"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 22 janvier 2017

L’ai-je bien descendue ?



L’échelle de coupée du Pédalo, hein, pas encore, hélas, le perron de l’Elysée, raccompagné ou non à sa voiture par son successeur dont nul ne peut vraiment dire aujourd’hui qui il sera…

Pourquoi vous parler encore de ce type ? Honnêtement, c’est pour meubler, n’ayant pas d’écho de la Marche pour la Vie, ni aucune valeur ajoutée à apporter au lassant branlement anti-Trump, et rien à dire encore sur la primaire du jour. Laquelle va sans doute atteindre son minimum requis de participation pour éviter le ridicule, grâce probablement au suspens, les jeux étant a priori très ouverts du fait de l’égale médiocrité de ses 3-4 concurrents "sérieux"…
Et puis, aussi, parce que je me suis attardé à regarder la photo ci-dessus (faut-il que je sois désœuvré…) En effet, c’est l’escalier casse-gueule par excellence :  Il est en représentation et les faux pas sont interdits. Or, pour la photo et le respect de son rang, il doit le descendre en restant dans l’axe médian ; pas question de se rattraper à la rampe qui est trop loin. Pour quelque temps encore, il y a quelqu’un pour lui cirer les pompes (au propre…) mais qui vérifie les semelles ? Si d’aventure ça accroche, aucune main secourable d’un quelconque garde du corps n’est là pour le retenir le cas échéant. Il est seul. On le laisse aller vers son destin… Autre source de méditation. Là, à l’instant de la photo, il ne pense qu’à ça. Il fait gaffe ! C’est un peu tard jeune homme…

Et puis, aussi, c’est l’occasion de méditer sur son voyage. Monsieur le Président est parti trois jours en visite officielle au Chili et en Colombie. Bien. Comme par hasard, à quatre mois de la retraite, il va faire une petite visite au Chili qui n’a plus vu un Président français depuis onze ans puis à la Colombie qui n’en a pas vu depuis vingt-huit ans… Fallait ça. On n’évoquera pas la consommation de kérosène et la signature carbone du pédalo, ni au regard de la COP21 ni au regard de l’efficacité professionnelle et diplomatique de ces deux rencontres avec des chefs d’Etat regardant leurs montres en attendant avec impatience de savoir qui sera leur interlocuteur suivant…
Mais cépagrave. François II Pédalonaute aura pu longuement visiter le "Musée de la Mémoire et des Droits de l’Homme" exclusivement consacré aux Heures les plus sombres du Chili sous l’infâme Pinochet. Les deux mots "mémoire" et "droits de l’homme" justifiaient à eux seuls le déplacement (et le kérosène évoqué plus haut…)
Et cépatout. Il a pu aussi avoir un entretien avec Mme Isabel Allende, héroïne et écri-vaine chilienne ayant passé l’essentiel de sa vie à l’étranger mais nièce de Salvador Allende, puis visiter la maison familiale historique du susdit et honorer de sa présence une cérémonie avec dépôt de gerbe au monument élevé à la mémoire d’icelui et sur sa tombe au cimetière. Tout le monde, n’est-ce pas, ne peut pas être encore vivant comme Castro et Bouteflika…

Bref, reconnaissez avec moi que la Fwance est toujours présente sur tous les fronts, pas seulement sur ceux de Jacqueline Sauvage, de Leonarda Dibrani… ou de l’île Tromelin…   

1 commentaire:

  1. Il a encore quelques pays importants à visiter avant de disparaître des écrans - je verrais bien le Vanuatu où il pourrait faire repentance pour le condominium ou les Maldives pour y défendre sa glorieuse COP21 qui va leur éviter d'être submergées ...

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