"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mardi 30 juillet 2013

Média-tète Monfric-sur-Poire



Non ! J’peux pas me retenir ! Fromageplus vient de nous mettre ça en ligne il y a moins d’une heure et je vous le repique ici aussi sec ! Autant pour vous qui ne l’auriez pas encore vu chez lui que pour pouvoir la garder dans mes archives.
Vu à travers notre quotidien d’aujourd’hui, c’est certes d’un banal à chier mais asseyez-vous confortablement et savourez-en tous les détails. Tout : La tronche comme la jactance, que ce soit des officiels qui postillonnent dans le poste aussi bien que des intermittents rémunérés pour l’occase ; le décor, et tout et tout. Examinez bien toutes les soudures de Lionel Tonda et leurs significations.

Mais je ne vous fais pas attendre plus : C’est .

Ensuite, ne ratez pas le premier com’ chez Fromage par lui-même… 

Pose de la 1° pierre. Pour la dernière voir plus haut 

Horaires d’ouverture au public
 (des fois que...) :  Mardi : de 15h à 19h.
• Mercredi : de 10h à 18h.
• Jeudi : de 10h à 13h.
• Vendredi : de 15h à 18h.
• Samedi : de 10h à 13h - de 14h à 18h.

mercredi 27 février 2013

On cherche le nouveau gâteux de service…



Stéphane Hessel est mort. Enterrement citoyen à prévoir ; de 1° classe, avé les tentures noires à franges argent comme on n’en fait plus depuis avant Vatican II aux parvis des églises, le suisse en bicorne, grande tenue et bas de soie, trois escadrons de uhlans rendant les honneurs, etc. Plus le crottin des chevaux… Théâtralité XIX° siècle. Seule la Ripoublik sait encore faire ça…
Les pleureuses corses se faisaient payer par la famille. Cécile Duflot, elle, se paie elle-même (enfin non, c’est nous qui payons)  
Dans mon journal obsolète de l’année 2012 (écrit en février 2011) il entrait au Panthéon. On va peut-être y venir…

Il va servir encore : des journées d’hystérie, de témoignages, de rétrospectives, de célébrations… De danses du ventre autour du catafalque aussi ; mais pas tourné vers l’idole dont on n’a plus rien à foutre mais tourné vers l’assistance pour faire mine de rien la promo chacun de son propre petit business plan… Et puis si ça évite de parler du chômage et des impôts, c’est toujours 48 h de gagnées. Et après ? Plus rien, nada ! Bien sûr, on vous le ressortira de temps en temps dans un débat ou un meeting pour tirer à la ligne et meubler. Lui ne va pas continuer sa vie autrement ; il est trop athée pour ça. Il n’est donc que matière et quand on a fini de presser le citron, on le jette.

En effet, passé disons les années soixante, qui s’en souvenait ? Pour qui avait encore quelque importance ce type ayant construit tout son business-plan d’après-guerre sur le résistancialisme institutionnel ? Quel soixante-huitard en avait entendu parler ? Pourquoi a-t-il brusquement refait surface avec son prospectus à 3 € ?

Tout simplement parce qu’il était devenu suffisamment gâteux pour qu’on puisse le convaincre de tout et de n’importe quoi. Il suffisait dès lors pour y parvenir de lui passer la pommade à coup de flagorneries admiratives pour ses haut-faits. Ne restait plus qu’à le vendre comme une marque de lessive.
Idiot utile assurant gratos le boulot d’un agent d’influence sans que ça coûte plus aux commanditaires que de flatter son égo cacochyme, il a eu son utilité comme la Mère Denis. C’est fini.

On a épuisé ce qu’on pouvait tirer de l’Abbé Pierre. Idem désormais pour Stéphane Hessel. Et maintenant ?

Quels sont les prochains Vieux Bonzes Récurrents dont on pourrait profiter de l’affaiblissement des neurones ?

Il faudrait qu’ils vieillissent encore un peu. On a un creux là.

L’âge venant Simonne Veil ? Elle ne se laissera pas faire. Et une fois Alzheimer elle ne servirait plus à rien. Michel Rocard ? Peut-être ; Avec ses côtés boy-scout qui sait. Mais trop politique pour plaire…

Je lance un appel d’offre.   

lundi 19 mars 2012

Mondialisation de la Bastille à la Nation…

Ce qu’il y a de merveilleux en Fwance, c’est que nous sommes l’agora du monde, c’est là où bat le cœur de la planète, là que s’expriment toutes les émotions, les indignations, les lamentations, les revendications et les plus hautes aspirations. Nous bénéficions légitimement de toussa tant il est vrai que c’est chez nous, chez Voltaire et chez Rousseau, chez Kouchner et chez Sarko, quelque part entre la Bastille et la Nation, entre le café de Flore et la Règle du Jeu, entre Libé et France 2, que s’élève le Temple par excellence ouvert à tous les vents où officient les grands prêtres de la rue d’Ulm et d’ailleurs rendant nuit et jours des holocaustes à Droidlhom en psalmodiant son nom. Tour à tour et ensemble à la fois, qu’ils viennent d’orient et d’occident, qu’ils soient du MEDEF ou du NPA, des quartiers ou de l’ambassade des USA, tels de nouveaux rois-mages les fidèles viennent y déposer leurs offrandes… Et c’est sans débander un seul instant que les vestales au péplum au ras du moteur, Audrey Pulvar et ses consœurs, s’activent pour maintenir en vie, noyé sous l’encens et la myrrhe, le déjà cadavre momifié du grand prophète Hessel que le monde nous envie… Rassurez-vous, c’est nous qui payons…

De quoi je cause, là ?

Ben figurez-vous que je reçois tous les communiqués de la salle de presse de la Préfecture de Police de Paris. J’ai coutume de les parcourir d’un œil distrait pour stocker dans un coin de disque dur tout ce qui concerne les malfrats arrêtés et relâchés par les juges dans l’attente d’une convocation ultérieure, en ne retenant que ceux déjà impliqués dans au moins dix procédures en cours, voire déjà condamnés à des peines de prison ferme en attente d’exécution… Toussa avec l’idée d’en faire un billet mais je crois que je vais y renoncer tant la cour est déjà pleine…

Et voilà que je reçois un topo de la PP relatif au boulot occasionné par les "manifestations de voie publique" :

Je vous en livre un extrait :
Pour la seule journée du samedi 10 mars, 21 manifestations de voie publique ont été prises en charge par la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Le poids de la situation internationale doit être souligné car près de la moitié d’entre elles ont été liées à des conflits ou des troubles initiés à l’étranger.
Paris est ainsi devenue en quelque sorte le « forum du monde ».
En outre, durant les deux premiers mois 2012, la DOPC a encadré 1 177 événements de voie publique contre 1 065 durant la même période en 2011 soit +10,5%. Ces événements recouvrent 931 "maintiens de l’ordre" dont 575 manifestations revendicatives et 126 inopinées.

Suivent notamment les statistiques annuelles. Il en ressort que d’une année à l’autre les évènements de voie publique à Paris ont augmenté en 2011 de 7 % avec une moyenne de 19 évènements par jour. Les évènements liés à la situation internationale représentent plus du quart du total et ont augmenté de… 89% !

Sur le lot la répartition des thèmes de manifs nous donne : La Libye 286 ; la Syrie 126 ; la Tunisie 102 ; l’Egypte 101 ; soit au total pour ces quatre-là, en moyenne près de 2 manifs par jour de calendrier pour le seul Grand-Paris tant le printemps arabe est permanent (l’été sera chaud et Dieu sait quand l’automne viendra…) Puis viennent la Côte d’Ivoire 237 ; la Chine 109 ; le Congo 99 ; l’ensemble Israël/Palestine 92 (seulement!); l’Iran 75 ; les Tamouls 68 ; la Tchétchénie 43 ; le Kurdistan 41 ; la Mauritanie 17 ; le Chili 15 (?!); restent 428 autres évènements liés à l’international non détaillés, soit transversaux soit en nombre inférieur à 10 (c’est curieux pour l’Afgha’, et accessoirement pour l’Algérie, le Darfour et même la Russie. Pour la Turquie, normal, c’est un état civilisé parfaitement démocratique. Pour le Nigéria, l’Indonésie, etc. c’est normal, c’est juste des affrontements socioreligieux entre des musulmans modérés et des chrétiens dont on se demande ce qu’ils foutent là ; ça n’intéresse personne…)

Bref, heureusement qu’il y a la Fwance pour permettre aux oppositions démocratiques (ou non) des régimes musclés (ou non), aux minorités opprimées de Terre de Feu à Bornéo, de Lampedusa aux Îles Kouriles, aux associations sans voix, des homos du Botswana à la SPA de Valparaiso, de s’exprimer ! C’est notre mission, c’est notre vocation…
Surtout, surtout, c’est… notre satisfaction. C’est la citoyenne masturbation, le culte rendu à ce sacro-saint onanisme républicain sans lequel le souchien moyen ne serait rien…
Je regardais l’autre jour place Edouard Herriot le cercle de silence organisé pour les immigrés sans papiers. Les terrasses de café étaient blindées et les passants allaient et venaient. Le tout avec une majorité visible de beurs et de blacks… Et devant le parvis de la mairie, le cercle de silence : A part deux femelles quadragénaires aux allures de gouines en pull mohair effiloché, il n’y avait là, en cercle avec leurs écharpes blanches qu’une vingtaine de retraités leucodermes de plus de soixante ans et une mamie-cabas en fichu.

Que seraient-ils sans ça ? En venant là, ils se pensent encore vivants

vendredi 10 février 2012

Méfaits divers et souchiens écrasés…

Jour ordinaire en Frankistan à la rubrique des méfaits divers, pages juridiques, judiciaires et des souchiens écrasés

Le procureur d'Avesnes sur Helpe – Beffy, retenez son nom - a requis une amende de 500 euros contre le maire d’une petite commune du Nord pour " violences volontaires sans ITT par personne dépositaire de l'autorité publique".

Maurice Boisart, édile et officier de police judiciaire de sa ville, au casier judiciaire vierge à 62 ans, était poursuivi pour avoir, l'été 2010, giflé un adolescent de 15 ans qui l'aurait insulté et menacé de mort alors qu’il reprochait au pauvre chou d'escalader le grillage d'un terrain communal.

Bon, la question n’est pas là, la loi c’est la loi et pour tous pareil… Ce qui donne envie de sortir la kalach’ et de nettoyer toussa, c’est la forme, c’est le comportement du procureur, Fouquier-Tinville au petit pied, connard de première imbu de sa position, petite merde dressée sur ses ergots sur le tas de la fosse septique, sachant qu’il aura les autorités morales avec lui et les merdia dans la salle… Occasion peut-être de se refaire une réputation dans sa juridiction de l’Avesnois et de quitter son trou de 5 000 habitants. C’est vrai qu’il traîne derrière lui d’avoir été juge d’instruction dans l’affaire OM-Valenciennes sans qu’on sache très bien s’il y tenait le rôle du manipulateur aux ordres ou du couillon de service…

Quoi qu’il en soit, le compte-rendu du procès est ahurissant. Dans son réquisitoire, le procureur a d’abord expressément reproché au prévenu de vouloir médiatiser l’affaire comme si ce n’était pas un droit inaliénable de la défense (vivement les procès dans les caves de la Loubianka, ce sera mieux…) Ensuite, dans l’illégalité la plus totale, il a publiquement reproché au prévenu d’avoir refusé le plaidé coupable ! Alors que non seulement c’était son droit le plus strict, mais la Loi interdit de faire état de ce refus préalable au cours du procès public ! Enfin et surtout, pour requérir une amende correctionnelle de 500 €, on se serait cru dans un procès d’assise en train d’entendre le procureur général de Paris requérir avec effets de manche contre le plus inhumain des serial-killers !

J’imagine la partie civile dans la salle : La petite racaille en baskets et son père qui avait déposé plainte, sans doute assisté par quelque assoc’, devaient se taper sur les cuisses. Je ne sais rien des dommages et intérêts au civil…
J’imagine aussi les précautions oratoires et procédurales du procureur s’il avait dû requérir pour le même délit contre la petite frappe ou son père ayant giflé un brave homme bien-de-chez-nous de 62 ans…

Pendant ce temps-là :

- A Paris, un récidiviste impliqué dans dix procédures pour un total de 24 vols dont 6 avec violence est condamné à un moins de prison avec sursis. Un exemple parmi quinze autres chaque semaine…

- A Paris, toujours, les sages du Conseil Constitutionnel saisis d’une de ces questions prioritaires de constitutionnalité qui font florès, se penchent sur la grave question de savoir si un étranger en situation irrégulière peut être mis en garde à vue, ce qui est interdit par la Cour de Justice de l’Union Européenne

- La Cour Européenne des Droits de l’Homme (oui, c’est encore autre chose que le truc ci-dessus) a contesté à la France le droit d’expulser un étranger demandeur avant que son dossier ait pu être examiné dans ses grandes largeurs par la Cour Nationale du Droit d’Asile (on manque de magistrats, je commence à comprendre pourquoi)…

- La Commission Européenne (ça sert, vous savez) vient de sommer la France sous peine de poursuites d’agrandir sans délai les cages des poules élevées en batterie. On n’est pas les seuls d’ailleurs, treize Etats sont grondés. Figurez-vous que ça fait douze ans que nos poules devraient bénéficier d’une surface Carrez augmentée et disposer toutes d’un perchoir, d’une litière, de grattoirs et d’un nid pour pondre (oui, toussa est bien dans le texte officiel tiré à n exemplaires dans toutes les langues de l’Union, on ne rigole pas)
Vous rendez-vous compte ? Côté crise du logement, on va relever les Coefficients d’Occupation du Sol alors que les poules attendent…

D’ailleurs à propos du logement, chacun sait que la crise n’est due qu’à la spéculation foncière et à l’égoïsme des proprios refusant de se soumettre aux clauses légales des contrats de bail.
Nulle part on n’évoque parmi les causes multiples de la pénurie de logements l’augmentation exponentielle de la demande liée aux évolutions sociétales : la banalisation-systématisation des divorces, la garde alternée, les besoins d’air nécessaires aux "familles recomposées", l’allongement de la "vie de célibataire" avant une éventuelle "mise en couple", la "cohabitation de week-end" chacun continuant à vivre chez soi, le maintien à domicile des personnes âgées seules, etc… Sans compter les apparts occupés par les milliers de types qui devraient être en taule mais sont en liste d’attente d’une place qu’ils n’auront jamais… C’est vrai que quand Hessel sera en maison de retraite médicalisée et Béachelle au pavillon des agités à Sainte-Anne, ça libérera quelques mètres carrés, mais bon. Prévoir aussi de réserver un châlit quelque part au Procureur Beffy pour quand Bidou sera président…

Tout baigne…

lundi 6 février 2012

Qui veut gagner des …(*)

C’est pas la question la plus simple…

On notera qu’il fallait proposer un choix de réponses qui soit un peu crédible…
La QCM ci-dessus ne propose donc pas l’éventualité de "compenser" en prélevant sur les crédits d’heures, réunions de conseils d’atelier, comités d’établissement, CHSCT, permanents temps plein et autres détachements syndicaux, emplois fictifs, assistants culturels de proximité, évaluateurs de diversité homologués, accompagnateurs de vivre-ensemble, emplois-jeunes au troisième âge, Audrey Pulvar, facilitateurs culturels aux collectivités, agents de civilité de proximité, coiffeurs de François Hollande, maquilleuses du même, chargés de médiation communautaire, auxiliaire de vie de Stéphane Hessel, subventionnaires titulaires, subventionnaires stagiaires, sociologues experts consultants chez TF1, intermittents d’animation urbaine, conseillers d’état accompagnateurs des libraires pour la TVA, journalistes stagiaires sélectionneurs de micro-trottoir, trolls de veille sanitaire en charge des délat… signalements citoyens, contributeurs sponsorisés au Bondy-Blog, écoutants prescripteurs de cellule d’assistance psychologique scolaire, vacataires de testing anti-discrimination, chargés de mission à l’équivalence des genres, plantes vertes reliftées hôtesses-accompagnatrices de peoples aux cocktails de la Règle du Jeu, contrôleurs d’Hadopi, professeurs de maintien dans les IUFM, acheteurs au Centre National des Arts Plastiques, graphistes-maquettistes au Journal Officiel, rewriters à Libé ou Charlie-Hebdo, figurants-spectateurs chez Ruquier,
attachés de médiation détachés aux quartiers, Christophe Barbier, euh… quoi d’autre ?

(*) – NB : N’ayant pas trouvé le mot qui convient le mieux pour compléter le titre de ce billet à la con, le taulier lance auprès de ses fidèles lecteurs un concours pour remplacer les pointillées. L’originalité, le décalé, le second degré (pas le cinquième…), etc. sont bienvenus. Le politiquement correct et le lubrique insortable (c’est pareil) seront censurés… Avec le soutien financier du FOPOD, le lauréat gagnera le droit de prendre un petit noir à ses frais en terrasse en regardant passer les acurabas boboformatés...

vendredi 20 janvier 2012

Hollande, ce héros au regard si doux…

Hier à Nantes, François Hollande a convoqué le ban et l’arrière-ban de l’armée des ombres, symbole de notre avenir ! La cohorte de ceux qu’il vénère (ou non) et qui, par leur soutien évident (ou non), sont la preuve vivante (ou non) que lui, François, est bien l’incarnation du changement, du renouveau, de l’avenir, enfin de tout ça…
Ils sont venus, ils sont tous là, même ceux qui sont pas là, car il a besoin de tous, François, le candidat d’union, le marieur des mariages arrangés du vivre-ensemble… Il a besoin de la salive des vivants chevrotants comme des mânes des morts dont on se doit de baiser le soulier (aï ! mes reins…)

Faut dire que c’était dans le cadre de la Biennale internationale du spectacle…

Symbole de la jeunesse en marche et de notre avenir radieux aux hormones de croissance, Stéphane Hessel a chauffé la salle. Qui d’autre que lui pouvait mieux incarner l’a-venir ? Qui d’autre que lui pouvait être l’icône inévitable dont la belle et fraîche figure transcende pour chacun de nous l’espérance de se réveiller encore vivant demain matin, après-demain et encore et encore ?
Ses assistants du maintien à domicile, ses accompagnateurs de fin de vie (ou assistantes en charge du retour à la petite enfance, je ne sais…) l’avaient tenu par la main pour l’emmener chez Cécile Duflot puis ensuite chez Martine Aubry. Bien sûr, maintenant ils l’ont aidé à monter sur l’estrade à côté de François, ultime espérance des fins dernières qui chantent pour les masses baigneuses et pédaleuses de la sarkophobie…
Il a mis le paquet, Hessel. Il s’est adressé à nous tous, pas seulement aux deux millions de couillons qui ont acheté son prospectus, pas seulement aux centaines de mille encore plus couillons qui l’ont lu jusqu’à la fin. Il a bien dit, Hessel, faut le croire :
"… le prochain homme de gauche qui sera président aura à cœur de faire de la présidence la fonction qu'elle peut et doit être : laisser au gouvernement la tâche quotidienne et être, lui, une grande référence, un visionnaire (…) et je vois bien François Hollande prendre l'identité que nous voulons"

Et, bien entendu, le bon Stéphane nous sait toujours sous la botte de la bête encore féconde. Et chaque jour un peu plus, sinon que lui resterait-il de ce résistancialisme dont il a fait son seul fonds de commerce depuis 2/3 de siècle ? Il a donc martelé encore et encore :
"- Il faut résister à l’envie de dire "allons-y mollo"… Il faut que François sache résister à ces désirs d’apaisement…"
Compris les mecs ?

Bon, y avait aussi les morts sur l’estrade (Mendès-France et même De Gaulle…)

Le bon François, fallait bien qu’il cause aussi. C’est bien. C’est ainsi qu’on a appris le scoop :

"A 13 ou 14 ans j'avais déjà le regard tourné vers François Mitterrand"

Cette campagne s’annonce gustative…

mercredi 9 novembre 2011

Indignatus, ibernatus bisous, bisous !

"- C'est quand tu prépares ton packaging pour aller à la Défense, que tu regrettes d'avoir jeté les Damart offerts par ta Mamie !"


Pauvre petite ! C’est vrai quoi ! Mettez-vous à sa place… Habituée d’être à poil sous sa liquette, pieds nus sur sa moquette, mangeant son quinoa de Titicaca à l’impact carbone des antipodes, toussa à 21 degrés dans sa studette grâce au CO² de sa chaudière ou à l’odieux du nucléaire, elle a bien du courage d’aller se geler les miches sir le parvis de la Défense ! C’est à ça qu’on reconnaît les vrais héros de ce temps, les combattants de l’avenir, On voit l’héroïne contemporaine, celle d’aujourd’hui, c’est la Marianne de l’Euro qui n’a plus rien à voir avec la dépoitraillée de Delacroix sur sa barricade qui ne valait que cent balles ! Imaginez-là : elle ne brandit plus un drapeau, vous savez là, cette grande serviette de table en trois morceaux cousus ensemble on ne sait plus trop pourquoi. Non, son panache c’est une tente Décathlon. Remontez de la mine, descendez des collines ! La voilà ! Elle descend du RER…


Dur… Mais elle y va quand même, pioupiou chair à canon de la post-mondialisation. C’est terrible ; elle monte au front dans les courants d’air du parvis de la Défense pour affronter les CRS, les banques, l’indifférence des passants pressés… Représentez-vous la scène, c’est du cinéma d’Eisenstein, le Guernica de Picasso retouché par Fernand Léger. Et on la voit, en bon petit soldat, avec son sac Easpack sur le dos et les doigts gelés sur la gâchette, pardon sur la tablette, se battre dans les ruines de Stalingrad sans son Damart !


D’abord, dans le cas d’espèce on ne dit pas packaging; on dit paquetage, connasse…


Mais je m’égare…


Donc j’ai découvert en page intérieur d’un gratuit oublié dans le métro (20 minutes que ça s’appelle) que les indigné(e)s avaient investi le parvis du quartier des affaires. L’indigné a des joies simples…


Du coup, pour meubler mon désœuvrement ferroviaire j’ai tenu à me plonger dans la lecture du reportage bisounoursien sur la chose. Ces chers petits ! C’est vachement instructif sur les objectifs de ces combattants du présent ayant comme de juste le souci de l’avenir… Qu’en dire ? Rien, sinon vous rapporter ci-après quelques formules chocs en usage chez ces combattants pour expliquer leur action au gentil journaliste tout heureux de remplir son quota de lettres, signes et espaces. Un combattant de la première heure qui ne fait que ça de ses journées et ses nuits depuis la Bastille lui répond :


Que font-ils ? [C’est gentil, c’est charmant, ah les braves petits !]

"- On discute, on débat, on peint, on interpelle pacifiquement les passants, on mange les victuailles apportées par de généreux donateurs ou on tente de défendre l’installation sur le campement d’un canapé vite embarqué par les CRS" [ouh les méchants…] "- On demande à Décathlon de nous donner des tentes de leurs invendus" [Bien ça ! les CRS les confisquent deux fois par jour, ça fait du stock pour les réfugiés de Somalie]


Et que veulent-ils ?

"- On commence à être connus, on devait être expulsé ce lundi matin, mais j’ai eu toute la presse et il y a désormais moins de gendarmes qu’avant, c’est pour ça qu’on a gagné"

"- Je n’ai jamais vu un mouvement aussi juste sur ces revendications",

"- On pratique la démocratie dont on parle"

"- On est le mouvement le plus sympathique qui existe"


Surtout, surtout, ils causent de démocratie réelle comme les Espagnols et les Grecs sans oublier Ségolène et Cie.


C’est quoi ça ? Ben ça pointe le bout de son nez sur le site du journal dans la réponse d’un(e) indigné(e) au commentaire d’une femme exprimant son raz le bol d’être gênée par tous ces guignols en allant bosser :

"- La prochaine fois que cette dame "sympathique" ira travailler, si tant est qu'elle travaille, je bloquerais les sorties de sa station de RER comme çà elle comprendra ce qu'est une démocratie réelle !"

mardi 14 juin 2011

Je marche donc je suis (1)

L’Indignopathie Multiforme Spongieuse tourne à la pandémie sans que l’OMS ne lève le sourcil. Il est vrai qu’on le comprend, les zones contaminées n’excédant pas une infime partie de la planète. Plus inquiétant est que les instances de veille sanitaire européennes pourtant promptes à appliquer le principe de précaution au premier légume venu n’y voient rien à redire. Pourtant, cette infection microbienne à 3 €, à la portée de toutes les bourses donc, se diffuse sous nos climats comme pucerons après un hiver sans gel.

Il est vrai que notre démocratie constitue un terrain des plus favorable à la prospérité de cette pathologie. Je n’incrimine pas ici notre Démocratie, je veux parler de notre démocratie, c’est à dire de notre atmosphère où le gaz respiré, vital pour nos neurones, est fortement pollué, voire saturé, par des molécules excédentaires d’éthique citoyenne, d’ordre juste, de care, de non-discriminationn, de démocratie participative ou réelle, que sais-je encore…

A cet égard, contrairement à ce qu’un vain peuple pourrait penser, les radotages cacochymes du bon Dr Stéphane Hessel ne sont que prise de train en marche à des fins commerciales sans effets significatifs sur l’expansion de la maladie. Quant aux géniteurs des molécules citées plus haut, ils n’ont fait que pisser dans un violon déjà plein (ce qui nous rassure, ce ne sont bien que des politiciens…) De même, les guignols qui font rugir le moteur au point mort de la Bastille à la Nation n’y sont pour rien. Si responsables il y a dans le déclenchement de cette pandémie galopante d’Indignopathie, il faudrait plutôt les chercher du côté des pantins télévisuels à carte de presse et des communicants grassement payés par les marchands de cosmétiques. Ceux-là même qui ont subrepticement remplacé les trois mots de notre devise républicaine par les trois formules suivantes :

"C’est mon droit", "C’est mon choix", "Parce que je le vaux bien"…


Sur un plan clinique, l’infection se manifeste chez le sujet atteint par une hypersensibilité maladive en présences de certains stimuli anodins surqualifiés de dérapages par le malade. Une remarque de simple bon sens émise sans réfléchir par un plouc de base glissant sur une crotte de chien peu suffire à déclencher une crise ; mais celle-ci n’est perceptible que dans sa dimension collective

Sur un plan épidémiologique, l’infection se propage principalement par écrans et oreillettes. Les vecteurs les plus fréquents de la bactérie sont eux-même des affections addictives du type fesse-bouc ou touittère. La désinfection systématique des claviers est donc sans effet et l’instauration de mesures d’hygiène appropriées ne pourrait qu’aggraver l’Indignopathie qui se nourrit d’elle-même.

Bien entendu, l’homme normalement constitué est en général porteur d’anti-corps de nature à le protéger de l’infection. La capacité qu’il a (encore) de se marrer devant les effets de la maladie chez ses voisins constitue déjà en soi une bonne protection. Mais être normalement constitué est une qualité qui se perd… On observera d’ailleurs que c’est egobody qui constitue l’essentiel des populations atteintes. Egobody a manifestement trouvé là la maladie qui lui convient car elle satisfait à moindre frais son caractère foncièrement hypocondriaque.


Tout récemment à Londres, le pavé so british de Piccadilly Circus à Trafalgar Square nous a administré une preuve supplémentaire de l’extension multiforme de l’épizootie : Trois mille personnes (quasi toutes du genre femelle) ont défilé la rage au ventre pour revendiquer le droit de s'habiller comme elles l'entendent et protester contre les agressions sexuelles.

Et pourquoi donc, je vous le demande ?


Ben parce qu’à Toronto, un brave fonctionnaire de police en charge de faire une conférence sur la sécurité devant des étudiants et répondant à bâton rompus aux questions de l’assistance avait osé lâcher au détour d’une phrase à peine marmonnée un conseil aux femmes "d’éviter de s'habiller comme des traînées si elles ne voulaient pas se faire agresser"… Pour protester contre ce scandale planétaire, une première "slut walk" de 3000 personnes eut lieu dans la ville, puis 2000 à Boston et 3000 à Sydney… Londres ne pouvait rester passive et New Delhi est programmé…


Côté carnaval, ces marches des salopes semblent pour le moment presque aussi festives, donc tristounettes, que les sit-in d’indignés et zoologiquement plus décevantes que la marche des fiertés


C’est qui qui va me trouver le prochain thème d’indignation ?


(1) du verbe suivre…