Commentant
le déplacement aujourd’hui
de François Hollande à Dunkerque, un conseiller
de l’Elysée (fallait
au moins ça) nous l’a dit :
"- On ne lâche rien !"… Il causait évidemment sur le front de l’emploi en veillant à
préciser que c’était "pour employer une métaphore sportive", ce dont on se doutait, faudrait pas
déconner quand-même… Et d’ajouter dans la foulée que, été ou pas été (c’était important de préciser), la mobilisation continue…
Parti
visiter quelques usines encore debout, Moi-président avait choisi le porte
altier du casque de chantier pour faire sa dernière annonce en date : La
mise en place, d'ici 2014, de 100.000 formations de chômeurs à des emplois
encore non pourvus ; 30.000 avant la fin de l’année et 70.000 l’an
prochain. Cébien…
Car
face au nombre record de chômeurs, il y a la patate d’offres d’emplois qui ne
trouvent pas preneurs : 200 à 300.000 d’après le gouvernement, 460.000 d’après
Pôle-emploi, cherchez l’erreur…
D’où
les éléments de langage en
contreplaqué choisis pour ce déplacement : "- La formation
aux emplois prioritaires est une urgence et un enjeu de croissance" ; "- Je souhaite que nous puissions regarder quels sont les emplois à 10 ans" ;
"- L'enjeu est de construire un
appareil de formation pour former aux métiers de demain, j’insiste" Il a insisté… Gnagna, Cébien…
Reste
à savoir quels sont les emplois prioritaires…
La priorité de l’appareil de formation à
construire est-elle du côté de la production
industrielle ou de celui de la paix
sociale ? Quand ou pense, pêle-mêle, aux barèmes pour l’obtention du
bac ; au recrutement de 60.000 enseignants (tiens ! où ça en est ?) ; aux critères d’obtention des
emplois d’avenir ; aux… etc., ça manque de précisions.
Va
falloir trouver les formateurs et les payer. Va surtout falloir trouver les
stagiaires. Selon les données officielles, il n’y aurait que 44% des chômeurs
qui seraient demandeurs d’une formation…
Surtout,
surtout, les emplois non pourvus, cékoiça ?
-
Ce sont, d’une part, les emplois
non pourvus faute de main d’œuvre motivée,
notamment dans les secteurs des aides à domicile, des aides ménagères, de la
cuisine, de l'hôtellerie, des emplois infirmiers dans les hôpitaux, etc.
- Et, d’autre
part, ceux qui ne trouvent pas preneurs faute
de main d’œuvre qualifiée, que ce soit dans l’industrie manufacturière, l’informatique,
etc.
Reste donc à
savoir comment il compte s’y prendre et ce qui en sortira d’efficace au-delà de
l’effet d’annonce pluri-hebdomadaire. J’attends de voir mais je crains que ce
soit tout vu…


