"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 7 juin 2012

Fahrenheit 225,5…

 Ray Bradbury est parti sur Mars finir le reste de son âge. Occasion pour les bavasseurs de la presse et de la radio de faire l’éloge de cet auteur que les incultes cantonnent à la science-fiction. Occasion pour les susdits un peu documentés d’encenser au passage son courage d’avoir écrit Fahrenheit 451 sous la chape de plomb d’un maccarthysme alors déjà fortement sur le déclin, car tout est bon pour rappeler aux acurabas la mémoire des HLPSDNH. Pour meubler entre deux ébaudissements devant la fermeté déjà tant de fois éprouvées et renouvelée de notre cher Président, il importe en effet de ne pas laisser passer une journée sans en placer une pour ranimer la flamme de la vigilance citoyenne face au risque naturel majeur : Le retour des lugubres et sanguinaires forces obscurantistes dont plus personne ne se souvient mais que nous connaissons bien. Tant il est vrai que le mémoriel est le moteur de notre avenir, la repentance son lubrifiant et la vigilance son carburant… C’est ainsi que l’Humanité peut avancer sur la voir radieuse de son Salut ; surtout pas en regardant où elle met les pieds, non, mais en ne quittant pas des yeux un rétroviseur déréglé où elle ne peut voir "qu’un ciel où rien ne luit". D’ailleurs, nous sommes rassurés, notre Président l’a dit hier en Normandie : Il est le garant de la mémoire. C’est déjà ça…

Où en étais-je ? Ah oui, Bradbury… Dans son conte de fée, l’autorité faisait brûler tous les livres. Eradication de la culture, des idées, des… de tout ! Etait-ce un roman de science-fiction ou d’anticipation ? Imaginez l’horreur : Nous serions privés d’Homère, d’Aristote, de Victor Hugo, de Cervantès,  des pavés de Jules Verne, des flyers de Hessel, de Christine Angot, de Béachelle et de Botul ? Heureusement que le héros a eu des doutes et viré sa cuti…
Conclusion de l’enseignement subliminal (ou non) dispensé par les répétiteurs des autorités morales, conscients de leur héroïque mission de résistants institutionnels : Nous devons rester vigilants.   

Leur vigilance ne souffre aucune exception, sauf celles qui vont de soi. C’est ainsi que, par exemple, un "groupe de défense des droits humains" tout ce qu’il y a de plus officiellement accrédité comme conseiller auprès des organes de l’ONU a réclamé que la  Divine Comédie de Dante soit retirée de tous les programmes scolaires de la planète. Cette œuvre classique, qui est un chef-d’œuvre de la littérature et une des assises de la langue italienne est en effet désormais jugée raciste, homophobe, anti-islamiste et antisémite. "Particulièrement offensant et discriminatoire, elle n’a pas sa place dans une salle de classe moderne"

451 °F (à peu près 280°C), serait la température approximative d’auto-ignition du papier ; mais ça dépend de sa composition et des additifs qu’il contient…
Pour faciliter la tâche des vigilants et leur éviter d’avoir, comme autrefois Anastasie, à contrôler les exceptions (même s’ils ne prennent pas la peine de lire quand l’auteur est déjà sur la liste) je suggère que soit imposé aux imprimeurs des normes très strictes quant aux qualités ignifuges (ou non) du papier utilisé selon la nature du contenu et l’auteur des textes concernés. Dans certains cas relevant autant du principe de précaution que de l’hygiène publique, il serait bon de n’autoriser l’édition que sur papier "garanti 50°F" afin de brûler immédiatement les doigts des imprudents prenant en main les ouvrages concernés. Entre deux triturations de gamètes, les progrès de la science pourraient nous faire ça (avec de juteux marchés en perspective, en Europe Afrique boréenne comme du côté de la Chine, ce qui serait bon pour le Redressement productif…)

Pour l’écrit sur écran en ligne, ce devrait-être encore plus facile…

mercredi 6 juin 2012

Europassoire à tous les étages…


En faisant le ménage par le vide dans un fatras de trucs picorés çà et là pouvant éventuellement servir pour un billet mais devenus obsolètes, je tombe sur une note traitant des tee-shirts à l’effigie des candidats aux présidentielles. A défaut de revenir sur ladite campagne, parlons un peu du textile.

La question suivante s’est posée aux états-majors (et mandataires financiers…) de tous les grands candidats : "- Qui peut nous fabriquer en France 15 000 tee-shirts à l’effigie de notre champion en moins de quinze jours ?" Levez le doigt… Bayrou a trouvé (chez Armor-Lux) et a pu se rengorger cocorico que lui au moins achetait français (pas de quoi se vanter, vu que lui se contentait de la moitié du quart des 15.000…) Sarko s’est fait imprimer la tronche au Maroc et Hollande ai Portugal. Question de prix ? Pas seulement. Question de capacité de production surtout… Que ce soit dans le Nord ou dans l’Ouest, les industriels affichaient des délais d’au moins trois semaines, voire quatre…

Selon une étude de la fédération de la maille et de la lingerie, plus de 61 millions de tee-shirts ont été importés en 2011. Dont les deux-tiers en provenance de quatre pays : le Bangladesh (28%), la Chine (13%), la Turquie (12%) et l’Inde (11%). Je ne sais pas combien les fwançais consomment de tee-shirt par an, mais les importations représentant plus d’un tee-shirt par habitant et par an en comptant les enfants des crèches, la chaisière de St-Nicolas-du-Chardonnet, les naturistes et les vieillards des hospices sans oublier les sans-papiers, je soupçonne que la capacité de production hexagonale ne doit pas être énorme. Je soupçonne aussi que le parc de machines à coudre professionnelles est moins souvent dans les ateliers que vendu au poids de la ferraille ou recyclé en aide humanitaire dans les savanes africaines…

Mais bon. Si je vous cause de ça, c’est seulement pour introduire ce qui suit.

Je remercie vivement une délégation de confectionneurs tunisiens d’avoir exprimé son agacement lors d’un salon professionnel du textile-habillement à Villepinte en février dernier. Leur mauvaise humeur n’était due, évidemment, qu’à leur ressentiment égoïste, certes, d’être tenus (un peu plus que d’autres) à l’écart du gâteau. Mais sans leurs remarques agacées, il y a deux particularités qui auraient continuées à m’échapper :

1°- En vertu de l’accord d’union douanière entre la Turquie et l’Europe, les tissus achetés en Chine et cousus en Turquie sont exemptés de droits de douane quand ils arrivent en Europe.

2°- L’Union Européenne a récemment décidé (qui, quand, comment ?) d’exempter le Pakistan de droits de douane sur l'importation de textile en Europe. Sur quel motif ? "-Pour l'aider à surmonter un préjudice lié à une catastrophe naturelle." Quelle catastrophe naturelle ? – Des inondations de… juillet 2009

Fiston ! Te souviens-tu où j’ai rangé la Kalash ? J’ai envie de rajouter des trous…

lundi 4 juin 2012

La gueule de la France à travers les âges…


Vincent Auriol. Socialo pur jus qui fut ministre du Front Popu, sur le tard démissionnaire de la SFIO qu’il ne trouvait pas assez internationaliste, pas marrant comme Marcel Achard en dépit de ses lunettes ni truculent comme JMLP en dépit de son œil de verre. En dépit de sa gueule renfrognée il a su conserver après-guerre le port des insignes de la fonction et la pose hiératique qui sied à un chef d’Etat dont la bobine orne les salons de toutes nos ambassades de par le monde…
 
 Chacun avec son style propre, René Coty, le général De Gaulle et même Georges Pompidou plus enclin à la décontraction germanopratine se sont pliés au rituel classique de représentation incarnant la France…

Ah ! Giscard ! La volonté de changement ! La volonté de "faire moudern !" Le caprice de "casser les codes" (pas que les codes, d’ailleurs…) Mine de rien, ça nous aura coûté de changer le format des cadres et sous-verres de portraits dans 36 700 communes de France et de Navarre et bien d’autres choses encore…
On lui sera gré d’avoir opté pour le portrait en buste, ce qui lui a évité de savoir quoi faire de ses mains. J’en connais un autre qui aurait peut-être pu s’en inspirer…
 Avec Mitterrand, exit là aussi la jaquette et le grand cordon, déguisement devenu incompréhensible au commun. Mais retour indubitable aux fondamentaux illustrant la fonction.
 Chirac, sort des bibliothèques mais nous fait grâce des statuettes Dogon. La pose est sobre, tonique, virile, avec un côté dominant qui sied à la fonction mais aussi cette ébauche de sourire et de penché de tête rassurants : "Je suis votre Papa à tous…"
 Sarkozy : On sent le besoin de retour aux symboles classiques comme la bibliothèque ; besoin de se rassurer et de compenser un manque de culture ? Ne sait que faire de ses mains. Bouffé par le décor… Il a fait ce qu’il a pu et l’incarnation de l’exécutif était assez bien illustrée pour faire illusion…
C’est quoi ça ?? Un commis d’épicerie chez Félix-Potin endimanché pour aller à la première communion de son neveu ? Un commercial des Pompes Funèbres Générales ? Oui, c’est ça ! "- Pour la toilette mortuaire, vous prendrez la prestation complète ?", "- Le capiton du cercueil, vous prenez le rose fuchsia ou vous préférez l’arc-en-ciel ? Le rose est seyant mais l’arc-en-ciel est plus à la mode…", "- Le crucifix est en supplément et, vous savez, ça se fait de moins en moins…", "- Vous auriez dû attendre l’an prochain ; la levée du corps sera avec TVA minorée si le défunt est parti dans la dignité…"

Bon. Déjà il s’inspire de Chirac ; pas terrible pour le changement c’est maintenant… Mais pas de drapeau sur le toit, on pourrait le voir de la rue, ça pourrait être stigmatisant et incompris place Tahrir de la Bastille. A l’intérieur, en drap de lit qui sèche sur l’orangerie, c’est plus discret.
Costard en prêt-à-porter qui lui allait bien le 5 mai avant qu’il achète de la compote de pomme. Manque un demi-centimètre aux manches. Quelqu’un lui a fait son nœud de cravate.
C’est parfait. Oui, c’est parfait. Il est normal. Pas Président, normal… C’est voulu et c’est réussi.
Il y a quand-même un truc qui cloche : Y fait quoi de ses mains ? Mets-les dans les poches du veston, tu seras plus que normal !
 
PS : Evidemment, c’est un billet d’humeur. Pour l’humeur des groupies, allez lire Bruno Roger-Petit au Nouvel Obs’ c’est . Vous observerez que le thuriféraire en question a intelligemment coupé la photo officielle pour n’en garder que le buste (Chirac itou…) ce qui change tout. Belle illustration de la lecture du réel par ces braves gens…  

"Eléments de langage" du changement c’est maintenant.


Le changement démocratique est aussi sémantique, le changement de gouvernance se sent dans la nuance…
C’est vingt-quatre heures après les faits que l’AFP (qu’on a connu plus prompte à nous informer en d’autres circonstances) nous informe du fait-divers suivant :

Trois jeunes juifs d’une vingtaine d’années portant kippa ont été agressés samedi soir vers 18h30 à Villeurbanne à proximité de l'école juive Beth Menahem. Trois individus les ont d’abord insultés en référence à leur religion et bousculés avant de recevoir le  renfort d’une dizaine d’autres personnes armées qui les ont assaillis en les frappant à coups de barre de fer et avec un marteau. Selon le ministère de l'Intérieur, les agressés qui ont récolté diverses blessures à la tête, une plaie ouverte au crâne et une blessure à un bras, sont ressortis le soir même de l'hôpital avec cinq jours d'ITT. Rien de bien sérieux, donc...
La police a dû ouvrir une enquête et un responsable policier a déclaré à la presse "On cherche les auteurs dans la plus grande discrétion" Par ailleurs, évoquant le fait que les agresseurs semblent être d'origine maghrébine, le président de la Licra a appelé à "se méfier du délit de faciès"… Rien de nouveau sous le soleil, si ce n’est la nette augmentation de fréquence…

Comme c’est devenu la coutume en dépit de la triste banalité de la chose, le ministère de l’Intérieur se devait de pondre un communiqué, généralement copié-collé des précédents et le ministre en personne de faire une déclaration adaptée en réponse aux questions que ne manquent pas de lui poser les journalistes.

Qu’il s’agisse de formules personnalisées au cas par cas ou standardisées reprises dans des protocoles de communication préétablis, il faut garder à l’esprit que les mots utilisés dans ce genre de prose ont toujours été bien pesés et initialement pondus ou validés, sinon par le ministre lui-même, du moins par un conseiller de cabinet en charge des éléments de langages
Du fait du changement complet qui vient de se produire dans l’exécutif, tant au niveau des orientations que du cheptel chargé de les mettre en musique, il est intéressant de s’attarder sur les mots nouvellement utilisés :

- D’abord, le communiqué omnibus du ministère de l’Intérieur : "Manuel Valls assure de la mobilisation totale des services de police sur place afin que les auteurs de cette agression soient, comme le prévoient les lois de la République, interpellés et mis à la disposition de la justice"

L’incise soulignée est une nouveauté dans ce genre de communiqué. Sans elle la phrase déjà longue se suffisait à elle-même. Dans un Etat de droit, on pourrait penser que l’ajout est inutile, voire un chouïa redondant, car allant de soi. Vous allez me dire que si ça va sans dire, ça va mieux en le disant. Certes. Mais pourquoi ? Pourquoi ce nouveau besoin de précision ? De rappel ?
L’apparition de cette incise peut être lue et interprétée au moins de deux façons :
1° Comme un vigoureux rappel à la Loi qui s’inscrit farpaîtement dans l’image de rigueur qu’on veut donner de Manuel Valls (du moins jusqu’au 17 juin…)
2° Comme un mot d’excuse à l’adresse des agresseurs présumés et de leurs proches souffrant d’odieux amalgames : "- Que voulez-vous, on est bien obligé, c’est malheureusement encore comme ça ici et on n‘y peut rien…" (peut-être que Taubira va pouvoir vous arranger ça mais laissez-nous un peu de temps…)  
Bref, l’équivoque est subtilement maintenue tant le changement prend du temps… On notera accessoirement que "interpellés" est plus doux que "arrêtés" et que le remplacement de traduit devant" par "mis à la disposition de" respecte mieux l’indépendance de la Justice et sa libre appréciation de renvoyer ou non devant une de ses instances…

- Ensuite, la déclaration attribuée au ministre lui-même : Qu’il rappelle "sa détermination à lutter contre toute agression à caractère religieux" ne nous étonne pas. C’est l’antienne habituelle qui permet de noyer les spécificités des pogroms anti-mosaïques et le racisme anti-juif dans le magma fumeux et imprécis du croquemitaine avec le racisme anti-arabes-noirs et autre islamophobie… Le mot racisme étant d’ailleurs désormais imprononçable (du moins dans ce genre de cas…)
Le plus remarquable, en revanche, la pointe du propos du ministre, c’est : "Ces actes d'une extrême gravité sont une agression délibérée contre la République, contre notre modèle républicain…" Exit les personnes victimes et ce qu’elles sont. C’est avant tout une atteinte au système. D’une certaine façon, c’est vrai. Mais cette pirouette sémantique ne vise manifestement qu’à faire l’impasse sur la vraie nature de l’agression pour désigner comme seule victime Vivrensemble™ ; Vivrensemble™ qu’il nous faut donc défendre envers et contre tout…

dimanche 3 juin 2012

Brèves de groupies du Normal-Band Orchestra…


Finalement, je crois que je vais rester "tuned" sur France Cul’…

Contrairement à mon douar de cantonnement où, comme je l’ai déjà expliqué, je quitte le radioréveil sitôt libéré des bras libidineux de mon pote Morphée, dans mon douar d’élection en revanche, j’appuie machinalement chaque matin sur l’espèce de briquet qui allume le poste pendant mon petit dej’ sur la terrasse…

- Hier matin, donc, j’écoute distraitement en fond sonore la pétasse de service qui causait de la rencontre à Paris entre Vladimir Poutine et notre cher Président. Pour cette fois le café n’a pas inondé la table après un détour par mes fosses nasales… En effet, il a fallu que je pose mon bol, que je me prenne la tête dans les mains et que je me répète trois fois pour m’en persuader l’anodin membre de phrase que je venais d’entendre. Textuellement ceci :

"François Hollande a une fois encore fait preuve de fermeté…"

Jusque tard après dissipation des brumes matinales, j’ai vainement cherché l’indiscutable occasion précédente où le champion revenu en 3° semaine avait déjà fait preuve de fermeté. Occasion qui m’a très certainement échappée en raison de mes œillères aussi sélectives que nauséabondes. A moins que ce fut dans le cadre de la distribution à huis clos des portefeuilles ministériels… Mais bon. Ça valait le coup d’écouter France Cul’, d’autant que ce n’était pas fini :

- Ce même matin, Finkielkraut recevant Michéa, le poste resta ensuite allumé en fond sonore. Un oubli. Cela m’a permis de saisir au vol quelques bribes de l’interview de je ne sais quel syndicaliste ayant participé l’autre jour à la rencontre entre Ayrault et les syndicats. Et j’ai pu entendre le gus nous annoncer le scoop :

"François Hollande envisage de constitutionnaliser le dialogue social…"

Mais c’est une manie chez ce mec ! Une manie ? Que dis-je, une psychose ? Une pathologie ? Aurait-il besoin de passer sur un divan ? Ou alors, le type étant loin d’être con, il est en train de nous préparer mine de rien un train de réformes constitutionnelles ne coûtant pas un rond budgétaire à nous faire avaler en "vote bloqué" : L’inscription dans la Constitution du dialogue social, du vivrensemble™, de la parité, du mariage gay (mais pas du concubinage hétéro), l’éviction du mot race, etc. auxquels aucun couillon n’osera s’opposer. Mais en faisant passer, noyé au milieu, l’interruption volontaire de vieillissement dans-la-dignité, la loi de 1905 étendue à l’Islam, les langues de la République, le droit de vote à tout guignol de passage, voire l’inscription des dérapages de comptoir au nombre des crimes contre l’humanité…

- Pour en revenir aux propos esbaudis des groupies du nouveau régime, je me suis récemment payé une franche rigolade en lisant je ne sais plus où (l’AFP, Elle.fr ou Rue89, c’est pareil…) textuellement ceci : 
"Cécile Duflot, en sortie du premier conseil des ministres du gouvernement Ayrault, attendrit Vincent Peillon."
« Le 17 mai, pour le premier Conseil des ministres de sa vie, Cécile Duflot est entourée, ordre protocolaire oblige, par Vincent Peillon et Michel Sapin. »
« A la sortie, la n° 7 du gouvernement de Jean-Marc Ayrault a ensuite eu droit à un petit échange avec le ministre de l'Education nationale. "- On m'a dit que tu étais dure, mais tu es vachement émue, en fait !" lance Peillon. Réponse de Duflot : "Oui, les écologistes ont un cœur..." Et de préciser, plus tard dans la journée : "Un cœur qui n'est pas en tofu!" » 

C’est vrai qu’ils sont chou ! Et rose bonbon avec ça ! Ce sont vraiment des bisounours attendrissants !
Ça au moins c’est du journalisme !

* La carte postale d’illustration du billet n’a rien à voir, encore que… Elle a suscité chez moi une vaine interrogation indiscrète : Abstraction faite de toutes formulations diplomatiques, hypocrisie de politesse ou autre "savoir vivre", in petto rien que pour lui, à quoi pouvait bien penser Vladimir en écoutant notre Président, l’oreillette entre le pouce et l’index, en train, assurément, de faire preuve de fermeté ?
[Remarque complémentaire pour mon segment de lectorat abonné à Voici : Vous remarquerez que le nœud de cravate du Président Normal a quand même fait des progrès depuis sa conférence de presse à Kabul avec Karzaï]

samedi 2 juin 2012

Du spectacle, du pop-corn et des jeux…


Pour faire d’une seule pierre deux coups en donnant une préface au roman des législatives et une postface à celui des présidentielles (et peut être un prologue à la pièce de théâtre du quinquennat…), quoi de mieux que de copier-coller ci-après le principal du texte (1) que Denis Tillinac vient de commettre dans la dernière livraison de Valeurs Actuelles ? :
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"Bien que contaminée par un marxisme résiduel, la vision de Debord, l’auteur de la Société du spectacle, garde sa pertinence. On nous a servi presque simultanément deux finales à suspense : Hollande-Sarkozy et Montpellier-PSG.
Pour nous tenir en haleine avant la finale du championnat de rugby, le Tour de France, l’Euro de foot et les jeux Olympiques, on nous refile les divas du Festival de Cannes, la énième tournée de Johnny et le tournoi de Roland-Garros. Les camés ayant toujours besoin que la dose augmente, on nous promet en outre deux autres matchs bien saignants : Mélenchon-Le Pen avant l’été, Fillon-Copé pour la gouvernance de l’UMP au début de l’automne. Ainsi réduit-on les peuples à l’état de supporters hystérisés par le matraquage médiatique. Rien de fondamental ne distingue les sectateurs dépités d’Auxerre ou de Sarko et ceux, comblés, du club de Nicollin ou du parti de Hollande. Les sourires interchangeables de Marion Cotillard et de Najat Vallaud-Belkacem sont en compétition sur le même marché. Peut-être aurait-on tort de s’en lamenter : faute de guerre pour rémunérer les pulsions élémentaires, faute de foi ou d’idéologie pour leur procurer des alibis, nos sociétés sécrètent à titre compensatoire des jeux du cirque.

"Moins nocif que les tueries d’antan, cet “opium du peuple” ne présage rien de très reluisant. Le retour d’un polithéisme primitif diagnostiqué par Chantal Delsol (2) promeut des divinités éphémères, les stars du sport, du show-biz et de la politique, avec les superlatifs jadis dévolus à l’exaltation des sentiments religieux ou patriotiques. Les médias sont commis au renouvellement des stocks de l’imaginaire. Ils croient expliciter le réel ; ils en improvisent des parodies infantiles dont les enjeux symboliques les dépassent. Dans cet univers en trompe-l’oeil du spectacle permanent, les champions sportifs s’en tirent mieux que les gouvernants car tout de même, la suprématie d’un Nadal, d’un Messi ou d’un Dusautoir se prouve dans l’arène ; il est plus difficile de forger un mythe à base d’Ayrault ou de Jouanno. Mais l’âge d’or d’un sportif ne dure pas longtemps, et la métamorphose en héros homériques de petits mecs de banlieue tatoués de partout exige des surdoses de lyrisme. D’où ce côté piège à gogos des liturgies médiatiques. Si Aristote ou le baron de Coubertin revenaient sur terre, ils s’indigneraient que l’on qualifie de joutes démocratiques ou sportives la gigue abrutissante de nos barnums télévisuels. Ils la trouveraient d’une vulgarité innommable.

(…)

"À quoi bon se commettre dans des débats oiseux pour défendre une “droite” si éloignée des songes de chevalerie qui, au mois de mai 1968, m’ont isolé des copains gauchos de ma génération ? C’était un printemps aussi et j’avais fait la belle avec mon Solex, sur des routes désertes, seul, pour fuir les palabres dans les amphis. Avec le recul, je me dis que cette évasion hors la clôture rouge et noire des idées convenues aura été le seul acte politique dont j’ai lieu de m’enorgueillir. À quoi bon passer pour un salaud de réac, décevoir des amis, entretenir des malentendus puisque aussi bien la droite “officielle” a avalisé tous les présupposés de la gauche, et n’en propose en somme qu’une version affadie ? Elle n’a cure de l’agonie programmée de la civilisation occidentale, et du sort que l’Histoire avec une majuscule réserve à la France. Son seul souci est de maquiller devant le miroir des médias une “image” aussi “moderne”, aussi “branchée”, aussi barbouillée d’“humanisme” niais que celle de la scénographie de la gauche. Aussi soumise à l’air du temps. Aussi immergée dans la société du spectacle, mais avec les balourdises du comédien amateur qui déclame à contretemps des tirades mal apprises."

Denis Tillinac
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A la haute époque de la Rome antique, les Ludi comprenaient les courses de chevaux, l'athlétisme, la boxe et même du théâtre où les acteurs portaient des masques. Les combats de gladiateurs relevaient du vulgaire et avaient lieu à part. Ce n’est qu’à partir de Caligula qu’ils furent intégrés aux Jeux où ils occupèrent une place de plus en plus majeure et appréciée par tous. Et vint la décadence… Caligula voulait élever son cheval au rang de sénateur et les citoyens de l’Urbs avaient le pain et les jeux. Ils adoraient ça…

Aujourd’hui, les citoyens acurabas aux ventres pleins grignotent du pop-corn en regardant TF1. Et ils adorent ça…
Le Président descend les Champs Elysées en voiturette électrique. On ne lui jette pas encore de cacahuètes…

(1) C’est ici
(2) cf. VA daté du 31 mai…

vendredi 1 juin 2012

Et de dix !


1° juin : Journée internationale des enfants.
 
Ils ont fait le job, cébien. En fait c’était hier… Du coup le grand-père s’est allumé une clope vu que ça tombait pour la solennité de la Journée mondiale sans tabac. D’autant que la nouvelle de ce bonheur familial a été pour lui l’occasion de découvrir qu’il n’avait plus de whisky dans ses montagnes…
 
On reparlera demain des élections et autres conneries. J’ai juste noté que la veille du second tour, ce sera la Journée mondiale de l’enfant europ africain… Z’ont de la chance, mais bon... Aujourd’hui c’est relâche…