"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 2 mars 2017

Déchéance de la fonction…



Le 22 février, j’écrivais ici : « Sauf erreur ou omission, je crois pouvoir dire que 2017 sera l’ultime et dernière occasion que vous aurez de voter à une élection présidentielle. Ne vous en privez pas. »

Evidemment, la formulation était un peu elliptique (il n’y a parfois que moi qui me comprend, oui je sais…)
Autrement dit, j’entendais par-là que :
- Soit la prochaine ne sera qu’une "dramaturgie citoyenne" où les acurabas seront - de fait -  fermement invités à s’y rendre en rang serré pour déposer leur offrande de papier à la manière Nord- Coréenne,
- Soit le poste sera tellement déconsidéré qu’il aura disparu et sera remplacé par l’élection du Directeur du musée des Arts Premiers au suffrage universel,
- Soit, enfin, la prochaine sera tout à fait autre chose ; par exemple conforme à l’esprit et à la lettre de la Constitution de 1958 première manière et précédée par les législatives. Ce qui ne serait déjà pas si mal…

Bref. Rien à ajouter d’autre aujourd’hui, sinon vous reproduire ci-dessous le billet publié ce matin par Maxime Tandonnet sur son blog :
[les surlignages ne sont pas de l’auteur…]
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« Chacun se prononce selon ses opinions personnelles : complot politique manigancé de A à Z ou indépendance de la justice ? Il ne m’appartient pas d’entrer dans cette discussion. Mais un constat objectif s’impose à tout le monde : les « fuites » dans la presse, au moment le plus opportun et décisif du début de campagne, sur des faits remontant à des années, ont entraîné une fantastique curée médiatique et jusqu’à l’annonce fatale de la mise en examen. L’opération de déstabilisation de la candidature de François Fillon a d’ores et déjà largement atteint son but. Une manœuvre souterraine, qu’on le veuille ou non, à bel et bien abouti à fausser le déroulement du suffrage universel, donc de la démocratie. Cela, même le plus obtus des idéologues ne peut le nier car ce sont les faits. Et franchement, dans ces conditions, je ne vois pas quelle peut être la valeur de l’élection présidentielle quel qu’en soit le résultat. Un chef de l’Etat a pour but de rassembler. L’élection de 2017 résultera d’une manœuvre souterraine, obtenant l’éviction du candidat de l’opposition, représentant la plus grande part de l’électorat et ayant vocation à assumer l’alternance. Le candidat issu d’un vote trafiqué sera privé de légitimité. Il ne pourra en aucun cas, dans ces conditions, prétendre au titre de « président de tous les Français ». Il deviendra quoi qu’il arrive la cible de toutes les souffrances, des haines, des frustrations d’un peuple, et vivra comme un fantôme pourchassé, terrifié, errant dans son Palais maudit. C’est pourquoi, face à des élections présidentielles otages d’une tricherie, je compte profondément sur les élections législatives, qui doivent se dérouler indépendamment d’une élection présidentielle, de facto frappée de nullité, pour faire émerger une majorité politique, peut-être une majorité nouvelle, recomposée, d’hommes et de femmes de tout bord désireux de sauver la France, un gouvernement et un Premier ministre puissant dont la tâche, adossé à cette majorité, sera de redresser la France à l’image des grands premiers ministres de notre histoire qui ont émergé lors des crises menaçant la survie de notre pays, les Waldeck Rousseau, Clemenceau, Poincaré, de Gaulle (1943-1946), 1958. Je sais que cela n’est pas évident, remettant en question les schémas de « toute puissance élyséenne » dont nous sommes intoxiqués depuis des décennies. Mais il faut prendre acte de la réalité d’une déchéance présidentielle, déchéance de l’élection présidentielle, et adapter nos modes de pensée, d’action et d’espérance. Me comprenez-vous ? »
Maxime TANDONNET

1 commentaire:

  1. Ce qui est dingue, c'est que les français (même s'ils sont de souche, et pas uniquement de papier) pourraient très bien laisser les boules puantes décider de leur avenir ... Merci de ce moment, ô président normal !

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