"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

samedi 26 septembre 2015

BHL va nous expliquer…



Seif al-Islam Kadhafi, fils de son père et recherché par le Tribunal Pénal International pour crimes contre l’Humanité (n’oubliez pas la majuscule) a dont été jugé cet été par le Tribunal de Tripoli, ville aux mains de factions islamistes. Physiquement absent mais présumé présent par visio-conférence, il a été condamné à mort "par contumace" le 28 juillet au terme d’un procès controversé, entaché de vices de procédure et orchestré par une coalition de groupuscules islamistes dont la compétence est mise en doute Depuis, on est sans nouvelle de lui. Capturé fin 2011 suite à la trahison d’un de ses hommes, on sait seulement qu’il est détenu au secret, comme un trophée pouvant rapporter gros, par une faction opposée à ceux de Tripoli et qui refuse de le livrer. [source Jeune Afrique 22 septembre dernier]

Eh bien figurez-vous qu’avant-hier Bernard Lugan nous pond le papier que je vous reproduis ci-dessous in-extenso. Que ça plaise ou non à certains que vous connaissez bien, Bernard Lugan est suffisamment connaisseur et informé de l’Afrique au nord du Sahel tout autant que soucieux de sa crédibilité pour ne pas écrire n’importe quoi. Lisez-le :   

« Le 14 septembre 2015, un coup de tonnerre a retenti dans le ciel serein des certitudes démocratiques européo centrées quand le Conseil suprême des tribus de Libye désigna Seif al-Islam Kadhafi comme son représentant légal. Désormais, voilà donc un fils du défunt colonel seul habilité à parler au nom des vraies forces vives de Libye...
(Mes lecteurs) ne seront pas surpris par cette nouvelle puisque, depuis 2012, je ne cesse d'écrire :

1) Que la pacification de la Libye ne pourra se faire qu'à partir des réalités tribales.
2) Que le seul à pouvoir reconstituer l'alchimie tribale pulvérisée par l'intervention militaire de 2011, est Seif al-Islam que son père, le colonel Kadhafi, avait pressenti pour lui succéder, et qui est actuellement "détenu" par les milices de Zenten.

Mes analyses ne procédaient pas du fantasme, mais du seul réel qui est que :

1) En Libye, la grande constante historique est la faiblesse du pouvoir par rapport aux tribus. Au nombre de plusieurs dizaines, si toutefois nous ne comptons que les principales, mais de plusieurs centaines si nous  prenons en compte toutes leurs subdivisions, ces tribus sont groupées en çoff (alliances ou confédérations).
2) L'allégeance des tribus au pouvoir central n'est jamais acquise.
3) Les bases démographiques des groupes tribaux ont glissé vers les villes, mais les liens tribaux ne se sont pas distendus pour autant.

Le colonel Kadhafi fonda son pouvoir sur l'équilibre entre les trois grands çoff libyens, à savoir la confédération Sa'adi de Cyrénaïque, la confédération Saff al-Bahar  du nord de la Tripolitaine et la confédération Awlad Sulayman de Tripolitaine orientale et du Fezzan à laquelle appartiennent les Kadhafda, sa tribu. De plus, à travers sa personne, étaient associées par le sang la confédération Sa'adi et celle des Awlad Sulayman car il avait épousé une Firkèche, un sous clan de la tribu royale des Barassa. Son fils Seif al-Islam se rattachant donc à la fois aux Awlad Sulayman par son père et aux Sa'adi par sa mère, il peut donc, à travers sa personne, reconstituer l'ordre institutionnel libyen démantelé par la guerre franco-otanienne. Mais pour comprendre cela, encore faut-il se rattacher à la Tradition lyautéenne des "Affaires indigènes" et répudier l'approche universaliste des "cerveaux à noeud" du quai d'Orsay.

Aujourd’hui, les alliances tribales constituées par le colonel Kadhafi ont explosé; là est l’explication principale de la situation chaotique que connaît le pays. En conséquence de quoi, soit l'anarchie actuelle perdure et les islamistes prendront le pouvoir en Libye, soit les trois confédérations renouent des liens entre elles. Or, c'est ce qu'elles viennent de faire en tentant de faire comprendre à la "communauté internationale" que la solution passe par les tribus... Certes, mais la Turquie et le Qatar veulent la constitution d'un Etat islamique et la justice internationale a émis un mandat d’arrêt contre Seif al-Islam...

Le 12 octobre, avec son habituel sens de la clairvoyance, sa célèbre hauteur de vue et son immense connaissance du dossier, BHL expliquera certainement cette évolution de la situation libyenne aux auditeurs de l'IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense nationale) devant lesquels il doit prononcer une conférence de "géopolitique". Il est en effet bon que les plus hauts cadres civils et militaires sélectionnés pour intégrer cet institut prestigieux, puissent écouter les analyses des experts les plus qualifiés... »
Bernard Lugan - 24/09/2015

Bien sûr, les choses étant ce qu’elles sont, ne vous attendez pas à ce que Seif al-Islam Kadhafi sorte demain de sa geôle pour présider aux destinées de la Libye et discourir en son nom à la tribune de l’ONU. Il ne va pas réunifier le pays. Ni lui ni personne d’autre d’ailleurs… Après la connerie grandiose des "occidentaux" sur ce dossier, seul le Califat que nous savons semble désormais encore pouvoir le faire…

vendredi 25 septembre 2015

"Selfie", les risques du narcissisme…



L’apparition de ces ustensiles désormais indispensables que sont les téléphones portables multifonctions et autres tablettes qui ne sont plus en cire comme du temps des pharaons, a favorisé et renouvelé la manie qu’ont les ventres pleins de se regarder dans leur miroir. On appelle ça les selfies.  Qui plus est, la nature connectée des ustensiles utilisés permet d’assouvir le geste dimpulsion en en faisant instantanément profiter le monde entier, quitte à remplir les armoires (et accessoirement les poches) d’Instagram, et subsidiairement en inventant sans le savoir une nouvelle façon de vivre dangereusement pour pas cher.

Il paraîtrait en effet que la pratique du selfie est en totale contradiction avec le principe de précaution et le risque zéro. De mon temps, la pratique de la photo, la photo tournée vers les autres, hein, n’était déjà pas sans risques, surtout quand la rusticité des appareils sans grand angle poussait le photographe à reculer petit à petit mine de rien… sur le mur où c’est qu’au pied duquel on ne voit pas toujours que le maçon… Bref, le risque existait déjà mais on faisait avec, n’est-ce-pas, puisque le risque, hein, le pote Cro-Magnon, qui se le coltinait chaque jour en sortant de sa caverne, l’avait enseigné à ses enfants, et nos ancêtres à nos aïeux, sans avoir besoin de Vincent Peillon et d’un alinéa dans la Constitution.
D’ailleurs, les accidents dus à la photo étaient d’autant plus rares que l’inconscience des pratiquants de la chose était inversement proportionnelle à la sécurisation des lieux présumée garantie par la collectivité… Hormis le fait divers exceptionnel du couillon ayant reculé d’un talon de trop sur la falaise ou le mur évoqué plus haut, les pertes étaient le plus souvent bestialement matérielles. Je me souviens en particulier avoir été témoin des secours qu’il a fallu prodiguer en urgence (sels, calmants, etc.) à une Japonaise sur la terrasse au sommet du téléphérique de l’aiguille du Midi. Elle faisait comme beaucoup de ses compatriotes son tour d’Europe en voyage organisé, sans doute le voyage de sa vie subventionné par son entreprise. Elle l’achevait par la France où, après Paris by night et les châteaux de la Loire, elle terminait par Chamonix avant d’aller reprendre à Genève l’avion pour Tokyo. Elle avait un attirail photo au top. Fascinée par le panorama comme par la main du serpent, elle a tout lâché… Non seulement l’appareil, mais toutes les bobines argentiques de son périple depuis au moins Londres ont fait une chute de 1.000 mètres, avalé par quelque crevasse du glacier du Géant… Mais je m’égare.

Où en étais-je ? Ah oui ! Il paraîtrait donc que les selfies tueraient désormais chaque année de par le monde nettement plus d’homo sapiens que les requins. Dont acte. Et encore, on ne comptabilise parmi les victimes que les photographes eux-mêmes. Leurs voisins transpercés dans la foule par leurs perches à selfies ne sont que des dommages collatéraux. Les circonstances des morts à déplorer sont si multiples et variées qu’elles auraient enchanté Prévert : train, métro, moto, vélo, table de bistro, balançoire, périssoire, avion de tourisme ou paddock en baisant…  Un rigolo s’est même mis à collectionner les photos prises d’eux-mêmes par ceux qui vont mourir. L’intérêt est moins souvent dans la tronche du de-cujus-après-le-flash que dans l’arrière-plan. Par exemple, dans l’image de la fraction de seconde du clic de mise en boîte, on ne peut définir si, dans cet instant, le type a percuté que l’ours grizzly derrière lui – gentil nounours puisque résident payant son loyer en faisant de la figuration dans un parc national – s’apprête à lui manifester sa mauvaise humeur en lui déchirant la nuque et la cervelle d’un coup de patte… En revanche, on voit très bien que le plantigrade n’aime pas plus que moi qu’on vienne le titiller de trop près pour essayer de lui vendre un aspirateur.
Pardon, c’était ma séquence humour noir…

Donc les selfies ont mauvaise presse. Voilà sûrement matière pour faire une loi. Perso je m’en fous.

Ceci-dit, le photographe entraîne parfois quelqu’un d’autre dans la mort. Souvent l’être qui lui est le plus cher, comme récemment au Portugal ce couple se tirant le portrait devant le vaste océan… Et puis il y a les selfies de "groupe". Là c’est souvent dans la foule, les pieds bien sur terre, et le "sujet" de l’image ne risque rien. Enfin pas encore ; sinon parfois le risque de ridicule et souvent le risque de ne pas être à sa place



jeudi 24 septembre 2015

Rien à voir (encore que…)



Hier, Sissi a fait les soldes :
 



Et aujourd’hui c’est l’Aïd-el-Kébir :


  

Questions :

1°- Même au prix de gros en en prenant deux, dans l’impossibilité de payer en Euros, ni même en chameaux, un Mistral ça fait combien de moutons ?
2°- En prenant en compte les coûts annexes (contrôles sanitaire, traçabilité des produits dans les abattoirs, mesures de sécurité, etc.), quel est le différentiel de prix de revient unitaire entre un égorgement de mouton et un égorgement de Chrétien ?  

Je ramasserai les copies.