"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 10 mai 2014

Mare nostrum et toutes ces sortes de choses…



"Una notizia che ci riempie di orgoglio tutto Italiano."

Oui. Une nouvelles qui remplit de fierté tout Italien… C’est le tweet désabusé d’un rital apprenant que la Marine nationale italienne avait secouru 2247 clandestins dans la seule journée de mardi dernier. C’est la marine elle-même qui l’a fièrement annoncé dans un communiqué officiel. Maipourkoidonc a-t-elle pris la peine cette fois-ci de compiler la récolte du jour de ses différents navires ? Sans doute pour justifier le budget et les trois euros six sous que daigne lui verser l’U.E. au titre de l’opération humanitaire Mare Nostrum.
D’habitude, il faut se contenter des infos partielles recueillis à quai par les correspondants de presse locaux dans les ports de débarquement. Pour ce jour-là, on retrouve le compte de 2247 (cf. la carte). Bien sûr, il ne s’agit que des secourus, c’est-à-dire de naufragés ou, surtout, principalement des naufragés potentiels secourus à titre préventif et passés par la case Marine nationale avec prise en charge en pleine mer…
L’avant-veille, dimanche dernier donc, ce sont 887 autres clandestins qui avaient été débarqués à Trapani après avoir été secourus au sud de l’île oh combien fameuse de Lampedusa. Regardez la carte. En écrivant Le Camp des Saints, Raspail n’avait pas percuté qu’on irait les chercherau sud de Lampedusa. Jusqu’où au sud ?
Finalement, le statut de secouru efface celui de clandestin et offre bien des avantages. il suffit dorénavant d’embarquer sur une coquille de noix assez costaude pour tenir la mer qu’on espère calme et avec assez de carburant pour faire une trentaine de miles marins, soit 10% du voyage. Puis, éventuellement à peine sorti des eaux territoriales tunisiennes ou libyennes, lancer un appel de détresse à la Marie italienne. La suite est gratos, transport, bouffe, soins, couverture et brosse à dents…


Évidemment, ce n’est pas sans risques. En dépit des efforts du programme européen Mare Nostrum, il arrive des drames humains. Faut respecter la chaîne alimentaire. On ne dérange pas la murène ou le mérou quand il digère un reste de Somalien. On n’a rien sans rien…

D’ailleurs, si ça tourne mal, le contribuable rital s’occupe de tout ; le cercueil est gratos ; et même la rose dessus.   
 Antonio de Guevara avait raison lorsqu’il écrivait :

"- La galère offre à ceux qui y meurent le privilège de se passer d’extrême-onction et de n’avoir à payer ni sacristain pour sonner le glas, ni croque-morts pour lever le corps, ni curé pour procéder à l’enterrement, ni maçons pour bâtir la sépulture, ni moines pour dire la messe, ni pauvres pour porter les cierges, ni hommes de peine pour ouvrir la fosse, ni confrère pour avertir la confrérie, ni commère pour coudre le linceul…"

Antonio de Guevara - L’art de Naviguer, publié à Valladolid le 25 juin 1539…

7 commentaires:

  1. Au secours! Hilfe! Aiuto! Help!

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    1. Ça ne va pas ? Faut que j’appelle le 15 ?

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    2. Si l'Europe finance les secours, j'en voudrais bien ma part.

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  2. mais ils vont vider tout le continent sudiste à ce train là ! et remplir le notre par la même occasion

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  3. kobus van cleef11/05/2014 13:18

    J'aime bien la photo du bas
    Avec les cercueils
    Le seul truc qui manque dessus, c'est.... une croix.....
    Ça m'a fait penser à une conversation que j'ai eue avec une de mes employées dont le mari a une entreprise ( petite) de pompes funèbres
    Ce brave homme milite pour tirer ses prix vers le bas au motif que "la naissance et la santé sont remboursées secu j'vois pas pourquoive la mort non"
    Certes

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  4. C'est bien fini l'époque des hommes torpilles de la marine italiennes des capitaines de concordia humanitaires sabordons les !

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    1. kobus van cleef12/05/2014 18:29

      C'étaient les hommes de la décima mas du prince Borghèse
      Au poignet, ils arboraient des officines Panerai
      Et montaient des "cochons" ,des maiiles, comme ils disaient

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