"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 29 décembre 2011

La couche-culotte acteur du changement…

Réduire les inégalités liées au genre requiert une éducation appropriée. A cet égard, la Suède nous montre la voie dès avant l’école maternelle. Les crèches développent désormais une éducation asexuée où les enfants apprennent qu’il n’y a aucune différence entre ‘il’ et ‘elle’. Et les parents sont très contents.

Lotta, la directrice de la crèche, au beau visage de prêtresse viking dont le regard se voile parfois subrepticement d’un je-ne-sais-quoi de chienne de garde de Mauthausen, nous explique avec une douceur très pédagogique :


"- Il n’y a rien de mal en soi à dire ‘il’ ou ‘elle’. Mais nous adultes qui les utilisons nous sommes imprégnés de stéréotypes de vieilles traditions. Nous classifions et faisons la distinction entre garçon et fille, homme et femme. Nous voulons prendre de la distance avec ce schéma. Nous voulons que les enfants changent. Mais ils n’ont pas besoin d’être rééduqués, c’est à nous adultes de corriger notre pensée."


Alors ont leur apprend à dire quoi aux mômes ? J’ai cru comprendre qu’ils doivent dire quelque chose qui veut dire ami(e). Faut espérer qu’en suédois ce soit un substantif neutre


Mad…Euh, Mons… Euh… Ah oui ! Chose ! ça va ? j’ai bon ?

Quand la lumière submergea le monde en 1792, pour s’adresser à quiconque et à n’importe qui il fut de bon ton de dire Citoyen ! Or, il ne saurait être question aujourd’hui de dire Citoyenne, ce serait rabaisser la femelle… Alors même que la tendance est à féminiser les noms de profession (docteure, auteure, etc…) Démerdez-vous avec ça…

On observe en revanche que les bolcheviques étaient plus conséquents : Camarade ! Avec mention pour la version fourmis chinetoques ou coréennes : tout le monde avec le même bleu de chauffe érotofuge. On va y revenir…

Ou alors quoi ? Problème…

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2013 : Le Starbuks Café sur la Grand’Place… Il y a du monde. Ici au moins il n’y a pas trop de jeunes, enfin vous voyez ce que je veux dire… Il y a surtout des étudiants et des jeunes professionnels bien propres sur eux. Et très peu de seniors, enfin je ne sais pas avec toutes ces personnes de grande maturité qui bénéficient des liftings, implants et traitements rajeunissants pris en charge par la Sécu et qui s’habillent comme une teen ou Justin Bieber…

L’ambiance est conviviale, c’est à dire décontractée-coincée comme c’est désormais le cas dans tous les établissements accueillant du public depuis l’interdiction du tabac et de l’alcool, la vente exclusive de boissons sans sucre ni édulcorant de synthèse et, surtout, l’entrée en vigueur de la loi sur le Respect comportemental citoyen du vivre-ensemble


Un grand dadais boutonneux cogite :


La fille là-bas, va falloir que je me décide à l’aborder. Faut que je trouve quelque chose… Bon euh - Vous habitez chez vos parents ? Non ! ça ne va pas ! Jamais je ne dirais ça à un mec, enfin à quelqu’un ayant l’apparence de mon genre. Cette formule absconse et surannée, c’est donc seulement pour s’adresser à une fille, enfin à une personne ayant l’apparence de l’autre genre…

Donc, même si c’est involontaire de ma part, en disant ça à cette fille que je ne connais pas, je lui attribue arbitrairement son genre.

Ça ne va pas. De plus, en lui demandant si elle habite chez ses parents, je lui attribue arbitrairement des parents, c’est une atteinte à sa dignité ; peut-être n’en a-t-elle qu’un, ou peut-être trois, ou cinq… Et puis, pourquoi je dis elle, moi ? Pourquoi pas il en pensant mentalement à cette personne ?

J’aimerais pouvoir me confier au Plouc-em’ et lui demander son avis. C’est un vieux schnock qui est malgré tout de bon conseil. Mais je ne le ferai pas car je ne veux pas lui faire courir de risques. Pensez-donc ! Il pourrait tomber sous le coup du nouveau délit pénal : Recel de complicité d’intention de propos discriminatoire !


Bon, c’est pas tout, faut y aller… Alors je lui dit quoi ? Essayons…

"- Euh, Vous ! Puis-je vous offrir un verre d’eau light ?"


Elle (je dis elle faute de trouver mieux) se retourne, le regarde et lui envoie dans les gencives :

"- Toi, tu habites toujours chez tes parents…"


C’est avec des trucs comme ça qu’on en vient à ne plus pouvoir amorcer le préalable nécessaire pour faire des enfants…


Donc, si plus d’enfants, plus besoin qu’ils changent…


No problem…


Juste un truc : Fort de son souverain mépris d’immonde raciste, le bobo nordique construit son rêve en Lego et Playmo sans se soucier des points de vue de Fadéla et de Mamadou.

Mon drame existentiel à moi, c’est que je voudrais tant voir sa gueule quand Karim et Mamadou seront aux manettes et, tout à la fois, je ne voudrais surtout pas…

10 commentaires:

  1. Entièrement d'accord avec votre conclusion : je balance moi-même depuis un bout de temps entre ces deux désirs contradictoires…

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  2. Citoyen, citoyenne est sexiste, mais il existe un synonyme unigenre : esclave.

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  3. Comment font certains, en France, quand on leur donne un exemple suédois pour ne pas pouffer de rire ? Comment ne voient-ils pas que nous n'avons pas plus à apprendre, nous, vieux pays catholique, d'un pays luthérien que des esquimaux ou des musulmans ?

    Il est vrai que nous prétendons vivre en fonction d'une "raison" universelle et que par conséquent, n'importe quelle ineptie pourvu qu'elle prenne une apparence "raisonnable" devient acceptable et partant adoptable. La grande erreur de nos sociétés me paraît plus consister à adopter des attitudes inspirées par un protestantisme gâteux qu'à accepter des diktats islamistes. Ces derniers, une majorité de la population les rejette. En revanche, elle a tendance à trouver de bon aloi les attitudes dictées par le puritanisme Etats-Unien dans sa phase dégénérée. Lesquelles mènent à une tolérance mortifère vis à vis de tout ce qui est étranger et contraire à notre tradition sociale.

    Voilà pourquoi je ne regarde jamais de films américains et je ris quand on me parle de Suède.

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  4. Fadéla et Mamadou cépapareil, cépapareil du tout. Eux y sont gentils passqu'y sont discriminés et qu'ils sont l'Autre auquel nous devons nous ouvrir (et qui est forcément gentil puisqu'on doit s'ouvrir à lui). Donc eux ils n'ont pas à corriger leur pensée, surtout pas! Sinon ils ne seraient plus l'Autre mais le même, et le même cépabien. Vous comprenez?

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  5. @ Aristide - "-Vous comprenez ?"

    - Non !

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  6. Pour éviter les problèmes de genre, jes suggère d'appeler tous les enfants Claude ou Dominique.
    Il restera à convaincre Mamadou et Fadéla, Rachid et Aïcha. Je les pressens réticents.

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  7. Ils n'en sont pas loin, les scandinaves, ils
    s'appellent de plus en plus Fadela et Mamadou.
    Alors on va rigoler dans pas longtemps...
    enfin comme vous dites, pas tant que ça, hélas.
    D'ailleurs, rigoler ça fait mauvais genre,
    comme disait ma grand-mère.
    Amitiés.

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  8. Sur la Suède, si je peux me permettre ça ne date pas d'hier mais ça s'aggrave: http://amiralwoland.wordpress.com/2009/07/03/la-suede-tete-de-proue-de-la-modernite/

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  9. @ Amiral - Pop doit être à la crèche de Lotta aujourd'hui (et l'Indien en maison de retraite?) et on doit lui entrer dans le crâne que ses gonades (M ou F peu importe...)lui ont été "imposées" et qu'il pourra "choisir"...
    Bonjour la puberté chez le psy !

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  10. De toutes façons, ils se patronyment toutes Eva, dans le Nord.

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