"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

samedi 12 novembre 2011

Voulez-vous skier avec moâ ?

J’aimais bien faire voler la poudreuse sur les pistes de Praz et de N.-D. de Bellecombe. Les autres stations de cet "Espace", j’en connais moins le potentiel mais j’ai suffisamment de potes dans le coin qui en sont enchantés…

Pourquoi vous parler de ça aujourd’hui ? Parce que je suis tombé hier sur un de ces dépliants publicitaires au format drap de lit comme on en trouve dans sa boîte aux lettres avec la photo en quadrichromie de la paire de côtelettes en promo chez Auchan. Mais là, c’était sur papier glacé agrafé, seize pages ciblées montagne, glisse et après-glisse chic sur fond de Mont-Blanc, avec plein de "publi-reportages" pour faire la promotion des stations du coin et, bien sûr, de "réclames" d’hôtels, agences et promoteurs immobiliers…

Et au milieu de toussa, sur ½ page, un encart s’adressant prioritairement aux acurabas qui (comme moi) adorent jouer au manège sur des planches qui ne sont plus de bois. Et pour leur soutirer quoi, je vous le demande ? Pour leur donner envie de venir le samedi (jour creux) rentabiliser les pistes de l’Espace Diamant (contre lequel je n’ai rien, je le répète)

Ce pavé à dominante rouge très Far-West, tout à fait dans le look d’un de ces comics d’Hopalong Cassidy dont raffolaient les mômes au début des années 50, a été concocté par Pamplemousse, une agence de com’ rhônalpine, qui donne force et vitamine à votre image en vous apportant réactivité et professionnalisme. On le doit plus précisément à Samuel B., un "graphiste créatif free-lance"… Bon, faut que je vous le montre :

J’adore… J’ai tout de suite pensé à cette ancienne affiche démocrate d’une campagne US où une photo de Richard Nixon renfrogné et mal rasé s’accompagnait de la légende : "Prendriez-vous ce type en stop ?"…

Les communicants de Pamplemousse sont contents. Ils ont rempli le contrat et ont été payés. Le client est content aussi : sûr que l’objectif sera atteint… A voir la tronche dessinée par Samuel les couillons vont se précipiter. Ils n’ont qu’une hâte, quitter leur trois-pièces-cuisine de région parisienne et les couloirs du métro pour trouver l’air pur et la neige immaculée une petite semaine en février. C’est exactement ce qu’ils cherchent !

Regardez-le : Le regard surtout, on voit qu’il veut s’en faire une (de descente !) le ricanement du carnassier un chouia négroïde et pas rasé avec la quenotte diamantifère à la Dracula… Tout à fait le genre de mec que tout skieur bien né a envie de croiser au coin d’un sapin à la fermeture des pistes…

jeudi 10 novembre 2011

Voilà où ça mène !

Oui, je sais, je suis en train d’aggraver mon cas !


Mais je ne peux pas m’en empêcher… C’est la faute à Woland (c’est vraiment le Prince de ce monde comme son nom l’indique…) Réagissant avec mesure à l’évocation dimanche dernier de ma sortie encore juvénile sur le rugby, il avait eu la bonté de me conseiller de saines lectures. Il aurait pu s’en tenir là…


Ben non ! Ce matin dans ses brèves, il trouve le moyen d’apporter à mon moulin une eau dont j’avais tout juste et subsidiairement suggéré une éventuelle fontaine du côté d’Oxford ou de Cambridge…


Ayant à l’évidence de curieuses lectures, il attire mon attention sur un article de The Telegraph qui nous confirme à quel point la pratique du rugby peut avoir des effets surprenants :


A la suite d’une lésion aux cervicales lors d’un entraînement, le rugbyman Chris Birch, employé de banque de son état, solide buveur et dragueur de filles comme on les aime, a brusquement trouvé sa voie dès son réveil post-opératoire : Finis les comptes-clients et les nanas. Il est désormais garçon coiffeur et à la colle avec un mec…


Alors vous allez me dire qu’on manque sûrement de recul dans l’étude des effets collatéraux et séquelles des suites opératoires sur le rachis cervical ; ou qu’on manque de séries statistiques fiables sur l’évolution des mœurs des guichetiers de banques à travers les âges…

OK. Mais quand même ! Voilà où mène la pratique d’une activité musculaire qui, contrairement au fout’bole, nécessite un niveau concomitant d’activité neuronale manifestement excessif chez le mortel lambda mâle en général et chez le rosbif moyen du genre Chris Birch (à droite sur la photo si vous avez des doutes…) en particulier…


(source)

mercredi 9 novembre 2011

Indignatus, ibernatus bisous, bisous !

"- C'est quand tu prépares ton packaging pour aller à la Défense, que tu regrettes d'avoir jeté les Damart offerts par ta Mamie !"


Pauvre petite ! C’est vrai quoi ! Mettez-vous à sa place… Habituée d’être à poil sous sa liquette, pieds nus sur sa moquette, mangeant son quinoa de Titicaca à l’impact carbone des antipodes, toussa à 21 degrés dans sa studette grâce au CO² de sa chaudière ou à l’odieux du nucléaire, elle a bien du courage d’aller se geler les miches sir le parvis de la Défense ! C’est à ça qu’on reconnaît les vrais héros de ce temps, les combattants de l’avenir, On voit l’héroïne contemporaine, celle d’aujourd’hui, c’est la Marianne de l’Euro qui n’a plus rien à voir avec la dépoitraillée de Delacroix sur sa barricade qui ne valait que cent balles ! Imaginez-là : elle ne brandit plus un drapeau, vous savez là, cette grande serviette de table en trois morceaux cousus ensemble on ne sait plus trop pourquoi. Non, son panache c’est une tente Décathlon. Remontez de la mine, descendez des collines ! La voilà ! Elle descend du RER…


Dur… Mais elle y va quand même, pioupiou chair à canon de la post-mondialisation. C’est terrible ; elle monte au front dans les courants d’air du parvis de la Défense pour affronter les CRS, les banques, l’indifférence des passants pressés… Représentez-vous la scène, c’est du cinéma d’Eisenstein, le Guernica de Picasso retouché par Fernand Léger. Et on la voit, en bon petit soldat, avec son sac Easpack sur le dos et les doigts gelés sur la gâchette, pardon sur la tablette, se battre dans les ruines de Stalingrad sans son Damart !


D’abord, dans le cas d’espèce on ne dit pas packaging; on dit paquetage, connasse…


Mais je m’égare…


Donc j’ai découvert en page intérieur d’un gratuit oublié dans le métro (20 minutes que ça s’appelle) que les indigné(e)s avaient investi le parvis du quartier des affaires. L’indigné a des joies simples…


Du coup, pour meubler mon désœuvrement ferroviaire j’ai tenu à me plonger dans la lecture du reportage bisounoursien sur la chose. Ces chers petits ! C’est vachement instructif sur les objectifs de ces combattants du présent ayant comme de juste le souci de l’avenir… Qu’en dire ? Rien, sinon vous rapporter ci-après quelques formules chocs en usage chez ces combattants pour expliquer leur action au gentil journaliste tout heureux de remplir son quota de lettres, signes et espaces. Un combattant de la première heure qui ne fait que ça de ses journées et ses nuits depuis la Bastille lui répond :


Que font-ils ? [C’est gentil, c’est charmant, ah les braves petits !]

"- On discute, on débat, on peint, on interpelle pacifiquement les passants, on mange les victuailles apportées par de généreux donateurs ou on tente de défendre l’installation sur le campement d’un canapé vite embarqué par les CRS" [ouh les méchants…] "- On demande à Décathlon de nous donner des tentes de leurs invendus" [Bien ça ! les CRS les confisquent deux fois par jour, ça fait du stock pour les réfugiés de Somalie]


Et que veulent-ils ?

"- On commence à être connus, on devait être expulsé ce lundi matin, mais j’ai eu toute la presse et il y a désormais moins de gendarmes qu’avant, c’est pour ça qu’on a gagné"

"- Je n’ai jamais vu un mouvement aussi juste sur ces revendications",

"- On pratique la démocratie dont on parle"

"- On est le mouvement le plus sympathique qui existe"


Surtout, surtout, ils causent de démocratie réelle comme les Espagnols et les Grecs sans oublier Ségolène et Cie.


C’est quoi ça ? Ben ça pointe le bout de son nez sur le site du journal dans la réponse d’un(e) indigné(e) au commentaire d’une femme exprimant son raz le bol d’être gênée par tous ces guignols en allant bosser :

"- La prochaine fois que cette dame "sympathique" ira travailler, si tant est qu'elle travaille, je bloquerais les sorties de sa station de RER comme çà elle comprendra ce qu'est une démocratie réelle !"

mardi 8 novembre 2011

NOTE DE MAINTENANCE

A toutes fins utiles, vous noterez que, suite à une "cybermalveillance", j'ai dû modifier ce jour l'adresse courriel du service après-vente de la maison dans la colonne de droite.
(il n'y a toujours pas de colonne de gauche chez moi et je m'en excuse...)

dimanche 6 novembre 2011

Grand-Messe universelle…

Non, je ne vais parler ni du Forum Social Mondial ni des rencontres d’Assise…


Samedi matin, Jacques Etienne nous a pondu un billet d’une concision extrême sur l’engouement du commun pour le fout’bole. Mon commentaire de Plouc encore mal réveillé m’a valu quelques remontrances de Dorham, grand spécialiste et présumé pédagogue en la matière. Pour y revenir, je vais vous raconter une anecdote qui servira à préciser ma pensée :


Je me trouvais participer à un de ces repas de famille avec oncles, tantes, grands-parents… Ce n’était pas chez moi mais dans la famille de Mme Plouc qui ignorait encore jusqu’à mon existence à peine un mois auparavant (sa famille, pas Mme Plouc…) Bref, à bien des égards terra incognita pour moi et j’aurais mieux fait de la boucler…


La conversation s’était portée sur le rugby avec des remarques sur son beau jeu comparé à la bestialité du foot et des regrets de constater à quel point le foot était plus populaire. Je savais que ma déjà presque belle-famille n’avait ni de près ni de loin la moindre attache avec le Sud-Ouest ou quoi que ce soit de ce genre. Sinon je me serais méfié… Mais ce que je ne savais pas encore, c’est que le Pépé avait été président du club local, que les deux oncles avaient joué en club et que ma future belle-mère était une spectatrice accro. Tout ça évidemment en ovalie, je précise quand même…


Bref, je me suis raclé la gorge et j’ai alors dit très exactement ceci :

"- Le rugby, c’est un sport pour intellectuels tordus…"


Dire qu’un ange passa est le genre d’euphémisme pour compte-rendu à la presse d’un sommet diplomatique où Sarko en aurait tiré deux à Angela… Mais bon.


Il y a des situations où il ne faut surtout pas rester au milieu du gué. Vu l’impact, j’avais donc immédiatement développé ma pensée. Et comme sur cette question elle n’a guère changé depuis (tout au plus un peu émoussée avec la sagesse de l’âge) je vais essayer de vous ressortir de mémoire les grandes lignes de mon propos qui ne date pas d’hier :


On croit que le rugby est un sport viril, mais en fait c’est encore plus tordu que les échecs où pour déplacer les pièces on vous invente des règles pas possibles qui vous épuisent les synapses. D’ailleurs s’il n’y avait pas eu la télé valorisant le tournoi des cinq nations, ce serait resté un truc folklorique limité à quelques cantons ruraux comme la pelote basque et aux campus des universités anglaises où ça pouvait utilement détourner les garçons de la bonne société des "amitiés particulières" … (j’exagère à peine ce que j’ai dû dire à table et encore pas vraiment…) Avouez que c’est presque aussi anti-naturel que le geste du golfeur pour frapper sa balle : il faut courir vers le but qui est là-bas en face et on vous demande d’envoyer le ballon dans l’autre sens… Le ballon, parlons-en : une sorte de vistemboir dont la forme est étudiée pour maximiser les aléas de trajectoire, un must dans la recherche de la non-facilité. Bref, la plus parfaite illustration de la doctrine shadock…


Et de me lancer dans une défense et illustration du foot (auquel je dois dire que je n’y connais rien, pas plus aujourd’hui qu’alors) :

Vous trouvez le foot simpliste et vulgaire. Mais il n’en demeure pas moins naturel ! De toute éternité, dans toutes les communautés humaines, tous les gosses ont poussé un caillou devant eux… Et ils ont perfectionné le truc. Sans même attendre l’invention de la roue, dès l’âge de la pierre polie ont a dû façonner la quasi-sphère. L’invention de la forme du ballon de rugby, c’est l’inutile, c’est l’apparition du gadget


Mais là n’est pas l’essentiel. L’essentiel est que le foot est compris par tous, du professeur de Harvard au dernier balayeur analphabète d’Oulan-Bator. Bon, il y a bien quelques règles bizarres, voire abscons, notamment du côté du hors jeu, mais c’est normal puisque toussa a été codifié par des anglais… Le foot est un langage universel et le rituel [pardon Dorham] du match de foot est partagé par le monde entier sans les contraintes d’une médiation via une langue vernaculaire ou une version régionale du rite pour être compréhensible pour tous ses fidèles…

J’ai parlé de rites et de fidèles, voui m’sieurs-dames, car de l’Amérique latine au fin fond de l’Asie, tous les hommes communient dans la même ferveur au truc. Dans ce monde qui a évacué la transcendance [en ce temps-là, j’ai dû dire autre chose mais c’est ça que ça voulait dire] le foot a remplacé les grand-messes du catholicisme comme son nom l’indique. Et l’organisation en paroisses concurrentes permet de réguler les agressivités de clocher tant la guerre des boutons est éternelle… Alors bien sûr on peut regretter que la marchandisation ait remplacé les bénéfices ecclésiastiques et les indulgences. Et que les marchands du temple aient investi la Curie (on dit FIFA je crois…) Mais bon…


Bref, la réaction de mon auditoire est hors-sujet ici. Disons seulement qu’au-delà d’un mutisme poli, les regards dans le vague laissaient deviner que leurs pensées avaient oublié le foot et le rugby au profit d’une méditation, sinon déjà sur les richesses de la diversité, du moins sur l’imprévisible exotisme des pièces rapportées…


Pour en revenir à Dorham qui me reproche de croire que le foot est un simple sport et, tout à la fois, m’affirme que c’est le sport roi pour des raisons qui tiennent surtout à la déesse Raison, il a raison de dire que je n’ai rien compris. C’est vrai ! Je n’ai rien compris à son propos…

jeudi 3 novembre 2011

Molotov, Allah et le mécénat…

Charb (Charbonnier Stéphane, soutien indéfectible du PCF et du Front de gauche) l’a bien dit : "Cet incendie n’a rien à voir avec l’Islam." C’est sûr puisqu’il le dit, il est le mieux placé pour le savoir. Ben oui !


L’enquête nous dira… Oui ! Oui ! Enfin si d’aventure et par coup de pot (tout étant hélas possible) on tombe sur trois couillons du genre saucisson-pinard au savoir-faire de Pieds Nickelés. Sinon l’enquête risque fort de conclure navrée qu’elle n’a rien pu trouver justifiant des poursuites, en tout état de cause stigmatisantes...


Et puis quèksé que ces coquetèles Molotov ? Ce cher Viatcheslav Molotov n’avait pas déposé de brevet et n’est qu’une victime collatérale, abusivement affublé de la paternité de la chose. Ce sont ces cons de Finlandais qui n’avaient pas compris son humour quand, en 1939, il avait déclaré que les bombes qu’il leur balançait sur la gueule n’étaient que des containers de vivres pour nourrir ces populations affamées [véridique] Lesquelles populations mal équipées, faisant feu de tout bois (et de toute bouteille d’aquavit préalablement vidée), ont du coup accueilli les chars soviétiques avec ces bombes incendiaires artisanales dédicacées à leur bienfaiteur… La chose fut ensuite très utilisée par tous durant la guerre mondiale mais sans acquérir ses lettres de noblesse. Ce n’est qu’en 56 avec le soulèvement de Budapest qu’elle a gagné sa réputation grand-public. Ceci-dit, ces fiers et courageux scandinaves n’avaient rien inventé, ils appliquaient une recette imaginée trois ans plus tôt par d’autres…


Car cette arme du pauvre face à l’oppression des états policiers et des dictatures a été imaginée et utilisée pour la première fois en Espagne. Et par qui je vous le demande ? Par les combattants franquistes contre les chars soviétiques T26 des républicains lors d’un assaut raté de ceux-ci près de Tolède… Bref, le cocktail Molotov, inscrit au patrimoine matériel mondial du révolutionnaire, est quelque chose d’éminemment fasciste… Et donc pas islamiste ! Forcément, forcément….


Mais je digresse, je digresse…


Revenons-donc à Charpie-Hebdo au si joli nom forgé par notre grincheux réac, maître du Plessis...

1° Compassion immédiate pour les victimes

Donc évidemment Charpie Hebdo cruellement brutalisé dans sa chair, qui ne saurait être critiqué pour son imprudence par la dhimmitude ambiante et qu’il faut saluer pour son courage.

Mais surtout, surtout, compassion immédiate et pavlovienne pour tous ces pauvres musulmans modérés (que je cherche toujours dans les rainures du parquet avec ma lanterne comme Diogène le cynique cherchait l’homme…) Ces pauvres musulmans, donc, qui vont encore souffrir d’amalgames tant la bête est toujours féconde….


2° Tout aussi immédiatement, à qui profite le crime ?…

D’abord, évidemment, forcément, le éffhaine, les islamophobes de tout poil, les sionistes, Riposte Laïc (pire que les identitaires puisqu’en plus ils sont apostats…), Claude Guéant, Sarko, et pourquoi pas Christine Boutin. Je ne m’étends pas, reportez-vous à votre télé ou quotidien habituel…

Ça fait du monde mais est-ce bien tout ?


J’ajouterai nos pauvres musulmans (modérés ou non, surtout les non) qui bénéficient d’une excellente nouvelle couche de victimisation, tant il est vrai qu’avoir la chance d’être victimisé est de nos jours très porteur pour le business…


Et puis, et puis… n’oublions pas Charpie Hebdo himself !


Certains se sont pissé dessus de rire en oyant Charb se lamenter et exprimer son incompréhension. On peut toujours croire à la naïveté bisounoursienne confite de vivrensemblisme d’un manager citoyen se consacrant corps et âmes à son business. On peut… On peut surtout nous prendre pour des cons…


Figurez-vous qu’on est loin de 2007 où ce torchon sortait encore un bénef’ de près d’un million d’euros distribué pour 85% à ses actionnaires (Philippe Val et Cabu 330 000 € chacun…)

Il est vrai que dans les premières années du siècle, le tirage effectivement vendu tournait en moyenne à 140 000 exemplaires.

Bisbilles internes ou non aidant, fin 2009 ça tournait à 53 000 exemplaires…

Au printemps de cette année 2011, le torchon déménageait pour un loyer moins onéreux et faisait appel a un consultant pour tenter de relancer les ventes et de réduire les retours des kiosques. Le tirage vendu étant alors de 48 000 exemplaires…


Que faire ? Simple ! N’importe quel trisomique un peu futé ayant accès aux archives du dit torchon aurait trouvé tout de suite. Et Charb aussi, il n’est pas aussi con que les autorités morales et journalopes qui se croient investis du pouvoir de guérir les écrouelles en commentant le vide…


Bon. Que faire ? Figurez-vous qu’en 2004, alors que le tirage moyen était de 140 000, le "coup" des caricatures de Mahomet s’était conclu après force retirages par un n° vendu à 400 000 exemplaires !

N’allez pas me faire dire que Charb avait prévu le coup de l’incendie ! Les dizaines de milliers de courriels d’insultes et de menaces de mort comme le hackage du site par les Turcs lui aurait sans doute suffi pour bénéficier de ce formidable regain de victimisation si bon pour les affaires… Mais il SAVAIT que ce risque était réel et qu’il pouvait le prendre en éventuel surcoût amortissable compte tenu de l’ampleur attendue du retour sur investissement

Ou alors, s’il n’avait pas intégré ce paramètre dans ces calculs, c’est que ce petit dessinateur à la con n’est que cela ; et un patron de presse totalement taré tout juste bon à jeter aux ordures ménagères…


J’ai cependant une pensée attendrie pour les deux guignols cagoulés de type africain qu’un chauffeur-livreur matinal prétend avoir vus en train de casser les vitrines et y balancer les produits dérivés des grandes heures de Molotov. Je dis prétend, le présumé témoin se révélant être aussi leucoderme que matinal son témoignage est donc forcément a priori peu fiable, voire suspect. Déjà, qu’il nous explique pourquoi il passait par-là…


Les deux hypothétiques cagoulés, donc. Pensant prendre en compte tous les paramètres et données contextuelles de l’affaire, j’ose me permettre de faire tourner un logiciel bestialement neutre, laïc, formel, factuel et tout et tout de calcul de probabilités. Et je m’en excuse… Il en ressort - c’est contrariant, oui je sais – que nos deux guignols (s’ils existent) ont une forte probabilité d’éprouver quelque sentiment d’appartenance à une religion de paix et d’amour qui trouve sa sérénité et sa certitude dans la soumission à Allah (que son nom soit béni)

J’éprouve donc une compassion non feinte pour ces deux cocus magnifiques qui ont contribué avec ferveur à redresser les finances et la gloire d’infidèles dont les blasphèmes mériteraient en des lieux plus pieux le fouet suivi de pendaison jusqu’à ce que mort s’en suive…

Charpie Hebdo fait son beurre de la ridiculisation des religions mais, comme disait Sartre "L’argent n’a pas d’idée."


Libé vit du fric d’Edouard de Rothschild mais Charpie Hebdo a trouvé le mécène inégalable, le sponsor absolu aux quatre vingt dix neuf attributs !

mardi 1 novembre 2011

Papandréou, Ghannouchi et Jibril, même combat !

Consternation ! Panique à bord !

Nausélites, leurs petits marquis de cabinet, leurs messieurs Loyal (et dames itou) en charge de causer dans le poste, leurs communicants et leurs shampouineuses sont tous au bord de la crise de nerfs.

Ce con de Réel ne respecte rien ! Il ne veut pas jouer avec eux ! Il entre comme ça, il se croit chez lui (c’est pas nouveau…), il traverse le petit salon des vieux retraités en bousculant leurs jouets. Ses gros sabots écrasent sans précaution les beaux alignements de play-mobil, déboîtent et dispersent les rails du train électrique si savamment disposées… Il n’a même pas la délicatesse d’esquisser la rituelle génuflexion du dévot pressé en passant devant la poupée qui prend la poussière sur la commode. Oui, la poupée, là. Vous savez, ce gros baigneur amphibie que tous ces vieux toujours impubères appellent Démocratie (peuvent pas l’appeler Marcelle comme tout le monde…) et qui fait droidelomm, droidelomm quand on lui appuie sur le ventre…


Je jouis… Déjà, les Tunisiens et les Libyens ont eu le front de ne pas vouloir jouer avec les beaux cadeaux qu’on leur a faits. Ils n’ont même pas pris la peine de défaire l’emballage aux jolis rubans des magnifiques grosses boîtes aux belles couleurs qu’on leur a offertes et porté à domicile sans attendre Noël (restons laïcs…) Et c’est avec un souverain mépris qu’ils nous les ont renvoyées intactes (en port dû)


Souverain, le mot est lâché… Ils sont maîtres chez eux, figurez-vous. Je le savais, vous le saviez, qui ne le sait ? Nausélites évidemment… Et si certains pouvaient avoir un je-ne-sais-quoi comme une trace de zest de soupçon de doute (on peut rêver), z’allaient pas faire de peine à Béachelle et Cie… Ni aux pétroliers d’ailleurs…

De la cave au grenier, tout ce qui compte de grands esprits dans cette Europe SAIT que nos jouets sont universels et qu’on doit y jouer partout ; suffit d’adapter un chouia les noms des rues du Monopoly… Et nous devrions pouvoir jouer chez eux sans nous gêner (comme ils jouent d’ailleurs chez nous…)


Jusque là, c’était contrariant mais bon. Suffisait de baisser un peu la sono et d’imaginer quelques pirouettes pour continuer à faire bonne figure... S’ils veulent continuer à jouer avec leurs billes en crottes de chameaux, libre à eux, les fondamentaux de l’Europe n’en sont pas remis en cause…

L’Europe n’en continue pas moins son avancée sous la houlette bienveillante des porte-parole qui en sont la plus parfaite incarnation : Barroso, cet ancien maoïste entretenu par la CIA et recyclé majordome des gnomes de Davos ; Van Rompuy, aux nombreux potes du côté de Bilderberg et de la Trilatérale, ci-devant Premier ministre d’un non-pays puis recyclé comme on sait ; et, pour couronner le tout, la mère Ashton, pair à vie, ci-devant bonne à tout faire parlementaire du parti travailliste et dorénavant grâce à vous et moi la politicienne la mieux payée du monde…

Mais je m’égare…


Jusque là, donc, Nausélites faisaient contre mauvaise fortune bon cœur. Ouais…


Mais là c’est la totale ! C’est vrai qu’on s’était beaucoup disputés mais on avait fait une si jolie construction ! Même qu’on avait obligé les banques à nous donner tout un tas de leurs boîtes de Lego pour terminer (ils nous devaient bien ça puisque c’est nous qui leur avons donné les règles de leurs jeux…) Une construction bien compliquée et bien instable comme on les aime !


Et voilà que le môme Papandréou, le petit là-bas au fond de la classe, il vient de tout flanquer par terre ! Il jouait pourtant avec nous et avait même promis d’ajouter quelqu’une de ses pièces de Duplo (c’est vrai qu’il les avait oubliées chez lui…) Qui aurait pu imaginer une chose pareille ?


Après tout, il était des nôtres ce garçon… Né aux USA, diplômé de la-bas et de la London School of Economics, ci-devant sociologue à Stockholm puis à Harvard, fils de son Premier ministre de père, petit-fils de son Premier ministre de grand-père, patron héréditaire du PASOK (donc des bons), président de l’Internationale Socialiste depuis cinq ans… Ouais, il était bien des nôtres


Que les chameliers d’outre Méditerranée nous envoient paître, on le comprend, faut respecter la diversité culturelle. Mais qu’un des nôtres qui postillonne dans tous ses blablas de tribune ses hommages à la poupée (gonflable ?) sus-évoquée nous casse ainsi la baraque, ça jette plus qu’un doute sur les fondamentaux de notre doxa !

Qu’est-ce que c’est que cette histoire de demander son avis à la plèbe ? L’a rien compris le mec !


Bon, je trouve ça jouissif. Pour le moment… Attendons la suite. Je sens qu’on va rigoler grave, faute de mieux…