"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 11 mars 2017

Les petites cruautés du jour….



- D’abord, je voudrais vous demander d’avoir un brin de compassion (un brin seulement) pour ce pauvre Benoît Hamon. Voilà un garçon qui, depuis l’âge de 19 ans (depuis 31 ans, donc) n’a pas démérité du Parti : Sevré du biberon par les manifestations contre la loi Devaquet dont personne ne se souvient, hantant depuis lors les couloirs et motions du Parti, membre des cabinets des premiers secrétaires et des ministres de la période Jospin, innocente et parfaite incarnation de l’archétype de l’apparatchik bolchévique-de-gouvernement, il s’est dévoué (comme… Pétain ?) pour "offrir sa personne à la Fwance au Péèsse" afin d’abréger son agonie. Nous ne pouvons que saluer son abnégation…
Je trouve donc scandaleux que l’on ricane à son propose. Et j’ai trouvé particulièrement odieux ce touïtte de Ouest-France :
"- Au Havre, Benoît Hamon peine autant à réunir qu’à faire venir…"

Phrase méchamment illustrée par ces photos prises au cours de son meeting où l’on voit quelques braves militants s’efforcer de couvrir de bâches noires les travées inoccupées de gradins au deux-tiers vides vu-que-ça-craint-pour-la-photo…

Ce n’est pas seulement anecdotique. Cette petite cruauté anodine commise par un quotidien de la presse régionale est plus que ça : elle est la preuve que toulemonde a dorénavant intégré dans ses neurones que le Péèsse est définitivement ringard, obsolète et que son leader, quel qu’il soit, est destiné à n’être plus qu’une sorte d’Henri Guaino ou Michèle Alliot-Marie de gauche…
On est loin des efforts louables que les médias faisaient encore naguère et font encore souvent pour conforter l’importance de certains hors-système car celui-ci, par exemple : 
  

- Dans un autre ordre d’idée, citons une autre petite cruauté qui, celle-ci, nous ridiculise tous en tant que français :

Hier, lors de la réunion au sommet de l’UE où Merkel et Hollande se sont mis d’accord sur une position commune ne mangeant pas de pain évoquant la possibilité d’une Europe à plusieurs vitesses, la Premier(e) ministre polonaise a refusé de signer les conclusions de la réunion. En lisant la presse anglaise (le Financial Times et le Guardian), on apprend que notre Pédalonaute lui a envoyé dans les dents qu’elle n’avait pas vraiment son mot à dire, vu que "la Pologne était l'un des plus grands bénéficiaires des fonds structurels européens"…
Et, surtout, que la dame a répondu aussi sec : "- Je suis supposée prendre au sérieux le chantage d'un président dont le taux de popularité est à 4% et qui ne sera bientôt plus président ?"

Ce sera tout pour aujourd’hui.



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