"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 25 avril 2013

Z’aviez pas lu ?



« Moi président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée.
Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.
Moi président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fonds pour mon propre parti, dans un hôtel parisien.
Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas été dans ce sens.
Moi président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les directeurs des chaînes de télévision publique, je laisserai ça à des instances indépendantes.
Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire.
Moi président de la République, j'aurai aussi à cœur de ne pas avoir un statut pénal du chef de l’Etat ; je le ferai réformer, de façon à ce que si des actes antérieurs à ma prise de fonction venaient à être contestés, je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances.
Moi président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes.
Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres, qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêts.
Moi président de la République, les ministres ne pourront pas cumuler leur fonction avec un mandat local, parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche.
Moi président de la République, je ferai un acte de décentralisation, parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés.
Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation.
Moi président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie, et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces questions-là de grands débats citoyens.
Moi président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives, pour les élections non pas de 2012 mais celles de 2017, car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées.
Moi président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue, pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions, mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout, et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français. »

Si ! Vous aviez-lu ! Mais vous n’en aviez pas compris le sens fondamentalement vivrensembliste et pourtoussiste. Car vous étiez encore victime d’illettrisme par la faute de Sarko. N’a-t-il pas réussi à ruiner l’Education Nationale en à peine cinq ans, réduisant à néant les immenses progrès réalisés grâce aux efforts et à l’abnégation des Langevin-Vallon, Edgar Faure, etc. et même  de Bayrou jusqu’à Philippe Meirieu ?
Désormais, grâce à Procrastinatus 1° et à sa vision planétaire pédalophile, sûr que vous avez maintenant tout compris ! Vous pouvez dorénavant saisir tout le sens et les nuances des Tables de la Loi ci-dessus laborieusement recopiées ! Nous avons la boîte à outil n nécessaire pour vous faire comprendre les nouveaux éléments de langage ; d’autant que ce n’est pas du chinois !  Juste un truc approchant :

mercredi 24 avril 2013

(In)Dépendance de la justice, poids et mesures…



J’ai épluché en détail l’organigramme de la Chancellerie (le ministère de la Justice, quoi) Il y a bien un Bureau des politiques pénales générales et de la protection des libertés individuelles, un Bureau du Statut et de la déontologie, une Mission de recherche droit et justice, etc. On y trouve même un Pôle des distinctions honorifiques. Mais je n’y ai pas trouvé de Bureau des poids et mesures

Souvenez-vous : 

- Le 12 févier, un commando de ces pouffiasses hystériques faisant mouiller Caroline Fourest s’est imposé à Notre-Dame de Paris. Bavant l’insulte et la haine, prônant l’éradication de la Papauté, elles n’étaient même pas foutues d’écrire en français sur leurs nichons de harpies agitées. Bilan : profanation d’un espace cultuel et d’objets sacrés, enfants choqués, touristes éberlués, fidèles scandalisés, objets de prix détériorés ; surtout, personnel agressé avec coups et blessures (une évacuation par les pompiers), etc.
Conclusion : Auteur(e)s conviées à perdre un quart d’heure de leur temps précieux au commissariat voisin pour relever leur identité avant de rentrer chez elles sans suites. Même pas une petite convocation pour entendre bisounoursement un petit "rappel à la loi" (question de principe, mesdames, et on s’en excuse…).

- Le 20 octobre dernier, un commando d’une trentaine de jeunes gens propres sur eux et bien de chez nous s’introduit sans effraction sur le chantier inoccupé d’une mosquée en construction, monte sur le toit et déploie une banderole faisant exclusivement référence au nom de leur mouvement et à la date de la bataille de Poitiers, élément encore non extirpé de notre Histoire de France… Bilan : Personne n’est molesté, rien n’est dégradé. Des fidèles sans doute choqués d’apprendre ça après coup. On relèvera la trace de leurs chaussures sur des bouts découpés de moquette usée servant, nous dit-on, de tapis de prière aux ouvriers pour leurs dévotions. Commando se retirant de lui-même en bon ordre sur injonction de la police…
Conclusion : Les plus hautes autorités de l’Etat comme de la morale manifestent leur consternation et appellent à la dissolution, à l’interdiction du "groupuscule fasciste" en question. Les auteurs de cette occupation momentanée du chantier sont placés en garde à vue et un certain nombre sont mis en examen sous divers chefs d’inculpation. Outre celui de profanation et destruction d’objets de culte (les "tapis de prière"…) certains des motifs retenus, faisant référence au racisme et quoique seulement correctionnels, me semblent désormais plus graves dans ce pays qu’un viol avec préméditation, séquestration et actes de barbarie suivi d’assassinat sur mineure de moins de quinze ans en réunion et en situation de récidive…

Depuis, on n’en parle plus mais ce n’est pas fini :

Cela fait aujourd'hui exactement six mois et quatre jours que quatre de ces jeunes gens inculpés sont placés sous contrôle judiciaire sans avoir la moindre idée de quand ils seront présentés au tribunal pour répondre des actes qui leur sont reprochés et pouvoir s’en défendre.

En attendant, depuis six mois mais, qui sait, peut-être encore pendant un an ou plus, ils sont sous contrôle judiciaire et… soumis aux conditions du dit contrôle. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ces quatre militants de Génération Identitaire - parmi lesquels trois porte-parole de ce mouvement non interdit – sont privés de leur liberté d'expression politique pour une durée indéterminée sans jugement !  En effet, les clauses de leur contrôle judiciaire leur interdit  de participer à toute activité du mouvement identitaire. Toute infraction à cette obligation entraînerait la résiliation de leur liberté sous contrôle judiciaire et leur retour en taule, en détention préventive jusqu’à leur jugement… Pour les contraindre encore davantage à l'inaction, ils doivent aussi pointer chaque semaine dans un commissariat. Au cas où ils partiraient en cavale certainement...
Accessoirement, il leur faut payer leurs avocats…

Ces mesures attentatoires aux libertés publiques doivent faire réfléchir TOUS les militants de TOUTES les causes, car acceptées pour les uns elles pourraient s'appliquer aux autres, vue la nature autoritaire du pouvoir PS&C° qui n’ose plus se cacher aujourd'hui dans sa répression délirante et disproportionnée des opposants au projet de loi Taubira.

mardi 23 avril 2013

Le réel au saut du lit… Joie !



Un de ces réveils mortifères des petits matins de guerre lasse…

Ce matin, donc. Resté jusqu’à deux plombes devant un télé-polar au message trop bisounours pour être crédible, la bête tarde à s’ébrouer, faute de planning précis… "Il faut prendre le temps de se déplisser" me disait un jour un pote de longue marche, pèlerin au sens propre… Méditation, donc sous la couette. A quoi penser ce-matin-là précisément ? Penser à téléphoner à la benjamine de ma brochette de belles-filles pour son anniversaire ? Certes. Mais à quoi d’autre ? Ah oui ! Aujourd’hui, a lieu le vote solennel de la loi Taubira. Et alors ? Trois questions pour meubler :
La première qui me vient à l’esprit (on s’occupe comme on peut quand on est définitivement seul sous la couette) est de me demander quelles conneries les élus du peuple résiduel de gauche, le président Bartolone et les sinistres de service vont trouver comme élément de langage encore inédit pour marquer ce passage de l’ombre à la lumière… Mais on s’en fout.
La deuxième, c’est de chercher à faire un pari sur l’horaire du rituel. Faudra qu’ils aient bouclé ça vite-fait à une heure où les forces sombres qui bossent pour payer les impôts ne sont pas encore sorties des bureaux, des facs et des usines pour recommencer leur cirque… Mais on s’en fout.
La troisième, c’est de compter - et identifier – les guignols UMP-UDI-etc. qui auront trouvé autre chose d’important à faire pour ne pas se mouiller. Ça, on s’en fout un peu moins car il va falloir le mémoriser
  
Bref, pas de quoi se lever d’un bon pied et aucune raison de sortir précipitamment du paddock. C’est donc toujours le réel qui garde la main et la vessie qui finit par sonner la levée des couleurs et le décrassage matinal…
Après avoir satisfait au rite funéraire urinaire, Le Plouc traîne donc la savate d’un pas mal assuré jusqu’au temple du premier office du matin avec sa succession mécanique des gestes du rituel : appuyer sur le bouton de la bouilloire, sur la clenche du toaster et… sur le bouton "on" de l’espèce de briquet qui "allume" le poste…  

8 heures 40 minutes quelque chose. Fwance-Cul’ comme de juste…

Le connard de service vient juste de commencer sa phrase. Son ton est pénétré de toute l’importance de ce qu’il a à nous dire en ce petit matin printanier où l’on va consacrer solennellement un changement de civilisation aux dires mêmes de la sinistre. Je reste le couteau du beurrier en l’air :

- Aujourd’hui, "rue d’Ulm" [NDLR- Tout le monde sait ce que c’est], colloque sur

"- Sartre, permanence de la pensée sartrienne au Brésil dans le mouvement tropicaliste"

P’tain ! Ce sera une belle journée…

lundi 22 avril 2013

Honneur à nos héros !



Oui, faut c’qu’y faut. Saluons et honorons nos héros, sauveurs de la Nation du boxon !

Notre sinistre en charge de la sécurité de notre contenu (de l’Intérieur, quoi), Valls Manuel comme de juste, a solennellement salué hier soir : 
"la victoire des forces de l'ordre républicain remportée face aux forces les plus sombres de la démocratie".
On avait déjà remporté (plus ou moins) la victoire contre le nazisme, le fâchisme, etc. Mais c’étaient nos aïeux qui étaient aux manettes et, surtout, au charbon… Aujourd’hui, alors que l’on découvre que la démocratie a aussi des forces obscures, le danger est encore plus grand ! Et bien rassurez-vous : On n’a pas remporté simplement une bataille, on a remporté la victoire ! Preuve, s’il en était besoin que le changement-c’est-maintenant est capable de remporter des victoires à sa mesure

Et qui l’a fait ? Je vous le demande. Qui a eu la force, l’abnégation, le courage, la résistance, au prix de son sang de sa fatigue, pour terrasser l’hydre ?

Ben, les forces de l’ordre républicain ! C’est-à-dire tous ces fonctionnaires anonymes de catégorie B et C, remontant de la mine, descendant des collines, sortant du RER, renonçant par devoir à la bucolique convivialité apaisée du 9-3 et de Notre-Dame des landes. Avec de simples bâtons, leurs chapeaux de kevlar et alourdis par leurs carapaces anthracites de crustacés bleus, ils ont malgré tout réussi à terrasser les forces les plus sombres de leurs pauvres mains nues sans gants…

Ils ont remporté la victoire ! Et alors ? Alors, rien… Le gouvernement se contente de garder le cap. Quel cap ? Hercule Savinien, là le type d’un bled de Dordogne, aurait sans doute parlé de péninsule. Moi je vois plutôt une "laisse de mer" en sable mouvant à marée basse, mais bon, je n’ai pas la rime… Alors rien, disais-je. Ce gouvernement est d’une ingratitude contre laquelle je m’insurge ! Pauvres flics et pandores délaissés. Mais que font leurs syndicats ?  

En effet, après une telle déclaration lyrique du gouvernement, de leur chef, on n’attendait pas moins que l’attribution à chacun de la médaille militaire, de la Croix de Guerre et, compte tenu de l’importance de cette victoire, surtout depuis que le guichet est fermé : L’élévation de chacun de ces fonctionnaires méritants à la dignité de Compagnon de la Libération