"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 27 mars 2017

La citoyenneté de l’acuraba est irréfutable…



Ceusses qui passent parfois sinon souvent céans savent que le taulier local milite pour répandre l’usage du mot acuraba. Ne désignant évidemment pas quelque tribu résiduelle d’Amazonie profonde, il est, comme vous le savez, l’acronyme de "Administré-Consommateur-Usager-Résident-Assujetti-Bénéficiaire-Ayant droits". L’avantage de cet acronyme très englobant est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Suffisamment inclusif, il permet à notre Big Mother au bonnet phrygien de rassembler sous son manteau protecteur l’universalité de ses chers petits… Acuraba devrait donc être privilégié pour éviter d’utiliser des termes génériques tels que Français, électeurs ou citoyens ; sans parler des expressions surannées comme "mes chers compatriotes"… Tous ces termes, en effet, sont dangereux à utiliser tant ils sont réducteurs et potentiellement porteurs de discrimination et d’exclusion

Le refus méprisant d’insérer la notion d’acuraba dans la Constitution et de s’y référer constitue, notamment, un frein à la nécessaire harmonisation du Droit écrit gravé dans le marbre par le législateur représentant du peuple ; Droit qui est toujours en retard sur les légitimes évolutions contemporaines du Droit coutumier validé par les juges…

Vous aviez peut-être noté parmi les faits divers une décision pittoresque du conseil municipal de Charvieu-Chavagneux, commune de l’Isère du côté de la Tour du Pin, sans doute "taxée" dans le cadre de la dispersion des réfugiés sur le territoire. Les édiles de ce bourg de bouseux de 8.500 habitants ont en effet eu le front de prendre la délibération suivante : La commune est prête à accueillir des réfugiés " à la condition expresse qu’ils soient chrétiens"…
Comme vous vous en doutez, le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de la municipalité en suivant les conclusions du rapporteur public. Lequel rapporteur public fondait son argumentation sur l’article I de la Constitution, lequel "assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion".

Vous avez bien lu : le réfugié = le citoyen. Les Somaliens assez riches pour payer un passeur, dont les demandes d’asile seront rejetées, soumis à "reconduite à la frontière", désormais clandestins et néanmoins bénéficiaires de l’AME, bénéficient donc d’une égalité parfaite devant la loi avec Gaston Pelloux et Josiane Michu, couillons d’ADAFF* de base… *[Avec Domicile et Assiette Fiscale Fixe…]

La demande d’annulation du ministère public aurait été inattaquable si la Constitution prévoyait l’égalité devant la loi de tous les acurabas ! La municipalité de Charvieu-Chavagneux devrait faire appel au Conseil d’Etat car la décision du Tribunal est entachée de faux arguments. Elle ne le fera pas, n’en ayant ni la volonté ni les moyens. Il n’en demeure pas moins que le Droit est bafoué !

Une seule solution pour corriger l’erreur a posteriori : Constitutionnaliser l’acuraba !
Le Sri-Lankais de passage deviendra ainsi citoyen, donc électeur à sa majorité ; d’ailleurs Macron et les deux autres en …on sont d’accord avec moi !

3 commentaires:

  1. Ce billet est plouquissime! Il me rappelle une phrase que j'ai lu quelque part: "le premier contact de l'Homme avec une espèce extraterrestre est un vieux fantasme nimbé d'incertitudes; pourtant rassurons-nous, s'il est bien une chose de sûre à ce sujet, c'est que le premier appendice d'outre-monde posé sur notre bonne Terre fera de son heureux propriétaire un citoyen français."

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  2. Là, je ne vois pas d'autres solutions: une pétition sur change.org afin de constitutionnaliser l'acuraba. Au doigt mouillé:2 millions de signataires !

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