"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 26 mars 2015

Montre-toi et marche…



"Le paralytique se leva, prit son brancard et marcha vers la sortie…"
(Marc, 2-12 más o menos…)

Tout est bon pour créer de la présence afin de masquer le vide. Qu’elle soit sans contenu importe peu. Le vide ? Que le chômage augmente inexorablement, que des tueurs de l’Etat islamique rentrent chaque jour chez nous où les attendent cellules de réinsertion et d’assistance psychologique, que le parti du gouvernement subisse une Berezina électorale, tout ça doit passer au second plan, à la rubrique des faits divers. Et même que la radio d’Etat soit en grève depuis trois semaines n’est pas un "sujet" à évoquer dans les brèves d’actualité avant la météo… Pour masquer le vide de dirigeants qui se tordent fébrilement les mains de ne savoir quoi faire, oser faire ; le vide qu’ils ont dedans…
Il n’y a donc pas d’autre chose à faire que d’inventer de la présence en saturant le livre d’images.

Depuis bientôt trois ans, le Pédalonaute nous avait progressivement habitué à la dérive de la fonction présidentielle. Par un effet de gravitation naturelle bien connu de Newton, l’incompétence, la procrastination et le manque de courage aidant, des envolées lyriques du discours du Bourget on en est venu à la fonction de simple commentateur distancié d’évènements qui ne dépendent pas de lui. Un commentateur dont le rôle bienveillant se résume à faire de la pédagogie pour nous expliquer que c’est comme ça et que ça va passer…
Mais face à la lassitude des usagers du livre d’images, il faut toujours en rajouter car la présumée qualité des commentaires ne suffit plus pour assurer l’audience. Il faut que la tête d’affiche agisse. Que faire pour rester présent ? Que faire quand non seulement on ne sait pas faire mais qu’on n’osera jamais dire qu’on est convaincu qu’il n’y a plus rien à faire ? Que reste-t-il dans la boîte à outils ? Même pas d’aller inaugurer des usines, il n’y en a plus. Restent les chrysanthèmes…

Alors, il va présenter ses condoléances au nom de la Fwance, inaugurer des chapelles ardentes, recevoir les familles, accueillir à l’aéroport, et… il sort marcher… Et pour ça, il faut évidemment être aux aguets pour ne rater aucune occasion. Le drame, c’est que lorsqu’il ne se passe rien de quelque gravité plusieurs jours de suite (ça arrive), il lui faut alors quand même se manifester pour des riens. Et du coup, il faut qu’il le fasse pour tout afin de ne peiner personne… Le pli étant pris, il ne pourra désormais plus en sortir avant 2017. Il n’est désormais plus que deux choses : - 1° Un présentateur télé qui sait annoncer les derniers faits divers avant ses concurrents des chaînes d’info en continu. - 2° Un préposé, genre ordonnateur des pompes funèbres, celui qu’on voit toujours au premier plan sur les images chaque fois que des célébrités ou des enfants des écoles viennent déposer des fleurs, des bougies ou des dessins sur une scène de crime

On vient encore de voir ça en de tristes circonstances.

Mais cépatout. Le crash aéronautique a judicieusement meublé 72 heures durant lesquelles on a carrément pu oublier les élections en pleine derrière ligne droite, ce qui a permis à Manu de faire une indispensable cure de sommeil. Mais après ?
Pas grave ! Il suffit d’annoncer que le Pédalonaute se rendra dimanche à Tunis pour une marche contre le terrorisme. Un petit remake local de Paris le 11 janvier.
L’avantage, c’est que si rien ne se passe d’ici-là, ou pourra en causer toute cette fin de semaine en tricotant des hypothèses sur les retombées possibles en marge de l’évènement de la présence attendue de Mahmoud Abbas soi-même et de Matteo Renzi, sans oublier Federica Mogherini, celle qui va nous changer de Lady Ashton que je vous dis pas…
L’avantage, aussi, c’est que les occasions de renouveler ce genre de marches vont se multiplier dans les mois et les années qui viennent. Les Je suis X ou Y vont avoir d’autres occasions de marcher. Voilà qui assure un plan de charge prometteur pour l’agenda du Charlie en chef.  

Ce pays est vraiment foutu.


mercredi 25 mars 2015

HI HAN ! HAN-HON-HEN… Hein ?



Les voies du retour de l’espèce vers le trou noir des origines sont impénétrables. Si la volonté d’y aller à bride abattue est partagée par tous les morts-vivants qui se sont assignés cette noble tâche, on se perd en conjectures quant au moyen de "transport" le plus efficace pour y parvenir le plus rapidement possible.
Car chacun a sa méthode préférée dans ce bazar du grand n’importe quoi.

Chez nous, en Fwance, celle qui prévaut de toutes évidences, c’est de cliver, de compartimenter, de segmenter, bref de discriminer mine de rien, en  opposant, jusqu’à créer de toute pièce des antagonismes auxquels personne n’avait pensé depuis la nuit des temps. Sous des vocables tels que gngn-pour tous ou gngn-ensemble, on sépare, on isole, on s’excite à susciter des motifs de guerre civile et à accroître le chiffre d’affaires des psys en inventant des pathologies gngn-phobes pour suppléer la disparition des lépreux et des pestiférés dont le rôle était si utile pour l’équilibre des sociétés…
Mais le truc le plus abscons que le monde nous envie certainement, c’est la départementalisation de la parité ! Personne n’a réalisé à quel point cette invention  à laquelle même Ferdinand Lope n’avait pas pensé est en contradiction avec la stratégie poursuivie. En effet, elle se fonde sur le seul statut arbitrairement morphologique des spécimens concernés Elle fait fi de leur identité profonde, de leurs genres, de leurs ressentis, de… de…  Et les trans, bordel !  En imposant une parité arithmétique de représentativité sur le seul critère de génitalité de naissance, on reconnaît implicitement la légitimité de ce qu’on considère comme perturbateur et devant disparaitre !

Il est vrai que chez nous la marche vers le trou noir est perturbée par les petits arrangements tactiques et errements à courte vue qu’empilent nos dirigeants pour tenter de bricoler leur propre survie, non sans se tirer chaque semaine une balle dans le pied.   

Les Suédois sont beaucoup plus cohérents. Toutes les mesures qu’ils adoptent sont parfaitement dans la ligne et ils ne s’en écartent pas. Avec une rigueur toute scandinave, ils suivent l’autoroute qui mène directement au trou noir : "La fusion dans le même"…

Dans ce registre, ces braves gens ont déjà fait des efforts méritoires, que ce soit dans le vocabulaire (ICI), les "façons de faire" () ou les investissements (et LÀ) Mais ils continuent d’avancer :  

Un nouveau pronom personnel neutre vient de faire son entrée officielle dans le dictionnaire de l’Académie suédoise : «hen». Le porte-parole de l’Académie s’en réjouit et en fait tout un plat car il était très rare qu'un pronom personnel nouveau s'impose dans une langue !
Conçu par des linguistes dans les années 60, en pleine vague féministe, le «hen» visait à éviter de dire ou écrire "il/elle" (« han/hon » en suédois) dans les situations politiquement incorrectes.
Tombé en désuétude après avoir été à la mode le temps que ce calme 68, l’usage du «hen» est réapparu dans les années 2000. Au point qu’on le trouve déjà dans des textes officiels, des jugements, dans les médias et la littérature sans connotation militante. Comme le dit sentencieusement l’expert de l’Académie, il permet de se référer à une personne soit sans dévoiler son sexe, soit parce qu’on l’ignore [^^], soit parce que la personne évoquée se revendique transgenre ou soit parce que le locuteur ou rédacteur estime superflu cette information…
Bref, respecter l’autre - je dis bien l’autre, pas l’Autre - implique, semble-t-il, toujours en marchant sur des œufs, de ne le considérer que comme une entité indéterminée, un concept flou, une virtualité ? Rien ? La politesse élémentaire comme le respect dû à l’autre conduirait donc à ne l’évoquer que dans son non-être ?

Que c’est beau ! La connerie est cosmique et le trou noir est devant nous…
     

mardi 24 mars 2015

Un moment fugace dans le PAF…



Avant-hier soir, en zappant d’une soirée d’élections à une autre pendant les pubs entrelardant la série policière que je suivais distraitement, je suis tombé sur Bayrou "en duplex depuis Pau" sur je ne sais quelle chaîne. Disons que j’éprouve pour Bayrou une sorte d’estime et d’indulgence qui tient à son bon sens terrien rendu inopérant par le fond de sauce démocrate-chrétien dans lequel il est tombé comme Obélix quand il était petit. Entendons-nous bien : je ne voterai jamais pour mettre ce type aux manettes (il ne faut jamais dire jamais, oui je sais) On reconnaît l’arbre à ses fruits, et outre son manque de discernement dans certaines circonstances ou certains domaines, son passage au ministère de l’Education Nationale me suffit. Il est vrai que son principal titre de gloire fut alors, après avoir dit qu’on allait voir ce qu’on allait voir, de remettre au bout de deux mois aux syndicats les rares dernières clefs de la boutique qu’ils n’avaient pas encore… Faut dire, il est vrai, qu’à l’impossible nul n’est tenu…
Cela dit, malheureusement contaminé par le politiquement correct qui tue la parole publique, il a sûrement plus que de vagues souvenirs des fondamentaux non négociables pour la survie de l’espèce. Au demeurant, il lui arrive d’avoir des idées et, faute d’être aux affaires, il ferait sans doute un visiteur du soir très convenable…

Lundi soir donc, la gonzesse co-animatrice du débat (une tête déjà vue souvent mais ne me demandez pas qui s’était) lui demande comment il se positionne par rapport au "ni-ni" prôné par Sarko dans le cas de duels FN-XX, persuadée qu’il allait enfoncer le clou du mol-Zentrum manière Juppé-Lagarde et Cie. Effectivement et comme on s’y attendait, notre Bayrou réfuta la pertinence du ni-niisme. Toute réjouie, la dame en conclut donc forcément qu’il appelait à voter en bon petit soldat du Front républicain. Moment de silence et Bayrou reprend, ce qui, en substance, donne à peu près ceci : "- Madame, vous n’avez pas compris ce que j’ai dit. Tout n’est pas dans l’étiquette. L’électeur privé de son champion au second tour n’a pas besoin de consignes de partis ; il lui faut juger de la valeur des hommes et des femmes restant en présence, au regard de ce qu’ils sont, de leur adéquation à la fonction, de la solidité de leurs convictions, etc."

Du coup, la fille enfonce le clou : "- Donc, bien évidemment, vous appelez à faire barrage au FN !" L’autre : "- Vous n’avez toujours rien compris, le choix est dans la qualité des individus." La fille : "- Ben oui, en fonction des valeurs ; c’est tout vu !" Et c’est parti sur les valeurs  Bayrou n’en démord pas ; on sent qu’il voudrait dire que les valeurs dont il cause lui n’ont pas forcément grand-chose à voir avec les "valeurs" dont se gargarise la gonzesse. Mais il ne peut pas, ça-ne-se-fait-pas et c’est au-dessus de ses forces…
Plus le temps passe, n’arrivant pas à lui faire dire ce qu’elle attend, comme il est désormais d’usage chez les animateurs de débats et les interviewers, la fille affiche son camp sans vergogne avec des reflets dans le regard et des rictus tordant la bouche qu’on imagine chez une chienne de garde de Ravensbrück dans un film gore…

Sauvé par le gong… L’annonce que je-ne-sais-plus quelle grosse pointure allait prendre la parole permet alors de couper brusquement le sifflet à Bayrou (et à la fille qui devait commencer à inquiéter son collègue)

Ainsi vont les valeurs en Socialie…      

Ce qui vaut ne peut pas toujours être évalué et ce qui peut être évalué ne vaut pas forcément.,

(en paraphrasant Albert Einstein...)

lundi 23 mars 2015

Lutte contre le réchauffement démocratique.



Comme vous avez pu l’observer, la grande marée d’équinoxe d’intox n’a pas suffi, lors de son reflux, pour entraîner au large ce volume chaque année plus inquiétant d’alluvions des zeurléplusombres qui recouvrent et étouffent nos fertiles terrains vagues. Elle n’a rien emporté de tout ça pour aller le dissoudre dans les profondeurs océaniques ou, certes, le cœlacanthe digère malgré nous un reste de Somalien au large de Lampedusa mais ce n’’est pas grave vu que c’est loin…  
Pareillement, l’éclipse solaire identitaire que nous appelions tous de nos vœux a été bien décevante. Elle n’a pas été vue de partout. C’est sûrement pour ça que la situation s’est encore aggravée ; rien à voir avec l’inversion de la courge.

Bref, rien n’est perdu : dès ce matin - que dis-je, dès hier soir- tous les experts, toutes les personnalités autorisées et les répétiteurs agréés sont sur le pont pour prendre tout au long de cette semaine les décisions qui s’imposent afin de réduire les émissions de particules fines particules brunes (pour maintenir l’activité économiques, les parties fines restent autorisées les jours impairs au Café de Flore)
On attend des résultats significatifs dès l’arrivée de la 4G à Pellouailles les Vignes et St-Chély d’Apcher…

Infos locales :

Certains se sont élevé hier soir contre le mode de classification des binômes par le ministère de l’Intérieur. Je trouve ça injuste.
Tenez par exemple : Dans le canton du douar d’élection de votre serviteur, le binôme UMP a été élu au premier tour avec 72% des voix contre 23% au Effhaîne. (77% chez moi) Leur liste était bien notée "UMP" et pas "Union de la droite" puisque les deux guignols sont depuis toujours encartés chez Sarko.
Le scandale est ailleurs ! Non seulement le Front de gauche, les écolos, trotskos et autres centristes, mais le PS soi-même n’ont pas été foutus d’aligner 2 types et 2 nanas pour au moins faire de la figuration au premier tour. Soit. Ça ne me surprend qu’à moitié. Là n’est pas le scandale. Le scandale est que le ministère de l’Intérieur ait qualifié les vainqueurs d’UMP !
Réfléchissez un peu : Avec une participation de plus de 48% quasi égale à la moyenne nationale, après la campagne courageuse du Premier ministre, il est clair que les élus ne l’ont pas été par la droite mais par tous les républicains rassemblés !  
Oui ! si Cazevide avait bien fait son boulot, l’élection de Sophie et Georges aurait dû être comptabilisée comme un succès du gouvernement !