"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"
"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.
mercredi 25 juillet 2012
Dernières publications de la Bibliothèque Rose…
lundi 2 mai 2011
Rubrique nécrologique de la semaine
Rappels à Dieu :
A la demande de leurs familles respectives, n’oubliez pas dans vos prières :
Oussama Ben Laden (54 ans) décédé le 1° mai à Abbottabad, muni des sacrements de la CIA.
Sa vie et son œuvre resteront un modèle de sainteté pour ses centaines de millions de frères. Que soient bénis les infidèles qui l’ont rendu immortel. Que soit béni Sa Béatitude Obama et le Grand Satan qui, en voulant naïvement "le présenter devant la justice", lui ont ouvert la grande porte du Paradis d’Allah le Tout Miséricordieux aux 99 attributs !
Seif Al Arab Kadhafi (29 ans), le 30 avril à Tripoli, victime accidentelle et innocente d’un dommage collatéral.
C’est avec un empressement navré que l’OTAN, la Frawnce, la perfide Albion et toutes ces sortes de petites choses présentent leurs condoléances attristées au papa de ce jeune homme ravi à l’affection des siens par un malencontreux dérapage à l’insu de leur plein gré et l’assurent que, à défaut d’une messe de requiem, une enquête sera diligentée.
Ibrahim Coulibaly dit IB (47 ans), le 27 avril à Abobo, des suites d’une septicémie d’armes lourdes (mais respectables)
Adversaire acharné de l’abominable Gbagbo, harcelé depuis sept ans par la justice frawnçaise néocolonialiste (Gbagbo étant membre éminent de l’Internationale socialiste…), ce contributeur imprévisible, actif, musclé et efficace de la chute finale de l’affreux antidémocrate aura donné sa vie pour qu’aboutisse "Vérité et Réconciliation" (au titre du quota "ménage interne chez les vainqueurs"…)
Remerciements :
La famille Windsor, parents et alliés, ainsi que moult young ladies (from upper class, middle-class and others…) expriment leur gratitude pour toutes les marques d’affection qui leur ont été prodiguées lors des obsèques de la vie de garçon de leur cher William.
mardi 12 avril 2011
Côte d’Ivoire, vas-y voir...
Les supplétifs français mis à la disposition des Forces Républicaines (ex douteuses Forces Nouvelles) ont l’air d’avoir fini le job… Ils sont même allés extraire le méchant de son bunker, sans doute à la fourchette comme le bigorneau de sa coquille ce qui n’est jamais facile. Quand même plus facile que d’en extraire d’autres (chut ! J’vous dirai pas qui…) A priori ce n’était pas prévu mais on sait faire du zèle. C’était indispensable pour éviter un bain de sang ; à cause des armes lourdes, vous comprenez… On a remis le colis ficelé à Sa Béatitude Alassane, garant démocratique de la Justice en son pays. Normal. C’est le principe encore une fois vérifié de la non ingérence.
J’imagine que la remise du colis a été faite par un officier ou diplomate français. Je ne sais pas si on lui a remis un reçu ; dit merci ? C’est peu probable ; donné un pourboire ? Vous n’y pensez pas !
Qui aurait l’idée de dire merci et de donner la pièce a des salariés d’un des sous-traitants d’une entreprise qui s’est proposée d’elle-même pour vous faire le job dans un but humanitaire sans vous présenter la facture ?
Mais tout est bien qui fini bien. Vu le paquet de pognon que la Communauté Internationale (un truc qui na pas de fric mais qui a le nôtre) va mobiliser pour la reconstruction du pays, va y avoir du boulot et des contrats juteux à se faire (avec ce que les chinois nous laisseront comme miettes…**)
Bon, tout est bien qui finit bien. On a limité les bains de sang. On n’aura plus à y retourner, vous savez, vu que maintenant ce ne sera plus pareil : la démocratie a eu le dernier mot.
Certes, il y aura peut-être encore éventuellement quelques baignades hémoglobinosaturées, mais ce ne seront là que ces petites poussées de fièvre, apériodiques quoique récurrentes, propres au climat du coin. Et pour ça, la pharmacopée locale ne prévoit pas de prescrire des armes lourdes. Ce ne sera donc plus notre problème…
** On se souviendra en passant que le chef de la mission internationale de contrôle des élections ivoiriennes était un diplomate chinois (donc un fonctionnaire aux ordres à la mode de Pékin). Et que, très attentif à la régularité des scrutins dans le sud du pays majoritairement pro-Gbagbo, il n’avait rien trouvé d’anormal aux scores nord-coréens de Ouattara dans la moitié nord contrôlé par les "Forces Nouvelles" (mais qu’avec des armes légères !) On peut s’attendre à des renvois d’ascenseur…
vendredi 8 avril 2011
La guerre est désormais démocratique…
Depuis la nuit des temps, on faisait la guerre pour diverses raisons, toutes bien connues : - guerres d’appropriations (de territoires, de ressources, de potentiel humain…) – guerres de sécurisation (occupation de lieux stratégiques, élimination préventive d’ennemis…) – et, en corollaire, guerre pour se défendre… Ce n’est qu’au XX° siècle qu’avec le communisme on a vu apparaître les guerres pour imposer un système se pensant universel. En effet, la guerre hitlérienne n’était qu’une guerre d’appropriation (voire même de sécurisation pour ce qui est de la Shoah), les croisades de sécurisation et d’appropriation, et les guerres de religion des guerres civiles hors sujet…
Ce type de guerre mis à la mode par le communisme serait désormais le seul valant le coup d’être vécu et donc légitime... Se trouvant fort dépourvu par l’étiolement du communisme, le chœur des bonnes âmes fait dorénavant la guerre pour soutenir la démocratie… Qu’est-ce à dire dans la pratique ?
Simple : Il faut faire la guerre pour imposer le Vivre Ensemble… Cherchez l’erreur…
Nous sommes actuellement impliqués dans trois conflits extérieurs. Je vous propose ci-après l’essentiel de l’article de Philippe Oswald mis en ligne ce vendredi sur Liberté Politique :
L’ennuyeux, avec des dictateurs aussi caricaturaux que Gbagbo ou Kadhafi, c’est qu’ils poussent ceux qui les combattent à verser eux aussi dans la caricature et le manichéisme. Rien n’aura été négligé pour que l’opinion publique reconnaisse que la France défendait la bonne cause, celle de la démocratie, des droits de l’homme et de la justice contre des personnages peu recommandables (d’autant qu’il fallait faire oublier que naguère, on avait tenté de se concilier leurs bonnes grâces) Mais ce qui se passe au fil jours enlève beaucoup de sa crédibilité à ce conte de fée.
Des révélations embarrassantes
Le camp des Parfaits a pris un rude coup en Côte d’Ivoire avec la dénonciation par l’ONU d’assassinats massifs commis, selon toute vraisemblance, par les Forces républicaines d’Alassane Ouattara. La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur ces "massacres systématiques ou généralisés" dans l’Ouest du pays. Du coup, il commence à s’écrire que "les anciens rebelles du nord, ex-Forces nouvelles rebaptisées Forces républicaines par Ouattara, avaient mis leur moitié du pays en coupe réglée. Ils contrôlaient les ressources naturelles, bois, minerais et diamants, rackettant commerçants et entreprises" (Le Figaro du 7 avril)
Tiens donc ! N’auraient-ils pas contrôlé aussi les élections, comme les en accuse Gbagbo ? Les mêmes troupes que la télévision nous a montrées en train d’investir Abidjan, n’auront pas laissé aux téléspectateurs une impression plus rassurante que celles qu’elles combattent.
On éprouve un malaise semblable devant certaines mimiques vengeresses des soldats improvisés de la rébellion libyenne. Leur nullité militaire et le caractère hétéroclite de leurs chefs jettent le trouble sur l’opportunité d’ouvrir à ces insurgés la route de Tripoli par de nouvelles frappes aériennes. Eux les réclament à cor et à cris, accusant l’état-major de l’Otan de mollesse, alors que nombre de leurs combattants sont à présent encerclés et pilonnés dans la ville de Misrata, dont on ne peut plus s’échapper que par la mer.
Deux grands coriaces
D’emblée en Libye et en dernier recours en Côte d’Ivoire, la France a frappé fort les troupes fidèles aux dictateurs. Puis il a fallu réactiver les négociations, car la résolution 1975 de l’ONU autorise "les mesures nécessaires" pour faire taire les armes "lourdes" menaçant les civils mais pas d’éliminer Gbagbo, pas plus que la résolution 1973 du Conseil de sécurité demandant "un cessez-le-feu et la fin totale des violences et de toutes les attaques et abus contre les civils" ne permet de se débarrasser de Kadhafi.
Manque de chance, l’un et l’autre sont des coriaces, des illuminés, des jusqu’auboutistes. Si les heures de Gbagbo paraissent comptées, Kadhafi n’est pas assez affaibli pour lâcher le morceau, tant du moins que son entourage, à commencer par ses fils, lui restera fidèle.
Trois questions applicables à trois fronts
La seule certitude, c’est que la situation humanitaire est devenue dramatique dans les deux cas. Les interventions militaires décidées par l’Onu, aiguillonnées par la France, auront-elles en définitive atteint leur but ? Ou bien nous sommes-nous engagés dans des aventures sans retour qui aggraveront les maux qu’on prétendait soigner ?
Les évêques américains ont posé trois questions aux chefs de gouvernement engagés dans le conflit en Libye :
"En quoi l'usage de la force est-il en train de protéger la population civile ? " ; "Les conséquences sont-elles plus graves que le mal que l'on espérait extirper ? " ; "Quelles sont les implications de cet usage de la force pour le bien être futur du peuple libyen et pour la stabilité de la région ? " Ces mêmes questions méritent d’être posées à propos de la Côte d’Ivoire mais aussi de l’Afghanistan dont le président Karzaï n’est guère plus fréquentable que Kadhafi ou Gbagbo.
Dans ces trois cas, voulant agir au nom de la démocratie et de la justice, nous nous sommes engouffré dans des guerres tribales doublées de conflits maffieux. Il serait vraiment prodigieux qu’elles s’achèvent dans une paix couronnée par la justice. Quant à la démocratie…
Enfin, engager nos soldats sur trois fronts à la fois, n’est-ce pas beaucoup, humainement et financièrement, pour un pays qui n’est pas au mieux de sa forme ? C’est une première que nous offre Sarkozy. En effet, historiquement, comme l’a fait remarquer Eric Zemmour sur RTL (7 avril), même Napoléon n’avait pas osé…
[mes précédents billets sur la Libye, la Côte d’Ivoire et l’Afghanistan ]