"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 11 août 2011

Philo-matraque & goulag psychiatrique…

Il est vrai que tous les grands penseurs de la philosophie, depuis l’antiquité grecque jusqu’à hier soir sont aussi obsolètes que suspects. De jeunes cerveaux sont heureusement venus renouveler la pensée conceptuelle, approfondir lumineusement les sommets et les gouffres de la cogitatio, décortiquer les doutes et les nuances ontologiques du logos… Grâce à leurs travaux, dans le bruit assourdissant de ses certitudes morales, l’humanité peut rouler de plus en plus vite sur la voie unique de son salut…


J’ai eu cette révélation en lisant l’autre soir sur je ne sais plus quel torchon autorisé la prose d’une autorité intellectuelle dont j’ignorais tout et que j’apprends être de premier plan.


Je veux parler de Vincent Cespedes. C’est un philosophe et écrivain français (je précise, des fois que vous soyez aussi incultes que le plouc-em’) Il a crée la collection ‘’Philosopher’’ aux Editions Larousse. Il intervient régulièrement dans les débats de société et fait des conférences dans le monde entier. Il figure parmi la jeune garde dans un classement effectué par Le Nouvel Obs des ‘’50 stars de la pensée’’ ainsi que parmi les neuf portraits d'intellectuels du XXIe siècle fait par Le Journal du Dimanche. Bref, des références, c’est du lourd…


Pour ne pas mourir idiot, je suis allé survoler sa production pour tenter d’approcher la hauteur cosmique de sa pensée qui constitue dorénavant, me dit-on, un apport fondamental au corpus de la philosophie. J’ai retenu deux courts extraits situés à une encablure l’un de l’autre dans un de ses principaux ouvrages :


« Si l’on observe sans a priori la théorie révolutionnaire de Mai, la voltige festive cède la place à la haute voltige philosophique. Soit par exemple un tract, ‘’Avant-projet d’une révolution culturelle et sociale’’ (Censier), qui transforma mon fiel contre le meilleur antérieur en étonnement et avidité»

(…)

« La force de Mai, force dont nous pouvons hériter, c’est d’offrir un moyen radical pour discuter l’Indiscutable : en critiquer immédiatement la légitimité, par la parole vivante – ce que j’appelle ‘’clasher’’ »


Du coup, l’article de lui que j’avais lu avant hier m’a paru couler de source. Hautement philosophique, il s’intitulait :


Pour en finir avec le national-racisme de l'extrême droite.


Et je ne vous en livrerai que sa phrase de conclusion :


‘’La gauche de 2012 devra être visionnaire, enthousiasmante et inspirée pour promettre une solidarité plus intense que la haine, et convaincre les junkies du national-racisme d’accepter leur cure de désintoxication.’’


Vu les mecs ? Le débat philosophique enfin clarifié valide et légitime la seule et unique philosophie de l’action qui mènera l’humanité vers son apothéose : La seringue et le camp de rééducation pour les asociaux, les pervers et les psychotiques qu’il faut éradiquer… Euh pour leur bien

mardi 9 août 2011

Allumer les vessies, dégonfler les lanternes…

ou l’art de dégonfler les lanternes et… d’allumer les vessies.


Dégonfler les lanternes








Troisième nuit d’émeute et de pillage chez Albion. 450 arrestations et ça ne faiblit pas. Pillages et incendies au programme chaque soir, festival de vitrines volant en éclat et d’immeubles en feu, les pompiers de Londres manquant parfois de véhicules pour éteindre les incendies. Au petit matin, les voitures remplies d'objets volés circulent à grande vitesse dans la métropole… ‘’Ce n'est que le début", estime un habitant de Hackney…

Mais dans sa version en ligne d’hier, le quotidien de révérence nous rassure :

Londres : "L'ampleur que cela prend dans les médias est disproportionnée"

En effet, la seule image qu’il trouve à nous mettre sous les yeux est celle-ci : des jeunes ‘’s’en prenant’’ à des voitures de police dans une rue de Hackney. Des jeunes assez sages, semble-t-il, et des bagnoles de cognes présentes en force et visiblement se marchant sur les pieds…












Pourtant, c’étaient pas les flics qui venaient de vider jusqu’à l’os un magasin de ses bouteilles de bière et de whisky…

Faut dire que LeMonde.fr a lancé un appel à témoignage à ses fidèles lecteurs :

’Vous habitez à Londres, quelle est l'atmosphère sur place ?’’

‘’Depuis samedi, le nord de Londres est le théâtre d'affrontements après la mort d'un jeune. Vous habitez dans la capitale et vous avez été témoin des violences, racontez-nous ce que vous avez vu. Constatez-vous qu'elles s'étendent ? Quelle est l'atmosphère sur place ? Une sélection de vos témoignages sera publiée sur LeMonde.fr.’’

Et LeMonde.fr n’a forcément modéré que quelques soi-disant témoignages nauséabonds empreints de stigmatisation et d’amalgames. Nos expats’ lecteurs assidus du site n’ont pour ainsi dire rien vu de terrible et ‘’c’est triste ce qu’on raconte’’...

Même en direct d’Hackney, rien de bien méchant. Bien sûr, le supermarché n’ouvre qu’une porte au lieu des quatre mais on en serait presque à se demander pourquoi… Hackney, idyllique espace de diversité ! Je me souviens de ses rues le soir (un de mes fils y a habité trois ans) Peu d’asiatiques et de pakis ; ils préfèrent aller ailleurs. 80 % de blacks au moins ; et les cockneys résiduels ne sont que des vieux aux maigres pensions qui ne peuvent pas partir…

Bref, Des monômes de jeunes un peu plus musclés que d’habitude en raison de leur exaspération justifiée… Pas de quoi en faire une pendule normande…

Veiller à maintenir les vessies allumées

Le même jour et presque sur la même ‘’page’’, (non, ils ne se sont pas pris les pieds dans le tapis) LeMonde.fr nous offre du ‘’contenu maison’’, de l’explication, de la mise en perspective, de l’expertise, gnagna etc. :

On n’avait jamais vu, écrivent-ils, des exactions de cette ampleur depuis 26 ans ! (cherchez l’erreur…)

‘‘Il y a 26 ans, c'était déjà la mort de la victime d’une perquisition à son domicile qui avait mis le feu aux poudres Depuis, certes, l'Angleterre a déjà été confrontée plusieurs fois à des émeutes qui "ont changé de nature au travers des époques" à l'inverse du contexte français [ ?? pas d’explications sur la permanence de nature en France depuis 26 ans. Bon, je sens que ça correspond à la montée en puissance du FN…]

"C'est étonnant de voir ce qui se passe actuellement alors que cette configuration de révolte n'avait pas eu lieu depuis vingt ans au moins, observe le ‘’chercheur’’. Dans les années 1980-1990, [l’âge d’or du thatcherisme…] le phénomène fut imputé à des causes sociales, mais sans exclure des facteurs ethniques. Entre 1980 et 1985, les émeutes impliquaient des jeunes issus des minorités, comme à Tottenham en 1985. En 1990, [chute de Thatcher] les troubles touchaient les jeunes de la classe ouvrière du nord du pays, c'est-à-dire une population blanche. Puis, entre 1990 et 2000,[gouvt Major]les violences sont devenues plutôt inter-ethniques ou politiques."

Et notre quotidien de révérence et son chercheur de conclure l’article qui n’apporte aucun ‘’éclairage’’ :

‘’Les événements de ces derniers jours semblent à nouveau poser la question du rapport qu'entretient la police avec les jeunes issus des minorités ethniques au Royaume-Uni’’ Et de ressortir d’un rapport vieux de dix ans : "L'échec collectif d'une organisation à fournir une aide appropriée et professionnelle à des personnes à cause de leur couleur de peau, leur culture ou leur origine ethnique (...) désavantage les personnes issues des minorités ethniques"

Mais "ce qui a commencé samedi à Tottenham, avec des jeunes furieux contre ce qu'ils considèrent être des persécutions policières, a changé de nature" [?] Désormais [désormais ?] les jeunes s'attaquent aux magasins en tout genre. C'était encore le cas ce lundi soir, quand des scènes de pillage ont eu lieu dans le quartier londonien de Hackney...

Le paragraphe final de péroraison s’intitule évidemment :

"UN RACISME INSTITUTIONNEL" What else ?

dimanche 7 août 2011

Un dimanche en chrétienté…

14 heures. Je prends mon café sur ma terrasse et je m’étire dans un mouvement de grand délassement ; un de ces petits moments de bonheur qu’il faut savoir goûter et savourer. Car le bonheur n’est pas un état mais la survenance de moments, souvent fugaces qu’égobody ne sait pas voir, ne peut pas reconnaître, tant il est embourbé en saturation tout à la fois dans son instant présent et dans son rêve métissé d’un éternel futur… D’où, entre autre, ses aigreurs d’estomac et son envie du pénal


Egobody, Béachelle, Laurent Joffrin, Mouloud Aounit, les groupies d’Amy Winehouse ou de Borloo peuvent bien crever la gueule ouverte en bavant leur fiel, Eva Joly éructer, Nicolas Hulot prendre sa température et CSP son Lexomil, moi, je n’en ai rien à foutre : Aujourd’hui je me sens bien


Car aujourd’hui, dans mon douar d’élection, c’est la kermesse paroissiale.


Descente au village sous la pluie ; Météo France nous l’avait prédit : déluge non-stop jusqu’en fin d’après-midi. L’église était quand-même pleine à craquer et un beau soleil nous accueillait à la sortie de la messe pour quelques heures. Sûrement une louche manœuvre de l’Opus Dei…

Sur le parvis, le groupe folklorique et la fanfare municipale étaient au rendez-vous. Sortis après la bénédiction, les jeunes et moins jeunes musiciens qui vont à la messe avaient juste eu le temps de reprendre leur place parmi ceux qui n’y vont pas… Puis, derrière les danseurs et la fanfare, en cortège bon enfant, tous âges confondus, nous avons gagné le parking public fermé aux voitures depuis la veille jusqu’à demain matin (avec les rues barrées et les inversions de sens interdits qu’il fallait, etc.) La, tout autour de l’esplanade, tous les stands étaient en place comme d’hab’ : buvette, pâtisseries, librairie, pêche à la ligne, chamboule-tout, casse-bouteilles, tir, pochettes surprises, mini-brocante, artisanat des bonnes sœurs africaines que la paroisse aide… Et, bien sûr, le four à pain municipal carburait et les premiers diots s’alignaient sur les grilles des grands barbecues collectifs à l’approche de midi…

Au milieu de tout ça, les gamins s’en donnaient à cœur joie, les adultes échangeaient en cherchant à s’entendre malgré les cuivres et les tambours ou faisaient le siège de certains stands. Les vieux tenaient fermement la position stratégique de la buvette… On a beau faire : rien que des caucasiens et je m’en excuse…


Je ne suis pas resté. Je suis descendu à 950 mètres d’altitude prendre un apéro plus sophistiqué en terrasse au bistrot du village. Là, aujourd’hui, évidemment, surtout des estivants temporaires standards non concernés par ce qui se passait à 1000 mètres ; le genre à lire l’Equipe ou Gala et dont les mioches suaient le désœuvrement…


16 heures. Ça y est ! Joffrin et Fourest peuvent être rassurés : Les agents d’influence du Vatican n’ont pas tenu la distance contre Météo France. Dommage pour la fête, dommage pour nos petits jeunes à guitare et saxo qui prennent le relais de la fanfare, pour l’affluence aux concours prévus et aux stands dont la finance paroissiale a bien besoin… Mais il y aura quand-même du monde ; les pluies d’août, ici on a l’habitude. On est pas en sucre…

Mais Joffrin et Fourest ont bien raison de rester vigilants. Il reste encore en France des zones de non droit où l’espace public et ses accessoires municipaux (barrières, tables et bancs, etc.) s’utilisent au profit du financement d’un culte (comment ? Non il n’y a pas d’autres exemples) ; où des personnes morales laïques subventionnées par la mairie (folklore et musique) assurent bénévolement des prestations au même profit ! Où le maire se permet de communier ouvertement tous les dimanches (et pas qu’en période électorale) en dépit de son devoir de réserve de magistrat laïc et sans même avoir l’excuse d’être chanoine de Latran ! Et toussa en l’absence de quota de diversité !

Surtout, surtout, des zones où on ne trouve pas un seul libre penseur (et pourtant il y en a) pour oser attaquer le maire au tribunal administratif ! C’est dire à quel point une chape de plomb doit peser sur le libre arbitre des honnêtes citoyens…


Je ne suis pas redescendu. J’y retournerai ce soir. Pour patauger sous les grandes bâches protégeant (un peu) de la pluie. Pour retrouver quelques potes au dîner sur les longues tables en planches sur tréteaux. Au programme, il y aura gratin dauphinois et jambon braisé sur assiettes en carton et bouteilles de rouge du pays. Surtout, il y aura cette ambiance à laquelle Joffrin et les autres ne comprendront jamais rien. Serrés les uns contre les autres dans le pré derrière le presbytère, ils seront tous là : les essaims de préados, les quadras en couples, en famille, et toutes ces trognes que je situe toutes au moins de vue et qui me rappellent que moi aussi je vieillis. Et c’est bien…


ADDENDUM : 19h40 : Je pars dîner. La pluie a cessé et le soleil est revenu. Merci à la pieuvre vaticane

samedi 6 août 2011

Aujourd’hui, Oblonsky lit Libération…

"Le journal que recevait Stépane Arcadiévitch était libéral, sans être trop avancé, et d’une tendance qui convenait à la majorité. Quoique Oblonsky ne s’intéressât guère ni à la science, ni aux arts, ni à la politique, il ne s’en tenait pas moins très fermement aux opinions de son journal sur toutes ces questions, et ne changeait de manière de voir que lorsque la majorité du public en changeait".


"Pour mieux dire, ses opinions le quittaient d’elles-mêmes après lui être venues sans qu’il prît la peine de les choisir ; il les adoptait comme les formes de ses chapeaux et de ses redingotes, parce que tout le monde les portait, et, vivant dans une société où une certaine activité intellectuelle devient obligatoire avec l’âge, les opinions lui étaient aussi nécessaires que les chapeaux".


Lev Nicolaïevitch Tolstoï dit Léon - Anna Karénine


Les opinions aussi nécessaires que les chapeaux… On comprend mieux pourquoi les multinationales de la fringue et du luxe ont a ce point investi dans les médias…

jeudi 4 août 2011

Chic ! Spiderman is back !

Ce n’est pas une black, euh une blague…


Aujourd’hui, pour le 222° anniversaire de l’abolition des privilèges, USA today nous le dévoile en avant-première :


Marvel va enfin sortir une nouvelle bande dessinée du super-héros piqué par l’arachnide. L’action, il est vrai, se passe au XXI° siècle, aujourd’hui donc, et plus au mitan de l’obsolète précédent si chargé en HLPSDNH…


Et je m’empresse de vous présenter (à droite) la bobine du héros qui s’appelle désormais Miles Morales. Vous avouerez que ça sonne mieux que Peter Parker (à gauche pour une fois) si connoté ringard wasp.

Putain le nombre de graphistes et de communicants qui ont dû marner sur la bête pour optimiser le look et la dégaine du héros positif par excellence ! Sûrement plus encore que ceux de Disney avant de valider la frimousse de Pocahontas Marvel peut être content de l’usage fait de son fric ; le résultat est magnifique, parfaite synthèse CHC (coloured-hispano-coloured) du glissement progressif des standards de séduction depuis 60 ans (y compris pour la virilité…)

mercredi 3 août 2011

Détention, Réinsertion, Centre aéré…

J’ai mis un moment à reprendre mes esprits… Il est vrai que j’étais à peine remis du pugilat final de ce dîner foireux de dimanche dernier. Ma redingote et ma lavallière se souviennent d’ailleurs de l’omelette norvégienne et ne sont pas encore rentrées du pressing… Ce faisant, soucieux de me défaire de ce look d’agriculteur à bretelle dont on m’a affublé, j’hésitais sur l’attitude qu’un parfait gentleman se devait d’adopter en la circonstance : s’étouffer d’un rire gras, laisser paraître un hautain mépris, ou sortir son artillerie et tirer sur tout ce qui bouge…

La première, mon capitaine, et je m’en excuse…


Je venais d’apprendre l’interpellation d’un détenu en cavale. Evènement somme-toute banal mais encore…


Figurez-vous que cet homme de 40 ans, condamné à un an de prison ferme pour conduite en état d’ivresse et défaut de permis et par ailleurs "très connu des services de police" était détenu depuis deux mois à la maison d'arrêt de Valence. Et savez-vous comment il s’était évadé fin juin ? Je pensais dans ma naïveté vous poser une question super banco ; même pas…

Il s’est enfui à pied alors qu’il s’était éloigné pour uriner au cours d’un stage de parapente auquel il participait… Ils étaient six détenus à participer à cette sortie, encadrés par trois surveillants…


On notera au passage que les opérations de recherche en zone de montagne ont mobilisé de longues heures ‘’20 à 30 gendarmes’’…


Du coup, une fois mes neurones remis en place, j’ai googuelé sur le thème en m’en tenant au plus récent et j’ai continué à me réjouir :


- Début juin, bénéficiant d'une sortie à vélo, un détenu de la maison d'arrêt de Colmar en a profité pour s'échapper.

- Début juillet, des détenus du centre pénitentiaire de Moulins (Allier) ont participé à une activité extérieure encadrée par des surveillants. Au programme : piscine, pique-nique et gymnastique au stade d'athlétisme.
L'un des hommes incarcéré pour vol aurait demandé à fumer à l'extérieur de la salle où le groupe déjeunait. Il en a profité pour prendre le large. On le recherche…



Mais the must (pour l’instant) nous est offert par nos amis Suisses…

Il s’agit, chez eux, d’un des feuilletons de l'été : la cavale de "Jean-Louis B." On n’a évidemment pas divulgué son nom de famille dans les médias ; cela eut été manquer d’égards pour les assassins et les violeurs, catégories dans lesquelles Jean-Louis fait bonne figure. Respect !

Pas d’évasion spectaculaire en sciant les barreaux et en nouant ses draps, non.


Il s'est juste enfui à l'issue d'un pique-nique organisé pour lui seul à la campagne sous la surveillance de deux agents de détention non armés, dont une femme. Placé seul et sans menottes à l’arrière d’une voiture banalisée aux portières dépourvues de sécurité enfants, c’est sur le chemin du retour qu’il a commencé à étrangler la gardienne depuis son siège arrière. Après l'altercation à l'intérieur de la voiture, il s'est enfui à pied. L'autre gardien, indemne, n'a pas été capable de courser l'homme de 64 ans…

Il est vrai que l'administration pénitentiaire n'allait pas lui tenir rigueur de son passé : au moins cinq viols dont deux lors de permissions accordées en détention et le meurtre d’une adolescente. En tout cas pas au point de lui refuser des "sorties humanitaires".


‘’Un détenu reste un être humain. Nos prisons ne sont pas des camps de concentration’’ Jean-Louis ayant passé 40 ans entre quatre murs, le ministère cantonal de la Police juge indispensable de lui faire ‘’changer d’air’’

C'est sûrement au vu de son dossier que l’administration lui affectait une femme lors de ses sorties pique-nique, la gardienne devant avoir un "effet thérapeutique" sur le détenu. Ne riez pas, c'est du sérieux. Vous savez, montrer une femme à un criminel sexuel, ça le calme tout de suite.


Il est vrai qu’il ne s'est fait la malle que lors de sa quatrième excursion en sept mois. Suivant la logique administrative, on peut penser que les trois épisodes sans encombres plaideront en sa faveur la prochaine fois qu'on évaluera son droit humanitaire à partir se promener.

Dans une fiction, personne ne croirait à un scénario aussi grotesque. Mais ce n'est pas du cinéma, c'est la Suisse !


Vivement 2012 pour qu’on rattrape notre (léger) retard…

lundi 1 août 2011

Les menus du mois…

Sur la dizaine d’auteurs qui, semble-t-il, vivent en France exclusivement de leurs droits d’auteurs, on compterait principalement… des auteurs de livres de cuisine…


Loin de moi l’intention de tenter d’écorner leurs parts de marché. Mais en la circonstance, en ce jour célébré par force articles dans tous les merdias et par moult stands et têtes de gondole dans la grande distribution, en ce jour de la fête de saint Alphonse de Liguori donc, je ne saurais vous priver de quelques conseils gastronomiques.


- Ce midi (de préférence en terrasse) :


Assiette de cochonnaille d’Auvergne et de Bretagne

Porchetta au vin de pays

Trou normand au Calvados

Diots au vin blanc

Baba au Rhum ou Banane flambée.


- A toute heure de la journée (toujours en terrasse) :

Jambon-beurre ou saucisson sec, ballon de rouge.


Pour les autres jours de ce mois lunaire les menus seront à votre convenance. Mais vous veillerez à ne pas oublier de dire les grâces et remercier le Seigneur pour sa bonté de nous laisser faire bombance en ce mois où le soleil se lève encore si tôt et se couche si tard…