"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

dimanche 20 mai 2018

Le club des 5 pour sauver l’Europe…


Entendons-nous bien : Quand je dis "l’Europe", c’est ici une façon elliptique de parler de l’Union Européenne, pas de l’Europe…

Et cet Europe "institutionnelle", ne sachant dorénavant plus à quoi elle sert faute de savoir ce qu’elle est, se contente de justifier son existence en pondant du texte sur le calibrage des œufs et ces sortes de choses, en s’instituant – en interne - en instance d’arbitrage de contentieux d’épiciers et – en externe et pour le fun – en parlant-avec-la-bouche sans plus d’effet que le fugace et léger trouble provoqué à la surface de l’eau par le chien crevé dérivant vers une hypothétique station d’épuration…
Bref, tenir le rôle du mort autour de la table de jeu du monde – qui-est-tragique, ne l’oublions pas – ça va un temps par mer calme. Par les temps qui courent (Islam, Remplacement, Moyen-Orient, Chine, Trump, Russie, Corée, Iran et j’en passe à court terme sans parler de Israël-Palestine pour encore le long terme), non seulement cette Europe-là nous ramènera progressivement mais fatalement au niveau de Nauru (*) tant les autres n’ont aucune raison de nous faire des cadeaux, mais elle nous tue à brève échéance !

A ce titre – et plus encore avec le Brexit et l’ostracisme manifesté à l’égard du groupe de Visegrȧd – le vieux mythe du Couple Franco-Allemand est devenu à la fois un carcan réunissant pour la galerie deux époux aux intérêts totalement divergents et un boulet qui bloque définitivement tout espoir de réforme du machin dont parlait De Gaulle !

Comme il est bon de ne jamais s’arrêter d’espérer, de cogiter, d’imaginer et de… rêver, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à lire le papier publié jeudi dernier par le club Ligne Droite.  Ce n’est pas une invitation, c’est un ordre… 



Reste à savoir si nous serons foutus de nous donner des dirigeants ayant la volonté, le courage et les vertus nécessaires pour renverser la table…  




lundi 14 mai 2018

Les poules au balcon !


Ce samedi, bras dessus, bras dessous, 82 stars et professionnel.le.s du cinéma ont "monté les marches" comme un seul homme, en troupeau, pour inaugurer le tapis rouge avec discours et slogans réclamant la parité et l’égalité salariale dans le 7° art.  C’était beau. Et la presse de s’esbaudir devant cette montée des marches "100% féminine" pour "le premier Festival de Cannes post-Weinstein." Oui, post-Weinstein…

Première remarque : On ne dira jamais assez à quel point le dénommé Harvey Weinstein est important. Il incarne un changement d’époque et marque un tournant métahistorique justifiant un nouveau chiffrage. Nous serions donc en 66 après-Weinstein (si tant est qu’on retienne sa date de naissance comme nouvelle Nativité et je prends le risque) et la bataille de Marignan a eu lieu en 437 avant-Weinstein. Je m’égare ? – Pas vraiment tant la moitié femelle de l’espèce humaine semble avoir plus changé qu’en x millénaires depuis que Weinstein est advenu et a délivré son, euh… enseignement. Mais bon, oui, je m’égare.

Revenons au festival de Cannes. Or donc, en tête aux marches du Palais, Cate Blanchett soi-même, Présidente du Jury et Agnès Varda, "figure du cinéma d’auteur français" [dixit le journal, donc c’est vrai] ont fait chacune le même beau discours, l’une en anglais, l’autre en français, pour nous expliquer toussa. Agglutinées autour d’elles, il y avait du beau linge :  Salma Hayek, Claudia Cardinale, Kristen Stewart, Marion Cotillard, Léa Seydoux et le complément nécessaire d'autres actrices, productrices, monteuses, décoratrices, distributrices, etc. pour en avoir 82 (QSP comme sur les notices pharmaceutiques) Ceci pour symboliser les 82       films réalisés par des femmes invitées en compétition depuis la première édition, selon les organisateurs. Soit moins de 5% des sélections cumulées en plus de 70 ans d'existence du Festival. Que c’est beau ! 

Un événement inédit dans l'histoire du Festival, répètent en boucle les pisse-copies des médias d’information… "Nous mettons au défi nos gouvernements et nos pouvoirs publics pour appliquer les lois sur l'égalité salariale", "Nous mettons au défi nos institutions pour organiser activement la parité et la transparence dans les instances de décision" comme elles causent ces dames. Et cette journée "100% féminine" sera suivie dans les prochains jours par des débats et des engagements concrets…

Bref, Françoise Nyssen, notre Sinistre de la Kultur, et sa collègue de Suède pour faire bon poids, ont annoncé "un plan pour soutenir financièrement les jeunes réalisatrices du monde entier."  Gageons que, quelle que soit la qualité des projets présentés, nous allons très prochainement avoir une parité parfaite dans l’octroi des avances sur recettes entre les demandes d’origines mâles et femelles. De toutes les façons, c’est le contribuable qui fait l’avance ; et qui paie au final si le succès commercial n’est pas au rendez-vous.  

Sans oublier l’inévitable Marlène Schiappa, si nécessaire secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes femmes-hommes. Elle aussi avait fait le déplacement sur la Croisette pour déclarer : "- Cannes est un endroit qui doit être sécurisé pour les femmes." Elle n’a parlé ni de Trappes ni de la largeur des trottoirs…

D’où une autre remarque : Comme toujours, elle cause pour ne rien dire. Pas plus qu’ailleurs Cannes n’a besoin d’être sécurisé pour les femmes. Elles ne risquent guère d’agressions létales :  Ce sont essentiellement les porte-couilles qui sont visés par le couteau des égorgeurs ; les femmes, elles, sont une ressource préservée comme cheptel à razzier…

Mais sans doute suis-je encore en train de m’égarer…