"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 15 avril 2012

Le thanato-facteur batave ne sonnera qu’une fois…

Par un effet du hasard où la Providence n’est pour rien, ce billet arrive à point nommé à la suite des deux précédents.

Comme le troisième volet d’un triptyque, il parachève le tableau… Ouais, jusqu’à la prochaine ; j’attends de voir…


Comme je l’écrivais vendredi, l’IVG post-natale porte les espoirs d’un avenir radieux repoussant la frontière comme autrefois celle du far-west jusqu’à se noyer dans les eaux du Pacifique.

Et comme je l’écrivais samedi, l’une des plus grandes avancées de la civilisation réside dans l’extension continue de l’assistanat par la mise à la disposition de chacun de toutes les prestations jugées normales, de telle manière que l’usager soit le moins possible contrarié par la nécessité de se bouger le fion.


A cet égard, accessoirement soucieuse de favoriser la création d’emplois, Big Mother s’évertue depuis une bonne décennie à développer les services à la personne. La Fwance a même fait de ce concept une qualification juridique spécifique ouvrant droit à une exonération d’impôts. Sont bien sûr regroupés sous ce vocable toutes les nobles missions visant à assister les personnes dans les tâches quotidiennes à leur domicile, qu’il s’agisse de garde d'enfants, de soutien scolaire, de ménage ou de jardinage, d’aide à la mobilité, de téléassistance, etc. D’ailleurs, lorsque j’ai acheté mon nouvel ordinateur, voyant ma tronche de vieux schnock à l’obsolescence prochaine, le vendeur de la FNAC avait fortement insisté pour me fourguer une heure d’assistance à domicile pour la mise en route de la bête en me faisant miroiter l’exonération fiscale… C’est bien… Mais est-ce suffisant ? Qui oserait contester qu’ "On a encore de gros progrès à faire sur l’accompagnement" ?


Comme souvent dans les domaines du cocooning sociétal, les Pays-Bas ne cessent de nous montrer la voie du progrès.

Z’ont raison, ça leur donne un peu de visibilité à ces Pays-Bas si bas qu’on en voit plus guère que les multinationales basées à Londres, le monopole du négoce de fleurs en gros, les caravanes de caravanes sur nos autoroutes au mois d’août et certains spécimens de natifs qui, dans mon douar d’élection, se révèlent autrement plus insupportables que les ritals ou les russkofs ; et même que les rosbifs, c’est dire ! Sans parler de l’homonyme déjà pré élu que l’on sait, mais là je dois reconnaître qu’ils n’y sont pour rien… Et je m’égare…


Les Pays-Bas, donc, nous ont devancé (mais ça va s’arranger) dans l’assistance à la personne à domicile :

Depuis le 1° mars 2012, six équipes du NVVE, association néerlandaise comme son acronyme l’indique, sont opérationnelles et sillonnent le pays. Non, ce ne sont pas des cyclistes. Composées d’un médecin à temps partiel (sic) et d’une infirmière disposant du nécessaire pour "l’ultime traitement", ces braves gens se déplacent sur demande à domicile. Leur job est d’être à la disposition des malades en fin de vie dont le médecin traitant refuse d’accéder à leur demande de solution finale dans la dignité


Aucune inquiétude à avoir, non seulement l’euthanasie est chose légale depuis déjà dix ans en Batavie, mais l’initiative du NVVE est un progrès qui a été expressément et vivement approuvée par la ministre de la santé publique, du bien-être et des sports. Le bien-être est louable. Et les sports, c’est important vous savez…


Bien sûr, les grincheux de la Société royale de médecine ont exprimé quelques réserves au motif de la mise à l’écart du médecin traitant au profit d’un collègue payé aux pièces ne connaissant pas le patient. Mais il ne s’agit là que d’une réaction corporatiste d’arrière-garde…


D’ailleurs, un service similaire existe déjà aux Pays-Bas, depuis bientôt trois ans et à la satisfaction générale, pour l’euthanasie à domicile des animaux de compagnie. J’voipapourquoi

2 commentaires:

  1. Magnifique, ils ont tout inventé ces Bataves.
    Il avaient déja un service d'assistantes sexuelles pour les handicapés, (les autres étant censés se débrouiller seuls) là nous franchissons une nouvelle étape. Remarquable!
    Il suffirait chez nous de payer les munitions de leurs Kalach à nos braves jeunes de banlieue et ils nous rendraient le même service gratos.
    Je m'étonne qu'Hollande ou Mélanchon n'y aient pas pensé.
    Amitiés.

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  2. Mouais c'est un peu court: le patient-bientôt-libéré doit encore faire l'effort de décrocher le combiné. On risque ainsi de rater des occasions d'aider à mourir dans la dignité.

    Le principe de précaution n'exige-t-il pas des visites préemptives du style "Bonjour M. Plouc, restez assis et détendez-vous, cela ne va plus durer, juste une piqûre, avez-vous votre carte Vitale ?".

    A gerber...

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