est même pas une phrase. Généralement sans sujet ni verbe ni complément d’objet ni ponctuation à la fin. Trois à cinq mots qui se suffisent à eux-mêmes, incrustés sur une photo qui mange en moyenne 85 % de la page ; quand ce n’est pas tout simplement sur un grand aplat blanc. Ce qui permet – c’est vrai – de faire des économies sur le rédactionnel et le crédit-photo. Et ça met parfois un peu de couleur sur les présentoirs des kiosques dans la grisaille d’automne…
- Ensuite, comme il est d’usage dans la profession, vu-qu’il-faut-bien-retenir-le-chaland et justifier la pagination qui suit, on annonce quand-même en Une les quelques autres infos et "sujets" évoqués dedans en indiquant le n° des pages concernées pour faciliter la vie du lecteur pressé dans le RER ou le métro. Compte tenu du manque de surface résiduelle disponible, il va de soi que les "sujets" en question sont ceux que la Rédaction a jugés les plus importants du jour (après le grand pavé de tête, évidemment…)  

Aujourd’hui, c’est :
- "Volkswagen croule sous les scandales" (en évoquant des relations éventuellement douteuses du constructeur avec la dictature militaire au Brésil… donc remontant à plus de trente ans...)
- "Karim Benzema en garde à vue" (ne me demandez pas pourquoi, je n’en sais rien et m’en fous)
- "Valls achève le droit de vote des étrangers" (Il "achève" (d’une balle dans la nuque ?) un droit qui était vivant ?)
Voilà le plus important dans l’actualité ! Pas un mot des cafouillages du projet de loi de finance, de la "réforme" du Code du Travail, toussa
La couverture de Gala ou Voici, pour fouillis qu’elle soit, est toujours plus riche en sujets aussi importants

Mais revenons au grand pavé qui bouffe toute la Une et que l’on suppose donc illustrer le "sujet" majeur, essentiel, du n° du jour.
Comme on ne peut pas tous les jours faire la Une sur les réacs qui sont partout, faut alterner à défaut d’alternance. Et quand l’actualité n’offre rien de bien émotionnant, y-a-qu’à ressortir les sujets qui fâchent marchent. Je-suis-Charlie ayant passé sa date de péremption, profitons d’Aylan dont l’obsolescence programmée peut être reportée à plus tard. On en est à deux. Je crois qu’il en manque. Comme un goût de pas assez dans mon assiette. J’attends que Joffrin fasse un effort et nous en serve un peu plus…

C’est juste ma séquence humour noir

Il avait vu Satan tomber comme un éclair…


Michel Serres l’avait surnommé "le nouveau Darwin des sciences humaines"…

René Girard est mort hier.

Pour une fois qui-n’est-pas-coutume, je suis d’accord avec Jacques Attali qui a touïtté ce matin :
« - Il faut lire "La violence et le sacré" de René Girard. Un formidable outil d’analyse de la nature humaine »
 *
Français totalement bien-de-chez-nous traduit dans le monde entier mais trop méconnu chez nous, il a su mettre en mots intelligibles pour l’homme quelconque normalement câblé le rôle fondateur essentiel du "désir mimétique" et du "bouc-émissaire" dans la société des hommes. Merci. 


lundi 2 novembre 2015

Quand ça le fait pas, ça le fait pas.


Pauvre François Hollande ! Il n’a pas vraiment de pot avec ses opérations de com’ à singer Giscard avec ses éboueurs, son métro, son pull en V et son accordéon pour ceux qui s’en souviennent…





 
Au demeurant, si je ne peux pas m’empêcher de ricaner et s’il ne récolte que ce qu’il a semé et mérite dans sa normalité de façade, je suis inquiet pour la suite :

Pas pour lui, évidemment, mais pour tous ceux qui prendront la suite, quels qu’ils (ou elles) soient…
Dorénavant, tout ce qui se fait et tout ce qui ne se fait pas est fouillé, disséqué, jusqu’au fond des poubelles, des slips et des corbeilles à papiers par des petits maîtres du soupçon pour faire le buzz dans la dérision.

La dérive monarchiste du pouvoir inaugurée sous Giscard et consolidée sous Mitterrand y est pour beaucoup, certes.  
Mais, totalement enserrés et ficelés par les mouches à merde de la liberté d’informer, comment les suivants pourront-ils arriver à faire preuve d’un peu de charisme et d’autorité au terme du foutoir actuel ?




dimanche 1 novembre 2015

Le discours de Disneyland…



Entre une tasse de thé la veille chez Lucette (ou Georgette, je ne sais plus) avec force caméras et un saut en Chine aujourd’hui pour voir quelles miettes Merkel a pu lui laisser là-bas, le président François II Pédalonaute était hier samedi au Mont Saint-Michel pour inaugurer les nouveaux ouvrages d’art rénovant et sécurisant l’accès au Mont.

Accompagné par la tripoté habituelle de porte-serviettes et de porte-flingues, il avait pris dans ses bagages : le Ministre de l’Intérieur qui a l’avantage de ne pas le dépasser d’une tête sur les photos ; la Ministre de la Culture et de la Communication qui a l’avantage de mettre une petite touche exotique à défaut de culture et, ne l’oublions pas, la Secrétaire d’Etat chargée de la réforme de l’État et de la simplification qu’il faut bien sortit de temps en temps. (Celle-là, je vous donne son nom, des fois que vous l’auriez oublié : c’est Madame Clotilde Valter, évidemment du Calvados)  

Mais je m’égare.

François Hollande était donc au Mont Saint Michel, haut lieu de la France éternelle, passage obligé de tous  ses prédécesseurs lors de leurs campagnes présidentielles, notamment Mitterrand, voire même pour l’y démarrer comme une fois Chirac. Et toussa, bien sûr, avec un discours à la clef…

Discours dont la vidéo est annoncée sans désemparer depuis hier soir sur le site de l’Elysée et qui se résume toujours aujourd’hui),15h30’, à un écran noir avec la mention : "publication en cours bientôt disponible…." Rassurez-vous, vous ne perdez probablement rien.

Au demeurant, pour ne pas vous laisser sur votre faim, je vais m’efforcer de vous en donner ci-après les "bonnes feuilles" ; je veux dire les moments présumés les plus forts et les plus signifiants. Enfin je suppose puisque ce sont les seules phrases retenues par la gente journalistique ; cette dernière étant, sinon par profession du moins par construction, la plus autorisée pour discerner ce qui mérite d’être rapporté :

 "- L'homme a réparé ici ce qu'il a abîmé : la nature grâce à l'homme a retrouvé ses droits".

"- Il faut s'ouvrir aux autres parce que les touristes sont pour beaucoup des étrangers."
"- Si on n'aime pas les étrangers, c'est difficile de vouloir développer le tourisme, c'est difficile d'être attractif."
"- Je souhaite que la France puisse atteindre, en 2020, l'objectif de 100 millions de touristes en France."

Et…

"- Si on veut protéger ses frontières, ce sera le cas si nous sommes menacés, mais nous ne sommes pas menacés par les touristes, par les visiteurs et s'ils ne voient pas dans notre pays une grande nation ouverte ils se détourneront nécessairement."

Que c’est beau…