"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 6 mai 2016

- C’est où la France ? - La quoi ?



Aujourd’hui, c’est le six mai. La nuit fut saturée de vocifération de joie… il y a quatre ans…

Souvenez-vous de la place de la Bastille. Le changement était maintenant ! D’ailleurs, il suffisait de regarder les drapeaux : Le pays légal-autorisé comme le pays réel pavoisaient ! Surtout le réel…
Quatre ans déjà ! Quatre années de RSA, de GPA, d’Aide Médicale d’Etat, de Taubira, de Leonarda, de… de joie quoi !
Sûr qu’on va fêter ça ce soir ! Y a qu’à voir, quoi ! Il est vrai que la place de la République a remplacé celle de la Bastille mais c’est ça le changement, que voulez-vous. Aujourd’hui, la lumière est rallumée et "ce pays" apaisé ! Les papiers gras et les pavés, les canettes vides et les barres de fer, le shit et le sperme ont certes aimablement remplacé les drapeaux vulgairement nationalistes innocemment communautaires de la Bastille, mais rassurez-vous, les drapeaux sont toujours là avec les troupes derrière…

Bref, je ne pouvais pas laisser passer cette date sans la rappeler à votre attention parce que, hein, je soupçonne que beaucoup d’entre vous l’ont oubliée et cépabien. Je vous la rappelle donc (ma charité chrétienne, que voulez-vous) mais ne vais pas pousser le vice jusqu’à vous dérouler le florilège des merveilles et des victoires contre l’obscurantisme qui parsèment ces quatre années de lait et de miel ; d’autres le font très bien.

En revanche, cela me rappelle que dimanche prochain c’est le huit mai. Là, ça doit vous dire quelque chose Ne serait-ce que parce que la résistance héroïque des syndicats et des socialos a vaincu le blasphématoire caprice de Giscard qui voulait supprimer cette journée (blasphématoire pour les droits acquis, je précise) Le 8 mai, donc. Occasion pour moi de repenser à cette journée du précédent siècle où nos anciens, en dépit de ventres pas encore très pleins, profitaient du prétexte tant attendu pour danser, s’embrasser et pavoiser (d’autant qu’ils avaient déjà eu le temps de se lasser de tondre les femmes…) Journée de grande communion (disons-le vite) Perso, je n’en ai aucun souvenir vu mon jeune âge à l’époque^^ ; encore qu’être né le jour de la mort de Goebbels pourrait en troubler certains (les croyants en la réincarnation s’abstiendront de poster des commentaires…) Mais je m’égare.   

Le 8 mai, donc. L’occasion de méditer sur la France. Terre de vivants et de morts, pré carré d’une Nation, notion intellectuelles… chacun s’en fait une idée, parfois confuse, parfois très concrète. Mais au final, que ce soit il y a un siècle ou trois lustres, une écrasante majorité des pékins qui s’y trouvent arrivaient à s’entendre sur un plus petit commun multiple qui était loin d’être rien. Sans doute parce qu’ils ne se contentaient pas d’y résider mais parce qu’ils l’habitaient, voire, quelque part, parce qu’ils en étaient habités…

Ouais. Et aujourd’hui ? Vous ne me ferez pas dire que ça ne date que des quatre merveilleuses années que nous venons de vivre. Mais celles-ci ont sûrement contribué par ses efforts louables à l’accélération exponentielle de ce que nous observons. Et c’est difficile de définir en quelques mots ce qui est arrivé. De toute façon, ce serait trop long, j’ai la flemme et je suis las.

J’ai quand-même trouvé une anecdote qui résume toussa :

Dernièrement, la fédération des Bouches-du-Rhône des Ellères ("les Républicains" je crois que ça s’appelle) n’a rien trouvé de mieux pour faire sa pub qu’une campagne d’affichage 3x4 avec la tronche de ses élus ou candidats locaux sur fond de drapeau français avec comme seul slogan :

AIMONS LA FRANCE

C’est (un peu) court, c’est cher mais ça ne mange pas de pain vu que ça ne devrait fâcher personne (et donc ne sert à rien) Eh bien, pour tenter d’évaluer le retour sur investissement, j’ai fait le tour des réactions sur touïtter et j’ai sélectionné deux réactions qui me semblent assez bien résumer l’ensemble :

- « Visuellement ça fait un look totalitaire, avec la taille du drapeau, la façon dont les visages sont disposés. C’est limite je trouve » et « Ça fait patriotisme de bas étage » (Killian)

- . « C’est horrible [...] Je pensais de loin que c’était l’extrême droite, mais c’est la droite » et « On peut aussi ne pas l’aimer, ça ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais » (Julia)

Voilà… 


Et pendant ce temps-là, des foules de Russes de tous âges et de toutes conditions se préparent activement pour participer le 9 mai la "Marche du Régiment immortel" où tous porteront des photos de leurs ancêtres qui ont participé à leur "Grande Guerre patriotique". L’an dernier, ils étaient plus 10 millions à défiler dans les villes russes…


jeudi 5 mai 2016

Tragédie du permis de conduire…



La Déséducation Nationale avait déjà inventé l’harmonisation des notes par les examinateurs du Bac (notation des copies sur 22 ou plus ; relèvement collectif à postériori...) pour atteindre ses objectifs de "taux". C’est se donner beaucoup de boulot ; ne serait-il pas plus simple, en effet, de supprimer carrément des sujets distribués aux candidats les questions, problèmes et thèmes de dissertation les moins faciles à traiter ?
On pourrait certes les maintenir au programme, ce-qui-fait-sérieux, mais cela présenterait l’avantage collatéral de ne pas avoir – de fait – à les traiter en cours, ce qui donnerait aux enseignants, sinon plus de moyens, au moins plus de temps pour approfondir les connaissances des élèves quant aux richesses insoupçonnées du Monomotapa. Mais je m’égare.
  
Pas vraiment. Car il y a là un gisement de productivité que la divine Najat aurait tort de négliger dans le cadre de la refondation de l’école à laquelle elle s’emploie avec tant de brio dans la discrétion et l’à-peu-près… Pas besoin pour cela de faire preuve d’imagination ; il lui suffit de s’inspirer de la méthode adoptée dans l’urgence par la Délégation à la Sécurité et à la Circulation routière :

Effective ce mois-ci, la nouvelle version de l’examen au code de la route s’est traduite par des résultats aux examens tellement catastrophiques (brusque baisse de 70 à 50% du taux de réussite) En conséquence, la décision a été prise de retirer de l’épreuve à partir de lundi prochain les questions pour lesquelles les plus bas taux de réussite ont été observés…

La décision a été rendue publique hier soir par un communiqué de la DSCR qui rassure : Ce retrait n’est que provisoire, les questions devant être progressivement réintroduites dans l'épreuve, "parfois reformulées" et "au fur et à mesure de la familiarisation des candidats avec la nouvelle approche de l'examen du Code"…

Je ne sais ce qu’il faut "techniquement" en penser ; à chacun son métier. Mais on peut imaginer diverses hypothèses, non exclusives l’une de l’autre :

- Une préparation de la réforme, précipitée à la va-comme-j’te-pousse, voire entachée d’amateurisme, a négligé de suffisamment informer à temps la myriade d’officine d’auto-école qui quadrille le pays (ce qui semble confirmé par les syndicats d’inspecteurs du permis)
- Les dites officines n’ont pas fait leur boulot. Mais vu l’étendue du désastre ce ne serait qu’à la marge.
- L’hystérie écolo-automobilophobe et l’addiction au risque-zéro ont peut-être conduit à surcharger le programme de l’examen de sujets portant sur des situations de probabilité 0,01% voire hors sujet (à l’instar de cette loi US des années 70 annulée par le bon sens la Cour suprême, loi qui imposait aux fabricants de jouets de porter les qualités ignifuges des vêtements de poupée au niveau de celles des scaphandres de cosmonautes…)  
- Le fait qu’on ait eu besoin de faire passer de 700 à 1.000 la "base de questions" (40 sont posées aux candidats qui doivent répondre "juste" à au moins 35…) milite en faveur de l’alinéa précédent…Si les questions nouvelles abordent parfois des aspects légitimes telles les "usagers vulnérables" (comme les cyclistes, of course), on y cause de secourisme d’éco-conduite, de technologie… Elles pèsent le même coefficient qu’une question nécessitant une réponse aussi vive qu’adaptée à un imprévu de circulation tel qu’on en rencontre plusieurs fois dans sa vie au volant…

On va d’autant plus remédier à toussa que ça fait désordre à l’approche de la Grande Election. Le délégué interministériel n’a-t-il pas déclaré hier "- Le but, ce n'est pas que personne n'ait son code, c'est une réforme pour la jeunesse ! "

- Il y a aussi dans cette histoire un aspect que personne n’a relevé : Le correcteur de l’examen du code est un logiciel ; cétotomatique… Et le réel est cruel…

Quoi qu’il en soit, la méthode consistant à supprimer dans l’évaluation des savoirs tout ce qui est trop compliqué est devenue tellement mainstream que je m’étonne de vous avoir infligé ce billet…






 Elle finira par l'avoir...

mardi 3 mai 2016

Tout baigne ! (c’est psychiatrique…)



Oui, tout baigne. Sans doute conseillé par son staff de bras cassés qui meuble l’Elysée, Pédalominator a trouvé la solution à son nos problèmes : Plaçons-nous dans un autre espace-temps ; oublions toussa ; ces quatre années, on en parle plus, hein ? ; retournons à la case départ ; et là, "on dirait qu’on est les bons et vous les méchants" (comme dans la cour de récré) Bref,  "faisons comme si" ; comme si on était au lendemain de l’élection et qu’on avait cinq ans devant nous moi. Sûr que ça va marcher !

Depuis quinze jours au moins, il se comporte comme il sied un lendemain de victoire :

- "La Fwance va (aller) mieux" (puisque je suis aux affaires et le changement c’est maintenant vient…)  
- Comme Tonton portait sa rose à Jaurès, je porte aujourd’hui la mienne sur la tombe de Léon Blum.
-  Je participe aujourd’hui au colloque "La Gauche et le pouvoir" organisé par la Fondation Jean Jaurès, Terra Nova et je-ne-sais-qui. Et tout le monde voulait me serrer la louche. J’ai tartiné mon discours sur Léon et le Front Popu et conclu ainsi ma péroraison : "La récompense ne sera pas dans l'Histoire, elle sera dans l'avenir." Ça, Coco, c’est pour les livres d’Histoire…
- J’ai honoré de ma présence les "Journées de refondation de l’Ecole de la République" où, sous le regard énamouré de la divine Najat, j’ai pu enfoncer des portes ouverts en répondant aux questions d’un certain Didier Pourquery, un ex des staffs de direction de Métro, le Monde, Libé qui devrait prendre des cours pour étendre son vocabulaire au-delà de 400 mots. Mais bon. On s’est bien congratulés…
- J’ai annoncé de grandes avancées sociales au profit des instituteurs maîtres des écoles, fonctionnaires, agriculteurs, "jeunes" (que j’ai porté à 25 ans ; pour la grossesse à 6 mois et la jeunesse à 40 ans, ce sera en 2022), intermittents du spectacle, etc. Et vous allez voir ce que vous allez voir en matière de baisse d’impôts pour les "revenus modestes" !
- On rejoue le 10 mai 1981 où c’est qu’on a rallumé la lumière…
- Bien sûr, je n’ai pas encore dit un mot sur "Nuit Debout", mais de minimis non curat praetor…
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Je sais que vous allez me dire que toussa évoque moins un lendemain de victoire que l’activisme verbal d’une campagne électorale où ce n’est pas encore gagné. Sans doute. Au demeurant, la manière de ne rien aborder de ce qui fâche comme le choix dans les prises de paroles et l’optimisme réjoui qu’il veut faire partager aux acurabas sont les comportements du nouvel élu un soir d’élection. Comme s’il voulait revenir en arrière, en mai 2012, comme si c’était possible…
Tenez, prenez la "loi travail". Myriam peut dire qu’elle est impatiente de la défendre au Parlement… pour en finir. Il s’en désintéresse. Vite qu’on la vote avec ou sans 49.3. De toute façon, elle est vide et ne changera rien. D’ailleurs, elle est une scorie du mandat précédent. Oui, d’ailleurs il ne veut pas savoir qui était alors Président, ce ne peut pas être lui, ou il ne veut pas se souvenir que c’était lui… Lui débute son premier mandat… Et comme ce n’est pas un ravi de la crèche, c’est qu’il est quelque part un psyquelquechose… Le sortant était un mec normal ; lui a mis quatre ans à comprendre qu’il ne faut pas l’être pour faire le job. Et c’est pour ça qu’il pense avoir déjà gagné…

D’ailleurs, y-a-pas-d’raisons que les législatives ne confirment pas les résultats de la dernière élection partielle : Aussi falote soit-elle, Karine l’a remportée avec 55,4% des suffrages. Vous vous rendez compte !   


lundi 2 mai 2016

Des selfies et de la méthode Russe…



Voilà un ouiquende bien rempli désormais derrière moi et la semaine s’annonce chargée. Bon.

- Du ouiquende je ne vous dirai rien mais il m’a permis de réaliser un truc idiot qui-va-de-soi mais dont, en bon plouc de base, je n’avais pas encore pris conscience nonobstant mon âge avancé.
Figurez-vous que je me trouvais, fort tard samedi soir, à saucissonner dans une salle des fêtes de commune rurale en compagnie d’un mien fils au milieu d’une saine assemblée de sportifs. Ils venaient comme lui de se farcir par… monts et par vaux, les 42 bornes d’un marathon de campagne où les bobos de celui de Paris, amateurs de bitume horizontal se seraient esplartchés à mi-parcours… Ça c’est pour le décor.

Le truc idiot, donc : Sa moitié étant restée à garder les mômes au loin, le fiston a eu l’aimable idée de lui faire partager l’ambiance locale par photos interposées adressées sur le champ grâce à cet appareil qu’on fait maintenant et qui sert encore parfois à se parler pour-de-vrai. Ce que faisant, il a tenu à faire un(e ?) selfie à deux têtes avec son papa ; ces photos à la fois "d’impulsion" et "posées" que le narcissisme a mis à la mode mais auxquelles je n’avais jusqu’alors jamais consenti à me prêter…
Bref. Invité à regarder ensuite le résultat sur l’écran, j’ai tout de suite vue que ça n’était pas le reflet de la réalité ! Le décor de fond ? Surtout, un je-ne-sais-quoi dans les tronches et les regards (pourtant, on est "symétriques" dans la famille !)… Il a fallu que j’attende avant-hier pour réaliser que ces portraits à-la-con ne sont pas des photographies du réel mais des inversions téléphonées !

Depuis, j’ai une pensée compatissantes pour tous les guignols qui collectionnent les selfies d’eux-mêmes en compagnie du Pédalonaute, voire des Sarko ou des Marine. Sur les "souvenirs" qu’ils en gardent, les cerveaux gauches sont à droite et les droits sont à gauche… Après ça, on s’étonne du bordel ambiant…
Mais je ne mourrai pas idiot.

- La semaine, disais-je. Elle s’annonce suffisamment chargée pour l’avoir débutée ce matin par une roborative grasse matinée. Bien déplissé après dissipation des brumes matinales, venue l’heure de l’apéro, j’ai visionné quelques extraits vidéo, histoire de revenir dans l’actualité du vaste monde. Ce qui m’a conduit à méditer sur les méthodes en vigueur chez nos amis Russes. Il est vrai que le fatalisme slave et le bon sens terrien de ce peuple qui ignore l’hystérojudiciarisation se conjuguent harmonieusement avec le souci d’efficacité, celui de productivité et le principe de précaution :

Dans l’oblast de Samara cher aux bateliers de la Volga, lorsque les Spetznaz mettent la main dans quelque mosquée sur un stock d’armes et de munitions trop volumineux ou dangereux à déplacer, ils préfèrent ne pas le bouger et torcher le problème sur site. Quand je pense au temps perdu chez nous à peser, répertorier, étiqueter toussa, aux risques et au coût de gardiennage des "pièces à conviction" pieusement conservées en vue d’un procès à prévoir dans… (deux ans ?)   C’est ICI.
Après ça, étonnez-vous que certains chez nous les envient…    

Ce sera tout pour aujourd’hui.