"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 21 juin 2016

Brève de Brexit or Brit in…



Je ne vais pas m’étendre ; c’est un "sujet" qui réjouit les commentateurs canal historique des medias qui sont payés à la ligne et trouvent là matière pour nous faire peur. Je n’en avais pas parlé jusqu’ici parce que, hein, que voulez-vous qu’on y fasse ? Etant des Rosbifs, les Rosbifs sont exotiques et le resteront. De Gaulle avait mis deux fois son véto à leur entrée dans le "Machin" qui, à l’époque, ressemblait encore à quelque chose… L’approbation référendaire de leur adhésion par 67 % des Français a marqué, à mon sens, la première mort du Général plus encore que son échec au référendum ayant entraîné sa démission. Mais bon.
Allez relire ici le papier de Werrebrouck relayé par Coralie Delaume, c’est suffisant. Ça devrait finir par un NO avec un gros ouf ! de tout le monde (ou presque), ne serait-ce qu’à 50,1-49,9… Dans ce cas, ça continuera comme avant avec le I want my money back décliné désormais sous toutes ses formes par tout le monde. Mais les Rosbifs étant exotiques, le YES n’est pas exclu. Et alors ? Albion va en baver un peu deux ou trois ans tout au plus avant de nous rebouffer la laine sur le dos. La sortie devra être négociée poste par poste dans l’’intérêt de chacun. Les gnomes de Bruxelles risquent alors de se montrer d’une fermeté insupportable sur les prix, histoire de décourager d’autres velléités de sortie… ce qui devrait au contraire pousser d’autant plus vers la sortie l’Italie, la Grèce, le Portugal, voire la Hollande… J’adorerais voir ça…

Mais je m’égare. Si j’en suis venu à vous parler du Brexit, c’est parce que je me suis fait tout à l’heure au café une remarque suggérée par une photo dans le journal :

Supposons donc que le Royaume Uni de Grande-Bretagne etc. quitte l’Union Européenne sans oublier d’emporter dans ses bagages Jersey et Guernesey. Bon.
Savez-vous ce qui nous restera aussi sûrement qu’il fait jour à midi ? - Eh bien l’ANGLAIS !

Oui Madame, oui Monsieur. L’anglais restera la première langue officielle et la plus utilisée dans les travaux de l’administration et la politique européenne alors qu’elle n’est la langue officielle d’aucun des états membres, hormis un cas sur 28 où l’anglais est langue officiel à parité avec la langue nationale : à Malte. Malte où l’on parle le maltais, Malte qui ne représente que 0,08 % de la population européenne sans compter les migrants, population stockée sur son île qui ne représente que 0,007 % des terres de l’UE non encore immergées !

Bref, je vois là un symbole qui caractérise encore un peu plus la nature de cette Europe :

Une langue hors sol pour une superstructure hors sol…

2 commentaires:

  1. La dernière phrase est excellente et donne une bonne image de cette Europe. Le reste n'est pas mal non plus.

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