"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 16 juillet 2012

Du "choc" et de la cata…


Dans notre bisounoursland où la sensibilité a opportunément été remplacée par la sensiblerie et la réflexion par l’émotion, bien au chaud entre les quatre coins de son parc à jouer (ventre plein, Sécu, principe de précaution et Lexomil) on ne sait plus trop comment discriminer entre les différents degrés de contrariétés, de faits divers, d’incidents, d’accidents, de drames, de tragédies, de cataclysmes, d’horreurs… Ni comment les qualifier…

- L’information doit être exagérisée.

- Vous vous souvenez du Costa Concordia ?

1912 en Atlantique : 2.213 personnes à bord. 1.520 morts. Soit 69 % de pertes.

2012 en Méditerrané : 4.229 personnes à bord. 32 morts. Soit 0,8 % de pertes.

Libération titre : "Titanic en Toscane"…

Au titre du principe de précaution, pour anticiper l’engloutissement prochain de la Californie dans le Pacifique, et sans attendre que le Soleil ait fini de consommer son stock d’hydrogène, le Plouc-em’ est à la recherche de nouveaux superlatifs des superlatifs à breveter, histoire de pouvoir les revendre cher aux agences de presse (y a pas de petits profits)…

- L’émotion doit être solennellisée.

- Vous avez entendu parler des soucis de PSA ?

C’est la surprise ! Sarko nous avait caché ça… Sa Normalitude s’était longuement entretenue avec les syndicalistes de PSA juste avant le débat d’entre deux tours ; oui, je sais ; mais ça n’a rien à voir…

Du coup, toute la presse ne trouve pas les mots. Si, un seul : Le choc ! Le choc ! LE CHOC ! Vous dis-je…
Pour les syndicalistes, c’est tout simplement la guerre
Z’ont plus de vocabulaires, les mecs. Il faut dire qu’ils ont des circonstances atténuantes : Le journaliste n’ose plus prendre le risque d’utiliser un qualificatif correspondant logiquement à la situation : Il suffirait qu’un seul internaute le juge insuffisant et l’interprète comme un odieux manque de compassion à l’égard des victimes pour que ça fasse un buzz et que l’auteur en prenne plein la gueule… Il passe donc tout de suite au moins au cran au-dessus… Mais si un de ses confrères choisit deux ou trois crans encore au-dessus, il a l’air de quoi le mec ?
Que dire alors des politiques !!

Du coup, que ne dirait-on pas si après la moindre mort violente le Président ou le Premier Ministre ne se déplaçait pas ou n’exprimait pas leurs condoléances et leur affection aux familles (mais si Mme Benguigui, ministre, mâche son chewing-gum avec un air de mortelle lassitude pendant la minute de silence, ce n’est pas grave…)
 
- La faute-à-pas-de-chance doit être sanctionnée.

Jeudi dernier, une plaque à vent s’est détachée sous le Mont-Maudit. Chose qui arrive… C’était dans la zone pas marrante des séracs instables sous ce mont comme-son-nom-l’indique nommé ainsi par nos anciens et-c’était-pas-pour-rien…
Du côté français, il y a trois voies pour faire le Mont-Blanc : 1° La principale par le Goûter où c’est pire que le périf’ un vendredi soir quand la météo est bonne ; 2° Par le Mont-Maudit, probablement le plus coton ; 3° Par le Tacul, soutenu aussi. La météo était bonne et l’indice de risque d’avalanches au minimum. Risques habituels seulement : pont de neige qui lâche sur crevasse pour les imprudents, chutes de séracs pour tout le monde (surtout sur cette voie) et chute tout court pour les incompétents… Bref, journée ordinaire…
- Bilan comptable : 9 morts, 12 blessés…
[Pour la petite histoire, on avait d’abord annoncé "9 morts et 4 disparus" (ce qui veut dire 13 morts pour qui connaît, car dans ce genre d’accident nul ne survit s’il n’est pas retrouvé dans l’heure…) Le lendemain, les dépêches titrent : "les 4 disparus retrouvés vivants"… En fait, deux avaient pris la voie du Tacul et les 2 autres ont été retrouvés… au bar à Chamonix…]

- Il faut quand même savoir que depuis que je traîne dans le coin et m’intéresse au "milieu" (allez, disons plus de 50 ans…) il y a dans le massif du Mont Blanc, bon an mal an, quarante à soixante morts en montagne chaque année… Ça ne fait les gros titres que lorsqu’il y a un "paquet groupé" D’ailleurs, il y a eu deux autres morts le même jour du côté du Goûter… Ceux-là s’étaient perdus dans le blizzard…
Au regard de la stabilité relative du nombre de décès, quand on pense que la fréquentation a dû plus que décupler depuis cinquante ans avec la part croissante d’amateurisme induite, on mesure les progrès réalisés par le matériel, la technique et les moyens de secours depuis le calvaire de Vincendon et Henry.

Pourquoi je vous cause de ça ?

Pas seulement parce que la presse et le net ont titré : "Pire tragédie dans les Alpes françaises depuis… (je sais plus)".

- D’abord parce que le parquet ouvre une enquête après l'avalanche. La gendarmerie en général et le PGHM en particulier, qui a sûrement bien d’autres choses à faire en cette saison, se paluche donc à mener une enquête judiciaire pour établir les circonstances de l'accident et écarter toute responsabilité humaine.
Le procureur de Bonneville a également prévu de "requérir un expert en avalanche pour donner son point de vue" On n’est jamais assez prudent… Bon, pour ne pas être trop ridicule aux yeux des professionnels, le brave procureur a quand même ajouté, un ton en dessous : "il s'agit d'une avalanche de plaque a priori, qui fait partie des risques objectifs de la montagne…" Mais qu’aurait-on dit s’il n’avait pas donné suite…
Donc voilà. Nous aurons une demi-tonne de paperasses à archiver, des minutes et des cotes pour les greffiers, des heures et des heures de vacations de gendarmes et d’auditions, des honoraires d’experts, des rapports et des conclusions qui – financièrement - vont nous coûter un max et – accessoirement – vont retarder pour les familles la possibilité de faire le deuil…

- Ensuite parce que le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls himself, a fait spécialement le déplacement pour venir saluer le travail des sauveteurs, réconforter les familles des victimes (toutes étrangères**), et… assurer que toute la lumière sera faite…
Toussa avec un aller-retour vite fait en Falcon Paris-Annecy puis hélico Annecy-Chamonix sans déroger aux règles du gouvernement sobre (le déplacement en train ferait fichtre plus de trois heures avec deux changements…)
Dans la comptabilité analytique des fonctions ministérielles (faudrait qu’elle existe, ne rêvons pas) je pense que le temps de fonction de Ministre de l’Intérieur va être de plus en plus consommé par les visites de chapelles ardentes

[** les 9 du Mt Maudit : des Britanniques, Allemands et Espagnols plus un Suisse ; les 2 du Goûter : un Espagnol et une Polonaise. Pas un Français ni un Italien… Le Mt Blanc serait-il devenu un chouïa xénophobe ? Meuh non ! Mais à force, il se sent peut-être un peu proche du Bloc Identitaire et de CasaPound… Qui sait ?  ]

NDLR : 1° image à gauche : obsèques de Thierry Roland ; les autres parlent d'elles-mêmes...

samedi 14 juillet 2012

Dialogue des téléactrices et Garde-Meuble…


Rien à voir avec le Dialogue des Carmélites…

En son douar d’élection,  les bizarreries du standard téléphonique perso du Plouc-em’ font que, si le n° "09" connu des seuls (et nombreux) initiés fait sonner le combiné "baladeur" (celui sans fil qu’on cherche partout quand il sonne), le n° dit "de l’opérateur historique" ne fait sonner que le poste "fixe" du "bureau" qui n’a de bureau que le nom (salle de jeu des moins de six ans ou salon télé suivant l’heure, autant dire que je n’y mets jamais les pieds…) Etant dans l’annuaire, ce numéro "historique" (dans tous les sens du terme) pourrait certes procurer éventuellement la surprise (bonne ou non) d’entendre la voix d’une relation perdue de vue depuis des temps antédiluviens. Mais ne rêvons pas. Dans la pratique, n’aboutissent plus depuis longtemps sur le guéridon dudit bureau que des appels commerciaux soucieux de m’informer des promotions faites par tel magasin de meubles de la vallée, de me vendre une assurance ou des panneaux solaires…

Bref, en ce 14 juillet, le bigophone sonne dans ledit local. Enjambant le bateau de pirate, manquant de se tordre le pied en marchant sur une pièce de légo et pestant par avance contre la prolifération des call-center en des lieux ignorant les jours fériés français, le Plouc-em’ a consenti à décrocher l’instrument :

- La voix (féminine sans accent particulier) : - Monsieur Plouc-em' ?
- Moi :              - Lui-même…
- La voix :         - Puis-je me permettre de vous demander si vous avez des chiens ou des chats.
- Moi :              - J’ai déjà enterré des chats dans mon jardin.
- La voix :         - Vous avez donc des chats ?
- Moi :              - Non. J’ai un fusil à pompe pour les chats des voisins s'aventurant sur mon territoire.
- La voix :         - …
- Moi :              - D’ailleurs ils n’ont plus de chats.
- La voix :         - …
- Moi :              - Allo ? Allo ?
- La voix :         - Bip, bip…

Même le jour de la Fête Nationale, mémorial de la décapitation au canif de M. de Launay, solennité du vivre ensemble s’il en est, la politesse se perd pour prendre congé…

PS : Je ne suis pas retourné "au bureau" pour allumer le poste à 13h15. Je n’ai donc pas encore vu si notre Président avait enfin laissé la maquilleuse lui rectifier son nœud de cravate. Je sais qu’il ne veut pas, ce serait artificiel, il ne serait plus normal. Et pour ce qui est du contenu de son propos, rien ne presse…
Juste un truc : Soucieux de se différencier pour son interview, notre Président normal néglige les ors de l’Elysée où tout est organisé et bien rôdé pour la chose. La République sobre et économe a donc sûrement dû redonner quelques coups de pinceaux pour une heure d’usage dans un de ces salons dont l’Etat-Major de la Marine ne finit pas de déménager par petits bouts et dont l’entretien est en suspens depuis plus de deux ans dans l’attente de la nouvelle affectation du bâtiment en 2014…

Mais le plus normal, c’est que le Président a choisi de se présenter aux Français sur fond de… garde-meuble

vendredi 13 juillet 2012

Le "diagnostic partagé" sur le réel ne presse pas…

 Je ne sais plus où donner de la tête ! Vous allez me dire que moins j’en fais, moins j’ai envie d’en faire. C’est le lot du retraité, qui plus est de nature flemmarde, qui plus est… en vacance(s). Fort bien entouré, je n’ai même plus la contrainte quotidienne de me poser la question lancinante : "- Bon, qu’est-ce que je vais me faire à bouffer aujourd’hui ?", angoisse récurrente du poor lonesome widower. Bref, je suis débordé à force de ne rien faire…

D’un côté, aussi plouc soit-il, le réac conscient de ses responsabilités (ou non), enfin le réac tout court, c’est-à-dire vivant, voit s’accumuler les raisons de s’étouffer de rire, de tristesse,  d’écœurement ou de lassitude à défaut de grimper aux rideaux (il n’a plus l’âge) :
- La Bérézina hollandesque maquillée en victoire à Reims, le garçon normal (et nous avec) faisant dorénavant tapisserie et applaudissant la cuisine du nouvel axe Berlin-Rome-Madrid ;
- Le théâtre rituel chinois de la conférence sociale où les subventionnaires syndicaux, salariaux comme patronaux, tous attentifs à se partager la manne (de la formation professionnelle, par exemple) sont les seuls admis au dialogue social ;
- Le maître d’école-ministre Montebourg, inverse absolu sans la moindre vergogne du maître d’école-candidat Montebourg ;
- La leçon de chose de la belle Najat qui explique aux grands enfants débiles que nous sommes " - Ce qui sauvera la filière automobile, ce n'est pas de produire des voitures toujours moins chères, au détriment des salaires. C'est de produire des voitures de toujours meilleure qualité qui puissent se vendre mieux. C'est vers cela que nous voulons aller…" T’as trouvé ça toute seule, connasse ?
- Le gouvernement qui réfléchit à une hausse de la CSG…  
- La dernière en date : "- La contraception permet de sauver 250 000 vies dans le monde, c’est pas assez…" (j’y reviendrai)
- 9 morts, 4 disparus et 8 blessés sous le Mont-Maudit. Le parquet enquête vu que ça vaut bien Le Titanic (j’y reviendrai aussi…)
- etc.

Ouais, mais d’un autre côté – oh combien important - il y a aussi les pique-niques avec les mouflets, les apéros sur la terrasse, les brocantes et les vide-greniers avec les filles devenues femmes, les potes sur le parvis de l’Eglise à la sortie de la messe, et les longues tables à banqueter ferme, le vin, le soleil et la pluie…

Donc, même si j’ai coupé le sifflet à France-Cul’ le matin et suspendu le canard quotidien, je ne sais plus où donner de la tête… Si ! Je ne suis pas l’âne de Buridan ! Et si certains, du haut de leurs collines, s’inquiètent et s’excusent de ne pas toujours pondre un billet par jour, le Plouc-em’ sait bien que vous aussi vous profitez ou espérez des vacances…

Pourquoi je vous écris ça, moi ? - Ben, pour maintenir un peu le rythme. Ça fait toujours un billet…^^

lundi 9 juillet 2012

Les missions régaliennes de l’Empire du Bien…


En ces jours de commémoration du cinquantenaire de la réconciliation franco-allemande, der Französische Kanzlei continue de travailler…

Sous la houlette débonnaire de notre Normale Kanzler, nombre de nos ministres, notamment femelles, ont veillé sans délai, sinon à imprimer leur marque à leur domaine de présumée compétence, du moins à rappeler aux médias qu’ils (elles) existent.
Suffisamment teigneuse et incontournable pour exister et nuire sans se démarquer du Programme Normal, l’une se contentera de supprimer dans un souci d’économie les tribunaux pour sauvageons. Une autre, jugeant sans doute insuffisante la vitesse médiatique de sa motorisation trop exclusivement alimentée par son sex-appeal, enfourche Rossinante et attaque derechef les moulins de la prostitution…  Car il est urgent de se montrer, de se faire connaître… Certaines, en revanche, ont il est vrai tout intérêt à se contenter de signer les papiers qu’on leur présente pour garder leur place, c’est probablement le cas de cette pauvre Delphine Batho aux compétences ministérielles acquises de haute lutte dans les grèves lycéennes et les manifs sponsorisées par la main jaune de Fatma…

Au demeurant, il faut bien que chacune trouve une occasion de se jeter à l’eau ou, du moins, d’ouvrir enfin officiellement la bouche…

C’est ainsi que, en charge du Reichsministerium für Volksaufklärung und Propaganda, Madame Philippetti a consacré sa première sortie officielle à la cérémonie d’ouverture du 66° Festival d’Avignon. Le choix de cette manifestation est déjà tout un symbole quand on sait comment Archambault et Baudriller s’y prennent pour assurer la pérennité du bébé de Jean Vilar… Mais là n’est pas la question.
Tout l’intérêt de la chose tient dans le discours de la dame prenant la suite de Frédéric Mitterrand. Il s’agissait donc du premier discours construit de la ministre devant la presse, discours en quelque sorte inaugural de son mandat, visant à expliciter la ligne d’action et les objectifs concrets du gouvernement dans le domaine de la culture.

Tout pourrait se résumer en une seule des phrases prononcées :

"Moi, je considère vraiment que la culture fait partie du domaine régalien de l'Etat"

- Et d’enfoncer le clou : "Seul l'Etat a la puissance, la légitimité nécessaires pour pouvoir définir des critères applicables partout, c'est-à-dire une forme d'objectivité".
- "On a un Etat qui a été très affaibli pendant les dernières années, au niveau en tout cas de l'Etat culturel"
- Selon elle, l'Etat a, dans le domaine de la culture, "un effet de levier", "grâce notamment à la labellisation par le ministère d'événements ou de structures".
- "A travers le plan d'éducation artistique à l'école, je veux pouvoir faire rentrer davantage le spectacle vivant au sein des établissements scolaires,(…) et ainsi former les spectateurs de demain"…

Agrégée de lettres classiques et sortie de Normal Sup’, Madame Aurélie Philippetti connaît (en principe) le sens des mots.

Qu’est-ce que le domaine régalien de l’Etat ? - C’est "le domaine où l’Etat exerce un pouvoir exclusif que personne d’autre n’a le droit d’exercer sur son territoire, sinon par délégation explicite…"
Et que met-on dans ce domaine ? - Ce qu’on y met est variable et a évolué dans le temps entre l’époque médiévale, Adam Smith et les libéraux contemporains, certes. Mais le contenu n’a jamais subi que des variations à la marge autour de cinq notions, pas une de plus, pas une de moins : Assurer la sécurité extérieur ; Détenir la souveraineté monétaire ; Définir le Droit ; Dire ce qui est juste et… Maintenir l’ordre

Wenn ich höre über Kultur reden, ich… disait l’autre…  

1° note accessoire : Trois jours après la publication du rapport de la Cour des Comptes, Mme Filippetti s'est dite très heureuse d'avoir pu obtenir la reconstitution des crédits pour le spectacle vivant et le déblocage de 23,5 millions d'euros "qui marquent l'attachement du président de la République et du Premier ministre à la défense de la culture en France"

2° note accessoire : Mme Filippetti, a assisté samedi à la première du spectacle de Simon McBurney, "Le Maître et Marguerite" dans la cour d’honneur de la Cité des Papes. Je ne sais pas ce que vaut cette adaptation théâtrale de 3h30 du magistral roman de Boulgakov, mais je retiens les explications données par le metteur en scène dans Libération (comme de juste) : À la fin, Marguerite fait un vœu : libérer Frida de son cauchemar. Et c’est cet acte de compassion qui mène à la libération du Maître et qui permet aussi de libérer Ponce Pilate… Je traduis (ou alors je ne me souviens plus du bouquin) la lecture qu’en fait McBurney : c’est en libérant l’infanticide de sa culpabilité, qu’elle libère l’être aimé de la Vie et libère l’homme du système (Pilate) de sa culpabilité… Joie ! Et McBurney de conclure : "cela nous libère de notre façon de penser, nous qui croyons que rien n’existe en dehors de l'économie et ne voyons pas que c’est du totalitarisme" C’est vrai que ce dernier, nous ne le voyons pas. Merci de nous aider…

Quand j’entends parler de Kultur, je sors mon… quoi déjà ?

samedi 7 juillet 2012

Histoire de jet viril (sans aucun Vladimir…)

Bon. Juste une petite anecdote vécue arrivée comme un fait exprès ce jour- :

L’appartement est calme. Mademoiselle dernière en écrase du haut de son unique printemps en faisant les rêves qui font grandir les enfants… Fiers de leurs bientôt cinq et déjà trois ans, Dante* et Bastiane* (les prénoms ont été changés*) jouent gentiment dans leur chambre… La fille unique et préférée du Plouc-em’ s’active en sa cuisine. avec néanmoins une oreille en veille, attentive aux bruits divers (et surtout aux silences suspects) constituant le fond sonore habituel de tout maison bien tenue…

Cavalcade de petits pieds pressés sur le parquet, bruit de la porte des toilettes que l’on ouvre… Puis la petite voix de Dante, s’exprimant avec autorité :

"- Regarde, Bastiane, j’y arrive sans mettre les mains. Tu vois, c’est facile. T’es pas cap’ de faire pareil !"…

Intriguée, la mère se pointe aux chiottes. Le spectacle valait vraiment le coup :

Debout, slip baissé et reins cambrés, Monsieur Dante n’était pas vraiment planté devant la cuvette (lunette relevée, il sait vivre…) mais s’était placé sur le côté afin de permettre à Bastiane de s’approcher aux premières loges et de juger de près. Les bras écartés et les mains ouvertes, genre "rien dans les mains, rien dans les poches" pour bien montrer qu’il ne trichait pas, Dante n’omettait pas d’imprimer à ses hanches un léger mouvement de va et vient latéral qui n’était pas sans rappeler celui de certains diffuseurs à balancier utilisés pour arroser les pelouses… Outre le carrelage, au moins deux des trois murs du local s'en souviennent…
(Je dédie spécialement cette séquence à la Crevette, si soucieuse d’apprendre à ses hommes à viser…)

Bref, la relève est assurée pour lutter contre le totalitarisme de l’hermaphrodisme suédois…

On notera que les jours suivants, manifestement influencée par la propagande fraternelle, Mademoiselle Bastiane a cherché comment se distinguer, mais tout en conservant la spécificité de son genre vu qu’il ne faut quand même pas déconner… Pour ce faire, elle a trouvé un truc : grimper sur la cuvette pour s’y assoir à cheval… en faisant face au réservoir de la chasse…   
(Je suis sûr que Carine pourrait lui apprendre des trucs utiles…)

* Les prénoms ont été changés mais en veillant à ne pas stigmatiser les Vladimir. On n’est pas chez Dreyfus et Israelewicz ici.
Alors pourquoi Dante ? – En souvenir de Dante Alighieri Mattucci, héros lucide, cynique et revenu de tout sauf peut-être de l’essentiel, de "La Salamandre", roman sorti des chaînes de l’usine Morris West, qui m’est tombé sur les pieds hier en cherchant quelque chose sur les étagères poussiéreuses de mon douar d’élection…
Et pourquoi Bastiane ? – Une idée comme ça en pensant au fort Bastiani où Giovanni Drogo tuait le temps à défaut d’autre chose dans "Le désert des Tartares" de Dino Buzzati ; et donc en repensant aussi à ce connard de Marc -Edouard (ici)
Bref, c’est n’importe quoi et padamalgam.

jeudi 5 juillet 2012

Patrimoine et Paysages de la Fwance.


La corvée des cartes postales…

 Souvenir d’Eugène…

 …de Lyon sur Précaution…

 …de Paris sur Seine…

 …de Paris sur Delanoë…

 …de Marseille porte de l’Orient et qui le restera…

 …du Limousin et du Languedoc…

 …d’ici et de là…