Je vous écris aujourd’hui de mon douar d’élection, en cette soirée de la saint Sylvestre 2012. Ça vous surprend ? Cherchez pas à comprendre ; je n’ai rien compris moi-même. Sans doute une erreur de manip’ sur le Blackberry de l’agent spatio-temporel Valérian passé me voir hier… Bref, c’est comme çà.
Du coup, j’ai constaté que j’avais enfin mis en pratique l’an prochain ma résolution si longtemps différée d’écrire mon journal. Dilemme… Vous avez tous supporté au moins une fois l’exaspérant babil d’un fâcheux vous racontant par le menu l’intrigue et la fin du film que vous aviez l’intention d’aller voir (un drame psychologique de préférence) Mais vous n’avez pas forcément l’intention d’aller voir ce film…
Et comme j’ai du mal à me retenir, voici mon journal de l’année, tant pis pour vous. C’est un peu fouillis, mais bon, je vous le livre tel quel.
Le net étant encore un des trucs qui marchent ici et maintenant, vous devriez recevoir mon courrier au début de l’année dernière…
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Début janvier.
- Le traditionnel exercice des vœux est passé inaperçu. Notamment ceux du président de la République à la télé. Ils revêtaient pourtant un grand intérêt : totalement axés sur l’Alterprogrès Sociétal, nouvelle donne pour la France, c’était un vrai discours-programme d’ouverture de campagne. Bien que diffusés en direct sur les trois principales chaînes généralistes, leur audience cumulée n’a pas excédé celle de l’émission littéraire chiante de minuit. En effet, outre la retransmission du match Algérie-Côte d’Ivoire (878 voitures brûlées), d’autres chaînes satellites ou TNT offraient à la même heure les épisodes inauguraux des deux nouveaux realityshows tant attendus : "The multi-purpose condom Academy" et son concurrent "More gender diversity" ainsi que, en rediffusion, Les Tontons flingueurs et Amélie Poulain…
- Hormis celles de la Préfectorale et du Corps diplomatique (où l’absence du Nonce apostolique fut remarquée), les cérémonies des vœux à l’Elysée ont toutes été annulées par souci d’économie en période de crise (d’autant que tout le monde s’était préalablement fait porter pâle…)
Les autres évènements du mois sont sans intérêt :
- Routine quasi mensuelle, l’exécution d’otages français est désormais reléguée en page des faits divers. Il est vrai que, le journaliste de terrain se faisant rare, le renouvellement du stock est surtout constitué de naïfs humanitaires ; ceci expliquant peut-être cela…
- Le stock de résistants et internés étant dorénavant épuisé, y compris dans les maisons de retraite et les hôpitaux psychiatriques, de nouveaux critères citoyens ont heureusement permis de garnir la promotion de janvier dans l’ordre de la Légion d’Honneur en honorant principalement les associations oeuvrant dans les quartiers et les corporations sous-représentées des groupes de rap et des intermittents du spectacle…
- Le meurtre de la fillette de Champignac-en-Cambrousse relance le débat sur la récidive…
Surtout, tout le monde a la tête ailleurs et les média - fait exceptionnel – font profil bas. Il est vrai que personne ne s’est encore remis de l’inénarrable bordel que fut, au 2° semestre de la défunte année 2011, le feuilleton dit des primaires socialistes…
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NDLR : Petit retour en arrière 2011 (très résumé) :
- Plus le printemps avançait, plus les prétendants donnaient de la voix pour se distinguer les uns des autres dans les média (ça s’appelle discriminer mais ils ne le savaient pas) Avec cette précipitation qu’ont les politiques par peur de ne pas être cité sur tous les sujets, les dites voix se révélèrent vite discordantes. Evidemment, les média se tournaient chaque fois avec gourmandise vers Dame Aubry pour solliciter son avis. La taulière responsable de la boutique se devait alors chaque fois de rappeler la doxa du Parti, de la marteler sans cesse. Quelle doxa ? Ben… Euh… Le programme du Parti sur l’Egalité Réelle, plate-forme imposée à tout candidat potentiel et qu’avec Benoît Hamon elle défendait bec et ongle afin de conserver leurs places dans l’appareil.
- Tous les autres attendaient DSK, seul susceptible, disait-on, de leur assurer carrières ou strapontins sans trop avoir à se fouler. Tous s’annonçaient partants mais tous laissaient explicitement entendre qu’ils se retireraient à son profit dès avant la bataille. Vachement efficace pour motiver leurs troupes…
En attendant DSK donc, comme en attendant Godot… Vaclav Avel a dit un jour : "Attendre Godot, c’est attendre la floraison d’un lys qu’on n’a pas semé…"
- Evidemment, Ségolène faisait entendre sa petite musique perso suivant un business-plan très professionnel. Hollande et Valls réagissaient à chaque rappel à la Loi par Dame Martine, devenue à leurs yeux une insupportable statue du commandeur. Curieusement, on n’entendait plus Montebourg…
- Vint enfin la clôture du dépôt des candidatures. Les deniers jours, la tension fut palpable. On était suspendu à une ultime ambassade de Cambadélis et Moscovici à Washington. Hélas ! Rien…
Après une journée de silence aussi atterré qu’inhabituel chez ces gens, chacun se lança dans la révision, parfois déchirante, de son propre business-plan. La campagne interne débuta alors vraiment, abondamment relayée par les média mais sans faire lever une paupière aux estivants somnolents du mois d’août.
- A la rentrée, sentant la lassitude du public devant l’étalage récurrent de crocs en jambes et de petites phrases assassines à la signification incertaine, ne sachant plus, surtout, comment bavasser sur ce sac de nœuds, les média se focalisèrent par facilité sur l’intendance de la chose. C’est à dire l’organisation du scrutin et les bisbilles croustillantes qui vont avec : Mise à disposition de locaux et personnels par les municipalités socialistes, refus scandaleux de location d’une salle polyvalente par telle municipalité de droîîte, etc. On ne parla que de ça un mois durant… Puis vint le jour où un tribunal jugea recevable la plainte d’un grincheux réac et interdit la remise au PS de la copie de la liste électorale de sa commune. Cela sur le motif que si les listes électorales exhaustives sont librement consultables, les mettre à la disposition d’une organisation partisane pour ses propres besoins de scrutin interne mais ouvert lui permettrait de connaître, au vu des "abstentionnistes", identité et adresse des citoyens ne souhaitant pas se déclarer partisans de ladite organisation. Ce qui constituerait une violation du droit de ces derniers à la confidentialité de leur opinion et une atteinte au secret de l’isoloir… S’en suivit un barouf pas possible et une multiplication de jugements similaires malgré l’opposition du commissaire du gouvernement…
- C’est dans ce contexte que se déroula le 1° tour de scrutin avec des listes d’émargement d’origine variée selon les lieux. Alimentée par la sarkophobie, la participation fut assez élevée mais néanmoins décevante en regard des annonces faites. Il en sortit un éparpillement des suffrages où Valls, Fabius et deux guignols dont les noms m’échappent mordirent la poussière. Plus ou moins fermement ou mollement appuyée par l’appareil selon les fédérations, Aubry, arrivait en tête sans réunir plus de 31 % des voix, suivie par la Royal, appuyée par on ne sait trop qui, elle-même marquée à la culotte par Hollande (euh… pas à la petite, c’est une image, n’est-ce pas…) appuyé, lui, par une harde assez disparate d’éléphants mâles.
- Hollande s’effaça avec dignité. Le second tour se déroula avec de multiples cafouillages et quelques scores nord-coréens dans certaines fédérations, en particulier dans le Nord et à Marseille où, à en croire les émargements, même Gaudin serait venu voter… En définitive, au terme de recomptages qui durèrent trois semaines, du rejet des votes de l’Hérault jugés non "fiables" et d’un taux élevé de bulletins nuls, Aubry coiffa la diva des Charentes sur le poteau avec 0,81 % d’avance…
- Très sollicité par les média, le Sourire à visage humain refusa d’admettre sa défaite, cria à la fraude, forma (en vain) des recours, porta plainte, déclara ces primaires nulles et non advenues et annonça finalement que, seule apte à rassembler, elle faisait don de son corps à la République en étant quand même candidate…
- Publié sur une page entière par Le Monde, "L’appel des 300" signé derrière BHL par une tripotée d’intellectuels, pipeules et médiatiques supplia DSK de se déclarer. Silence radio…
- Bref, plus personne ne tenait compte de ces primaires…
____
Donc, en cette mi-janvier, on n’est pas plus avancé…
(A suivre…)
"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"
"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.
mardi 1 février 2011
lundi 31 janvier 2011
C'est juste un SMS...
dimanche 30 janvier 2011
MAM, Ben Ali et petite mise au point…
Figurez-vous que, de nos jours, il arrive à des ministres régaliens de la République d’avoir la fâcheuse idée d’aller passer leur réveillon de fin d’année à l’étranger. Il s’agit-là d’une innocente manie fréquemment observée dans d’autres segments de la population, aussi bien dans la bobosphère aisée que chez le CLS (Consommateur Lambda Solvabilisé) assidu au Club Med’ ou client chez FRAM avec ou sans chèques-vacances. Pour déplorable qu’elle soit quand on sait la richesse de nos provinces dont les intéressés n’ont sûrement pas épuisé les charmes, cette manie n’est pas critiquable en soi. Mais s’agissant de nos dirigeants au plus haut niveau, quelle imprudence !
Certes, le Canard Enchaîné et autres "organes institutionnels" du genre Bisounours-Info, Live together-One et Canal-Prozac ne se sont jamais ému des réveillons sur le Nil de tel de nos présidents qui se la jouait look à la Bruant. Avec à n’en pas douter l’assistance sécuritaire aimablement fournie par notre pote Hosni Moubarak.
Oui, mais aujourd’hui c’est pas pareil !
Aujourd’hui, quand Madame le ministre de la Défense va dîner dans un pays dont on ne peut présumer d’un jour à l’autre si le dirigeant est un pas méchant ou un pas gentil, elle prend des risques inconsidérés. J’espère pour elle qu’elle a bien gardé sa note d’hôtel, la facture du restaurant, celle du taxi et le ticket du pressing.
Bon, ceci-dit, vu les sondages de mon précédent billet, si mon CV doit un jour intéresser le Torchon Palmipède, je veux d’ores et déjà démentir catégoriquement avoir été l’invité de Moubarak, ni, en leurs temps, du roi Hussein responsable du Septembre Noir, de Hafez el Assad, du Shah d’Iran ou de Franco.
Ni d’ailleurs de Walter Ulbricht. Mais celui-là, ça n’est pas sulfureux…
Certes, le Canard Enchaîné et autres "organes institutionnels" du genre Bisounours-Info, Live together-One et Canal-Prozac ne se sont jamais ému des réveillons sur le Nil de tel de nos présidents qui se la jouait look à la Bruant. Avec à n’en pas douter l’assistance sécuritaire aimablement fournie par notre pote Hosni Moubarak.
Oui, mais aujourd’hui c’est pas pareil !
Aujourd’hui, quand Madame le ministre de la Défense va dîner dans un pays dont on ne peut présumer d’un jour à l’autre si le dirigeant est un pas méchant ou un pas gentil, elle prend des risques inconsidérés. J’espère pour elle qu’elle a bien gardé sa note d’hôtel, la facture du restaurant, celle du taxi et le ticket du pressing.
Bon, ceci-dit, vu les sondages de mon précédent billet, si mon CV doit un jour intéresser le Torchon Palmipède, je veux d’ores et déjà démentir catégoriquement avoir été l’invité de Moubarak, ni, en leurs temps, du roi Hussein responsable du Septembre Noir, de Hafez el Assad, du Shah d’Iran ou de Franco.
Ni d’ailleurs de Walter Ulbricht. Mais celui-là, ça n’est pas sulfureux…
samedi 29 janvier 2011
2012 – Des sondages, encore des sondages !
Bon, je sais qu’il est trop tôt pour faire des pronostics… Mais dans moins de trois mois, on sera pile à un an du 1° tour des présidentielles ! On passera donc aux choses sérieuses car, dès lors, toutes dépenses risquent d’être réintégrées dans les futurs comptes de campagne des futurs candidats ! On n’a donc plus que trois mois pour raconter n’importe quoi (je veux dire pour rêver n’importe quoi, parce qu’après, on aura encore un an pour entendre n’importe quoi…)
Il est encore bien tôt, donc. Et pourtant les instituts de sondages ont déjà un plan de charge bien garni car la clientèle en redemande, les média comme les partis…
Vous noterez d’ailleurs au passage que personne n’a jusqu’à présent commandé de sondage sur l’identité des compétiteurs de la future primaire socialiste. Personne, évidemment n’est prêt à claquer son pognon pour ce machin qui s’annonce si bordélique qu’il n’aura peut-être même pas lieu et qui, de toute façon, n’aura pas plus d’influence sur le choix final du compétiteur socialiste à la présidentielle que la pisse d’un chiot sur un parcmètre.
Toutefois, figurez-vous que certains viennent de claquer leur fric pour faire poser la question suivante :
Qui souhaiteriez- vous voir qualifiés pour le 2d tour ?
En avant première et en exclusivité absolue, je suis en mesure de vous présenter ci-après les résultats des six premiers sondages* réalisés sur cette question, d’autant que la presse n’en parlera pas :
1° - "Rêve TRANQUILLE" - Ipsos pour le Collectif Presse - Média :
Martine Encorepire
et
Nicolas
Pasmieux
– Probabilité : 3 %
2° - "Rêve SUPER TRANQUILLE" - SOFRES pour la France privilégiée :
Dominique Çamegonfle
et
Dominique Jelaurai
– Probabilité : nulle.
3° - "Rêve DE BOBO" - OpinionWay pour le Collectif Paris-Plage :
François Jelavaisdit
et
Jean-Louis
Yadégrenelle
- Probabilité : nulle
4° "Rêve D’IMPATIENCE" - IFOP pour les jeunes attachés parlementaires :
Manuel Alorçavient
et
J.-François
Jypensaussi
- Probabilité : nulle
5° - "Rêve AGITÉ" – CSA pour les Vrais Indigènes de la République :
Jean-Luc Archéotrotsko
et
Marine Archéofâcho
- Probabilité : 48 %
6° - "Rêve SUPER 21 AVRIL" – BVA pour le FOPOD et associés :
Kévin-Ibrahim Ducon
et
Le Plouc-em’
– Probabilité : non significative
(scores scientifiquement incompréhensibles…)
* Tous ces sondages ont été réalisés par hygiaphone ou parlophone selon la méthode des quotas ethniques et avant l’heure du laitier, un matin arrosé dont j’ai oublié la date entre quatre heures quarante cinq et cinq heures moins le quart auprès d’un échantillon aléatoire de 998 porteurs de prothèses auditives remboursées par la Sécu âgés de moins de 18 ans.
Il est encore bien tôt, donc. Et pourtant les instituts de sondages ont déjà un plan de charge bien garni car la clientèle en redemande, les média comme les partis…
Vous noterez d’ailleurs au passage que personne n’a jusqu’à présent commandé de sondage sur l’identité des compétiteurs de la future primaire socialiste. Personne, évidemment n’est prêt à claquer son pognon pour ce machin qui s’annonce si bordélique qu’il n’aura peut-être même pas lieu et qui, de toute façon, n’aura pas plus d’influence sur le choix final du compétiteur socialiste à la présidentielle que la pisse d’un chiot sur un parcmètre.
Toutefois, figurez-vous que certains viennent de claquer leur fric pour faire poser la question suivante :
Qui souhaiteriez- vous voir qualifiés pour le 2d tour ?
En avant première et en exclusivité absolue, je suis en mesure de vous présenter ci-après les résultats des six premiers sondages* réalisés sur cette question, d’autant que la presse n’en parlera pas :
1° - "Rêve TRANQUILLE" - Ipsos pour le Collectif Presse - Média :
Martine Encorepire et
Nicolas
Pasmieux
– Probabilité : 3 %
2° - "Rêve SUPER TRANQUILLE" - SOFRES pour la France privilégiée :
Dominique Çamegonfle et
Dominique Jelaurai
– Probabilité : nulle.
3° - "Rêve DE BOBO" - OpinionWay pour le Collectif Paris-Plage :
François Jelavaisdit et
Jean-Louis
Yadégrenelle
- Probabilité : nulle
4° "Rêve D’IMPATIENCE" - IFOP pour les jeunes attachés parlementaires :
Manuel Alorçavient et
J.-François
Jypensaussi
- Probabilité : nulle
5° - "Rêve AGITÉ" – CSA pour les Vrais Indigènes de la République :
Jean-Luc Archéotrotsko et
Marine Archéofâcho
- Probabilité : 48 %
6° - "Rêve SUPER 21 AVRIL" – BVA pour le FOPOD et associés :
Kévin-Ibrahim Ducon et
Le Plouc-em’
– Probabilité : non significative
(scores scientifiquement incompréhensibles…)
* Tous ces sondages ont été réalisés par hygiaphone ou parlophone selon la méthode des quotas ethniques et avant l’heure du laitier, un matin arrosé dont j’ai oublié la date entre quatre heures quarante cinq et cinq heures moins le quart auprès d’un échantillon aléatoire de 998 porteurs de prothèses auditives remboursées par la Sécu âgés de moins de 18 ans.
vendredi 28 janvier 2011
Y a pas de quoi sonner les cloches…
“Les minarets sont des monuments qui bien sûr peuvent servir pour l’appel à la prière, mais dont la fonction première, en réalité, est celle de proclamation politique : c’est moi qui suis là, c’est moi qui règne sur cet endroit (...) en quelque sorte l’équivalent des arcs de triomphe dans le monde romain…”
Des Racines et des Ailes – France 3 – 26 janvier 2011 – reportage en Ouzbékistan.
- A Strasbourg, la municipalité vient d’approuver l’attribution de terrains et une participation aux travaux pour la construction de deux mosquées de proximité. Mais rassurez-vous, une des deux n’aura pas de minaret (la plus périphérique…)
-Dans une petite ville du Sud-Ouest, le permis de construire de la mosquée inclut un minaret de 12,5 m de haut (15 000 habitants…) Mais il ne sera pas "sonorisé"…
- Le minaret de la future grande mosquée de Marseille fera 25 mètres…
- etc.
Mais voyons ! Qu’est-ce qui vous chagrine ? Les tours de Notre-Dame de Paris font bien 69 m ! Et le sommet de la flèche est à 94 m du sol !
Et puis on n’est pas en Suisse. Il suffit que tous ces nouveaux minarets ne servent pas à l’appel à la prière pour la tranquillité sonore ; ce que les responsables du culte musulman acceptent toujours assez volontiers.
On les en remercie…
Des Racines et des Ailes – France 3 – 26 janvier 2011 – reportage en Ouzbékistan.
- A Strasbourg, la municipalité vient d’approuver l’attribution de terrains et une participation aux travaux pour la construction de deux mosquées de proximité. Mais rassurez-vous, une des deux n’aura pas de minaret (la plus périphérique…)
-Dans une petite ville du Sud-Ouest, le permis de construire de la mosquée inclut un minaret de 12,5 m de haut (15 000 habitants…) Mais il ne sera pas "sonorisé"…
- Le minaret de la future grande mosquée de Marseille fera 25 mètres…
- etc.
Mais voyons ! Qu’est-ce qui vous chagrine ? Les tours de Notre-Dame de Paris font bien 69 m ! Et le sommet de la flèche est à 94 m du sol !
Et puis on n’est pas en Suisse. Il suffit que tous ces nouveaux minarets ne servent pas à l’appel à la prière pour la tranquillité sonore ; ce que les responsables du culte musulman acceptent toujours assez volontiers.
On les en remercie…
jeudi 27 janvier 2011
Quel sang abreuve nos sillons ?
De la terre et du sang…
Petite mise au point…
Contrairement à ce qu’on ne cesse d’entendre, le droit du sol n’a jamais constitué le fondement de notre droit de la nationalité. Depuis la stabilisation du concept de France (milieu du IX° siècle ?) jusqu’au début du XX siècle, ce droit était fondé sur le principe qu’est français celui ou celle qui est né d’un père français, point barre. Il est désormais mainstream d’appeler ça le "droit du sang"…
Puis le "droit du sol" a fait une apparition mais de manière très subsidiaire : Une loi, sans doute postérieure à 1918, a disposé qu’est également français celui, ou celle, qui est né en France d’un père qui y est lui-même né. La justification de cette innovation était que cette double naissance en France de deux générations successives valait présomption d’intégration. Dans la pratique, les services administratifs utilisèrent souvent ce texte lorsqu’il s’agissait d’établir des documents réservés aux citoyens français, puisqu’il suffisait de se fonder sur le lieu de naissance du père et du fils, ce qui était plus simple que d’établir un certificat de nationalité du père. Mais ceci ne changeait rien au caractère accessoire de ce droit du sol.
Ce n’est qu’en 1993 (hier, donc) qu’une nouvelle loi ouvrit une importante extension au droit du sol. Ce texte permettait aux enfants nés en France de parents étrangers nés à l’étranger, de demander la nationalité française, ce qu’ils ne pouvaient faire jusque-là que par le recours à la procédure bien plus lourde de la "naturalisation". Pour bénéficier de cette procédure simplifiée et de cette extension du droit du sol, ils devaient prouver un séjour d’au moins cinq ans sur notre sol et exprimer leur volonté de devenir français en formulant une demande auprès du juge d’instance. Ce qui permettait à celui-ci de procéder à diverses vérifications, notamment en ce qui concerne le casier judiciaire du requérant. Bien entendu, celui qui ne formulait pas expressément une telle demande restait strictement étranger.
En 1998, le gouvernement Jospin modifia profondément la chose en promulguant une nouvelle loi selon laquelle la nationalité française était octroyée automatiquement à tous les enfants nés en France de parents étrangers, sous la seule condition d’un séjour d’au moins cinq ans sur notre territoire, mais sans qu’ils aient à exprimer leur volonté de devenir français. En revanche, celui qui ne souhaitait pas acquérir notre nationalité devait formuler ce refus par une demande écrite (tu parles !).
Il faut dire qu’une dérive sémantique astucieusement promue permettait d’opposer un "droit du sang" négativement connoté (puisque sang = race = nazi…) et un "droit du sol" positivement connoté mitterrandien ("la force tranquille" sur fond de clocher… et même "la terre ne ment pas" ^^…)
Ce n’est que depuis la promulgation de cette loi de l’ère Jospin que l’on a assisté à une propagande intense affirmant que le droit du sol serait, depuis la Révolution française, le fondement essentiel de notre nationalité, ce qui est une contre-vérité flagrante.
Evidemment, la "drouââte" revenue aux affaires s’est bien gardée, comme à son habitude, de remettre en cause cet "acquis" universaliste dont tous nos voisins rigolent… Un simple retour au texte de 1993 aurait au moins juste supprimé l’aberrante automaticité légale qui refuse même au bénéficiaire la possibilité d’exprimer sa volonté. Rien que ça demandait trop de courage…
"- Tu y a droit ! C’est d’office. On t’as rien demandé…" (à moi non plus d’ailleurs, c’est ça Liberté-Egalité-et cætera…)
Petite mise au point…
Contrairement à ce qu’on ne cesse d’entendre, le droit du sol n’a jamais constitué le fondement de notre droit de la nationalité. Depuis la stabilisation du concept de France (milieu du IX° siècle ?) jusqu’au début du XX siècle, ce droit était fondé sur le principe qu’est français celui ou celle qui est né d’un père français, point barre. Il est désormais mainstream d’appeler ça le "droit du sang"…
Puis le "droit du sol" a fait une apparition mais de manière très subsidiaire : Une loi, sans doute postérieure à 1918, a disposé qu’est également français celui, ou celle, qui est né en France d’un père qui y est lui-même né. La justification de cette innovation était que cette double naissance en France de deux générations successives valait présomption d’intégration. Dans la pratique, les services administratifs utilisèrent souvent ce texte lorsqu’il s’agissait d’établir des documents réservés aux citoyens français, puisqu’il suffisait de se fonder sur le lieu de naissance du père et du fils, ce qui était plus simple que d’établir un certificat de nationalité du père. Mais ceci ne changeait rien au caractère accessoire de ce droit du sol.
Ce n’est qu’en 1993 (hier, donc) qu’une nouvelle loi ouvrit une importante extension au droit du sol. Ce texte permettait aux enfants nés en France de parents étrangers nés à l’étranger, de demander la nationalité française, ce qu’ils ne pouvaient faire jusque-là que par le recours à la procédure bien plus lourde de la "naturalisation". Pour bénéficier de cette procédure simplifiée et de cette extension du droit du sol, ils devaient prouver un séjour d’au moins cinq ans sur notre sol et exprimer leur volonté de devenir français en formulant une demande auprès du juge d’instance. Ce qui permettait à celui-ci de procéder à diverses vérifications, notamment en ce qui concerne le casier judiciaire du requérant. Bien entendu, celui qui ne formulait pas expressément une telle demande restait strictement étranger.
En 1998, le gouvernement Jospin modifia profondément la chose en promulguant une nouvelle loi selon laquelle la nationalité française était octroyée automatiquement à tous les enfants nés en France de parents étrangers, sous la seule condition d’un séjour d’au moins cinq ans sur notre territoire, mais sans qu’ils aient à exprimer leur volonté de devenir français. En revanche, celui qui ne souhaitait pas acquérir notre nationalité devait formuler ce refus par une demande écrite (tu parles !).
Il faut dire qu’une dérive sémantique astucieusement promue permettait d’opposer un "droit du sang" négativement connoté (puisque sang = race = nazi…) et un "droit du sol" positivement connoté mitterrandien ("la force tranquille" sur fond de clocher… et même "la terre ne ment pas" ^^…)
Ce n’est que depuis la promulgation de cette loi de l’ère Jospin que l’on a assisté à une propagande intense affirmant que le droit du sol serait, depuis la Révolution française, le fondement essentiel de notre nationalité, ce qui est une contre-vérité flagrante.
Evidemment, la "drouââte" revenue aux affaires s’est bien gardée, comme à son habitude, de remettre en cause cet "acquis" universaliste dont tous nos voisins rigolent… Un simple retour au texte de 1993 aurait au moins juste supprimé l’aberrante automaticité légale qui refuse même au bénéficiaire la possibilité d’exprimer sa volonté. Rien que ça demandait trop de courage…
"- Tu y a droit ! C’est d’office. On t’as rien demandé…" (à moi non plus d’ailleurs, c’est ça Liberté-Egalité-et cætera…)
mardi 25 janvier 2011
Même dessin, même dessein, ad nauseam…
Les décennies se suivent… Bien sûr, la "patte" de "l’artiste" a dû un peu évoluer, mais son cerveau est toujours aussi orthonormé ; ossifié quoi !
"Il est de bon ton de dire que Plantu est le meilleur éditorialiste de France (…) A mon avis, il est surtout le plus imperméable au réel. Le dessinateur qui officie chaque jour en « une » du Monde a sa grille de lecture, la même depuis 20 ans, (…). Qu’elle ait surtout permis de ne rien comprendre à ce qui se passait dans la société française et d’évacuer par le mépris les inquiétudes du peuple, ce n’est pas le problème de Plantu."
Suggéré par le ci-dessus dessin de Plantu, voilà comment commence le papier publié vendredi dernier sur Causeur par Elisabeth Levy. Belle description d’un spécimen lambda de l’homo post-sapiens "qui exhibe sa hauteur morale"…
Ne vous privez pas d’aller la lire. Ce sera tout pour aujourd’hui.
"Il est de bon ton de dire que Plantu est le meilleur éditorialiste de France (…) A mon avis, il est surtout le plus imperméable au réel. Le dessinateur qui officie chaque jour en « une » du Monde a sa grille de lecture, la même depuis 20 ans, (…). Qu’elle ait surtout permis de ne rien comprendre à ce qui se passait dans la société française et d’évacuer par le mépris les inquiétudes du peuple, ce n’est pas le problème de Plantu." Suggéré par le ci-dessus dessin de Plantu, voilà comment commence le papier publié vendredi dernier sur Causeur par Elisabeth Levy. Belle description d’un spécimen lambda de l’homo post-sapiens "qui exhibe sa hauteur morale"…
Ne vous privez pas d’aller la lire. Ce sera tout pour aujourd’hui.
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