"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 18 juin 2012

Petites joies d’un matin, euh, de défaite…


Quand je dis défaite, c’est juste histoire de boucler le titre. Je ne trouve pas le substantif traduisant en un seul mot ce que je voudrais exprimer : un mélange brumeux de "sans illusion", "comme d’hab’", "déjà vu cent fois", "haussement d’épaules" et toutes ces sortes de choses…  

 Petites joies, donc, pour égayer ce début de semaine à démarrer d’un bon pied avant de repenser au bordel qui nous attend :

Un type bien élu là et ça me fait plaisir – Un autre plus symbolique réélu ailleurs – La tronche de Ségolène – Celle de la Morano – L’autocélébration cassandresque du discours de Bayrou – La disparition de Jack Lang dans le triangle des Bermudes (même pas évoquée en incidente people sur les plateaux télé) – et puis la frimousse de Marion Maréchal rien que pour faire chier le monde…

On se contente de ce qu’on a…

Et, last but not least, ce matin le radioréveil sur France Cul’ tout en musique : Mouvement de grève à Radio-France !
C’est vrai qu’ils s’étaient retenus jusqu’au 17…

Le changement c’est maintenant… Joie !

dimanche 17 juin 2012

Aujourd'hui, c'est… la fête des Pères (republication)


Pour le reste, on verra ce soir…
  Il n'y a qu'un aventurier au monde, et cela se voit très notamment dans le monde moderne : c'est le père de famille. Les autres, les pires aventuriers ne sont rien, ne le sont aucunement en comparaison de lui.
Cette assertion est délibérément et doublement provocatrice, puisqu'en guise de sainteté elle fait l'éloge de l'aventure et qu'en guise d'aventurier elle semble choisir M. Prud’homme. Péguy le sait : Nul n'est, en apparence, plus pantouflard, plus (petit-)bourgeois que le père de famille. Il sait aussi que les libertins, les bambocheurs, les explorateurs, les brûleurs de chandelles par les deux bouts, tous ceux qui revendiquent pour eux l'aura de l'aventure, daubent à l'infini sur ce lourdaud engoncé et pusillanime. Mais il connaît également, pour en avoir lui-même fait l'épreuve, l'étrange particularité, la désappropriante propriété dont est pourvu le père de famille : Les autres ne souffrent qu'eux-mêmes. Ipsi. Au premier degré. Lui seul souffre d'autres. Alii patitur. Lui seul, autrement dit, déjoue les contraintes de la finitude : son être déborde son moi. Et que lui vaut cette prouesse ontologique, ce n'est pas un pouvoir accru, c'est une vulnérabilité plus grande. Il souffre d'autres, qu'on appelle à tort les siens, car ils ne sont pas à lui, mais lui à eux : il n'est pas leur possesseur, il est leur possession, il leur appartient, il leur est livré, il est, risque même Péguy, leur "otage". Pour le dire d'une autre métaphore, ce chef de famille n'est pas un pater familias, mais un roi déchu qui a fait, en fondant un foyer, le sacrifice de sa liberté souveraine. Avant d'avoir charge d'âmes et de corps, il était seul maître de sa vie; le voici désormais assujetti, dépendant, privé de la possibilité de trouver refuge en lui-même : le confort du quant à soi lui est définitivement interdit.
Ainsi le bourgeois n'est pas celui qu'on pense : littéralement et constamment hors de lui, le père de famille mène l'existence à la fois la plus aventurière et la plus engagée qui se puisse concevoir. D'une part, il est exposé à tout et le destin, pour l'atteindre, n'a pas besoin de tireurs d'élite, il lui suffit de frapper au hasard dans l'un quelconque de ses membres : "C'est lui, mon ami, qui les a, et lui seul, les liaisons dangereuses. D'autre part, il est responsable de tout, et même de l'avenir, même du monde où il n'entrera pas : Il est assailli de scrupules, bourrelé de remords, d'avance, (de savoir) dans quelle cité de demain, dans quelle société ultérieure, dans quelle dissolution de toute une société, dans quelle misérable cité, dans quelle décadence, dans quelle déchéance de tout un peuple ils laisseront [sic], ils livreront, demain, ils vont laisser, dans quelques années, le jour de la mort, ces enfants dont ils sont, dont ils se sentent si pleinement, si absolument responsables, dont ils sont temporellement les pleins auteurs. Ainsi rien ne leur est indifférent. Rien de ce qui se passe, rien d'historique ne leur est indifférent.
Bourrelé de remords, dit Péguy, et il donne à entendre dans ce participe à la fois le tourment et la graisse. Car les moqueurs ont raison : le père de famille est gros. Il est même deux fois trop gros : trop gros, trop gauche pour décoller du monde, et trop gros pour y évoluer avec quelque chance de succès. Trop gros pour monter au ciel et trop gros pour la course, le concours et la concurrence, c'est à dire pour la loi politique du temporel. Trop gros pour fuir, trop gros pour gagner. Bref, il est handicapé. Mais, ajoute aussitôt Péguy en réponse au sarcasme des sveltes, c'est précisément cette double entrave, cette maladresse et cette adhérence ontologiques qui condamnent le père de famille à l'aventure et qui font la valeur mystique de sa vie.

("Le mécontemporain" par Alain Finkielkraut)

Quelle magnifique lecture de la phrase-valise de Péguy
!

samedi 16 juin 2012

Dernière affiche de campagne…


Avant de devoir demain soir repasser aux choses moins sérieuses.

POUR une politique de grands travaux d’intérêt collectif
tel que l’élargissement du marigot fasciste et génocidaire.
POUR interdire le don du sang par les homos et les hétéros.
POUR la Continuation Volontaire de Grossesse.
POUR inscrire l’Anormal dans la Constitution.
POUR les subventionnaires à la lanterne.
POUR plus de puéricultrices à l’Elysée.
POUR des plans cul moins compliqués
CONTRE le cauchemar métissé d’un éternel futur.
CONTRE l’uniformité normale™ dans la diversité légale.
CONTRE l’Hermaphrodisme d’Etat.
CONTRE la parité, bafouant les droits de la communauté transgenre.
CONTRE l’Interruption Volontaire de Vieillissement.
CONTRE Droidlhom™, complice du génocide du droit des gens.
CONTRE toussa et le reste, la cour est pleine
Et TOUT CONTRE la femme qu’est l’avenir de l’homme.
.
578° circonscription – Français de l’intérieur

jeudi 14 juin 2012

La cohabitante, l’amateur et autres brèves…


La Première Cougar…

La "1° Dame" dont nous avons hérité s’est répandue dans les médias (non, je ne parlerai pas du touïte) sur le côté désuet de l’expression. Elle souhaite nous en faire adopter une autre, y réfléchit et se dit ouverte à toutes les suggestions. En bon citoyen, le Plouc-em’ ne lui veut que du bien et cogite… Elle semble vouloir qu’on l’appelle simplement par son nom. Navré ma p’tite dame, mais s’il nous dit de qui on parle, il ne nous dit pas de quoi on parle. Vous n’y couperez pas. Ou alors, fallait pas y venir… Alors quoi ? First girl-friend ? On est en France et il y a la loi n°94-665 du 4 août 1994 dite loi Toubon… 1°Compagne ? Ça fait cruche… 1°Copine ? Ça fait boutonneux… 1°Concubine ? On n’est pas en Chine médiévale… Et puis pourquoi s’en tenir à ce First totalement amerloque ? Je lui ai donc suggéré par un touïte resté sans réponse : Cohabitante Présidentielle, formule de constat factuel respectueuse de la vie privée et de nature à ne désespérer ni les longues cohortes d’électeurs cohabitants post-juvéniles prolongés, ni Billancourt ni Aubervilliers…

Bon, puisqu’elle n’en veut pas, les récents développements de l’actualité mon suggéré une autre idée : La Première cougar… Si l’on s’en tient au sens habituel du mot, elle paraît à première vue inappropriée puisque la dame était encore dans ses couches et à six repas quand le monsieur sur lequel elle jettera son dévolu était déjà en 5° des collèges. Mais ce n’est là que vulgaire arithmétique. Plus les jours passent, plus les anecdotes politiques, les couacs diplomatiques, les signaux conjugaux et les séances de photos s’accumulent, plus il est manifeste que le monsieur en question porte toujours des culottes courtes…

Et aux mômes en culottes courtes, on passe généralement avec un sourire compréhensif sur leurs petites erreurs d’amateurisme débutant. Ça dépend de leur âge… En général…

Moi président…

"…je ne recevrais pas les députés de mon parti à l’Elysée."
Non, bien sûr.
Entendons-nous bien : Je ne vois absolument aucune objection à ce que le Premier ministre, chef d’une majorité parlementaire, reçoive officiellement les trois plus hauts dirigeants du SPD, l’homologue allemand du PS, comme le ferait la mère Aubry rue de Solferino. En revanche, alors que nous sommes dans un passage de relai délicat pour notre position internationale, notamment, dans les relations franco-allemandes ; alors que "l’axe Paris-Berlin" prend insensiblement l’eau au profit d’un axe Berlin-Londres dans une Europe déboussolée, je note avec stupéfaction que le Président de la République les reçoit tout aussi officiellement et au même titre à l’Elysée, alors qu’ils n’exercent  actuellement aucune fonction d’Etat et sont chez eux l’opposition de leur Chancellerie.
J’observe que personne ne s’en étonne. C’est normal. Et de toute façon c’est pas pareil !

Je maîtrise mes conférences de presse…

Ces exercices sont toujours des moments délicats. En des temps révolus on savait faire pour assurer… Les journalistes sélectionnés posaient leurs questions avant. On s’en indignait chez les bonnes âmes mais faut pas déconner tout de même… Heureusement, aujourd’hui l’exécutif est exemplaire :

Il y a conférence de presse et conférence de presse. Quand l’Exécutif reçoit seul la presse pour répondre aux questions sur sa politique, c’est une chose ; quand c’est un exercice impliquant le pays vis-à-vis de tiers incontournables, c’en est une autre et on doit veiller à arranger le coup… Lors de la conférence de presse conjointe à l’Elysée de François et du président russe en visite de travail en France après un séjour en Allemagne, un connard de journaliste a demandé à Poutine laquelle de la France et de l’Allemagne était un partenaire prioritaire pour la Russie. Le type même de question débile sans réponse vraie possible dans la situation diplomatique du moment. Le type même de question ne cherchant pas l’info ou le scoop mais seulement à embarrasser l’interlocuteur ; c’est vrai que les journalopes français ont pris des habitudes avec Sarko…
Bref, refus poli de Poutine de répondre à cette question provocatrice avec quelques considérations bateau du genre relations de longue date avec les deux, tous deux nos partenaires stratégiques, etc. Puis, se retenant de paraître énervé, Poutine a placé mine de rien que les échanges commerciaux russo-français se chiffraient à 28 milliards de dollars et les russo-allemands à 72 milliards de dollars. Puis qu’en 2011 la Russie a investi 5,6 milliards de dollars dans l'économie allemande et seulement 140 millions de dollars dans l'économie française

On a donc pris la gifle devant toute la presse internationale. Oui "on", pas seulement les culottes courtes, vous et moi aussi… Nul ne saura dans quel état d’esprit Vladimir est rentré chez lui…
Sous tous nos anciens présidents, sous un Mitterrand comme sous un Sarko, on aurait pensé à verrouiller le truc. Mais ce n’était pas normal. L’auteur de la question ne s’est sûrement pas fait remonter les bretelles après. Peut-être même l’a-t-on félicité pour son courage

mercredi 13 juin 2012

Le marigot fasciste et génocidaire européen…

 J’ai adoré cette formulation…

Le marigot fasciste et génocidaire européen… Tout est dit ! Je me demande si je ne vais pas poser ça bien en vue sur la cheminée avec Rêve métissé d’un éternel futur (1) pour en profiter, m’en remplir les yeux tout au long des jours qui me restent à vivre… Cela remplacera avantageusement sur le manteau marmoréen le mérou en céramique de Vallauris et son éclairage verdâtre diffusé par l’ampoule à filament nichée dans sa gueule ouverte. Cadeau de notre concierge pour ma première communion, je n’ai pas attendu de rencontrer Mme Plouc pour m’en défaire. Manquant de sens des affaires mais soucieux de ma jeune réputation, j’avais renoncé aux vide-greniers et en avais généreusement fait don où c’est qu’on dit la déchetterie maintenant. Ce fut mon premier acte de courage préadolescent nonobstant la dite concierge mafflue rôdant alentour…  Les constructions linguistiques de la milice Vigilance et Vertu sont quand même moins kitch…

Le marigot fasciste et génocidaire européen… - Où ça ? - Mais ici, voyons ! Près de chez vous ! (heureusement, la vigilance aussi) - Et c’est quoi ça ? – Ben… Un marigot ! C’est-à-dire une image qui vient immédiatement à l’esprit. Celle d’une mare présumée temporaire, forcément glauque et putride. Mare étriquée, inquiétante, boueuse et opaque où s’affrontent à mort de lourds et carnassiers prédateurs crocodiliens pour la domination sans partage d’un territoire timbre-poste. …  Belle image…
Un marigot fasciste. Forcément… Fasciste et génocidaire pour faire bon poids. Adjectif qualificatif dérivé d’un terme tellement utilisé, tellement élargi qu’il englobe tout le mal. Le jeune en fuite sans casque sur un scooter volé qui rencontre par mégarde le pare-chocs d’une patrouille de flics, c’est déjà un génocide ; oui monsieur. Pour Pol-Pot, Kim-Jong-chose, les chrétiens d’Orient et d’ailleurs, les Vendéens, les koulaks de 1920, etc. c’est autre chose, Mélenchon passera payer.
Fasciste et génocidaire européen, bien sûr,  Breivik et Le Pen Copé même combat. Ça fait peur…  

Le marigot fasciste et génocidaire européen… Qui a fait cette trouvaille ? Et à quelle occasion ?

Simple :

Figurez-vous que dans un faubourg d’Amiens, l’enseigne de distribution Atac a vendu son supermarché à un tiers. Banalité ordinaire. Lequel tiers a rouvert la boutique sous l’enseigne Auhal, un supermarché 100% halal. Tout baigne…
Tout baigne, sauf que le quartier recèle encore (c’est contrariant, oui je sais) son lot résiduel d’acurabas bien-de-chez-nous et de mamies-cabas habituées à l’ancienne formule. Ceux-là se plaignent de ne plus trouver ni alcool ni viande de porc et de ne plus pouvoir faire toutes leurs courses au même endroit ou simplement à proximité…
Ce que voyant, le président du comité de quartier s’est permis d’évoquer la chose dans son bulletin d’information en allant jusqu’à exagérer en utilisant un adjectif pour le moins inapproprié : "En quelque sorte, on se sent discriminé" ! Et ce n’est pas tout ! Parti sur sa lancée et croyant être intéressant, le brave homme a tiré à la ligne en suçant sa plume : "Cette nouvelle enseigne renie la mémoire de nos ancêtres, ancêtres que vous connaissez sans nul doute, des guerriers dotés d’une potion aux pouvoirs surnaturels qui les rendait invincibles." Et après avoir évoqué  Astérix, Obélix, le sanglier et la cervoise, il conclut ainsi : "Dommage pour nous Français Gaulois d’être contraints de devoir s’approvisionner auprès de plusieurs enseignes commerciales pour simplement maintenir et respecter le principe de nos traditions ancestrales."

Que croyez-vous qu’il advint ?

M. Abdélali Sadaoui, gérant du supermarché, a aussi sec alerté SOS Racisme et écrit un courrier au maire, lui demandant de prendre des mesures adaptées.
Ce sur quoi M. le maire Gilles Demailly a illico pondu un communiqué condamnant avec vigueur ces propos inacceptables qui ne peuvent être compris que comme une incitation à la stigmatisation d’une partie de notre population. N’ayant quitté le PCF pour rejoindre la PS qu’après avoir compris que tout foutait le camp à la maison mère lors du transfert de Brejnev au mausolée de Lénine et de son remplacement au congélateur par le pré-cadavre Andropov, on comprend que le sire Demailly ait conservé son aptitude d’apparatchik bolcho à réagir au quart de tour à chaque changement du sens du vent…

SOS Ouacisme a évidemment aussi réagi avec célérité en saisissant l’occasion de cet odieux dérapage verbal d’un brave saucissonneur de quartier. Nous avons eu droit à un communiqué-festival qui a permis aux permanents-subventionnaires de la vigilance de copier-coller en vrac toutes les formules déjà de rigueur, d’en profiter pour nous ressortir la menace du bloc identitaire et de ses dérivés organisationnels (mettez-y ce que vous voulez), des soupes populaires excluant les juifs et les musulmans, contrevenant ainsi aux lois qui répriment racisme et discrimination, etc.

…Et enfin, de nous ciseler la dernière : "Le marigot fasciste et génocidaire européen"…

Qu’ils en soient remerciés. Ça manquait au répertoire.

lundi 11 juin 2012

Choses vues sur le Titanic

 Océan de dettes et de déficit, icebergs bancaires et communautaires (parties émergées) mais mer d’huile, le commandant Hollande est sur la passerelle, le timonier Ayrault à la barre et la vigie Taubira à son poste… Bref, tout est normal

Le bateau coule mais nous sommes saufs !

- La droite (enfin, quand je dis la droite on se comprend, hein ? je cause de la droite de gouvernement, de la droite républicaine, toussa…) La droite, donc, a été sauvée par l’abstention. Comme je l’écrivais en avril " Nozélites s’en disent chaque fois navrées mais ça les arrange. Gagnants ou perdants, ça gonfle leurs scores apparents et justifie leurs rentes de situation." Grâce à la règle des 12,5% des inscrits, ces foutues triangulaires ne seront finalement que des exceptions. Sur le pont supérieur on restera entre nous. Cébien
- Ceci-dit, contrairement aux immigrés qui ont tout compris, tels les émigrés rentrés en 1815 en n’ayant rien appris, rien oublié, le bon Copé et consorts n’ont toujours rien compris. La règle du ni-ni va prévaloir dans les consignes. Cela veut dire quoi, au final ? Concrètement ? Cela veut dire qu’il est jugé préférable d’avoir dix ou vingt députés de gauche de plus plutôt que de voir deux ou trois "bleu marines" siéger à l’Assemblée, même isolés, sans moyens d’influencer l’ordre du jour et quasiment sans temps de parole puisque n’ayant pas de groupe parlementaire… Cela veut donc dire que les valeurs dites de droite sont subsidiaires, secondaires, supplétives à la marge, au regard des valeurs autoproclamées et imposées par la gauche pour des motifs purement électoralistes. A quoi cela sert-il de nous seriner qu’il faut éviter que la gauche puisse truster tous les pouvoirs de la cave au grenier (y compris le Conseil Constitutionnel d’ici peu) si, dans un même temps on prend sereinement le risque de lui donner la majorité des trois cinquième au Congrès pour nous fourguer le vote des étrangers ?      

Panique dans les ponts inférieurs…

- Les déclarations de Nadine Morano redécouvrant l’inestimable parfum de tous les fondamentaux les plus nauséabonds sont une friandise que je ne me lasse pas de savourer depuis ce matin…
- Le naufrage corps et bien du canot pneumatique multifonction et du gilet de sauvetage radical de la belle Rama m’a mis en joie…
- On cherche du Lexomil pour Melenchon. Est-ce utile ? Il a bien rempli sa mission en battant l’estrade sous les sunlights pour éviter qu’on risque de parler programmes et projets pendant les entre-actes de Rolland Garros...

Arrogance et Mépris sur la passerelle…

Ce n’est pas le congrès de Valence de 1981 mais ça y ressemble…
- Arrogance vis-à-vis des autres, de tous ceux qui ne sont pas de la maison. Tout au plus sont-ils des idiots utiles à jeter après usage. Lénine est bien toujours le maître à penser de la maison. Bayrou en fait la triste expérience. Qu’il assume… Qu’aurait-il coûté au PS de lui faire une fleur ? Un siège, un… L’UMP l’avait fait en 2007. Mais il n’y a rien à attendre du PS…
Occasion d’évoquer au passage l’inexistence du centre. Il y a des sensibilités qu’on peut qualifier de modérées ou de nuancées à la droite de la gauche comme à la gauche de la droite pour faire simple. Mais, au pied du mur (où l’on voit le maçon) les fondamentaux sont différents et incompatibles. En construisant comme support de ses ambitions un bidule à base de comités de notables à fond de sauce Giscard et de bobos "société civile" à fond de sauce gauche rêvée façon Rocard, il ne pouvait que se planter au final. Mais je m’égare.
- Et puis mépris pour leurs propres troupes (mépris d’ailleurs fort bien partagé à droite). A cet égard, une bonne gifle ferait du bien de temps en temps. On attend de voir pour Ségolène. Prions…

Pour l’instant, le Titanic "fait route" à toute vapeur. Prions…