"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 30 avril 2012

La solide Albion et son pognon…


Le Sunday Times a publié son marronnier annuel sur les mille personnes les plus riches de Grande-Bretagne. Les natives résiduels de Hackney seront heureux d’apprendre que ces Hazâras (*) d’un nouveau genre ont accru leur patrimoine cumulé de 5% en 2011 pour un total de 508 milliards d’euros. Sur le lot, les 77 plus riches sont tous milliardaires en euros. Mais là n’est pas le sujet.

La Grande-Bretagne nous montre la voie. N’ayant voulu ni de l’Euro ni de Schengen, ils ont quand même réussi à faire très fort en liquidant avec bonheur la totalité de leur industrie, cette chose encombrante, en bradant leurs bijoux de famille, leurs bagnoles leurs bâtisses victoriennes, les rocking-chairs, les tapis et les petites cuillères aux plus offrants. Du coup ils sont riches à la banque, ils ont réalisé !

Pourquoi vous causer de ça ?

Parce qu’à regarder de plus près la liste de ces braves gens, j’observe que le plus riche est Lakshmi Mittal, un Indien ; le second Alicher Ousmanov, un Ouzbek ; et le troisième sur le podium Roman Abramovitch, un Russe…  Puis un 4°, un 5°, un 6°… Ah ! Le 7° est quand même Gerald Cavendish Grosvenor duc de Westminster, dont nul n’ignore le pharaonique empire immobilier au centre de Londres…
Bref, les six plus grosses fortunes du pays sont détenues et contrôlées par des étrangers, sinon en droit du moins en fait. Je veux dire soit par des personnes de cultures totalement exogènes soit par des apatrides de fait mondialisés pour qui les intérêts spécifiques du Royaume-Uni ne sont qu’un paramètre subsidiaire tant qu’il converge avec leur intérêt propre.
Il est d’autre part symbolique que la première fortune "de souche" doive tout au patrimoine foncier et rien de significatif à la production.

Ce n’est pas en Fwance que ça risque d’arriver. Nous, nous avons François Hollande...
   
  (*) Hazâra : ethnie mongoloïde d’Afghanistan dont le nom signifie "les mille" en raison d’une probable (et partielle) descendance des mille cavaliers des armées de Gengis Khan ayant fait souche dans le pays…

5 commentaires:

  1. memento mouloud30/04/2012 22:37

    Franchement, plouc, vous croyez à la victoire du hollandais ?

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    1. Je veux pas !! Je le voudrais tant dans le rôle du vieux sage "leader" de l'opposition que personne n'écoute dans une cacophonie Aubry-Melenchon-Mamère...

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  2. J'aime bien la chute, chacun sa richesse, nous, nous
    avons Hollande!
    Après ça, que voulez vous qu'on ajoute?
    Amitiés.

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  3. les azaras sont aussi des chiites , enfin , supposés tels
    dans un pays sunnite....ça déménage....
    ma femme a une copine iranienne ( enfin , si peu, autoarrachée d'iran à l'âge tendre de 16ans , après l'arrivée de gros-ménie , après un passage en prison -iranienne , la prison- et ayant vaillament poursuivi sa vie et ses études en vronze, ce qui n'est pas le moindre de ses mérites , faut dire qu'elle appartenait à la prominenz , ceusses dont les papas ont , comme le mien, bénéficié d'un voyage en Hallemagne victorieuse sauront de quoi je cause) , bref , sa copine est dite azara
    je me pense que c'est une erreur
    ne pourrait elle pas être azéri ?
    quoique azara...il y a peu de l'afgha à l'iran , et la haute bourgeoisie accepte de bon gré ses alter égo d'où qu'ils viennent...

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    1. Oui, ça me surprend que l’Iranienne que vous décrivez soit Hazâra. Il y a une diaspora hazâra mais partout ultra minoritaire. Ce n’est un groupe (très) visible qu’en Afgha’, surtout au centre très rural du pays et ils sont effectivement chiites. Ils ont toujours quelque chose de mongol dans le faciès. Et s’ils y sont mieux traités aujourd’hui, c’est toujours la "basse classe" des portefaix. Il y a quarante ans le "batcha" ("garçon" : boy, domestique, cuisinier…) de mon logeur à Kabul était un Hazâra de 15 ans nourri, logé, (blanchi ?) gagnan 5 francs par mois… Aucune famille hazâra n’aurait imaginé accéder à la bourgeoisie en 2 ou 3 générations.
      Votre Iranienne a effectivement plus de chance d’être Azéri, donc plus proche des Turcs que des Persans mais il y a une importante minorité Azéri en Iran, y compris dans la bourgeoisie.

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