"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

samedi 7 janvier 2012

Que peut bien faire le taureau chez le dragon ?

L’autre jour, il tombait la patate de neige et je suis resté bloqué chez moi, contraint d’attendre le soir que le chargeur sur pneus du fils M. puisse venir me dégager. Peu enclin à sortir les raquettes pour ne pas enfoncer jusqu’aux genoux et bien que n’ayant plus de pain j’ai donc passé la journée seul à bricoler et flemmarder devant le feu avec d’autant plus de sérénité que le vin et les clopes ne manquaient pas. Ce que faisant, j’ai distraitement feuilleté divers magazines abandonnés là par une des femmes du clan lors de son séjour pour Noël. Parmi ceux-ci, il y avait (la honte m’étreint) …Gala.


Poussé aux dernières extrémités par le désœuvrement, j’en suis venu à lire mon horoscope… Ne m’étant jamais intéressé à l’astrologie (trop compliqué pour moi) je m’étonne toujours devant l’intérêt que portent nos contemporains à leur horoscope ; intérêt manifeste au vu de la place tenue dans la presse par ces rubriques.

En plus, si l’astrologie dite "occidentale" n’est déjà pas simple, aujourd’hui tout se complique… En effet la pulsion xénophile, l’ouverture aux autres cultures et autres poncifs contemporains conduisent désormais à faire grand cas de l’horoscope chinois…

Sachant que pour les chinetoques nous entrons le 23 janvier prochain dans l’année du Dragon, grande était la tentation de faire croiser par les experts les influences des astres avec celles de ce brave dragon sur les signes du zodiaque bien de chez nous. Et revoilà Gala…


On ne lit jamais assez Gala pour parfaire son instruction.


Le Plouc-em’ - vous serez sûrement heureux de l’apprendre – relevant de la maison du Taureau, je me suis naturellement et égoïstement contenté d’éplucher le chapitre consacré à ce fruste mais viril bovidé :


Le chapeau général concernant les taureaux commence ainsi :


Cette année du Dragon vous offre un bonus si vous êtes artiste, auteur de pièces, scénariste ou si vous possédez un théâtre… Les autres ont intérêt à s’ouvrir à une vision plus bohême de l’existence…


Me voilà donc habillé pour l’hiver…


Et d’ajouter que les mêmes autres auront aussi intérêt à renoncer à juger les excentriques et les mystiques, même s’ils ne les comprennent pas…


Même si… ce qui laisse entendre que c’est exceptionnel cette année et seulement pour les Taureaux. Les grosso modo 11/12° de la population cette année (et tous l’année prochaine) pourront continuer à les juger en ne les comprenant pas… D’autre part, si j’ai bien compris, je dois m’attendre à voir prospérer cette année les œuvres scéniques et bien me garder de juger celles que je ne comprends pas (Castellucci a de la chance…) Mais peut-être que je verrai émerger une nouvelle Thérèse d’Avila…


Je fais ici l’impasse sur les rubriques détaillées concernant l’amour, le travail, l’argent et la santé. C’est en principe personnel et on n’est jamais assez prudent…


En revanche, j’ai appris un tas de choses vachement utiles dans la synthèse conclusive qui m’informe sur mes compatibilités astrales :


Le Chien hypersensible et anxieux est mon meilleur partenaire en amour (surtout s’il/elle est Vierge ou Capricorne) – Le Lièvre forme également un bon couple avec moi, ainsi que le Dragon, le Serpent et le Coq – Le Buffle est un ami précieux, ainsi que le Cheval – Mon meilleur ami sera la Chèvre (surtout s’il/elle est Scorpion…)

Et, surtout, surtout, j’apprends que :

Il vaut mieux que je collabore ou m’associe avec le Tigre…


Putain ! C’est un sacré bordel dans l’Arche de Noé ! Si tous ces bestiaux et bestioles ont bien compris le chapitre de leur manuel d’SVT sur le genre, j’ai intérêt à approvisionner la kalash, à garder mon pantalon la nuit, à bien fermer ma porte et à ne dormir que d’un œil. Mais ça, vu ce qui nous attend en 2012 et plus si affinité, je le savais déjà…

vendredi 6 janvier 2012

Principe de précaution…

Traçabilité et risque zéro pour un vivre-ensemble responsable…

Lavez-vous souvent les mains – Ne laissez pas vos bagages sans surveillance…

Cinq fruits et légumes par jour – A consommer avec modération…

E pericoloso sporgersi – Ne pas descendre avant l’arrêt complet…

"Baiser" peut nuire à votre entourage – Sortez couvert…

"Baiser" crée une dépendance, ne commencez pas…

Si vous constatez un effet indésirable non signalé sur la notice, parlez-en…


C’était un communiqué de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé*.

* [espace publicitaire gracieusement offert par le taulier]


Sensuel ? Fusionnel ? Cul-turel ? Con-sensuel ? Con-fusionnel ?


C’est constitutionnel…. C’est citoyen…


Dura lex sed lex.

Le Monde est ouverture à l’autre et Durex ne suffit pas….

mercredi 4 janvier 2012

Urbanisme infantile…

Au mois de décembre, pendant que le centre ville se garnissait de lampions en vue des fêtes de fin d’année et que la place du Ralliement se transformait en inévitable marché de Noël, la bonne ville d’Angers a pris l’heureuse initiative d’ouvrir les portes d’un immeuble municipal du centre-ville à tous les enfants de ses administrés et de leur proposer des animations autour du jouet (c’était de saison…) Il y avait des ateliers de dessin, de jeux de société, et même un coin dînette et poupées à côté des petites voitures et outillages de travaux publics en dépit du principe de précaution et des risques encourus par le genre, mais on ne se refait pas forcément…

Et puis, il y avait surtout un grand espace dédié, semble-t-il, à l’éducation des mouflets.

Ceux-ci étaient conviés en préliminaire à une sorte de briefing des combattants avant la montée au front… Là, de gentils emplois-jeunes en sur-liquette rouge expliquaient aux mômes la mission citoyenne qui allait être la leur : Construire la ville de Bon air [ou de Bonheur, ou Débonnaire. Un peu sourd et planqué derrière un pilier, le Plouc-em’ de la 5° colonne ennemie n’a pas forcément tout compris…]


Nantis de leur feuille de route, les mômes s’attaquèrent courageusement au chantier.

Pour ce qui est de développer la créativité, dans le cahier des charges implicite donné aux mômes il s’agissait manifestement de recréer leur ville d’Angers comme on leur suggérait qu’ils voudraient qu’elle soit.

De part et d’autre de la Maine symbolisée par un ruban bleu, les mômes pouvaient organiser leur imaginaire autour du réseau des rails du tramway représentés en planchettes Kapla, réseau à l’évidence structurant, forcément structurant…

Pour se faire, ils disposaient d’un stock considérable de ces petites planchettes Kapla.

Mais ce n’était pas tout. Afin de valoriser le bâti fruit de leur imagination, les constructeurs de Bon air étaient vivement incités à l’agrémenter de compléments indispensables mis à leur disposition en quantité sur une petite table. Il y avait là [liste exhaustive] : - pistes cyclables - panneaux solaires - toitures végétalisées - jardins partagés - réservoirs d’eau de pluie - composteurs collectifs - points de tri sélectif - feux rouges solaires ­­- réverbères solaires et… des éoliennes comme s’il en pleuvait…

Deux urbanistes en herbe bestialement classiques ont alors consciencieusement entrepris de reproduire le château d’Angers (en haut à gauche sur la photo) Pour schématique qu’il soit, le résultat était somme-toute symboliquement reconnaissable. Mais il manquait un truc, ce je-ne-sais-quoi qui différencie sans doute la Joconde de la présentatrice météo de BFM-TV (ou d’Audrey Pulvar si vous préférez)… Non, ça n’allait pas ! Après mûre réflexion, le visage de l’un des jeunes bâtisseurs s’est éclairé. Comme dans les vieux illustrés de Donald et Picsou, le Plouc-em’ a fugacement mais nettement aperçu l’ampoule basse consommation qui s’allumait au-dessus de la petite tête blonde qui avait trouvé ce qui manquait : Les éoliennes ! Chaque tour du bon Roi René a eu la sienne… Sûrement, ce jeune garçon a de l’avenir…


"En construisant, on se construit soi-même." disait Tom van der Bruggen, le créateur de Kapla soucieux de maximiser sa marge sur la surproduction de bois nordiques…
Et comme l’a écrit la directrice de Kapla France : "Le bâtisseur KAPLA est bâtisseur de l’Éphémère. L’œuvre finit toujours par s’écrouler. Reste le petit tas de planchettes, à nouveau disponible pour une création nouvelle..."


Pourr nô bétites zenffants, zent mille emblois werrtes et turrââples môa Efa che grééer !

lundi 2 janvier 2012

Le compteur de la mort…

En lisant les commentaires suscités par le compte-rendu aussi instructif que décevant du réveillon fort négligé de M. Goux, j’ai relevé que l’ami Farr avait "de plus en plus de scrupules à souhaiter la bonne année, puisque c'est un pas de plus qui nous conduit au cimetière."


Du coup, j’ai repensé à mon beau-père (la paix à son âme, il a dû la trouver maintenant…) Un jour, ce vieillard aussi hypocondriaque qu’autocentré nous avait envoyés à la figure avec cette véhémence théâtrale où il excellait : "- Vous ne vous rendez pas compte ! Je n’ai jamais été aussi près de la mort !" Et moi de lui répondre : "- Moi aussi, figurez-vous ! Et c’est pas nouveau ! J’ai le même problème ; depuis moins longtemps que vous, certes, mais depuis aussi loin que je m’en souvienne, je n’ai jamais eu l’occasion de connaître un seul instant où j’en ai été moins près…"


C’est curieux comme certains se font une pendule normande de cette question aussi banalement ontologique.

"Je n’ai jamais été aussi près de la mort"… Je me demande bien qui, même encore dans le ventre de sa mère, a pu rétorquer un jour : "- Pas moi, M’sieur !"… Bien sûr, il y a des moments privilégiés pour oublier (fugacement …) cet état essentiel, par exemple en faisant l’amour (pour de vrai) ou en faisant oraison (pour qui y arrive…) Bien sûr, l’homme moderne en général et egobody en particulier veille à ne pas laisser vide sa poche de perfusion de divertissements, mais ce n’est là que neuroleptiques…


Pourtant, nous avons une chance incroyable : ne savoir ni le jour ni l’heure ! Imaginez que ce soit l’inverse : Qu’on ait chacun notre compte à rebours !


Dans M le maudit, ce vieux film en noir et blanc de Fritz Lang visionné en mauvaise copie de ciné-club, il y a ce passage vers la fin où l’alarme se déclenche. S’en suit alors la course des malfrats s’acharnant tant qu’ils le pouvaient encore à fouiller fébrilement tous les recoins obscurs du labyrinthe des greniers de l’entrepôt à la recherche du serial-killer. Tout cela s’accompagnait de l’aboiement lancinant du chef ou du guetteur :

"Sie haben nur fünfzehn Minuten ! Sie haben nur vierzehn Minuten ! ... Sie haben nur zehn Minuten ! ... Sie haben nur zwo Minuten ! ..."


Imaginez un peu le truc ! La panique à bord. DSK comptant mentalement le matériel qui lui reste à consommer ! Béachelle se tordant les mains en pensant à tous les oracles à la con qu’il n’aura pas le temps de délivrer ! Les compagnies d’assurances qui se gavent sur les primes personnalisées, les bébés-présidentiables dont les rêves pour 2017 ou 2022 s’effondrent, …

Même le Plouc-em’ aurait sans doute jeté aux orties cette devise qui état la sienne pour tout avec Mme Plouc : "Le plus vite possible sans se presser…"


Nous n’avons jamais été aussi près de la mort sans tic-tac… Joie !

dimanche 1 janvier 2012

Les vœux du Plouc pour 2012…

Que cette année encore le Patron nous ait en Sa Sainte Garde, que Son Esprit nous guide et que Son Fils continue à emmerder les cons…

Ça va faire un peu bis repetita mais pourquoi pas ? Les fondamentaux (pas ceux de l’Euro, les vrais…) sont inchangés et l’Espérance est éternelle…

A vous donc, mes chers visiteurs et commentateurs, mes confrères et voisins réacs (parfois plus et parfois moins) de la so genannt Réacosphère élargie, tous ceux qui sont mes proches, même s’ils sont lointains, en cette année nouvelle qui s’annonce rock’n roll mais pas seulement, je vous souhaite surtout de garder l’Espérance dans votre cœur et jusqu’au fond de vos tripes. A part ça, je forme ou renouvelle pour nous tous un tas de vœux pas toujours raisonnables sur lesquels je ne vais pas m’étendre car vous devez bien avoir votre petite idée sur ce qu’ils sont…


Juste un souhait parmi d’autres à titre d’exemple : Vous vous souvenez de ce guignol qui a dit un jour courageusement : "Nous sommes tous des juifs allemands !" Le genre de provoc’ infantile qui ne mangeait pas plus de pain dans les années soixante que le "caca-boudin !" proféré par un morveux impubère à l’apéro des grandes personnes pour attirer l’attention. On n’était plus en 42…

Et bien moi, je nous souhaite à tous de ne jamais oublier que nous sommes tous des moutons noirs et d’avoir le vrai courage de garder la pleine conscience lucide et assumée que nous serons toujours des moutons noirs…


Et parmi vous tous qui m’êtes proches, il y en a à qui j’assure en vérité qu’ils seront particulièrement présents cette année dans mes pensées et mes prières, ce sont les "chrétiens d’Orient" mais pas seulement, aussi les chrétiens du sud et de bien d’autres lieux…

Voilà pour ceux auxquels il me vient spontanément le désir d’adresser mes vœux. Pour les autres, tous les autres acurabas, c’est à dire les Administrés-Consommateurs-Usagers-Résidents-Assujettis-Bénéficiaires- Ayant-droits non évoqués plus haut, je les invite simplement à se reporter au formulaire prévu à leur intention à l’occasion de mes vœux de l’an dernier…


vendredi 30 décembre 2011

Ethnocentrisme, quand tu les tiens…

Devant ce genre de truc qui fait gagner des sous aux loueurs d’espaces publicitaires, certains se navrent, se chagrinent, se lamentent, s’exaspèrent ; d’autres (comme moi) oscillent entre le sarcasme et l’envie de kalasch… D’autres, enfin, s’esbaudissent : "Oh ! Comme s’est gentil et convivial !"…

Devant quoi ? Devant ces reptations de larves obséquieuses qu’on nous donne à voir désormais à chaque occasion et pas seulement lors du Ramadan…

Les fêtes populaires programmées à l’occasion des réjouissances et animations de fin d’année du calendrier grégorien sont pour beaucoup le prétexte d’en remettre une couche qui, à trop vouloir prouver, nous fait voir le vrai visage des bons apôtres :


Mais de quoi se mêle le SPÖ ? L’avatar autrichien de notre PS nous montre là son total mépris pour les légitimes coutumes et traditions ancestrales de la diversité-qui-est-une-chance-pour-l’Autriche. Grüss Gott !

C’est gentil de souhaiter à tous de joyeux jours de fête et une bonne nouvelle année à vivre ensemble et à fêter en commun. Mais fêter quoi ? Les adeptes de l’étoile de David en pain azyme comme ceux du Croissant en semoule collante, qu’en ont-ils à foutre de ces fêtes ? Pourquoi vouloir leur imposer comme à la fête des voisins la corvée d’aller, des jours ordinaires pour eux, se mêler et faire risette à ceux qui se reconnaîtront peut-être (en réfléchissant bien) dans cette espèce d’étoile filante en pain d’épice et sucre-glace ?

Ayons d’ailleurs une pensée pour ducon, communiquant probablement austro-bobo et socialo-internationaliste mais néanmoins en culotte de peau, qui a concocté ce présumé symbole d’identité visuelle d’on ne sait trop quoi mais si un peu quand même... Le pauvre a dû transpirer pour respecter le cahier des charges : Etoile de David & Croissant étoilé, no problem, mais pas de croix ni rien de ce genre pour ne choquer personne ! Pas de poisson stylisé des catacombes, ce sera pour plus tard ; et pas même de père Noël Coca-Cola. Alors quoi ?

Bingo ! Certes, l’étoile guidait les rois-mages de la vieille légende du folklore heureusement révolu, mais bon, ça peut passer vu qu’elle guidait de sages étrangers (encore que sage et étranger, ça fait un peu pléonasme…) Le brave garçon a donc recyclé en douce l’étoile en carton humblement recouverte de papier doré qui pend encore au bout d’un fil de pêche au dessus de… comment on dit déjà ? ah oui, la crèche dans des églises vides et les appartements clos de quelques réacs résiduels… Bref, il a fait ce qu’il a pu mais on n’en sort pas…


Bon, je m’égare… Là n’est pas l’essentiel et le torrentiellement scandaleux.


Nos bons apôtres vivrensemblistes réalisent-ils qu’ils nous montrent leur vrai visage de nervis oeuvrant pour la bête toujours féconde ? De nostalgiques nauséabonds des Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire ?

Voyons les choses en face, quitte à désespérer Mélenchon : Avec leur air, mine de rien, de lustrer leur salive à la brosse à reluire sur les bottes de l’Autre, Messie incomparable nous apportant, mieux que l’or, l’encens et la myrrhe, tous les possibles du rêve métissé d’un éternel futur, horizon indépassable, les socialos danubiens veulent absolument imposer avec insistance aux divers qui ne demandent rien (de ce genre…), non seulement de supporter, mais de participer, d’adhérer, d’adopter avec enthousiasme de passéistes us et coutumes locales !


Ces socialistes soi-disant ouverts au multiculturel, ne sont à l’évidence que de vulgaires intégrationnistes qui avancent masqués ! Pire ! Ce sont des assimilationnistes… Cf. Nos ancêtres les gaulois, etc.


A côté de ces odieux suppôts de l’obscurantisme le plus abject, Jörg Haider était à n’en pas douter foncièrement convaincu de la légitime dignité de l’identité de chacun puisque lui, au moins, œuvrait avec ferveur pour le respect de la différence !