"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

mercredi 5 octobre 2016

Mort de la politique*



Pendant que l’un implante partout des campings de migrants 5 étoiles et qu’une autre implante des espaces naturistes publics, aussi "ouverts" les uns que les autres ; pendant qu’Arnaud Monte-Bourges nous apprend que "son ennemi c’est la faïence" et que Macron enfonce des portes ouvertes, le socialisme continue inexorablement à nous faire avancer sur le voie du Salut. Sans lui, en effet, nous n’aurions pu toucher du doigt la plénitude du vide désormais atteint par notre vie politique !  Il n’est certes pas le seul à avoir œuvré à l’obtention de ce résultat, beaucoup d’autres y ont contribué avec ardeur. Mais ce sont bien les socialistes d’aujourd’hui’ au final, qui ont appuyé sur le bouton !  C’est sous leur houlette bienveillante que c’est enfin produit le déclic, véritable point de non-retour : Désormais, la politique est définitivement vide d’espoir et de sens ! Certes, on pourra toujours la meubler de petites choses comme les cinq fruits et légumes ou une journée à la mémoire du génocide des indiens Guaranis. Mais elle a atteint cette sorte de stade de nirvana bouddhique où le néant garantit la sérénité de l’âme !

Comment mieux illustrer ce vide que par le constat suivant :

- Pendant que leurs propres candidats à leur primaire se tirent la bourre, tellement confiante dans son avenir, la gauche n’a qu’un souci : favoriser celui de la primaire à droite qu’ils jugent le plus compréhensif à leur égard !
- Pendant que les candidats à la primaire de droite se tirent la bourre, le mieux placé d’entre eux voit son salut dans les votes de la gauche à la primaire de droite !    

Mais on n’en est pas arrivé là à l’insu de leurs pleins grés :

- Tout a commencé sous Giscard dont la dérive monarchique se mâtinait de normalitude ridicule (métro, accordéon, éboueurs, pull-over…) pour faire moudern’.
- Puis, en inventant le FN et SOS Racisme par bestiale tactique électorale, Mitterrand a instillé dans la vie publique des poisons délétères pour toutes nations ; poisons que la solidarité des tranchées de 14-18 avait heureusement largement fait disparaître : l’instauration d’une "morale d’Etat", de tabous, d’une nouvelle Inquisition, bref, un retour de la haine
- Puis, en réduisant le mandat présidentiel à cinq ans parce-que ça les arrangeait et en fixant la Présidentielle avant les législatives, Chirac et Jospin ont à la fois dégradé la fonction présidentielle et rendu accessoire, voire inutile, d’élaborer un programme de gouvernement en préalable aux scrutins (on vote sur la tronche d’un mec puis, ensuite, pour lui donner -ou non- les moyens d’agir…)
- Avec la nouvelle donne ci-dessus, après 14 ans de monarchie mitterrandienne, ça fait plus de vingt ans que la gauche en général et le socialisme en particulier n’a plus été capable d’imaginer quoi que ce soit de nouveau. Recyclant jusqu’à la nausée les mantras d’SOS Racisme, hésitant comme l’âne de Buridan entre la vinasse archéo-stalinienne d’un Mélenchon et la bouée-baudruche Macron que leur tend aimablement Goldman-Sachs ou je-ne-sais-qui, les socialistes n’existent plus.
- La droite, pour sa part, paie le prix fort de l’immense connerie d’Alain Juppé soi-même (déjà) qui a inventé en 2002 la fusion du RPR et de l’UDF dans cette espèce de mouton à cinq pattes qu’a été l’UMP et qu’est toujours "LesR"… Un mariage forcé de deux sensibilités pouvant être efficacement complémentaires à condition de rester chacune soi-même. Vous observerez que c’est depuis ce jour-là que la "droite institutionnelle" n’a plus été capable de secréter la moindre idée nouvelle, sauf à recycler quelque vielles lunes de l’ancien fonds de commerce de la gauche…   
- Encore agité de quelques frissons et soubresauts reflexes faisant illusion sous l’acharnement thérapeutique anti-sarko, la politique paraissait encore avoir un souffle de vie. Depuis Hollande, placée faute d’oxygénation sous respirateur artificiel, la politique est désormais en état de mort cérébrale définitive. Et, en dépit de la méthode Coué présidentielle, la triste nouvelle est arrivée à la connaissance de la famille…

Bref, nous nous acheminons faute de mieux vers l’élection de je-ne-sais-quoi (ou plutôt si, hélas) Nous allons forcément devoir confier notre destin à un "chef de l’exécutif qui sera aux manettes" Sa principale qualité sera a priori d’avoir été le "moins détesté" Il sera forcément un membre déjà compromis du sérail. Dès le premier jour il ne sera ni respecté ni obéi. Et, s’agissant du minimum de survie des réformes à faire, il ne pourra rien faire !           

Regardez autour de vous et essayez de me convaincre du contraire…


* [Je n’ai pas mis un P majuscule…]

lundi 3 octobre 2016

Zola à toutes les sauces…



Or donc, François Hollande s’est rendu hier à Médan, charmante bourgade de 1.400 habitants du côté d’Orgeval. Petite sortie dominicale avec, évidemment, tout l’accompagnement que ça implique. Mais poukoidonc ?

Figurez-vous que c’est à Médan que se trouve la Maison d’Emile Zola. C’est important, vous savez.
Acquise en 1878 par l’écrivain qui appréciait cette demeure en raison de sa proximité avec Paris (et sa maîtresse), il y vécut jusqu’à sa mort en 1902 et y écrivit une bonne part de son œuvre (lors de l’affaire Dreyfus, son exil en Angleterre façon Victor Hugo n’a pas duré 10 mois…) Elle est devenue en 1984 un Musée bénéficiant du label "Musées de France et Maisons des Illustres". Depuis, les subventionnaires probablement cacochymes de la "Société littéraire des amis d’Emile Zola" y organisent chaque premier dimanche d’octobre, tenez-vous bien, un :
"Pèlerinage littéraire"…

Cet année, donc, à J-112 du premier tour de la "primaire à gauche", entre une réception en l’honneur du Président du CIO et un entretien avec celui de la République du Mali, notre Président a jugé nécessaire de se rendre personnellement à ce pèlerinage annuel.
Très franchement, c’était pleinement justifié !
En effet, son grand ami, que dis-je, le plus respectable de nos concitoyens, Pierre Bergé donc, président de la structure subventionnaire gestionnaire des lieux, a entrepris depuis 2011 la restauration de la Maison Zola en y ajoutant dans ses murs la création d’un musée Alfred-Dreyfus. Après quatre ans de travaux, c’était enfin l’inauguration dimanche.

Pourquoi meubler en vous parlant de ça ? Pour deux raisons très différentes.

La deuxième, c’est que j’ai eu la faiblesse de parcourir le discours pédalonautique prononcé à cette occasion.
Ce que j’en ai retenu, c’est tout d’abord, à chaque détour, la pommade passée à ce "cher Pierre Bergé" sans qui rien n’eut été possible et grâce à qui tout le reste… Comme une crainte qu’il quitte le navire… Et ensuite la longue partie - essentielle - consacrée à l’affaire Dreyfus et aux enseignements à en tirer pour l’avenir… et les mois qui viennent. Toussa sans omettre de rappeler, bien sûr, que "les intolérants et les haineux" étaient encore venus troubler l’entrée d’Emile au Panthéon… La thématique de la campagne qui vient est désormais bien sur les rails, d’autant plus qui ne reste rien d’autre en magasin…

La première, c’est que je me suis attardé à regarder la photo de la maison. Zola l’avait achetée grâce aux revenus qu’il avait tiré de la vente de son roman l’Assommoir publié l’année précédente. Les gains suivront, suffisamment conséquents pour lui permettre d’engager de gros travaux puisqu’il l’avait alors agrandie en y ajoutant les deux tours, l’octogonale et la carrée qu’il appella respectivement Germinal et Nana
D’où l’idée qui m’a traversé l’esprit : L’Assommoir, Nana et Germinal… C’est donc sur l’exploitation intellectuelle de la misère, des ravages de l’alcool, de l’humiliation, de la soumission aux putains, etc., bref sur le sang du peuple et des sans dents, que Zola avait établi son aisance bourgeoise.
Et, "quelque part", j’sais-pas-pourquoi, ça me rappelle les intellectuels et aux autorités morales d’aujourd’hui. 


dimanche 2 octobre 2016

L’assistanat social bidon, stade suprême du pouvoir régalien…



Dans notre société, la déglingue généralisée, la paupérisation croissante et la déliquescence des liens de solidarité familiaux et générationnels induisent de sérieuses difficultés pour se loger. Notamment pour ceux qui ne trouvent pas à produire au bailleur une caution solvable pour garantir le paiement des loyers. Ce qui est le cas de ceux qui ne bénéficient pas du soutien actif d’une famille ou de relations ; voire du soutien d’une communauté soudée et vindicative, si ce n’est d’un gang, d’une mafia, d’un milieu médiatique, politique, maçonnique ou autre. Le cas de ceux qui sont vraiment sans dents, donc…

Pour pallier cette difficulté induite par la férocité du marché, Big Mother a donc mis en place dès février 2016 un dispositif bizarrement nommé Visale tant il est vrai que, pour nos dirigeants, le choix d’une charte graphique solutionne déjà la moitié d’un problème...  
Visale ? Vous ne connaissez pas ? Cépagrave. Il s’agit d’un dispositif par lequel l’Etat donne sa caution au bailleur quand le candidat locataire ne peut en fournir. Semble-t-il concocté dans le but de favoriser la mobilité de l’emploi, il s’agit d’une caution accordée gratuitement par l’ex "1% logement" garantissant le paiement par l’Etat des loyers et charges locatives impayés plafonnés à 1.300€ / mois (+ à Paris) les trois premières années du bail. L’Etat faisant son affaire de se faire rembourser.
Ce service était jusqu’à hier réservé aux salariés âgés de plus de 30 ans en emploi "précaire" (CDD, etc. et CDI pendant leur période d’essai) entrés dans le logement moins de trois mois après leur prise de fonction.

Eh bien, depuis le 30 septembre, le bénéfice de la formule est étendu à tous les moins de 30 ans, qu’ils soient salariés ou non (seuls sont exclus les étudiants non boursiers fiscalement rattachés à leurs parents)  
Pour l’obtention de la caution, la démarche est totalement dématérialisée, il suffit de s’inscrire sur le site de Visale avant la signature du bail.

Que c’est beau ! Dans un contexte marqué par la décomposition des familles devenues nucléaires et le chômage de masse touchant les proches, trouver une caution de garantie des loyers pour pouvoir se loger est depuis bien des années un vrai souci pour certains. Notre sinistrère du Logement et de l’Habitat durable s’est donc attelé à la tâche avec les partenaires sociaux et a mis trois ans et demi pour monter Visale dans sa formule initiale.
Et voilà que, quelques mois plus tard, sans doute grâce au dynamisme d’Emmanuelle Cosse (défense de rire), il aura suffi de signer quelques papiers officiels pour que le dispositif soit musclé pour passer dès la rentrée, (à coût constant ?), des 3.500 bénéficiaires effectivement recensés en huit mois aux plus de 300.000 espérés en année pleine !   

1°- Voilà qui montre bien, à huit mois des élections, que la Hollandie est au petit soin pour la jeunesse !
2°- Ça ne mange pas de pain puisque les cautions données sont des engagements hors-bilans et que les impayés éventuels sont des créances. Toussa ne dégrade pas le window-dressing du budget !
3°- D’ailleurs, on a pris soin d’exclure les baux souscrits auprès des sociétés HLM, faut quand-même pas déconner !
4°- Et puis, de toutes les façons, l’Etat ne pouvant pas (encore) imposer le dossier d’un locataire à un bailleur privé, on sait bien que les proprios aiment tâter la caution ; quelque chose en chair et en os, quoi ! Alors le pôv’ gars qui a besoin de se faire parrainer par le monstre froid, hein ? On évite… Et, globalement, le dispositif va faire pschitt.  

Donc, pas de souci : On a eu l’air de "faire quelque chose". N’est-ce pas l’essentiel ? Reste aux communicants de nous "valoriser" ça…